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Agitateur pour lessiveuse.
Cette invention est relative aux agitateurs pour lessiveuses et machines analogues.
Dans l'industrie cour.ante on fait habituellement les agitateurs des lessiveusesen alliages d'aluminium. L'aluminium a été employé le plus souvent en raison de ses qualités relativement non-corrosives, de sa légèreté , de son apparence agréable et de la facilité avec laquelle on peut le couler. Généralement on fabrique les agitateurs en aluminium par matriçage ou par coulée dans un moule permanent.
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Comme l'aluminium est assez doux, on emploie d'ordinaire des moyens de durcir la surface de la pièce coulée. Un de ces procédés, appelé traitement "anodique", est un procédé électrolytique par lequel on confère à la pièce coulée une surface dure résistante. Bien que ce procédé de traitement rende effectivement l'agitateur plus résistant à l'action corrosive du liquide de lavage et à l'usure, il confère à l'agitateur une surface abrasive qui exerce sur le linge à laver une action abrasive nuisible. Fn outre, notamment par suite de la corrosion, la surface de l'agitateur se pique de trous en cours d'usage, ce qui accroft l'action abrasive de l'agitateur. Un autre inconvénient sérieux de l'emploi de l'aluminium est son prix assez élevé, notamment à l'époque actuelle.
De plus, après un long usage, les ailettes s'amincissent et s'usent en raison de leur action continue sur le linge à laver et par suite de l'action corrosive du liquide de lavage.
Un but de l'invention est de procurer un agitateur pour lessiveuses susceptibles d'être fabriqué à un prix minimum.
Un autre but de l'invention est de procurer un agitateur qui puisse être fait en une matière peu coûteuse et qui conserve néanmoins les avantages d'un agitateur en aluminium, étant non-corrosif, léger et de bel aspect.
Un autre but aussi est de procurer un agitateur constitué de telle manière que l'agitateur présente au linge une surface lisse, non-abrasive, qui dure longtemps et qui ne devienne pas rugueuse et piquée de trous en cours d'usage.
L'invention vise enfin à procurer un agitateur qu'on puisse faire en matières peu coûteuses et fabriquer facilement et à bon marché et qui lave le lingeefficacement,
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à fond et en un temps minimum.
L'agitateur suivant l'invention convient pour être monté dans une cuve et il comporte une ou plusieurs ailettes pour agir sur du linge ou des articles analogues et sur le liquide de lavage contenus dans la cuve, chacune de ces ailettes étant constituée par un cadre sensiblement rigide et un flasque de matière porté par ce cadre. Chacune de ces ailettes peut comporter un segment de moyeu faisant corps avec l'ailette et agencé pour être assemblé, à d'autres segments de moyeu de manière à constituer une colonne au centre de l'agitateur, dans le but indiqué ci-après.
Afin qu'on puisse bien comprendre l'invention, on la décrira ci-après en se référant aux dessins annexés, dans lesquels:
Fig. 1 est une vue en élévation, partie en coupe, montrant l'agitateur conforme à l'invention monté dans la cuve d'une lessiveuse.
Fig. 2 est une coupe suivant la ligne 2-2 de la fig.l.
Fig. 3 est une vue de dessus fragmentaire de l'agitateur.
Fig. 4 est une coupe suivant la ligne 4-4 de la fig.l.
Fig. 5 est une vue en perspective montrant une des ailettes d'agitateur et son moyeu en forme de segment.
Fig. 6 est une coupe suivant la ligne 6-6 de la fig.l.
L'agitateur représenté sur le dessin est destiné à être monté dans une cuve ou bassine 11 dans laquelle on dispose le liquide de lavage et le linge à laver. La cuve de lessiveuse peut avoir toute forme voulue, par exemple de
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section transversale carrée ou circulaire. De préférence, le diamètre de la cuve est sensiblement plus grand que le diamètre maximum de l'agitateur afin de réserver autour de l'agitateur un espace pour recevoir le linge et pour en permettre la circulation et l'agitation libres.
L'agitateur, désigné globalement par le chiffre de référence 12, est de préférence monté au centre de la cuve 11 et est entraîné par un arbre 13 s'étendant de bas en haut à travers le fond de la cuve, encore que l'invention convienne également bien pour une construction d'agitateur dans laquelle l'agitateur est entraîné par un arbre s'étendant de haut en bas depuis la partie supérieure de la cuve.
L'arbre entraîneur 13 peut être actionné par tout mécanisme approprié et sous l'action de toute source de force motrice qu'il n'est pas nécessaire de représenter ou de décrire, vu qu'un tel mécanisme d'actionnement est bien connu dans la technique à laquelle s'applique l'invention. Bien que l'invention convienne aussi pour la construction d'un agitateur destiné à tourner de manière continue dans le même sens, l'arbre est de préférence entraîné de manière à exécuter des mouvements oscillants et à entraîner ainsi l'agitateur sur l'étendue d'un arc de 180 , ou d'un arc plus grand ou plus petit, à une vitesse relativement élevée, par exemple à raison de cinquante à soixante oscillations par minute.
Du fond de la cuve fait saillie un manchon 16 muni, près du fond de la cuve, d'un rebord 14; ce manchon s'étend de bas en haut concentriquement à l'arbre entrafneur 13 et il est légèrement conique, sa petite base se trouvant à l'extrémité supérieure, laquelle comporte une portée 17 servant à supporter l'arbre. L'extrémité supérieure du manchon 16 dépasse
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le niveau normal de liquide de lavage de la cuve pour empécher le liquide de lavage de fuir vers le bas le long de l'arbre. Sur l'extrémité supérieure de l'arbre est claveté, de manière à pouvoir coulisser, un collier cannelé 18 dont les cannelures engrènent avec des cannelures correspondantes 15 formées dans la surface intérieure d'une cloche 19. On peut fixer de manière réglable le collier cannelé 18 sur l'arbre à l'aide d'une série de vis 20.
En déplaçant le collier suivant la longueur de l'arbre eten le fixant dans sa position réglée, on peut faire varier la hauteur de l'agitateur au-dessus du fond de la cuve. La cloche 19 peut être supportée par le collier 18 en taraudant la surface des cannelures 15 et en y vissant un écrou 21.
Jusqu'à présent il était d'usage courant de fabriquer l'agitateur par coulée d'un alliage d'aluminium.
On employait les alliages d'aluminium presque à l'exclusion d'autres matières parce qu'ils résistent rela.tivement bien à l'action des alcalis employés pour les produits de lavage de linge commerciaux. Mais, comme il a été dit, bien que l'aluminium soit relativement résistant à l'action du liquide de lavage, sa surface se pique de creux en cours d'usage. En outre, le traitement anodique mentionné ci-dessus confère à l'agitateur une surface dure abrasive. Cette surface abrasive et les creux superficiels, ainsi que le fait que, par suite de la dépense que cela implique, les agitateurs de lessiveuses n'ont que rarement sur toute leur surface un fini absolument lisse, exercent un effet abrasif sur le linge pendant le lavage. Cet effet abrasif provoque une usure exagérée du linge.
En outre, un agitateur fait en alliage d'aluminium est très coûteux, actuellement. De plus,
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lorsque les ailettes rigides, non-élastiques de l'agitateur habituel frappent le linge pendant le lavage, ceci a pour effet, conjointement avec l'action tranchante des arêtes relativement affilées des ailettes, d'user fortement le linge. Cette usure exagérée est mise en évidence par la présence de filaments au fond de la cuve lorsque l'opération de lavage de l'agitateur habituel est achevée et qu'on a retiré le linge de la cuve.
On peut éliminer tous les inconvénients énumérés ci-dessus en employant pour la fabrication de l'agitateur du caoutchouc ou d'autres matières équivalentes telles que les produits de résine synthétique et autres matières plastiques. Bien que les matières plastiques se prêtent à l'emploi, elles sont en général plus coûteuses que les compositions de caoutchouc et ne,produisent guère sur le linge l'action de lavage douce et élastique qu'on cherche à réaliser.
Pour l'agitateur suivant l'invention, on emploie un cadre rigide formé, de préférence d'une tige métallique.
Bien que cette tige puisse être faite en tout métal approprié, on la. fait de préférence en un acier susceptible d'être cintré sans difficulté à toute forme voulue. Comme on le décrira ci-après plus en détail, on peut cintrer la tige à toute forme appropriée pour constituer un contour, cadre ou support pour la matière dont on constitue l'ailette proprement dite.
Un capuchon 22 de toute forme voulue, comportant une tige filetée 23, peut être vissé dans l'extrémité supérieure de l'arbre pour maintenir la cloche rigidement en position par rapport à l'arbre et au collier 18. La' cloche 19 peut avoir toute forme voulue et, comme indiqué en 24, sa partie inférieure a un plus grand diamètre et comporte
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des pattes 25 percées d'ouvertures pour recevoir les extrémités 26 des tiges cintrées, qui constituent les cadres pour les ailettes de l'agitateur. Les extrémités des tiges peuvent être fixées dans la cloche au moyen de goujons d'entraînement 27 qui traversent les ouvertures percées dans les extrémités des tiges. Il est facile de se rendre compte qu'on fabrique les ailettes séparément et qu'on les assemble ensuite en liaison avec la cloche.
Lorsque l'agitateur est à mouvement oscillant, on choisit la matière de l'ailette et le contour de son cadre de manière que lorsque l'agitateur tourne dans l'un ou l'autre sens, la matière de l'ailette tendeà se bomber vers l'arrière.
De préférence, on fabrique les ailettes de l'agitateur en moulant du caoutchouc autour de la tige cintrée, de manière à former une feuille 28 qui constitue l'ailette.
De préférence, le moule est nervuré de manière à former à la surface de l'ailette des nervures verticales 29. Les nervures 29 procurent une surface rappelant celle d'une planche à récurer, qui en même temps n'exerce aucune action rude et abrasive sur le linge, puisque les ailettes sont faites en caoutchouc.
Pour empêcher que le linge soit happé entre les bords intérieurs des ailettes et le manchon 16, chaque ailette est moulée d'une pièce avec un segment de moyeu 31. Un des bords verticaux du segment de moyeu comporte une languette ou nervure 32 destinée à être emboîtée dans une rainure verticale 33 creusée dans le segment de moyeu d'une ailette adjacente. De cette façon, chaque segment de moyeu comporte une languette verticale 32 et une rainure verticale 33, de sorte que lorsque l'agitateur est assemblé, on obtient au centre de l'agitateur un moyeu ininterrompu, désigné glo-
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balement par le chiffre de référence 34, qui est espacé du manchon 16 comme indiqué en 36.
La surface intérieure du moyeu segmentaire 34 a une conicité correspondant à l'in- clinaison du manchon 16, de sorte que l'écartement entre le moyeu segmentaire et le manchon reste constant sur toute la hauteur de l'agitateur.
Quand les ailettes de l'agitateur sont assemblées, l'apparence de l'agitateur est celle d'une pièce moulée unique et non celle d'ailettes formées séparément. Les moyeux arqués, assemblée entre eux, constituent une colonne ou en- ceinte complète autour du manchon et servent ainsi à empêcher le linge d'être happé entre les ailettes et le manchon de l'agitateur.
Il est clair qu'on peut apporter diverses modifications aux dispositions décrites, sans sortir du cadre de l'invention.
REVENDICATIONS ---------------------------
1.- Agitateur destiné à être monté dans une cuve et comportant une ou plusieurs ailettes pour agit sur du linge ou des articles analogues et sur le liquide de lavage contenus dans la cuve, cet agitateur étant caractérisé en ce que chacune des ailettes se compose d'un cadre sensible- ment rigide et d'un flasque de matière porté par ce cadre.