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BREVET D'INVENTION.
Monsieur Aimé VANDEVELDE, 25, Avenue Jacques Sermon à Bruxelles.
PERFECTIONNEMENTS AUX FOYERS, TELS NOTAMMENT QUE CEUX A COMBUSTIBLES DE PETITS CALIBRES.
L'invention est relative.aux foyers et concer- ne en particulier, parmi ceux-ci, les foyers fonctionnant à 1' aide de combustibles de petits calibres.
Dans les foyers de ce genre, plus spécialement dans ceux comprenant une introduction forcée d'air de aombus- tion dans le lit de combustible, la combustion entraîne, avec certains combustibles, la formation d'une part de mâchefers relativement développés et d'autre part de cendres; avec d' autres combustibles la formation principalement de cendres,s' accompagnant le cas échéant de quelques petits mâchefers.
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Bien que dans ces foyers on puisse réaliser des fonc- tionnements de durée étendue sans décrassage, il faut, dans le premier cas, extraire les gros mâchefers après un, deux ou plu- sieurs jours et, après des périodes plus étendues, extraire éga- lement les cendres et les débris de mâchefers qui se sont aoou- mulés, c'est-à-dire procéder à un nettoyage complet; dans le deu- xième cas il faut, après des périodes de fonctionnement compa- rables, débarrasser le foyer de ses cendres et des petits mâche- fers, soit en fait également le nettoyer en principe complète- ment.
Si l'enlèvement des gros mâchefers s'effectue relative- ments aisément, les nettoyages complets sont une suggestion ; il y a lieu d'éviter les premiers mais surtout les seconds dans toute la mesure du possible.
Pour l'enlèvement des mâchefers se formant sur ou en regard de grilles ou l'équivalent, il est connu de disposer entre les barreaux ou l'équivalent des organes mobiles qui sont action- nés mécaniquement pour détacher et écarter les machefers; les brevets anglais 23199/1895 et 17735/96 ont trait à des disposi- tifs de ce genre.
L'association de pareils dispositifs avec des fonds non perforés, souvent utilisés dans les foyers à combustibles de petits calibres, présente d'assez nombreuses difficultés et en fait ne procure pas 1expulsion des machefers du lit de combus- tible ; en tous cas ces dispositifs ne permettent pas d'assurer l'évacuation des cendres.
D'autre part, pour l'enlèvement des cendres on a déjà proposé d'exécuter des fonds de foyer à l'aide d'organes ou bar- reaux mobiles formant dans certaines positions une surface prati- quement fermée et dans d'autres positions une surface ajourée se laissant traverser par les cendres. Si l'on peut ainsi éliminer les cendres, en même temps que celles-ci on évacue aussi une cer-
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taine quantité de combustible et, en tous cas, ces dispositifs ne permettent pas l'évacuation pratique des mâchefers.
Le but de l'invention est de réaliser l'évacuation ou l'extraction hors du lit de combustible des résidus de la combus- tion, c'est-à-dire des mâchefers relativement développés et des cendres si le combustible forme ces résidus, ou bien des cendres et des petits machefers si ces résidus sont formés par le com- bustible. cet effet, suivant l'invention, on balaye l'étendue du foyer sur laquelle viennent se déposer ou s'accumuler les cen- dres, et les débris ou les petits mâchefers si le combustible donne ces résidus, ou bien, si le combustible donne lieu égale- ment à la formation de machefers développés, on expulse en même temps ceux-ci du lit de combustible.
De préférence, conjointement à l'évacuation ou extrac- tion ci-dessus, on provoque à l'extérieur du lit de combustible proprement dit l'épuisement des éléments encore combustibles contenus dans les résidus évacués ou extraits du lit, cet épuise- ment étant de préférence assuré par une combustion auxiliaire de ces résidus.
En outre du procédé qui vient d'être défini, l'inven- tion comprend les dispositifs et agencements propres à en per- mettre l'exécution. En particulier elle comprend l'association avec le foyer d'un ou de plusieurs organes disposés et actionnés de façon à balayer directement ou indirectement l'étendue, ou une partie de l'étendue de la ou des surfaces du foyer sur la ou lesquelles viennent se former, se déposer ou s'accumuler les oen- dres et les débris de mâchefers ou les petits maohefers, et à entraîner ou repousser hors du lit de combustible les maohefers développés.
Elle comprend encore, de préférence, l'association avec le foyer d'arrivées d'air propres à proourer la combustion des éléments encore combustibles contenus dans les matières ainsi ba-
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layées, entraînées ou repousséeso
En outre, également de préférence, on prévoit dans le foyer une aire sur laquelle les dits résidus peuvent être rassemblés et d'où, après épuisement des parties combustibles qu'ils pourraient encore contenir, ils peuvent être facile- ment enlevés ou bien être évacués dans un cendrier ou l'équi- valent.
Grâce à l'invention, en outre que les décrassages ordinaires sont singulièrement facilités, les nettoyages com- plets sont évités et, en particulier lorsque l'alimentation de combustible est assurée d'une manière automatique, notam- ment par gravité, on évite encore l'obligation d'organes obtu- rateurs dont l'établissement dans de bonnes conditions est resté jusqu'à présent délicat, eu égard notamment aux influen- ces auxquelles ils sont soumis dans le foyer en fonctionnement, De plus, on pourra adapter soit l'étendue balayée, soit la pé- riodicité du balayage, à l'intensité de la oombustion, de ma- nière à assurer une sorte d'automaticité des décrassages, laissant le foyer dans de bonnes conditions de reprise tout en ne lui enlevant qu'un minimum de matières encore combus- tibles, voire uniquement des résidus.
Et afin que, de toute façon, l'invention puisse être bien comprise, elle sera décrite ci-après plus en dé- tails, en référence aux dessins annexés, qui montrent, plus ou moins schématiquement, certains modes préférés de réalisa- tion des caractéristiques prémentionnées ainsi que de cer- taines autres caractéristiques encore de l'invention, dans l' application de cette dernière à des foyers à auge non perfo- rée, ces réalisations et application n'étant bien entendu données qu'à titre d'exemple seulement.
Dans les dessins:
Fig. 1 montre en élévation par bout, partie en coupe, l'ensemble des éléments essentiels d'un type de foyer
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à combustibles de petits calibres;
Fig. 2 est une vue en élévation latérale, certaines parties arrachées et certaines parties en coupe, du foyer de la fig. 1 ;
Fig. 3 est une vue en plan de ce foyer;
Figs. 4,5, 6 et 7 montrent en élévation et coupe transversale des-variantes de foyer;
Figs. 8,9 et 10 montrent en élévation et coupe lon- gtudinale, une réalisation dans laquelle une combustion auxi- liaire ou complémentaire des résidus d'une combustion principale est réalisée sur grille.
Fig. 10a montre une autre disposition ;
Fig. 11 montre, en élévation et coupe longitudinale, une variante d'agencement de foyer ;
Figs. 12 et 13 montrent, d'une manière analogue, des agencements de grille pour l'exécution d'une combustion auxili- aire ou complémentaire des résidus d'une'combustion principale.
Figs. 14 et 15 montrent l'association d'un foyer et d'une chaudière.
En se référant aux figures 1 à 3, 1 désigne dans l' ensemble une auge d.ont le fond 2 est formé par une paroi en prin- cipe continue et dont les côtés 3 sont illustrés comme inclinés, bien qu'ils puissent également être disposés différemment.
Dans cette auge 1 est monté un dispositif d'insuffla- tion d'air de combustion qui, dans l'exemple, est constitué par un conduit 4 dressé sur le fond 2 et s'étendant, à partir d'une extrémité de l'auge, sur une distance moindre que la longueur de cette dernière. Ce conduit 4 est en communication, par une ouver- ture du fond 2, avec une chambre 5 formée sous le dit fond et recevant de l'air de combustion sous pression d'une source quel-
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conque appropriée, tel un ventilateur, non représenté, cet air étant amené à la ohambre 5 par un conduit 6.
Au-dessus du conduit 4 est monté un déflecteur 7 qui peut être établi de toute manière appropriée, mais de préférence sous forme d'un corps creux à circulation de fluide, notamment d'eau. A cet effet le déflecteur 7 est relié à une botte 8, mon- tée à une extrémité de l'auge, et comporte une paroi 9 s'éten- dant en travers du corps creux en ménageant à la partie antérieu- re de ce dernier une communication 10 entre les compartiments 11 et 12 ainsi formés. La paroi 9 s'étend d'autre part dans la boite 8 qu'elle divise en deux compartiments inférieur 13 et su- périeur 14; respeotivement munis d'une entrée 15 et d'une sortie 16 pour le fluide de refroidissement.
Au-dessus du défleoteur 7, et de préférence fixé à la boite 8, est monté un conduit d'alimentation de combustible 18, en communication avec une trémie à combustible de réserve partiellement représentée en 19.
Pour, dans un foyer constitué comme il est dit ci- dessus, ou d'une manière analogue, assurer d'une manière simple et aisée l'évacuation des cendres et des mâchefers , suivant l' invention, on prévoit de balayer, ou de balayer en partie, l'éten- due de l'auge sur laquelle se déposent ou s'accumulent les cen- dres, en entraînant ou repoussant également'les gros machefers formés.
Pour assurer ce balayage et cet entraînement, dans l'exemple, on a prévu deux organes en forme de pistons, 20 et 21, qui, comme on peut le voir le mieux dans la fig. 1, présentent une section telle qu'ils s'adaptent plus ou moins complètement aux contours des espaces de l'auge délimités par le fond 2, les côtés 3 et le conduit d'insufflation 4.
Ces pistons traversent la boîte 8 par des ouver- tures de section correspondante, et sont de préférence engagés dans des guides 22, formés par des cylindres, ou des portions
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de cylindres, fixés à l'arrière de la boite 8,
Les pistons 20 et 21 sont agencés pour exécuter dans le foyer des mouvements d'avance et de recul, tout mécanisme à levier, crémaillère ou autre,approprié, à commande manuelle ou automatique, pouvant être prévu pour assurer ces déplacements.
Dans l'exemple, les mouvements des pistons 20 et 21 sont comman- dés par un jeu de leviers comprenant: une paire de leviers 23 ar- ticulés autour d'un axe 24 supporté par une console 25 fixée à la boîte 8, et dont chacun pénètre dans l'un des pistons par des fentes longitudinales correspondantes 26 @ des guides 22 et 27 des pistons, pour s'engager par son extrémité, entre deux che- villes diamétrales 28 des pistons ; un levier 29 solidaire d'un axe 30 monté dans des paliers 31 et relié aux leviers 23 par un axe 32 traversant des fentes longitudinales 3$ de ces leviers 23, et enfin un levier de manoeuvre 34, également solidaire de l' axe et disposé dans un emplacement facilement accessible.
Au lieu du jeu des leviers 29 et 34, on pourrait agir directement sur les leviers 33 en rendant ceux-ci solidaires de leur axe 24 et en montant sur ce dernier un levier 35 s'éten- dant latéralement au foyer comme il est figuré en traits inter- rompus dans la figo 2.
Dans chaque cas, la commande automatique des leviers pourrait être assurée par une force motrice quelconque, tel un moteur électrique, non figuré, qui peut, par exemple, être celui commandant normalement la soufflerie.
On remarquera que dans l'agencement précité, les faces actives des pistons forment une partie de la paroi posté- rieure de l'auge ou de la chambre de foyer.
On pourrait,naturellement,au lieu de prévoir des pistons indépendants, rendre mobiles une ou plusieurs portions de la paroi précitée, et en assurer le déplacement par une com- mande appropriée, avec le résultat indiqué.
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Pour compléter l'équipement d'un foyer tel que représenté, on prévoit encore, indépendamment ou non d'arrivées d'air secon- daire usuelles, une introduction d'air auxiliaire pratiquée dans le but d'assurer la combustion des éléments combustibles encore contenus dans les mâchefers et les cendres évacués du foyer, comme il ressortira plus clairement de la description du fonctionnement du dispositif. Dans l'exemple cette introduction d'air auxiliaire est assurée par un certain nombre d'ouvertures 36,'ou bien par une ou plusieurs fentes pratiquées dans le fond 2, entre la chambre 5 et l'intérieur de l'auge 1, ces ouvertures ou cette ou ces fentes étant formées à une certaine distance en avant du disposi- tif d'insufflation 4-7.
Le fonctionnement du dispositif décrit se comprend comme suit:
Le combustible, notamment du charbon de petits calibres, chargé dans la trémie 19, descend par gravité le conduit 18 et vient former dans l'auge 1 un lit limité par cette auge et des talus naturels situés de part et d'autre et à l'avant du disposi- tif d'insufflation 4 - 7 .
L'air introduit par 6 dans la chambre 5, passe par le conduit 4 et est dévié sur le déflecteur 7 en pénétrant ainsi dans le lit de combustible dont il détermine la combustion. Cette combustion se poursuit alors d'une manière plus ou moins intense et pendant une période de temps plus ou moins longue, l'air pas- sant par les ouvertures ou la fente 36 jouant le rôle d'air se- condaire pour parfaire la combustion principale. Bien entendu, comme indiqué plus haut, d'autres arrivées d'air secondaire pour- ront encore être prévues, ces arrivées étant'judicieusement dis- posées et convenablement réglées, ainsi qu'il est connu de le faire, notamment dans les foyers du genre en question.
Si par sa combustion, notamment avec de l'air sous pression, le combustible utilisé donne naissance à des machefers,
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ceux-ci se développent en direction du fond de l'auge 1, de part ' et d'autre et à l'avant du dispositif d'insufflation, en fermant une sorte de jupe continue entourant ce'dispositif sur ses trois faces libres,sensiblement comme il a été représenté en traits interrompus en 37 dans les figs. 1 et 2.
En outre, des cendres et des petits mâchefers viennent tapisser le fond de 1'auge ainsi que la portion inférieure de la surface externe du conduit 4, ces surfaces étant désignées dans l'ensemble par 38.
Lorsque le développement des mâchefers et le dépôt de cendres s'étant poursuivis, on constaté que l'intensité de la combustion tend à décroître et qu'un décrassage est devenu nécessaire, le levier 34 ( ou 35 ) ést actionné par l'opérateur et ramené en avant ( ou vers le bas ) comme indiqué par la flèche dans la fig. 2.
Cette manoeuvre a pour effet de déplacer en avant les pistons 20 et 21, qui pénètrent alors dans les espaces délimités par les flancs du conduit 4, les côtés 3 de l'auge et le fond 2 de celle-ci, en repoussant devant eux le mâchefer 37 et en ba- layant les cendres déposées sur les surfaces 38. La fig. 2 mon- tre le piston 20 ainsi déplacé et le mâchefer 37 ramené en avant devant lui.
Après ce mouvement d'avance, les pistons 20 et 21 sont ramenés en arrière par un déplacement inverse du levier 34 ( ou 35 ) .Les espaces libres et propres qu'ils découvrent en se re- tirant se remplissent immédiatement principalement de combustible frais s'écoulant du conduit d'alimentation 18 et, lorsque les pistons ont atteint leurs positions de retrait maximum, la partie postérieure du lit est reformée en substance par du combustible frais.
En donnant aux pistons 20 et 21 un développement lon- gitudinal et une course convenables, un seul mouvement d'avance
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et de recul suffit pour écarter complètement le machefer 37 du lit normal de combustible et nettoyer tout aussi complètement les surfaces 38, le lit étant rétabli et la combustion pouvant se poursuivre dans les mêmes conditions que lors d'une opéra- tion initiale dès que les pistons ont achevé leur course de retour.
Il n'est toutefois pas nécessaire de donner aux pistons ce développement longitudinal et cette course, et comme on l'a représenté, on peut se contenter de donner aux pistons un déve- loppement longitudinal et une course bien moindre que l'ampli- tude du déplacement nécessaire du machefer 37 pour le dégager du lit de combustible, et que l'étendue suivant la longueur de l'auge des surfaces à balayer.
Dans ce cas en effet, après un premier mouvement d' avance et de recul des pistons, la portion postérieure du lit de combustible s'étant reformée devant eux comme indiqué plus haut, un deuxième mouvement d'avance des pistons repoussera vers l'avant cette portion du lit, laquelle entraînera à son tour le maohefer 37 en avant d'une nouvelle quantité et balayara si- multanément les cendres sur une étendue correspondante de la longueur des surfaces 38. Le mouvement de recul subséquent des pistons permettra alors la réformation de la partie postérieure du lit, de la même façon que précédemment.
Si cette deuxième manoeuvre des pistons n'est pas suf- fisante encore à dégager le mâchefer 37 et les cendres de l'éten- due du lit, l'opérateur actionnera une troisième, une quatrième fois le levier 34 ( ou 35 ) jusqu'à atteindre au résultat cher- ché.
Il ressort de ce qui précède que l'action des pistons est effective alors même qu'elle s'exerce indirecteme nt. On pourra en conséquence agencer le dispositif pour que l'action des pistons, ou de leurs équivalents, soit constamment indirecte, c'est-à-dire pour qu'ils agissent par l'intermédiaire d'une mas-
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se de combustible,
Ils peuvent dans ce cas être disposés en dehors de la chambre de foyer, par exemple dans un conduit ou autre guide atte- nant à cette chambre et être alimentés en combustible par la tré- mie à combustible de réserve ou par tout autre moyen, ce combus- tible étant alors introduit dans le foyer lors des décrassages ou nettoyages de ce dernier.
Après les-manoeuvres précédemment indiquées le mâche- fer37, accompagné des cendres, et éventuellement d'un peu de charbon, expulsé du litvient se placer à l'avant du lit, tandis que le lit est reformé par derrière le mâchefer.
En raison de la position occupée, le mâchefer et les cendrés peuvent être facilement enlevés. Toutefois comme ni le mâchefer ni les oendre.s ne gênent en quelque manière que ce soit le fonctionnement du foyer dans la position qu'ils occupent, ce fonctionnement peut être rétabli en abandonnant le mâchefer et les cendres dans leur emplacement pour être enlevés ultérieurement.
Cet abandon est du reste avantageux en ce qu'il per- met de brûler ainsi au profit du foyer les éléments combustibles ou partiellement combustibles, encore contenus dans le mâchefer ou les cendres, ou entraînés avec eux. C'est à cette fin que sert principalement l'air amené par les ouvertures ou par la ou les fentes 36, que lion a disposé judicieusement pour que le dit air pénètre dans le foyer au voisinage immédiat de l'emplacement oc- cupé par les dits mâchefers, cendres et éléments combustibles qui viennent d'être extraits du lit.
Cette combustion complémentaire achevée, le mâchefer et les cendres pourront être définitivement évacués à tout moment ultérieur, par exemple lorsque le foyer est ouvert à l'occasion du décrassage suivant.
Si le combustible utilisé ne donne pas naissance à
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des mâchefers de grandes dimensions, mais uniquement à des cen- dres et de petits morceaux de mâchefers, ces résidus s'accumulent sur le fond de l'auge et sur les portions inférieures de la sur- face externe du conduit 4 et peuvent finir par gêner, si pas en- travers la combustion.
Par les.mêmes manoeuvres que celles précédemment indi- quées, c'est-à-dire un ou plusieurs mouvements d'avance et de re- cul des pistons 20 et 21 on repoussera vers l'avant, en dehors de l'étendue du lit, ces cendres et petits mâchefers, avec une plus ou moins grande proportion d'éléments encore combustibles.
De même que dans le cas précédent, ces éléments com- bustibles seront brûlés par l'air issu des ouvertures ou fentes 36 et à tout moment ultérieur on pourra évacuer facilement du foyer les résidus complètement épuisés. cela cela
Bien que dans l'exemple de foyer illustré 11/n'ait pas été indiqué, il va de soit'que l'on pourra prévoir tout disposi- tif voulu, telle qu'une chambre sous-jacente au fond 2 et à la chambre 5, pour recevoir le mâchefer et, ou les cendres amenés en dehors de l'étendue du lit et cela immédiatement après leur extraction du lit ou après achèvement de la combustion auxiliai- re dont il a été question plus haut.
On conçoit que l'on puisse manoeuvrer le dispositif de décrassage pour assurer une corrélation entre le régime de fonctionnement du foyer et les décrassages ou nettoyages de ce dernier, de manière à débarrasser le foyer essentiellement des résidus de combustion, c'est-à-dire en ne lui enlevant qu'un mi- nimum de matières encore combustibles pu partiellement combus- tibles et en le laissant dans des conditions favorables à la re- prise de la combustion.
Dans l'exemple de réalisation de foyer décrit jusqu'a présent, le dispositif d'insufflation occupe, par le conduit 4, une partie de l'étendue du fond 2. L'invention n'est naturelle- ment pas limitée à ce type de foyer, mais s'applique aussi bien
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aux autres types de foyers, dans lesquels des mâchefers et, ou des cendres doivent être éliminés périodiquement, notamment aux foyers de la même classe. Ainsi, et par exemple dans la fig.
4, on a illustré un foyer dans lequel le dispositif d'insuffla- tion 40 est tout entier écarté du fond 2 de l'auge 1.
Pour obtenir les résultats cherchés,dans cette dis- position les pistons 20 et 21 de l'agencement précédent sont conformés d'une manière appropriée mais, de préférence, ils sont remplacés par un organe mobile unique épousant sensiblement le contour de la partie inférieure du foyer et s'étendant en hauteur jusqu'à une certaine distance du fond 2 afin de s'appliquer sur une étendue suffisante du mâchefer de grandes dimensions qui peut se former au cours de la combustion, comme il est figuré, à titre d'exemple, par le tracé 41.
Dans les-figures 5 et 6, on a illustré schématique- ment deux dispositions de principe analogue aux précédentes.
Dans la fig. 5, le dispositif d'insufflation est entièrement écar- té du fond de l'auge et le dispositif de décrassage est consti- tué par des pistons 20 et 21 comme dans l'exemple des figs. 1 à 3; dans la fig. 6, le dispositif d'insuffiation est analogue à celui de la fig. 5, et le dispositif de balayage est constitué par un organe unique 41.
Dans les exemples précédents le dispositif d'insuf- flation 40 était disposé centralement, On comprendra qu'il pour- rait aussi bien être disposé latéralement dans,ou adjacent à une ou aux deux parois latérales de l'auge ou de la chambre de foyer.
Ainsi dans la fig. 7, le dispositif d'insufflation est composé de deux tuyères latérales 42, au dessus de chacune desquelles est agencée une alimentation de combustible 18. Le dispositif de balayage peut être constitué de l'une ou l'autre des manières déjà décrites. Dans l'exemple, on a prévu un organe unique 41, actionné à la manière des pistons 2o et 21 de l'exemple
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des figures 1 à 3.
D'autre part la combustion auxiliaire des résidus de la combustion principale peut être réalisée à l'aide d'agencements différents de celui déjà décrit.
Dans la fig. 8, on a prévu que cette combustion s'effec- tue sur un organe 43 constitué par une grille ou un dispositif équivalent.
Cet organe peut être fixe ou mobile, et occuper un ni- veau qui est le même, ou qui est différent, en particulier infé- rieur à celui du fond 2 de l'auge ou de la chambre de foyer, comme on l'a figuré par exemple en traits interrompus dans cette figure.
Avantageusement, l'organe 43 peut être coulissant, ou basculant, ou composé de plusieurs parties dont certaines peuvent être fixes et d'autres mobiles. Certaines des parties de l'organe 43 peuvent être organisées à la façon de grilles ou l'équivalent, tandis que d'autres ne sont pas ajourées.
Dans la figure 9, l'organe 43 est constitué par une grille basculante et l'on y a représenté les organes au moment où un mâchefer developpé 37 et d'autres résidus de la combustion prin- cipale ont été expulsés du lit et amenés dans la position où s'exé- cute la combustion auxiliaire. Celle-ci terminée, ou bien à un moment quelconque subséquent, l'organe 43 est basculé pour assurer l'évacuation définitive des résidus de combustion complètement épuisés. La fig. 10 montre cette situation.
Dans tous les cas d'application considérés, l'extrac- tion ou l'évacuation des résidus de combustion sera facilitée en donnant au fond 2, et éventuellement aux autres organes du foyer plus ou moins prononcée exemplativement une inclinaison/dans la direction de l'évacuation,comme indiqué/ en traits interrompus pour le fond de l'auge ou chambre de combus- tion dans la fig. 2.
D'autre part, au lieu d'équiper le foyer d'organes
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distincts mobiles par rapport à l'auge ou chambre de foyer, cer- taines parties de l'auge ou de la chambre de foyer pourraient être rendues réciproquement mobiles.
Un exemple d'une réalisation de ce genre est illustrée dans la fig, 10a, dans laquelle le fond 2 de l'auge est organisé pour coulisser longitudinalement...-
En communiquant alors a ce fond un ou plusieurs dépla- cements alternatifs, on pourra amener les mâchefers développés tel que 37, ainsi que les cendres et les petits mâchefers, sur l'aire de rassemblement, constituée dans l'exemple par une grille 43, pour y être soumis à un complément de combustion suivi de leur évacua- tion.
Pour faciliter la combustion auxiliaire, et l'évacua- tion subséquente, on pourra avantageusement, comme le montre la figo 11., conformer le fond 2 en lui faisant comprendre une portion antérieure inclinée vers le haut, 45, obligeant les-, mâchefers dé- veloppés à prendre une position inclinée, tandis que les cendres et les-particules encore combustibles; s'en séparent et atteignent aisément l'organe 43. En outre, la position inclinée prise par les mâchefers développés facilite leur basculement et leur évacuation.
Comme il a été indiqué plus haut, l'organe 43 peut être constitué en plusieurs parties. La fig.12 montre un agencement de ce genre, dans lequel cet organe est composé de deux parties,
46 et 47,la partie 46 étant en prinoipe fixe et établie sous forme de grille, tandis que la partie 47 est plus ou moins inclinée, mo- bile et constituée par un organe non ajouré, ou seulement partiel- lement ajouré. On obtient de cette façon une localisation du pas- sage de l'air de la combustion additionnelle, et l'épuisement plus rapide et plus complet des parties encore combustibles des.résidus de la combustion principale, qui viennent former contre la partie 46 un talus tel que 48 traversé par l'air additionnel, traversant l'ajourage de cette partie.
Par le basculement de la partie 47, on
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obtient aisément l'évacuation vers le réoipient,ou autre cendrier, 49, des résidus épuisés ainsi que des mâchefers développés qui viennent s'y reposer.
La fig.13 montre une disposition de principe ana- logue, mais dans laquelle la partie 46 est également prévue mo- bile, et basculante, les parties 46 et 47 basculant dans des di- rections opposées en procurant un large passage d'évacuation vers le récipient ou cendrier 49.
Bien que les dispositions illustrées ne comprennent que les-éléments indispensables des foyers du type considéré, on comprendra que ces foyers peuvent être organisés pour se monter dans des chaudières pour le chauffage central ou le chauffage industriel ou tous autres appareils de chauffage, faire partie de ceux-ci par construction, ou être agencés en avant foyers.
Dans les figures 14 et 15, on a représenté le dis- positif de la fig. 13 associé à une chaudière dans laquelle l' alimentation de l'auge 2 en combustible de petits calibres est assurée par la trémie 19, l'air de combustion étant fourni par le ventilateur 50 qui alimente le dispositif d'insufflation 40 par le conduite 51, et les arrivées d'air secondaire de combus- tion par le conduit 52, le réglage différentiel étant assuré par le clapet 54. Le ventilateur 50 alimente également en air la com- bustion auxiliaire ou additionnelle s'exécutant sur l'organe 46-47, cet air passant par une arrivée 53 et étant réglé par un clapet 55. On remarque sur la figure le mâchefer développé en cours de formation dans l'auge 2, et les résidus formés lors d' opérations précédentes occupant le récipient ou cendrier 49.
Dans des dispositifs organisés ainsi qu'il a été indiqué précédemment, comportant des grilles ou des éléments de grille, ou l'équivalent pour assurer la combustion complémentai- re des.résidus de la combustion principale, on pourra utiliser
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ces grilles ou éléments de grille pour assurer le fonctionnement de l'appareil à la façon d'un foyer quelconque, à tirage naturel par exemple, à l'aide de combustibles d'un calibre''quelconque.
La fig. 15 montre un des aménagements utilisable à cet effet, dans lequel l'espace du foyer à vent soufflé propre- ment dit, 56, a été obturé'par un organe 57 constituant le fond d'un foyer chargé en combustible d'un calibre quelconque par la porte 58.
Le lit de combustible formé repose sur l'organe 46-47 et l'air, traversant l'une ou l'autre ou les deux parties 46-47, entretien la combustion de ce lit.
Si le tirage naturel était insuffisant à provoquer l' appel d'air nécessaire, par exemple, par l'ouverture 59 de la porte du foyer, on pourrait actionner le ventilateur 50 soit par inter- mittence, soit d'une manière continue, le clapet 55 étant disposé de façon à alimenter principalement l'arrivée 53.
De l'air peut en outre être conduit dans le lit de combustible par le conduit 52, cet air agissant comme air primaire ou comme air secondaire.
Rien n'empêcherait du reste d'avoir recours également à un organe 57 partiellement ou totalement ajouré, et d'y faire pas- ser alors une partie de l'air de combustion, via le conduit 51 et le dispositif d'insufflation 40.
Bien que l'on se soit borné à décrire certaines des formes possibles de réalisation, il est bien entendu que l'invention n'y est pas limitée, mais qu'elle englobe au contraire les variantes et les équivalents.
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