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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de BREVET D'INVENTION formée par Monsieur DE POIX (Henri, Marie., Joseph, Tyrel) industriel 4, Avenue d'Alsace-Lorraine, RUEIL (Seine & Oise), France pour PROCEDE DE CONSERVATION PAR LE FROID EN SAC 'ETANCHE
APPROXIMATIVEMENT VIDE D'AIR , ET Site SPECIAL POUR
CE PROCÉDÉ AINSI QUE SON PROCÉDÉ ET,MATERIEL DE FABRICATION.-
L'invention décrite ci-dessous est relative à la conservation par le'froid de produits tels que des denrées alimentaires, notamment d'animaux de boucherie et-en par- 'ticulier d'animaux entiers ou en quartiers..
Elle vise le procédé dans lequel le produit est, enfermé dans un sac étanche approximativement vidé d'air 'et, de ce fait., étroitement appliqué contre le contenu.
On sait que ce procédé permet un refroidissement rapide du produit;,,éventuellement par contact avec la saumure sans dessication, et une conservation aseptique de longue du- rée.
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Jusqu'à présent on a envisagé pour Inapplication de ce procédé l'utilisation de sacs de caoutchouc vulca- nisé.. Ces sacs sont difficiles à fabriquer, forcément assez épais (plusieurs millimètres),, lourds et coûteux et présentent en outre divers autres inconvénients.
Le perfectionnement à ce procédé suivant l'inven- tion consiste principalement en ce que l'on emploie un sac en caoutchouc ou matière analogue maisdépourvue d'élasticité et très mince.,
L'auteur de l'invention a en effet découvert que 1''élasticité du caoutchouc est nuisible à l'application de ce procédé pour les raisons suivantes :
Lorsqu'on chasse. l"air du sac contenant la denrée,. par exemple soit en faisant le vide à l'intérieur, soit par pression extérieurer hydraulique ou autre, on se pro- pose d'une part de soustraire la denrée au contact dé l'air, d'autre part d'appliquer aussi étroitement que possible la paroi de caoutchouc contre la denrée pour permettre un refroidissement rapide, Si la denrée est un animal entier ou en quartiers, sa surface très irréguliè- re présente des bosses et des creux et l'application à ces endroits du caoutchouc élastique contre la viande ne peut se faire que grâce à des déformations importan- tes, pliages ou extensions, ces dernières mettant en jeu précisément l'élasticité du caoutchouc,, si toutefois son épaisseur n'est pas trop forte ;
ces déformations ne sont jamais suffisantes pour épouser complètement la surface des bosses ou des cavités. En outre, pendant les manipu- lations de ces lourdes pièces mises en sac, ou du fait de leurs aspérités osseuses, il se produit fréquemment dans la paroi du sac des déchirures plus ou moins im- portantes, grâce auxquelles le caoutchouc tendu peut se rétracter en se décollant de la viande sur de larges sur- faces,. qui sont ainsi accessibles à l'air ou aux liquides
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de trai ornent frigorifique,ce qui est un inconvénient pro- hibitif..
-En employant suivant l'invention des sacs très amples de caoutchouc ou matière analogue mais dépourvue d'élasticité et très mince, on évite ces inconvénients.
Par exemple on emploiera des sacs de- caoutchouc non vulcanisé ayant une épaisseur d'environ quelques cen- tièmes à quelques dixièmes de millimètre..
On sat que le caoutchouc non'vulcanisé perd son élasticité au delà d'une certaine déformation, qu'il,est cependant susceptible en cet état de s'étendre encore,en de fortes proportions et n'aurait tendance à reprendre. ses dimensions primitives que s'il était assez fortement chauffé, ce qui n'est pas le cas dans le procédé actuel.
Il n'aura donc pas tendance à se rétracter en cas de déchi- rure. L'ampleur et le peu d'épaisseur envisagées permettent une-application rigoureuse contre le'contenu du sac par expulsion de l'air.
Par exemple des sacs pour une pièce de boeuf de 70 Kgs, pour un jambon ou pour 30 Kgs de beurre, pour un poulet; ne pèseront respectivement que 300 à 500 gr., 50 gr. et 20 gr. On comprend que de tels.sacs sont extrêmement bon, marché et que l'on peut accepter qu'ils constituent'un em- hallage perdu faisant corps, avec la'denrée jusqu'à sa con- sommation, En outre, le caoutchouc non vulcanisé présente une qualité particulièrement intéressante pour cette, applica-: tion. A une température inférieure à + 7 , il subit un dur- cissement analogue à une congélation (que,le caoutchouc vulcanisé ne,,subit qu'à très basse.température).
Il en ré- sulte qu'un tel sac, mince, formera à la surface du produit, pendant la conservation par le froid, une sorte de peau r- gide comme du fort parchemin, ou coque, ou comme une peau... de saucisson résistante et étroitement. adhérente, et si une
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déchirure se produit, cette coque restera néanmoins adhé- rente sur les bords de la déchirure.
De tels sacs seront de préférence obtenus en par- tant de latex non additionné de charge vulcanisante, et par simple séchage. L'emploi du latex hon vulcanisé n'est possible qu'en raison de la basse températuré à laquelle il est employé car aux températures ordinaires un tel produit est gluant et sans consistance.
Pour pouvoir procéder à un ensachage facile et sans risquer de détériorer le sac, on emploiera des sacs ayant une dimension d'ouverture(éventuellement grâce à une certaine dilatation momentanée par extension) et un contour de largeur très supérieurs au contour en largeur de la denrée à ensacher. Par exemple pour un quartier de boeuf ayant 2 m. de hauteur sur 2 m.,de tour, on se ser- vira d'un sac ayant 2 m. 50 de hauteur sur au moins 3 m. de tour.
Il faut protéger le sac, qui est relativement fragile, aux endroits où il est en contact avec des par- ties dures ou saillantes et pointues de son contenu, par exemple dans le cas d'un animal en entier ou en quartiers, aux endroits qui sont en contact avec les os des pattes et avec les os des parties sectionnées, notamment la co- lonne vertébrale.
Suivant l'invention, on obtient ce résultat comme suit: : A certains endroits, par exemple celui où les os sont sectionnés le long de la colonne vertébrale, on re- couvre l'animal d'une surface protectrice, par exemple le voile graisseux du diaphragme de l'animal lui-même, qui généralement ne sert pas pour la consommation.
Pour protéger les parties du sac en contact avec les os des pattes, ou recevant les ligatures des cordes de fermeture ou de suspension, on utilise, comme il va être exposé, des sacs de constitution spéciale, qui, ainsi
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que les sacs présentant les caractéristiques déjà expo-. zées ci-dessus au cours de la description du procédé, font également partie de l'invention.
L'invention concerne en outre un procédé et un matériel de fabrication de tels sacs en caoutchouc mince non vulcanisé.
Le procédé est caractérisé par le fait que l'on forme., à partir de latex-, une ébauche de dimensions ré- duites et qu'on dilate cette ébauche jusqu'aux dimensions désirées'.
Suivant le mode d'exécution préféré=, on procède à des trempages successifs d'un mandrin ayant des dimen- sions réduites, par exemple environ 2 à 6 fois linéaire- ment; dans un bain de latex non additionné de charge vul- canisante; et de viscosité convenable; jusqu'à ce que l'on obtienne sur le mandrin une ébauche d'environ quel- ques dixièmes de millimètre d'épaisseur et on dilate cette ébauche par soufflage jusqu'à obtention des dimensions dé- sirées sous une épaisseur d'environ quelques centièmes de millimètre
On sait que le caoutchouc non vulcanisé est sus- ceptible de s'étendre considérablement par étirage et que; au delà d'une certaine limite, il garde les nouvelles di- mensions qu'on lui a données; n'ayant téndance à se ré= tracter que si on le chauffe:
Ce procédé permet d'obtenir des sacs de très gran- des dimensions d'une très faible épaisseur; très régulière; et parfaitement étanches, qu'il serait à peu près impossi- ble drobtenir. directement, dans ces dimensions; paf trem- page avec les mêmes qualités.
Le matériel de fabrication,cures à latex et man- drins,. étant de dimensions réduites, est moins coûteux, moins encombrant plus facile à manier ; une @ à latex de dimensions déterminées permet le trempage simultané
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d'un nombre de mandrins beaucoup plus considérable et procure par conséquent une économie considérable du prix de revient:
L'invention vise également des formes particuliè- res de mandrins; adaptées principalement pour la fabrica- tion de sacs dé très grandes dimensions, par exemple 2 m: 2 m. 5- à 3 m: de hauteur sur 3 à 4 m: de tour: On conçoit que l'emploi de mandrins dé ces dimensions serait prati- quement impossible.
Même pour la fabrication d'ébauches de dimensions réduites; conformément au procédé ci-dessus, les mandrins nécèssitent des dispositions spéciales; car ils devront avoir des dimensions encore importantes; prin- cipalement en longeur; . @ons dans lequel la dilatation par gonflage est sensiblement moins grande que dans le sens du pourtour, par exemple un mandrin réduit pour sac à envelopper un mouton aura 0 m. 90 de long sur 0 m. 60 de tour et celui pour un cac à envelopper une cuisse de boeuf 1 m. 40 de long sur 1 m. 10 de tour:
En outre; ces sacs doivent avoir une f orme appropriée à celle de leur contenu:
Un tel mandrin sera constitué par une plaque min- ce allongée, pliée, à angle ouvert, sur elle-mêma dans le sens de la longueur pour diminuer son encombrement laté- ral, ayant des bords largement arrondis et épanouis et se terminant à son extrémité inférieure par des prolonge- ments étroits correspondant aux extrémités des membres des animaux à ensacher, ledit mandrin comportant verssn milieu une petite tige pour la formation d'un tube de sortie d'air;
A titre d'exemple on a décrit ci-dessous et repré- senté au dessin annexé deux mandrins,' l'un pour sac à mou- ton, l'autre pour sac à cuisse de boeuf.
Les fig.' 1,2 et 3 d'une part, 4,5 et 6 d'autre part, représentent schématiquement, lespremières pour un
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mouton entier, les secondes pour une cuisse de boeuf : la denrée, le sac prêt à la recevoir, et le sac chargé et fer mé prêt à subir le traitement par le froid,
Les fige 7 et 8 d'une part, 9 et 10 d'autre part, représentent respectivement les vues extérieures et les sections transversales dex mandrins
Un mouton entier (fig 1) prêt à être ensaché, comporte le corps 1, le cou 2, les pattes de devant 3,4 rabattues contre la poitrine et les deux pattes de derrière 5,6, Un sac pour mouton comporte un corps droit 7 en caout, choue mince beaucoup plus large que le mouton,
ayant à l'entrée un collier 7' moins large et plus épais et deux jambes en caoutchouc plus épais 8 et 9, Le mouton étant suspendu par le cou, on place à l'ouverture du sac en la dilatant quelque peu un cerceau notablement plus large que le corps du mouton, on enfile ainsi facilement le sac sur le mouton, on ligature le haut du sac en 12 sur le collier épais 7' et sur les jambes épaisses 8,9 en 13 et 14, et on fait le vide par le petit tube 11, que l'on scelle ensuite.. Le sac, qui était largement flottant au- tour du mouton, s'applique étroitement sur lui en se plissant fortement, ce qui se fait sans difficulté, vu son ampleur et sa faible épaisseur.
Le mouton est prêt à être traité par le froid,
La cuisse de boeuf 15 (fig. 4) présente une patte 16 et le sectionnement des vertèbres en 17,Sur les vertèbres sectionnées qui forment des aspérités saillan- tes et parfois pointues, qui risqueraient de déchirer le sac, on place un morceau 18 du diaphragme, Le sac qui est beaucoup plus large que la cuisse de boeuf a une partie cylindrique mince 19 à entrée plus épaisse 21 et une jambe plus épaisse 20, On opère comme ci-dessus à l'aide d'un cerceau, puis en faisant les ligatures 23,24, en faisant le vide et en scellant le tube 22.
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Suivant les Fig. 7 et 8, le mandrin pour un sac à mouton est constitué par une plaque mince 31,32, 33, 34, par exemple en bois ; plaque forme un angle très ouvert longitudinalement, en son milieu, pour diminuer son encombrement latéral. A la partie inférieure elle se termine par deux pattes 35 et 36. Les bords sont formés de renflements arrondis particulièrement visibles en 37 et 38, pour éviter des angles plus ou moins vifs sur lesquels l'épaisseur de latex déposé serait moindre et qui constitueraient des lignes de rupture. Une tige 39 est implantée vers le milieu du mandrin pour former le tube de sortie d'air. Des crochets 40,41 servent à la manoeuvre du mandrin pour le trempage dans le bain de latex.
Le mandrin pour sac à cuisse de boeuf fig. 9 et 10) est analogue ; étant d'un développement en largeur beaucoup plus grand, il est replié deux fois de façon à
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former tro3-s c<.>tés 4:..3:46, il ne comporte en bas qu'une seule patte 43 11 est suspendu par une barre 46.
L'épaisseur de latex qui se dépose sur toutes les parties du mand@in est à peu près la même partout, elle est cependart un peu plus forte dans le bas que dans le haut. Pour obtenir par soufflage un corps de sac de di- mension sensiblement constante du haut en bas, on intro- duira d'abord le tuyau de gonflage jusque vers le milieu du sac et en serrant, par exemple à la main, ce milieu autour du dit tuyau, on gonflera d'abord la partie in- férieure, puis on reculera peu à peu le tuyau de souffla- ge vers l'entrée en déplaçant également les mains qui serrent le sac sur lui.
On arrêtera le gonflage lorsqu'on arrivera à une vingtaine de centimètres de l'entrée et on laissera ain- si à l'entrée un manchon de matière plus épaisse et non dilatée qui fournira par la suite une région solide pour
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ligaturer le- sac. L'allongement par gonflage se fait notablement plus grand dans le sens du pourtour que dans celui de la longueur. Les pattes 35,36,45 étant d'un dia.- mètre beaucoup plus petit et ayant initialement la même épaisseur se dilatent beaucoup moins et restent par con- séquent d'une épaisseur 'sensiblement plus grande.
Ceci est avantageux, car lorsqu'on a mis l'animal, ou son quar tier, dans un tel sac, on peut ligaturer fortement les pattes, comme indiqué en 47, 48, 49, sans détériorer ces parties épaisses de caoutchoud ; lorsqu'on a suspen- du l'animal par les cordes formant ces ligatures on liga- ture également le manchon épais formant l'entrée du sac pour faire le vide dans le sac ; ensuite on traite le pro- duit ensaché par le froid.
REVENDICATIONS
Ayant ainsi décrit mon invention et me réservant. d'y apporter tous perfectionnements ou modifications.qui me paraitraient nécessaires, je revendique comme ma pro- priété exclusive et privative.-
1 - Procédé de conservation par le froid, en sac étanche approximativement vide d'air, de produits tels qué des denrées alimentaires, notamment de la viande, dans' lequel le produit est mis dans un sac de caoutchouc ou matière analogue mais dépourvue d'élasticité et très mince.
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2 - Procédé de conservation par le froid, en sac de caoutchouc étanche approximativement vide d'air, de produits-tels que des denrées alimentaires, notamment de la viande, dans lequel le produit est mis dans un sac de caoutchouc non vulcanisé, notamment de latex ncn vulcanisé, ayant une épaisseur d'environ quelques cen- tièmes à quelques dixièmes de millimètre.