<Desc/Clms Page number 1>
MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une DEMANDE DE BREVET D'INVENTION Mécanisme d'arrêt automatique du chauffage d'installations de vaporisation de liquide.
La présente invention est relative aux installations desti- nées à vaporiser une masse de liquide, par chauffage, par exemple, mais non limitativement, les alambics de distillation, etc. Dans les installations visées par l'invention, le chauffage doit être coupé dès que le niveau du liquide est arrivé à un point qui pourrait être dangereux pour les parois de l'alambic, et, comme la durée de vaporisation varie essentiellement avec la nature du liquide traité, et le degré de chauffage, il arrive assez fréquem- ment que le préposé, par manque de surveillance, ou pour toute autre raison, laisse la vaporisation aller trop loin et que la flamme de chauffage " brûle " les parois de l'alambic non recou- vertes de liquide.
Le but de l'invention est d'assurer une fermeture, un arrêt automatique du chauffage dès que le niveau du liquide est descen- du sous une certaine limite, réglable d'ailleurs. Pratiquement,
<Desc/Clms Page number 2>
ce but est atteint par un flotteur convenablement taré, plongeant dans le liquide à vaporiser ou de préférence dans un petit récipient hermétique, dont le fond est en contre-bas par rapport à l'alambic, et relié à celui-ci par un raccord partant d'un endroit situé au voisinage du fond de l'alambic. Ce flotteur, convenablement guidé, porte une tige supérieure qui aboutit à l'extérieur où elle est reliée à un jeu de leviers commandant un organe d'arrêt pour le fluide de chauffe.
Si ce fluide est un gaz ou un li- quide, l'organe d'arrêt est une soupape ; si ce fluide est le courant électrique, l'organe d'arrêt est un interrupteur commandé par relais excité par la fermeture d'un circuit commandé par le dit jeu de leviers. Dans l'un et l'autre cas, il est prévu une réalisation très simple, qui fait également partie de l'invention.
Le dessin annexé donne deux exemples de réalisation de l'objet de l'invention. A ce dessin : fig.l est une coupe verticale axiale d'un premier exemple, où le fluide de chauffe est du gaz de ville (ou tout autre gaz ou combustible liquide sous pression), fig. 2 donne le détail d'une réalisation où le chauffage est électrique. ,
A la fig.l, l'alambic ou autre vaporisateur ou générateur de vapeur est désigné par 1. Il comporte, légèrement au-dessus de son fond, un raccord 2 aboutissant à un petit réservoir hermétique 3 dont le fond est à une certaine distance en-dessous de celui de l'alambic 1.
Dans ce réservoir 3, communiquant avec l'alambic, est logé un flotteur 4 de volume, masse et forme convenablement choisis ; ce flotteur est porté par une tige 5 qui traverse le couvercle 6 du réservoir 3 et se prolonge au travers d'un guide 7 porté par ce couvercle. De préférence, il est prévu des galets guides 8 à la partie externe de la tige ; ces galets sont pourvus de gorge périphérique qui s'adapte à la forme de la tige, comme représenté. On prévoit de préférence deux jeux de galets à axes perpendiculaires. Sur la tige b est monté par pivot
<Desc/Clms Page number 3>
ou rotule un levier 9 dont le pivot 10 est supporté par la chaise 11. A ce levier est articulée une tige 12, guidée verticalement et étanchement dans le conduit axial 13 d'une bolte de soupape 14 fixée à un prolongement ou saillie du couvercle 6.
Cette boîte ou corps de soupape constitue le raccord de passage du gaz amené par 15 et devant sortir par 16 pour aboutir aux brûleurs non représentés. La communication est établie par le forage axial 17 et le forage radial 18, et elle peut être fermée par la soupape 19 portée par la tige 12 et appliquée sur son siège 20 quand le flotteur 4 est descendu assez bas dans le réservoir 3, sous l'effet de la vaporisation dans l'alambic 1. Du canal 17 part une petite dérivation 21 qui entretient une flamme veilleuse au brûleur, pendant la fermeture de la soupape.
Le fonctionnement se comprend immédiatement. Au départ, le réservoir 3 étant rempli de liquide, le flotteur est à sa position supérieure et maintient la soupape relevée ; le gaz passe librement. Dès que le niveau du liquide dans l'alambic 1 est descendu jusqu'à un point pour lequel l'extinction du chauffage doit être bientôt opérée, le flotteur, qui suit le niveau du liquide, commence à agir pour fermer la soupape ; à cause de l'agitation du liquide, due à l'ébullition, la fermeture de la soupape ne se fait pas directement et brusquement : la soupape commence d'abord par se fermer presque complètement, puis s'ouvre, se referme, s'ouvre, etc., de sorte que le passage du gaz est alternativement coupé et ouvert, avant la fermeture complète et définitive.
Afin que le chauffage ne soit coupé définitivement qu'au moment de la fermeture définitive de la soupape, l'invention prévoit de donner à la chambre de la soupape, c'est-à-dire à la partie située au-dessus du siège, et à la tubulure de sortie 17, un volume calculé (suivant le nombre de brûleurs) de manière que la quantité de gaz y contenue suffise à entretenir le chauffage pendant un temps correspondant aux périodes de fermeture momentanées dues aux soubresauts de la soupape, la veilleuse assurant
<Desc/Clms Page number 4>
un rallumage du gaz même si à certains moments, l'extinction venait à se produire.
La soupape conforme à l'invention est donc caractérisée par la présence, entre le siège de soupape et l'orifice de sortie, d'une chambre qui, dans certains cas, peut avoir un volume relativement grand, pour former magasin de combustible vers la fin du chauffage.
Dans l'exemple de la fig.2, où le chauffage est électrique, le flotteur devant assurer une fermeture brusque du circuit d'un relais, il faut prévoir un mécanisme compensateur tel que les soubresauts du flotteur, vers la fin du chauffage, restent sans action et que l'arrêt du chauffage se produise brusquement et définitivement. A cet effet, par exemple, la tige du flotteur, guidée comme dans l'exemple de la fig.l, commande l'extrémité d'un levier coudé 30-31 pivotant autour du point fixe 32. Le bras 31 de ce levier est en matière isolante, ou, s'il est métallique, il est formé de deux parties réunies par une liaison isolante.
Au-dessus du bras 31 est monté un bras de levier 33, conducteur, qui pivote en 34. L'extrémité libre du bras 33 est reliée par un ressort 35 à l'extrémité libre du bras 31. Un conducteur 36 du circuit d'un relais non représenté (qui commande un contacteur ou interrupteur de circuit de chauffage) passe par le pivot du bras 33 et se continue, suivant 36', à partir de la borne 37. Normalement, pendant le chauffage, le levier coudé occupe la position représentée en traits pleins, pour laquelle le bras 33 est maintenu écarté de la borne 37 et s'appuie, sous l'action du ressort 35, contre une butée fixe 38.
Vers la fin du chauffage, l'extrémité libre du bras 31 se rapproche de la verticale passant par le pivot 34, et décrit de petits arcs de cercle, sous l'action des soubresauts du flotteur, sans dépasser cette verticale ; le ressort 35 se tend, mais le bras 33 reste appliqué contre sa butée 38. Quand l'extrémité du bras 31 a passé au-delà de la verticale comprenant le pivot 34, c'est-à-dire quand le ressort 35 est plus incliné sur l'horizontale que le bras 33, ce ressort
<Desc/Clms Page number 5>
ainsi fortement tendu, provoque brusquement le pivotement du bras 33 qui vient s'appliquer contre la borne 37 et ainsi ferme le. circuit du relais, lequel coupe définitivement le courant de chauffage.
REVENDICATIONS.
1. Mécanisme d'arrêt automatique du chauffage d'installations de vaporisation de liquide, par exemple d'alambics, caractérisé en ce que, dans l'alambic ou mieux, dans un petit réservoir hermétique, communiquant avec l'alambic mais légèrement en contre-bas de celui-ci, est disposé un flotteur guidé verticalement dont la tige supérieure, prolongée extérieurement, est reliée à un jeu de leviers qui commandent un organe obturateur ou d'arrêt par lequel, pour une position inférieure réglable du flotteur dépendant du niveau du liquide dans l'alambic ou autre récipient chauffé, l'alimentation de fluide de chauffage est automatiquement coupée, tandis qu'elle reste maintenue pour toutes les autres positions du flotteur.