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BOLLEN Jean Lucien LE VARIATEUR DE RAPPORTS ET SES
APPLICATIONS DESCRIPTION
Le variateur de rapporta proprement dit se compose de trois pièces principales qui sont : 1) une couronne motrice.
2) une couronne réceptrice.
3) un plateau intermédiaire rainuré dans le sens du rayon.
Dans chaque"rainure de ce plateau intermédiaire coulisse une buselure, dans laquelle oscille un axe portant à chaque extrémité un sabot, l'un se trouve dans la couronne motrice, l'autre dans la couronne réceptrice.
Invariablement les-couronnes (motrice et réceptrice) se meuvent concentriquement et dans le même sens.
Le plateau intermédiaire peut se déplacer latéralement c'est-à-dire qu'il peut être concentrique aux deux couronnes en outre il peut être excentré par rapport à celles-ci.
Il est indifférent que ce plateau intermédiaire soit main- tenu par un roulement extérieur ou intérieur, nous donnons d'ail- leurs deux exemples de réalisation (fig. 1.2. 3.) et (fig. 4.
5. 6. 7.).
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EXEMPLE DE REALISATION (fil::,. 1. 2. 3.)
Cette réalisation se compose : 1) d'une couronne motrice "C" ,calée sur l'arbre moteur "A" 2) d'une couronne réceptrice "D" calée sur l'arbre récepteur "B" 3) d'un plateau intermédiaire "E" placé entre Tes deux couronnes "C" et "D",ce plateau est rainuré dans le sens du rayon, le nom- bre de rainures est toujours impair (7 dans le cas pris comme exemple)
Il est à noter que ce plateau peut être construit en une ou deux pièces.
4) d'autant de doubles sabots "F" qu'il y a de rainures au pla- teau "E". L'axe commun à ces sabots oscillant dans des buselures "G" qui elles-mêmes coulissent dans les rainures du plateau "E".
5) d'un support "H" dans lequel tourne, sur billes ou sur rou- leaux, le plateau "E". Ce support peut se déplacer latéralement par 11 intermédiaire d'un système de commande "I".
6) d'un système de calage placé dans les sabots "F". Ce disposi- tif a pour mission de caler, dans un sens seulement, les sabots dans les couronnes; dans l'autre sens ces sabots peuvent glisser dans celles-ci.
FIGURES
La fig. 1 représente l'appareil vu de face (côté moteur) la couronne motrice "C" enlevée, de façon bien Montrer la posi- tion des sabots "F" lorsque le plateau "E" est excentré par rap- port aux couronnes "C" et "D".
La fig. 2 est une coupe dans la couronne réceptrice "D" Les axes des rainures du plateau "E" y sont representés par des traits forts.
La fig. 3 montre une coupe en plan dans coûte réalisation.
FOMCTIONNEMENT
Le present variateur peri.iet une différence de rapports en- tre les arbres "A" et "B" de .1 à 1/y la valeur "y" étant touy jours plus grande que 1.
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Nous divisons cette description en trois parties : le rap- port 1 , le rapport et les rapports intermédiaires.
LE RAPPORT 1/1
Sur la fil,:;. 1 nous remarquons que les centres "O" et "O'" peuvent se confondre par l'intervention du système de command"I" "0" étant le centre commun aux deux couronnes et "O'" le centre du plateau intermédiaire.
Supposons ces centres au même point et voyons ce qui se passe :
La couronne motrice "C" calée sur l'arbre "A" tourne à la même vitesse que ce dernier eh entraine à son tour tous les sa- bots "F" qui se calent dans sa gorge.
Ces sabots "F" entrainent ainsi le plateau "E" toujours à la même vitesse; ils entrainent également la couronne réceptrice par l'intermédiaire de sabots identiques, mais cette fois renver- sés, car ici ces sabots sont entraineurs tandis que dans la cou- ronne motrice ils sont entrainés.
En résumé, lorsque les centres "0" et "O'" se confondent tout l'appareil tourne à la même vitesse comme s'il était d'une seule pièce. ce qui donne entre les arbres "A" et "B" un rapport 1 1.
Il est important de remarquer que, le calage des sabots ne se produisant que dans un sens, l'appareil ferait office de roue libre s'il était commandé dans le sens contraire ou encore s'il était commandé dans le même sens par l'arbre récepteur.
LE RAPPORT
La valeur "y" est toujours plus grande que 1.
@ Pour obtenir ce rapport il suffit d'écarter le centre "O'" du centre "0" d'une distance "X" qui variera suivant le nombre de tours que l'on veut obtenir à l'arbre récepteur "B".
Nous donnerons par la suite un exemple de calcul de la va- leur "X" pour un rapport donné.
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Sur la fig. 1 nous remarquons que, du fait de l'excentra- tion les sabots "F" se trouvent des distances différentes
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du centre "0"'t du plateau "E" .
En supposant que ces sabots "F" se calent dans la couronne motrice "C" ils auraient tous la marne vitesse linéaire et de ce fait entraîneraient le plateau "E" à des vitesses angulaires dif- férentes, puisqu'ils se trouvent à des distances différentes de son centre "O'" ce qui est impossible.
Liais nous savons que ces sabots Il:0''' ne se calent dans la cou' ronne que dans un sens seulement. Nous en déduisons qu'il n'y a qu'un seul sabot qui se cale dans la couronne motrice et c'est celui qui se trouve le plus près du centre "O'" car c' est lui qui imprime la plus grande vitesse angulaire au plateau "E". Les autres glisseront légèrement dans la couronne motrice car comman-
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dés par le plateau "etc ils auront une vitesse linéaire plus ,,ran- de que la couronne motrice elle-meae.
Le sabot entrainé, représenté en coupe dans la fi,. 1, reste calé dans la couronne motrice jusqu' ,\ Ce que son centre d'oscilla
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tion atteigne l'axe 110,;.,;11, à ce mordent il se dccale automatique- aient car c'est le sabot suivant qui, ayant atteint l'axe "O'l" se trouve le plus près du centre "O'" et ainsi de suite.
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De tout quoi nous réduisons que le rapport entre la couron- ne motrice et le plateau sera comme '## erfiarque. - Nous savons très bien que la aisance (R - X) varie légèrement selon la position u snbot entrainé entre les axes 't0'i" et "0'." mais nous '8ulOntt'erons par la suite que cette variation n' aucune influence sur la régularité au mouvement transmis entre l'arbre raoteur et l'arbre récepteur.
Voyons maintenant le rapport existant entre le plateau "E"
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et 19 couronne réceptrice "D". Pour cel.\ examinons la fie. 2 qui représente une coupe dans cette couronne ainsi que dans les sa-
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bots tif", les axes des rainures du plateau "E" sont représentés dans cette fie.* par des traits forts.
Contrairement au mouvement précédent, ici se sont les sabots
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'tuf" qui entrainent la couronne "D" et de ce fait le phénomène con-
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traire se produit, c.à..d. que : les sabots "F" étant entrainés par le plateau "E" et ces sabots, ou fait de la même excentra- tion "x" se trouvant à des distances différentes du centre "O'" sont animés de vitesses linéaires différentes.
Il s'en suit qu'ici encore il n'y a qu'un seul sabot qui se cale dans la couronne réceptrice, mais, c'est celui'qui se trou- ve leplus éloigné du centre "O'", en effet, c'est lui qui impri- me la plus grande vitesse angulaire à la couronne "D". Tous les autres sabots glisseront 1 èrement dans cette couronne car se trouvant plus près du centre "O'" ils auront une vitesse linéaire pluspetite que celle commune au sabot entraîneur et à la couron- ne réceptrice.
De même que pour le mouvement précédent le sabot entraineur se cale dans la couronne à partir du moment ou son centre d'oscil- latin atteint l'axe "O'" V" . Ce calage persiste jus qu' à ce que ce même centre d'oscillation atteigne l'axe "O'"W" à ce moment le sabot suivant se cale et ainsi de suite.
De tout quoi nous déduisons que le rapport entre le plateau "E" et la couronne réceptrice "D" sera comme r/r + x.
La même remarque s'impose quant à la régularité du mouvement transmis, suite aux variations de la distance r + x entre les axes"O'V" et "O'W".
Nous avons vu que le rapport entre l'arbre "A" et le plateau "E" est comme r - x et que le rapport entre le plateau "E" et l'arbre "B" est comme r/r + x donc le rapport entre l'arbre "A" et l'arbre "B" sera égal à : r - r x X r/r + x = r - x/r + x
Conclusion.- Le nombre de tours de l'arbre récepteur sera toujours plus grand que celui de l'arbre moteur et ce d'une va- leur dépendant uniquement de la distance "x".
RAPPORTS INTERMEDIAIRES
Lorsque les centres 0 et 0' se confondent le rapport est égal à 1/1.
Lorsqu'ils sont distants d'une valeur x le rapport devient y
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Il est évident que pour déplacer le centre "0'" du centre "0" d'une valeur "X" nous devons passer par toutes les distances comprises entre zéro et "X" et comme le nombre de ces distances est infini nous concluons que le nombre de rapports possibles compris entre 1/1 et 1/yest également infini.
Par conséquent le passage du rapport 1/1au rapport 1/y sefait (]., une façon absolument progressive et sans aucun choc.
EXEMPLE DE REALISATION (fig. 4. 5. 6. 7.)
Cette réalisation se compose des mêmes pièces principales que la précédente mais cette lois le plateau interméciaire "E" ,est maintenu intérieurement sur un axe excentré qui lui-même commande le déplacement latéral par l'intermédiaire d'un secteur denté "L" et d'une crémaillère "P".
Les couronnes (motrice et réceptrice) reçoivent et trans- mettent le mouvement par l'intermédiaire de deux pignons, l'un "A" placé sur l'arbre moteur, l'autre "B" placé sur'l'arbre ré- cepteur.
Le fonctionnement est absolument identique au précédent.
FIGURES
La fig. 4 représente une vue de la couronne réceptrice "D" montrant la position des sabots "F" lorsque les centres "0" et "O'" sont c.istants d'une valeur "X". Les traits forts marquent l'emplacement des axes des rainures du plateau "E".
La fig. 5 est une coupe dans le plateau "E" montrant l'em- placement des buselures "G" et celui des axes des sabots "F" pour une distance "X" entre les centres "0" et "O'".
La fig. 6 représente l'arbre de commande du déplacement latéral placé dans son support.
La fig. 7 est une coupe en plan dans cette même réalisa- tion.
REMARQUES CONCERNANT LES SABOTS "F" Il existe plusieurs moyens de réaliser le calage de ses
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sabots. Nous en '.onnons trois à titre d'exemple, voir fig. 8.
9. 10.
Sur ces figures on voit un sabot entrainé par la couronne motrice.
Il est évident que les sabots entrainant la' couronne récep- trice sont identiques mais construits de façon à ce que le cala- ge se produise dans le sens contraire.
DEMONSTRATION BE LA REGULARITE
DU MOUVEMENT TRANSMIS
Toute cette théorie se base sur la fig.ll, schéma de fonc- tionneraent de l'appareil.
Les axes 01, 02, 03, etc sont les axes des rainures du pla- teau intermédiaire.
La circonférence axiale commune aux deux couronnes (motrice et réceptrice) est représentée en trait d'axe et nous avons pris comme exemple R = 70 mm.
Le nombre de rainures étant toujours impair (7 dans le cas que nous traitons) lorsque le sabot "F" entrainé par la couron- ne motrice se trouvera au point '''Du, le sabot "F" entrainant la couronne réceptrice se trouvera au point "B".
A ce moment le rapport existant entre les couronnes "C" et "D" sera égal à :
DO O'B
DO' x OB
Si nous supposons maintenant le sabot entrainé au point "A", le sabot entraineur se trouvera au point "C" ce qui nous donne entre les deux couronnes le rapport :
AO/AO' x O'C/OC
Afin de prouver qu'il n'y a pas de variation de rapports entre les deux couronnes il suffit donc de prouver que ces deux rapportssont égaux :
DO O'B AO etc
DO'x OB - AO' x oc
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Dans cette égalité probable nous remarquons que les valeurs DO',O'B, AO' et O'C sont égales au rayon R. , remplaçons et simplifions :
DO x R - AO x R
R x OB = R x OC ou
DO ¯ AO
OB = OC ce que nous allons démontrer.
Considérons les deux cordes DC et EB qui se coupent au point 0 et appliquons le théorème de géométrie qui dit : " Dans tout- cercle les cordes se coupent en partiesinversement proportion- nelles." Nous pouvons aonc écrire :
DO ¯ EO
OB - OC mais EO = A0, remplaçons :
DO AO
OB - OC ce qu'il fallait prouver et ce qui démontre qu'il n'y a pas de variation de rapports entre les couronnes motrice et réceptrice.
En d'autres termes ce rapport est égal au produit des deux rapports existant, d'une part entre la couronne motrice et le plateau "E" et ci'autre part entre le plateau "B" et la couronne réceptrice.
Lorsque l'un de ces deux rapports augmente l'autre diminue et ce, de telle façon que leur produit ne change pas.
Il n'y a donc que le plateau "E" seul qui soit sujet à ces légères variations de vitesses.
Il sera construit en métal très léger afin 'éviter les ef- fecs de son inertie.
CALCUL DE LA VALEUR "X"
Dans les applications du variateur de rapports nous pren- dirons comme exemple une variation de l à 3/4.
Considérons donc ce rapport 3/4 comme onné et cherchons la valeur "X".
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DO EO j, (.., U , .1. Nous savons que B ou OC qui représentent le rapport demandé doivent égaler chacun 3/4. De cela dépend donc l'excen- tration X.
Reprenons le schéma (fig. 11)
Dans le triangle quelconque O.B.O' nous savons que 0.0' = X, O'B = R.
Cherchons la valeur de O.B.
Nous savons que DO/08 = 4 ou 3 OB = 4 DO ou encore OB = 4DO/3 or DO = R - X donc OB = 4(R-X)/3
Appliquons la formule de trigonométrie :
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a2 - b2 + g2 - 2 bc cos.A R2 4(3-.F 1 2 + X2 ¯ C2 4 3 x) X cos. d.J LI angle J.. est opposé par le sommet à l'angle D.O.E. qui lui, est égal à la moitié de l'angle A.O.E.
Or 4.0.E. - 3600 à,.0.E. ) Donc 3600 Donc ::: 14 et cos. . - 0,901 702 ¯ 4x70 - 4XJ 2 X2 - 18 cosàx 70 - 8 8 cosl Xyz 3 + , J3 ou 702 , 280 - 4XI 2 X2 - (504, 56 - 7.208 X)1 X = (3) + X - (3) ou encore
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Q-j2 ¯ 280- 2 x 280 x 4X + 16 X2 + X2 - 504,56X - 7.S08Xj = (2802 - 2 x 280 x 4X + 16 X2/9) + X2 - (504,56X - 7.208X2/3) ce qui donne
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4900 = 78400 - 2240X+ 16X2 + X2 - (504.56X - 7,208X2) 9 3 réduisons au même donominateur :
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4'@00x9 ¯ 78400-2240X+16X2 9X2 1513.ô8X - 21.624r'2 9 = 9 + 9 - 9
Supprimons les dénominateurs :
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44100 = 78400 - 2240X + 16X + 9X2 - 1515,68X + 21,624X
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En effectuant les opérations nous arrivons à une équation du 2ème de,ré à une inconnue :
0 = 46,624 X2 - 3753,68X + 34300
Laquelle équation se résoud en appliquant la formule géné- rale : - ax2 + bx - c = o
Mous déterminons ainsi exactement la valeur X qui est égale à 10,51 mm.
Donc lorsque R = 70 mm pour une variation de rapports allant de -= à 3/4 il suffit ;'écarter le centre 0 du centre 0' d'une valeur de 10,51 mm.
APPLICATIONS DU VARIATEUR DE RAPPORTS
Ces applications consistent à transformer la variation 1 à du variateur de rapports en une variation plus grande.
Le nombre d'applications est très grand car chacune dépend surtout des variations finales que l'on veut obtenir et aussi des variations d'efforts qu'exige la machine à actionner.
Nous donnons à titre d'exemple deux applications courantes de boites à vitesse progressive.
Ces deux exemples sont représentés schématiquement.
APPLICATION ? 1, FIG. 12
Le variateur de rapports est branché directement sur l'arbre moteur A.
L'arbre récepteur B du variateur actionne un transformateur planétaire qui se compose : 1) d'une couronne dentée "S" 2) de 3 ou 4 pignons satellites "R" tournant librement sur leur axe.
3) d'un plateau porte-satellites "P" calé sur l'arbre récepteur "B" du variateur de rapports.
4) d'un pignon central "T" calé sur l'arbre "V" de la machine à actionner.
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Nous prenons comme exemple un pignon central "T" au même nombre de dents que les pibnons satellites "R" (ce qui n'est pas une règle).
Dans ce cas le nombre de dents de la denture intérieure de la couronne "S" sera égal à trois fois celui du pignon central
Prenons par exemple un moteur tournant à une vitesse de 2000 t/m.
Point mort. Nous devons pour cela démontrer que, l'arbre moteur "A" tournant à 2000 t/m, l'arbre "V" de la machine à actionner est au repos.
Pour obtenir ce rapport il suffit d'établir le rapport i entre l'arbre "A" et l'arbre "B" du variateur de rapports.
En effet, si "A" = 2000 t/m, "B" = 2000 t/m, et "P" = 2000t/m
Les pignons satellites en roulant sur le pignon central, qui à ce moment est supposé au repos, imprimeront à la couronne extérieure "S" une vitesse de 2666 t/m.
Or le renvoi d'engrenages K, L, M, est destiné à maintenir entre l'arbre moteur "A" et la couronne "S" un rapport invaria- ble de 4. Donc pour 2000 t/m au moteur, on a 2666 t/m à la cou- ronne "S", ce qui est égal à la vitesse qu'imprime à cette der- nière les pignons satellites en roulant sur le pignon central fixe.
En conséquence, lorsque le rapport entre l'arbre "A" et l'arbre "B" sera comrae 1 l'arbre "V" sera au repos.
Vitesse maximum de l'arbre "V" A l'aide du variateur nous établissons entre l'arbre "A" et l'arbre "B" un rapport 4 ce qui donne : arbre "A" 2000 t/m, arbre "B" 2666 t/m, plateau "P" 2666 t/m.
Nous avons vu que le renvoi d'engrenages K, L, M, mainte- nait un rapport constant 4 entre l'arbre "A" et la couronne "S" Donc puisque "A" = 2000 t/m, "S" = 2666 t/m.
Le plateau "P" a donc la même vitesse que la. couronné exté- rieure "S" soit 2666 t/m.
De ce fait les pignons satellites "R" ne tournent plus sur eux-mêmes, ils entrainent le pignon central "T" à la même vitesse
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c'est-à-dire 2666 t/m.
A ce moment toutes les pièces du transformateur planétaire tournent à la même vitesse comme ci celui-ci était d'une seule pièce; d'où vitesse maximum (le l'arbre "V" = 2666 t/m.
Vitesses intermédiaires. La vitesse minimum de l'arbre "V" est égale à zéro et la vitesse maximum à 2666 t/m.
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Pour passer de l'une 0. l'a;tre il suffit de faire varier la distance X du variateur, de zéro à 10,51 irm par l'intermé- diaire du système ae coút.,lande "I". On obtient ainsi toutes les vitesses intermédiaires comprises entre 0 t/m et 2666 t/m à l'arbre "V".
Cette application permet' les variations be rapport allant
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2000 t/m 2000 t m 1 3 de ; 0 ra a 2666 t m u 0 À '
Il est évident que cette variation n'est pas une limite, on peut toujours ajouter un multiplicateur de vitesses à l'ar-
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bre Il VII et passer ainsi ,- au raI,por ,t -0 l, & -####r . ppol@ o l'infini
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APPLICATION 11 2, FIG. 14 Pour cette application nous nous servons du même transfor-
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mateur planétaire que pour l'applicabion précédente mais le va- riateur de rapports est maintenant placé entre la couronne ils" et l'arbre moteur "E".
Point mort de l'arbre "V" L'arbre moteur "E", pour garder le même exemple, tourne à 2000 t/m et commande directement le plateau "P" celui-ci aura donc une vitesse invariable de 2000 t/m
Au point mort les pignons satellites en roulant sur le pi- gnon central fixe imprimeront à la couronne "S" une vitesse de
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2666 t/m ainsi qu'à l'arbre 11.- du variateur de rapports.
Les engrenaGes h, L, étant dans le rapport ( l'arbre "B" aura également une vitesse de 2666 t/m, à ce moment le variateur de rapports sera au point mort, o'est-à-dice qu'il permettra à l'arbre "A" la même vitesse qu'à l'arbre 11:311 et de ce fait l'arbre "V" sera au repos.
Vitesse maximum il n'en n'est plus de mené si à l'aide du variateur de rapports nous établissons entre l'arbre "A" et
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l'arbre "B" le rapport ( , A ce moment nous aurons à l'arbre "B" 2666 t/m, à l'arbre "A" 2000 t/m maximum et à la couronne "S" 2000 t/m maximum.
Mais nous savons que le plateau "P" tourne aussi à 2000 t/m dons les pignons satellites ne tournent plus sur eux-mêmes et de ce fait entrainent le pignon central "T" et l'arbre "V" à 2000/m également, vitesse maximum de l'arbre "V" 2000 t/m.
Cette application permet donc entre l'arbre moteur et l'ar- bre de la machine à actionner une variation de rapports allant de 1/0 à 1/1.
Toutes les vitesses intermédiaires s'obtiennent en faisant varier le rapport entre "A" et "B" de. ) à 3/4 en passant par tous les rapports intermédiaires.
Comme pour l'application précédente cette variation n'est pas une limite car on peut toujours multiplier la vitesse de l'arbre "V" et passer ainsi du rapport 1/0 à 1/l'infini 0 l'infini
TRANSMISSION DES EFFORTS Fig. 13
Par le plateau "P" l'eifort moteur initial agit au centre des pignons satellites "R" et se àivise en deux efforts égaux, l'un agissant sur le pignon central "T", l'autre sur la couron- ne extérieure "S". Ce dernier effort est rendu au moteur par l'intermédiaire de l'engrenage "M" et vient de nouveau s'ajouter à l'effort moteur initial appliqué au centre du pignon satelli- te "R", de nouveau se @ivise en aeux et ainsi ae suite.
Ce qui constitue un cycle d'efforts qui fait que la puis- sance de l'arbre "V" est égale à celle de l'arbre moteur, c'est- à-dire que lorsque nous aurons, par exemple, 2000 t/m au moteur et 200 t/m'à l'arbre "V" leffort tangentiel à un même rayon se- ra-dix fois plus grand à l'arbre "V".
Ceci donnera un démarrage infiniment puissant à la machine à actionner.
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AUTOMATICITE DE L'APPAREIL
L'excentration u variateur de rapports dont dépend le rapport idéal peut être commandée directement par le mécanicien mais en outre elle peut être renoue absolu-ment automatique et tributaire des besoins de la machine à actionner.
Le nombre de réalisations possibles de cette autoraaticité étant très élevé nous nous bornons à ,onner un aperçu des trois principales.
1) La commande du déplacement latéral reliée à un piston sur lequel agit la pression d'une pompe à l'huile actionnée par le moteur et dont le uébi't et la pression dépendent de la vites- se de ce moteur.
Sur l'autre face du piston un ressort de rappel à pression réglable.
Enfin dans le cylindre ou fonctionne ce piston une soupape de sortie d'huile commandée par le levier d'accélération du mo- teur.
2) Dans le cas d'un moteur à explosions ce piston peut aus- si être actionné par la dépression qui existe dans les conduites d'aspiration.
3) Dans d'autres cas nous pouvons substituer à ces commandes un régulateur centrifuge placé sur l'arbre moteur.
Par tous ces moyens mous pouvons donc arriver à maintenir la vitesse idéale du moteur constante pour des vitesses à la machine à actionner variant de zéro à la vitesse maximum.
CALAGE DU YSSTEME PLANETAIRE
Dans les deux applications que nous avons présentées, nous savons que, lorsque l'arbre de la machine à actionner à atteint sa vitesse maximum, tout le système planétaire tourne à la même vitesse comme s'il était d'une seule pièce.
En limitant le déplacement latéral du variateur, il est cependant possible de faire en sorte que le plateau porte-satel- lites, lorsqu'il atteint sa vitesse maximum, tourne plus lente-
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ment que la couronne extérieure "S".
Cette différence de vitesse voulue serait insignifiante et à ce moment, la commande du déplacement latéral du variateur actionnerait un simple embrayage à griffes placé : soit entre le pignon central et le plateau "P", soit entre le plateau "P" et la couronne "S" ou encore entre le pignon central et la couronne "S".
Ce dispositif aura les avantages ci-après : 1) en vitesse maximum le système planétaire sera rendu homogène.
2) la vitesse de l'arbre "B" du variateur (application n 1) du fait de l'encliquetage du système planétaire, étant rendue légèrement supérieure à celle que lui communique le moteur, le dispositif de calage des sabots "F" ne fonctionnerait plus et la commande de la machine se ferait directement par l'intermédiaire du renvoi d'engrenages K, L, M,
De ce fait le variateur de rapports ne servirait que pour passer de la vitesse zéro à la vitesse maximum, mais une fois là et tant que la machine à actionner ne demande pas d'effort- anormal, le variateur ne transmettrait plus aucun effort et les sabots "F" glisseraient imperceptiblement dans leurs couronnes respectives.
MARCHE ARRIERE Pour les machines dont le ronctionnement nécessite une mar- che arrière il est toujours possible de prévoir un renversement de marche à la sertie de la boite à vitesses.
Afin de ne pas exagérer la vitesse en marche arrière il suffirait de limiter le déplacement latéral du variateur par l'intervention d'un simple verrouillage dont la commande serait reliée à celle du renversement de marche.