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BREVET D'INVENTION Lionel George HOLMES Machine à broyer les oouleurs, émaux, enores et matières analogues
La présente invention se rapporte aux broyeurs comportant au moins un cylindre, du genre de ceux qui sont employés généralement pour le broyage des couleurs, émaux, encres, et autres matières analogues.
Les pigments pour la fabrioation de couleurs sont introduits dans la trémie du broyeur à couleurs déjà sous forme d'une poudre très fine et pour les couleurs cellulosiques ces poudres doivent être rendues impalpables.
Pour que la poudre soit finalement broyée par son passage entres le cylindre et le bloc broyeur, il est nécessaire qutelle soit mouillée, sans quoi il y a refus, 'est à dire que la poudre insuffisamment mouillée est réfraotaire au passage et reste au fond de la trémie. on a remarqué également que, dans la pratique, les parties liquides ont toujours tendance à passer sous la barre de broyage proportionnellement dans une quantité plus grande que les matières solides, qui s'accumulent au fond de la trémie.
Il a déjà été partiellement obvié à ces inconvénients en mettant un rouleau entièrement libre à l'endroit où la
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couleur à broyer va s'engager entre le cylindre et le bloc broyeur, pour opérer éventuellement un broyage préliminaire et surtout pour mouiller les pigments. Seulement, la pratique a démontré que ce rouleau, rendu léger par son immersion, ne reste définitivement sur le cylindre que lorsque la matière à traiter n'atteint plus qu'une faible hauteur.
De plus, la poudre, réfractaire à l'humidité, ne doit pas seulement subir un broyage préalable, mais nécessite un mélange adéquat.
La présente invention obvie aux inconvénients d'un mouillage lent des pigments, et permet en outre d'opérer un broyage préliminaire, a'est à dire avant le passage de la matière entre le cylindre et le bloc broyeur.
L'invention réside en ordre principal en ce que, à l'intérieur de la trémie est prévu au moins un rouleau en contact avec le cylindre broyeur, lequel rouleau est suspendu à des flasques pourvus d'un nez afin d'empêcher le contact du rouleau avec la trémie.
D'autres éléments sont également décrits en détail dans la description qui va suivre, avec référence au dessin annexé, dans lequel est représenté, à titre d'exemple, un mode d'exé- oution de la présente invention.
La fig. 1 représente, en coupe transversale, le broyeur à couleur, suivant 1-1 de la fig. 2.
La fig. 2 donne une coupe longitudinale suivant II-II de la fig. 1.
Suivant la forme de réalisation figurée au dessin, les parois latérales de la trémie 1 portent un axe 2 autour duquel peuvent pivoter par leur tête deux bielles 3-31 dont le pied porte une glissière 4-41.
Dans les glissières 4-41 est logé un axe 5 aux extrémités duquel est monté un flasque 6-61 pourvu de trous tarau- dés 7. Au fond de la trémie sont disposés trois rouleaux 8
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(suivant le mode de réalisation figuré) qui reposent sur le cylindre broyeur 9 et portent des trous cylindriques centrés 10 pour le logement d'une vis 11 dont la tête taraudée est maintenue dans les trous 7 des flasques 6. Ces rouleaux, tout en pouvant tourner librement sous l'action du cylindre broyeur 9, sont tenus à distance les uns des autres, et sont empêchés de quitter le dit cylindre.
Pour éviter que le premier rouleau se rapproche trop de la barre de broyage 12, les flasques sont pourvus d'une saillie ou nez 13.
Les matières contenues dans la trémie 1 sont malaxées par le mouvement tournant forcé des rouleaux 8 et passent entre les dits rouleaux et le cylindre 9 de façon à ce qu'un broyage préliminaire de oelles-oi puisse s'opérer.
Par suite de la rotation des rouleaux 8 au contact avec le cylindre 9, il y a création de mouvements tourbillonnants dans la matière à broyer, qui permettent un mélange intime et donnent ainsi à la masse un même degré d'humidité.
Le léger jeu des vis 11 dans les trous cylindriques 10 permet à chaque rouleau 8 de s'écarter un peu du cylindre 9 pour le broyage des gros grains, tandis que le logement de l'axe 5 dans les glissières 4-41 assure un déplacement ver- tical et une rotation des deux flasques qui peuvent encore pivoter par l'intermédiaire de la bielle 3 autour de l'axe 2.
Les rouleaux, étant maintenus à une certaine distance l'un de l'autre ainsi que des parois de la trémie et de la barre de broyage, peuvent tourner librement au contact du cylindre 9 sur lequel ils agissent par pesanteur.
L'invention a été décrite et illustrée à titre purement indicatif et nullement limitatif, et il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à ses détails sans s'écarter de son esprit.