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BREVET D'INVENTION Matière résistante aux gaz.
La présente invention a pour objet une matière résistante au gaz et des vêtements protecteurs et des équipements fabriqués au moyen de cette matière. On connaît des matières étanches au gaz qui conviennent pour la fabrioation d'équipement de protection contre les gaz. Elles consistent le plus souvent en une base de tissu textile qui est recouverte de matière fermant les pores, le plus souvent de caout- ohouc ou de masses analogues au caoutchouc. comme les tissus absorbent par eux-mêmes facilement les gaz et quen outre les pores entre les filaments du tissu sont relativement grands, il faut employer des quantités assez grandes des masses de revêtement fermant les pores, en vue d'une imprégnation parfaitement étanohe aux gaz du tissu.
La consé- quenoe de couches de revêtement épaisses est que ces matières étanohes aux gaz sont lourdes et coûteuses. On a essayé également de fabriquer des étoffes plus minces résistantes aux gaz, par exemple à la manière de la soie huilée mais elles n'ont pas montré une résistance suffisante. On a trouva que le papier, qui peut être fabriqué sans pores macroscopiques, convient parfaitement bien pour obturer de
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petites ouvertures. Pour rendre le papier complètement imperméable, on l'a imprégné de substances les plus diverses telles que des aires, des huiles, des résines, des laques, etc. Mais à cause de sa raideur le papier n'a pas pu être employé pour la fabrication d'équipements protecteurs.
Le papier n'est pas Mitez résistant au froissement, acquiert par conséquent rapidement d'assez grands pores et des trous, de sorte que les imprégnations protectrices mentionnées sont sans valeur ; au contraire de semblables papiers imprégnés se chiffonnent encore plus facilement et sont encore moins résistants mécaniquement. On a essayé également de rendre le papier souple, ce à quoi on parvient par traitement du papier au moyen de substances hygroscopiques. Des papiers ainsi traités absorbent toutefois constamment l'eau de l'air humide et perdent ainsi leur solidité. En cas d'air sec ils se dessèchent à tel point qu'ils perdent leur souplesse. Pour éliminer cet inconvénient également, on a essayé de recouvrir de paraffine les papiers hygroscopiques.
Des couches de cire qui sont déjà cassantes par elles-mêmes adhèrent encore moins sur les papiers humidifiés vu qu'elles ne peuvent pénétrer dans le papier. Elles s'émiettent par conséquent lors du chiffonnage immédiatement, de sorte que le papier n'est plus résistant aux gaz en ces endroits.
Le problème que la présente invention s'est posé est de fournir une matière très peu coûteuse, légère, parfaitement résistante aux gaz et résistante à la destruction chimique, ohiffonnable, convenant pour la protection contre les gaz vénéneux et pouvant être traitée pour former des vêtements et des équipements complets, et la fabrication d'équipements qui satisfont complètement à toutes les exigences imposées en service. Aucune matière actuellement sur le marché et spé- cialement aucun équipement de protection contre les gaz connu jusqu'à présent ne répond simultanément à toutes ces exigences.
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En conséquence l'objet de la présente invention est une matière étanohe aux gaz et résistante aux gaz qui consiste en une couche de papier, qui est imprégnée d'une manière connue de sels minéraux hygrosoopiques ou d'autres matières hygroscopiques et qui se caractérise par le fait que cette couche de papier est reoouverte d'une masse formant une pellicule.
La masse peut en outre par son adhérenoe ou par le fait qu'elle pénètre dans les pores du papier, être reliée à celui-ci.
Du fait de la pellicule, on procure sur ce papier qui en lui-même possède déjà une certaine étanohéité aux gaz, un revêtement qui empêche la pénétration de gaz dans les couches de papier et la traversée de celles-ci par les gaz, qui protège le papier de la destruction chimique par les gaz et conserve en même temps la souplesse du papier. Comme couche de papier, on emploie avantageusement du papier fortement encollé ou parcheminé, qui est résistant et qui possède par suite de l'imprégnation au moyen des sels minéraux hygrosoopiques une forte souplesse avec une surface parfaitement sèche.
La masse formant la pellicule consiste avantageusement en du caoutchouc naturel ou artificiel ou en une substance analogue au caoutchouc, en lynoxine ou en substances analogues à la lynoxine, en des dérivés de cellulose, par exemple des éthers, des esters, etc., de celle-ci, en des corps protéiniques durcis ou des corps analogues ou en résines arti- fioielles élastiques, etc.. La masse peut toutefois aussi être faite en d'autres substances qui contiennent comme constituants les substances mentionnées ci-dessus.
Les papiers suivant la présente invention sont par exemple fabriqués comme suit :
Des papiers solides, en particulier ceux qui par broyage à fond des fibres ou par traitement par l'acide sulfurique ou par d'autres méthodes connues ont été rendus analogues au parchemin, sont d'abord traités par des substances hygrosoopiques,
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par exemple des sels minéraux hygroscopiques comme le chlorure de calcium, le chlorure de magnésium, eta.. On laisse sécher ces papiers et on les conserve quelque peu en magasin, puis on les imprègne au moyen de substances qui forment après le séchage ou le duroissement une pellicule souple, élastique, exempte de pores.
Comme substances de ce genre conviennent outre les masses mentionnées ci-dessus, des masses de protéine durcies, des mélanges de caoutchouc et de cellulose, des mélanges de caoutchouc et de résine, etc.., avec ou sans addition de cires, d'huiles, de corps de charge, d'agents de vul- canisation, de matières artificielles, etc. Ces substances sont appliquées d'une manière connue sur le papier traité au préalable par la matière hygroscopique par exemple par immersion dans l'agent d'imprégnation liquide ou fondu, qui peut être employé seul ou en mélange avec des dissolvants ou des émulsionneurs; l'application se fait par un procédé tel que celui qui est par exemple usuel lors de l'imprégnation au moyen de corps protéiniques ou par cylindrage à froid ou à chaud, etc.
Des papiers ainsi traités ont l'avantage qu'ils conservent uniformément de façon permanente, par suite de la pellicule, la teneur en humidité désirée qui conserve souples dans la mesure désirée les fibres du papier, outre l'action de gonflement de celles-ci par les substances hygroscopiques.
Ils restent par conséquent uniformément solides, uniformément souples, flexibles et ohiffonnables, conservent des pores étanches après le ohiffonnage et se comportent, pour leurs propriétés mécaniques et physiques et pour leur action, d'une manière analogue aux tissus imprégnés.
Pour augmenter l'imperméabilité aux gaz on peut également appliquer deux ou plusieurs couches de pellicule l'une au-dessus de l'autre sur la couche de papier imprégnée de sels minéraux tandis que la couche placée directement sur le papier ne sert nullement de couche intermédiaire pour
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la fixation des couches extérieures, de sorte que chaque pellicule possède par elle-même des propriétés de résistance aux gaz. Par la combinaison de pellicules composées de façon différente, on obtient un effet de protection plus général et plus complet contre les attaques chimiques des différents genres de gaz de combat sur le papier.
Pour augmenter la résistance mécanique et en particulier pour pouvoir fabriquer au moyen de l'étoffe étanche aux gaz des vêtements et des équipements et pouvoir coudre éventuellement oeux-oi, il est avantageux de combiner les bandes de papier imprégnées et recouvertes d'une pellicule à des tissus textiles. Ceoi peut se faire de telle manière qu'une bande de tissu, par exemple d'organdi ou d'un autre tissu plus serré, est pressée sur la bande de papier.
Une semblable combinaison de tissu textile et de papier imprégné est meilleure qu'un tissu textile imprégné car cette matière combinée- a bien toutes les propriétés d'un tissu mais est en outre plus résistante aux gaz et les vêtements confectionnés au moyen de celle-et ne sont pas chauds de façon insupportable comme les équipements protecteurs connus jusque présent et sont notablement moins coûteux. Ces combinaisons de papier et de tissu se cousent très bien contrairement aux vêtements en caoutchouc qui doivent être oollés, Il est d'ailleurs avantageux de rendre étanches les coutures terminées, au moyen de masses formant une pellicule, par exemple de dissolution de caoutchouc ou de masses analogues.
Pour renforcer les coutures, il est avantageux de placer des tissus textiles, par exemple des rubans entre ou sur les endroits à coudre l'un sur l'autre et de coudre- ces rubans en même temps. Un repliement approprié des extrémités à coudre, en particulier de la matière de papier de bandes combinées permet d'obtenir le même résultat.
Le papier imprégné, pour la protection oontre les gaz,
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peut aussi être pourvu, d'un côté, d'une couche agglutinante oonnue en elle-même comme celle que possèdent les emplâtres agglutinants. De semblables papiers adhérents imprégnés conviennent en particulier pour rendre étanches des locaux et des récipients. Grâce à leur souplesse, on peut les placer dans n'importe quelle fente ou fissure sans chiffonnage, ce qui permet d'obtenir une fermeture étanche aux gaz des fentes de fenêtres et de portes, et également des murs, des planchers, etc., de telle manière que l'on déroule le long des surfaces à protéger les bandes de papier, transportables facilement en rouleaux, et qu'on les fixe par simple pression, la matière souple s'appliquant de façon étanohe dans tous les renfoncements et sur toutes les surélévations.
S'il s'agit de l'empaquetage étanohe aux gaz d'objets, par exemple de produits alimentaires, la fermeture étanche aux gaz s'obtient simplement par pression l'un contre l'autre des bords de fermeture superposés.
Si l'on désire fabriquer des enveloppes protectrices pour les animaux et les hommes qui doivent se mouvoir, la fermeture est effectuée le mieux au moyen de bandes d'emplâtre adhésif, ou d'une matière analogue.
Un équipement parfaitement étanohe aux gaz est fabriqué de telle manière qu'à partir d'une matière combinée de papier et d'étoffe du genre décrit ci-dessus on coud ou on colle un objet d'habillement qui, fait en une pièce, protège les pieds, les jambes, le corps, les bras et la tête. 'Un semblable équipement se place par-dessus les vêtements et les chaussures.
Il possède une seule ouverture pour l'entrée, qui s'étend à la partie antérieure du corps à peu près du ventre jusqu'au cou. Cette ouverture possède de larges bords à recouvrement qui sont placés sur environ 10 à 20 centimètres de large l'un au-dessus de l'autre et sont fermés au moyen de la bande adhésive. Le capuchon et le collet en une pièce, reliés solide-
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ment au reste de l'équipement, se fixent de tous cotés sur le masque à gaz et laissent seulement celui-ci libre. Le collet et le casque sont fixés également au masque à gaz au moyen de rubans adhésifs. Les extrémités de pied portent à la partie inférieure, pour éviter le déchirement, des semelles imprégnées suffisamment solides qui sont fixées par exemple par collage, tandis que les mains doivent être protégées par des gants de caoutchouc.
Des rubans de caoutchouc élastiques assurent la fermeture étanohe aux poignets.