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Perfectionnements relatifs à la production de tissus enduits de compositions imperméables de caoutchouc ou contenant du caoutchouc.
Cette invention a pour objet des perfectionnements à la production de tissus enduits de compositions imperméables de caoutchouc ou contenant du caoutchouc.
Le but de l'invention est de surmonter certaines difficultés se présentant,au cours de l'imperméabilisation de tissus au moyen de dispersions aqueuses de caoutchouc ou contenant du caoutchouc.
Il est bien connu d'employer des dispersions aqueuses de caoutchouc ou contenant du caoutchouc pour les étaler sur
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des tissus.
Toutefois, un des principaux inconvénients rencontres au cours de l'imperméabilisation de tissus au moyen de latex de caoutchouc réside dans la tendance du latex de caoutchouc à percer à travers le tissu, ce qui oblige souvent à traiter le tissu par une matière plastique appropriée, par exemple par du caoutchouc ou de la résine, dissoute dans un dissolvant volatil approprié.
Comme alternative, on a proposé de produire un très faible dépôt de pâte de latex derrière la lame d'étalement, disposée sous un angle obtus, et de faire passer le tissu sous la lame de manière que le tissu ne soit pas serré trop fort contre elle.
Au lieu d'employer du latex de caoutchouc tel quel, on a aussi proposé d'appliquer sur le tissu des précipités floconneux de latex ou contenant du latex, produits par la coagulation de dispersions aqueuses dont le degré de dilution est tel que 100 cm3 de dispersion ne contiennent pas plus de 10 grammes de matières solides au total.
La présente invention est basée sur la constatation que les mousses ou écumes de latex présentent de grands avantages pour la production de tissus enduits de compositions imperméables de caoutchouc ou contenant du caoutchouc.
On a déjà proposé des procédés de fabrication d'articles en caoutchouc ou matière analogue de structure spongieuse ou cellulaire à partir des dispersions aqueuses de caoutchouc ou matière analogue, consistant à convertir ces dispersions à l'état d'une mousse contenant un gaz et où les émulsions ou dispersions précitées sont encore à l'état réversible, et à faire prendre la mousse à l'état de solide irréversible permanent. Dans ces procédés on peut employer des dispersions aqueuses de caoutchouc ou matière analogue qui sont ou ont été rendues aptes à se gélifier sous un ap-
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port de chaleur ou auxquelles on a ajouté certaines substan- ces pour faire gélifier les dispersions à froid après un laps de temps déterminé et réglable.
On a déjà proposé aussi de garnir des produits tex- tiles d'un enduit ou couche de caoutchouc en appliquant sur le tissu une couche de mousse aqueuse continue relativement stable, contenant comme constituant caoutchouteux du latex de caoutchouc, en séchant la mousse, de manière à former une couche de caoutchouc poreuse, et en comprimant la couche sé- chée afin d'en diminuer la porosité dans la mesure voulue.
Pour imperméabiliser l'enduit, on lave le tissu séché et on le soumet à une pression, par exemple en le faisant passer entre des cylindres. Ou bien on peut comprimer le tissu brut pour détruire les cellules d'air et le laver ensuite pour éli- miner le savon. Il est établi que, peu importe que l'enduit soit poreux ou complètement homogène, le tissu caoutchouté ache- vé a un "toucher" doux et n'est pas si caractéristiquement "caoutchouteux" que les tissus caoutchoutés préparés de la manière ordinaire.
On a trouvé maintenant qu'un latex rendu mousseux ou écumeux peut tre employé de manière à fournir directement des compositions imperméables de caoutchouc au cours d'opéra- tions de projection et opérations analogues.
Une mousse ou écume ne perce pas à travers les tis-* sus même quand le mélange employé correspondant est largement dilué. La viscosité effective d'un mélange de latex dilué est notablement.accrue par là transformation en mousse, de sorte que les mélanges dilués rendus mousseux peuvent être employés avec beaucoup de facilité. On a aussi constaté que, grâce à sa viscosité et à son incapacité de percer, le latex rendu mousseux se comporte sur un appareil d'étalement sensiblement @
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comme un dépôt de pâte de caoutchouc. Par exemple, il ne s'infiltre pas sous les guides. En employant une mousse il est possible d'appliquer sur et entre des tissus de très fai- bles poids de caoutchouc.
Le procédé perfectionné suivant la présente inven- tion, pour fabriquer des tissus enduits de-compositions imper- méables de caoutchouc ou contenant du caoutchouc, consiste à appliquer sur le tissu des mousses ou écumes produites en partant de dispersions aqueuses du genre spécifié ci-après, à détruire la nature mousseuse ou écumeuse de la dispersion en même temps qu'on en règle l'épaisseur, et ensuite à faire prendre la couche de dispersion sensiblement non mousseuse ou non écumeuse ainsi produite.
On obtient des résultats particulièrement avanta- geux avec des mousses ou écumes de dispersions de caoutchouc ou contenant du caoutchouc, qui se rompent par cisaillement ou par contact avec un coagulant. On produit en général ces mous- ses ou écumes en employant comme agent de moussage, au lieu de savons, des agents humectants tels que les sels des alcools gras sulfatés, les dérivés des acides gras supérieurs, comme les produits connus sous le nom de "Igépons", et les huiles sulfonées. D'autres mousses tendant à se rompre facilement peu- vent aussi être employées. On peut les produire en employant des quantités réduites des agents de moussage savonneux usuels ou en employant des mélanges à moindre teneur en matières soli- des.
Le terme "tissu" couvre par exemple des produits filés et tissés, des nappes de cordes parallèles, des produits cardés tels que le coton, la laine, la soie et la rayonne ou soie artificielle et des produits feutrés.
Les émulsions ou dispersions à convertir à l'état mousseux où la mousse contient un gaz et les émulsions ou dis- @
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persions précitées se trouvant encore à l'état réversible, comprennent celles constituées à partir ou contenant du caoutchouc, de la gutta-percha, du balata ou autres r-ésines végétales analogues, naturelles ou artificielles, vulcanisées ou non.
Ces dispersions aqueuses artificielles peuvent être des dispersions de caoutchouc coagulé, de caoutchouc vulcanisé, de caoutchouc synthétique, de déchets ou de caoutchouc régénéré.
On peut à volonté employer l'une ou l'autre de ces dispersions isolément ou les employer mélangées les unes aux autres.
Chacune de ces dispersions peut contenir les ingrédients de composition usuels connus et/ou peut être sous forme concentrée.
On peut aussi employer des concentrés du genre de ceux décrits dans le brevet belge n .346.188 et le brevet anglais n .219.635, et on peut y ajouter un ou plusieurs des ingrédients de composition ou de mélange usuels.
On peut également employer des émulsions ou dispersions qui sont ou ont été rendues aptes à se gélifier sous l'effet de la chaleur ou auxquelles peuvent être ajoutées certaines substances pour faire gélifier les émulsions ou dispersions aqueuses à froid après un laps de temps déterminé et réglable.
Les exemples suivants indiquent la façon dont on peut exécuter l'invention:
1.- On envoie une nappe cardée de coton entre deux cylindres humectés de coagulant, comme c'est décrit dans le brevet anglais n .416177 . Le coagulant employé est de l'acide acétique aqueux à 10 %.
On envoie aussi entre les cylindres une écume de latex préparée en battant un mélange de latex dans un malaxeur approprié, jusqu'à ce que son volumeaugmente à quatre fois
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son volume initial. Un mélange approprié contient par exemple:
100 parties en poids de caoutchouc
2,5 parties en poids de soufre
0,5 partie " " d'accélérateur
2,0 parties " " d'oxyde de zinc
1,5 partie " Il de pâte d'Igépon A (contenant
30 % d'humidité).
On forme l'Igépon A par condensation d'acide iso- thionique ou de ses sels et d'acide oléique ou de ses dérivés.
Sa formule est par exemple
CES (CH2) 7CH === CH(CH2)7COO . CH2.CH2.SO3Na.
Le latex employé est un latex à 60 % préparé par centrifugation et sa teneur en ammoniac est réduite de la ma- nière connue à 0,2 % avant le mélange. La concentration finale du mélange est d'environ 50 %.
Bien qu'elle soit visqueuse et volumineuse quand on la dépose, la mousse se rompt en traversant la passe entre les cylindres, et après contact avec le coagulant une feuille de coton cardé traité au latex, uniformément caoutchoutée, cohérente et résistante est débitée de manière continue en aval de la passe.
2.- Une mousse analogue à celle décrite à l'exemple précédent peut être employée dans un procédé d'étalement rec- tiligne. On dispose un tissu avec ou sans trame sur un appa- reil d'étalement du type courant. Dans ce cas on applique la mousse sur la lame d'étalement sensiblement comme une pâte et elle se comporte comme telle. Elle ne perce pas à travers le tissu, est visqueuse et ne s'infiltre pas sous les guides. La mousse se rompt en substance en passant sous le gabarit d'éta- lement et, si on le désire, on peut la coaguler ultérieurement par séchage ou par contact avec une surface humectée de coa- gulant.