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Appareil à faire et conserver la crème glacée.
Actuellement, la crème glacée destinée à la vente au détail, est conservée dans des conservateurs comportant, pour chaque type de crème, une sorbetière plongée dans des blocs de glace ou autre source de froid bien isolée de l'extérieur. La crème glacée est préparée dans une machine spéciale, puis, une fois prise, est versée dans la sorbétière du conservateur ; ceci signifie une perte importante de frigories, une perte de temps et constitue en outre un travail désagréable et fastidieux. Dans des machines coûteuses, on a proposé de donner à la sorbétière de la machine à glacer les dimensions des sorbetières du conservateur avec lequel est combinée la machine à faire la crème glacée ; quand la crème glacée est faite dans la machine, on retire la sorbétière que l'on introduit dans le conservateur.
Cette manipulation est désagréable, par suite du froid intense des parois métalliques,de la sorbétière ; elle entraîne encore des pertes
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de froid et, à moins d'une construction spéciale, l'introduction des sorbétières dans les blocs de glace est très malaisée.
La présente invention a pour but de supprimer principalement les pertes de froid dues au transvasement, ainsi que les manipulations désagréables des sorbétières aussi bien que de la crème glacée pendant son transvasement ; elle a également pour but d'éviter l'encombrement des machines à faire la crème glacée.
L'idée directrice de l'invention est d'aménager le conservateur de crème glacée de telle manière que cette crème glacée puisse être faite directement dans ce conservateur, dans l'une et l'autre des sorbétières de celui-ci. De cette manière, la crème et les aromates et autres ingrédients peuvent être versés directement dans la sorbétière du conservateur, y être directement glacés, puis conservés pour toute la durée de la vente en détail.
L'invention consiste donc en un conservateur normal de crème glacée, comportant au moins une sorbétière entourée d'un espace récepteur de la réserve de froid artificiel, lui-même délimité par des parois bien isolées, la caractéristique de ce conservateur étant que chaque sorbétière peut tourner autour de son axe vertical et peut recevoir un couvercle spécial, armé d'un mécanisme à main ou à moteur, par lequel un agitateur monté dans la sorbetière, au travers du couvercle, peut être mis en rotation dans un sens, tandis que le couvercle, et avec lui la sorbétière, tourne, de préférence en sens opposé. L'invention protège le conservateur ainsi combiné, de même, comme élément nouveau, le dit mécanisme et les moyens éventuels d'attache au conservateur.
A titre uniquement indicatif, le dessin annexé montre trois exemples de réalisation de l'objet de l'invention.
Dans l'exemple de la fig.l, où le mécanisme à faire la crème glacée est manoeuvré à la main, le conservateur est représenté en coupe verticale transversale. Il est fait d'un corps 1 à parois par exemple en isoxylotekt, intérieurement tapissées d'une doublure métallique 2. ; cette espèce d'armoire est équipée d'un couver-
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cle supérieur 3 également en masse isolante, monté à charnières.
Dans ce couvercle qui, normalement, reste fermé, sont pratiquées une série d'ouvertures 4 dont chacune correspond à une sorbétière 5. Ces ouvertures sont chacune munies de leur couvercle isolant, non représenté, qui s'emboîte exactement et peut être monté à charnières. La sorbétière est cylindrique et est logée avec jeu dans un treillis cylindrique 6 dont le but est comme il a été exposé dans le brevet N 423. 056. De préférence, le fond de ce cylindre 6 porte une crapaudine 7 pour la réception du tourillon axial 8 fixé au fond de la sorbetière. 9 est une paroi délimitant l'espace 10 pour des blocs de glace en réserve, et 11 est une plaque horizontale, avec laquelle la sorbétière affleure à peu près.
Cette plaque peut comporter une ou deux pinces non représentées qui se rabattent sur le bord de la sorbétière pour maintenir celle-ci et l'empêcher de s'élever sous l'action de l'eau due à la fusion de la glace dans la chambre 12. Ainsi équipé, le conservateur peut servir à conserver longtemps de la crème glacée à vendre en détail. Il est cependant expressément spécifié que l'invention ne se limite pas à ce type de conservateur ; elle s'applique à tous les cas où une sorbétière à crème glacée est logée dans un espace de réfrigération, pour la conservation de la crème pendant son débit ou son transport ; la source de froid peut être quelconque.
La paroi frontale et le dos du meuble conservateur portent, suivant le diamètre de la sorbetière, chacune un organe 13 approprié (pince, attaches, etc.) pour la réception et la fixation amovible d'un support 14 qui, le couvercle de l'ouverture 4 étant enlevé ou relevé, s'étend diamétralement à la dite ouverture, sur toute la largeur du couvercle 3. Ce support rigide porte une boite ou carter 15 dont le manchon 16 est traversé par un arbre horizontal 17 sur l'extrémité libre duquel s'emboîte la manivelle ou volant de manoeuvre 18. Dans la boîte 15, l'arbre porte un pignon cône 19.en prise avec un pignon cône 20 calé sur l'arbre
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vertical 21, dont l'extrémité supérieure est portée par la boite 15 ; inférieurement, cet arbre se termine par une béquille carrée 22.
D'autre part, avant la mise en place de cet ensemble, les attaches reliant la sorbétière à la paroi 11 ont été libérées, et on emboîte sur la sorbétière un couvercle 23 dont la hauteur est telle que son fond supérieur affleure sensiblement avec le couvercle 3. Ce fond supérieur est taillé en forme de pignon cône 24, et est traversé librement par l'arbre 25 portant les bras mélangeurs 26 (plus exactement, l'arbre 25 peut tourner dans ce fond, mais ne peut se déplacer longitudinalement). Le dit arbre 25 se termine supérieurement par un bout carré qui, lors de la mise en place du carter 15, s'engage dans la béquille 22, tandis que le pignon 24 vient en prise avec le pignon 19.
La paroi conique du couvercle 23 porte antérieurement une butée 27 susceptible de venir attaquer la butée interne 28 de la sorbétière.
Dans ces conditions, on comprend que le mouvement de rotation du volant de manoeuvre détermine la rotation des bras mélangeurs batteurs 26 dans un sens et la rotation de la sorbétière dans l'autre sens, tout comme dans une machine ordinaire à faire la crème glacée. Quand la crème est terminée, il suffit de retirer le couvercle 23 et le support 14.
On comprend que la forme de ce support pourrait varier, l'invention consistant uniquement sous ce rapport à équiper momentanément la sorbétière et le conservateur d'un mécanisme manuel de machine à faire la crème glacée.
Dans l'exemple de la fig.2, qui est une vue par derrière, le conservateur comporte deux sorbétières ; le mécanisme supérieur de la fig.l reste identique, avec cette différence que le volant à main est remplacé par une poulie 30 à entraîner par un moteur électrique fixe 31. Ce moteur est placé exactement à égale distance des deux sorbétières. On peut prévoir une poulie 30 pour
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chaque sorbetière, qui restent à demeure sur le conservateur, le mécanisme, à partir de l'arbre 17 (y compris le support 14) étant seul amovible. Dans cette figure, le couvercle 29 d'une ouverture 4 est représenté relevé.
Le moteur pourrait être situé à tout autre endroit ;il peut d'ailleurs être logé dans le conservateur où il sert à produire le froid, son arbre se prolongeant extérieurement pour entraîner la poulie 30 pendant la fabrication de la crème glacée.
Dans l'exemple de la fig.3, le mouvement des bras mélangeurs et de la sorbétière est encore obtenu par moteur électrique.
Celui-ci est mobile ; il est désigné par 33 et est porté par un support 34 déplaçable sur galets ou roues, et susceptible d'être réglé en hauteur grâce à la vis 35. Le carter du moteur .se prolonge par une tête 36, dans laquelle aboutit l'arbre du moteur ; dans ce carter, l'arbre 37 porte le pignon cône 38 en prise avec 39 et avec 40. Le moyeu creux 41 du pignon 40 est supporté par le rebord inférieur de la tête 36, et dans le creux à section carrée de ce moyeu, pénètre le moyeu 42, également à creux carré, du pignon 39 supporté par la tête 36.
Le couvercle 43 à emboîter sur la sorbétière 5 est semblable à celui de la fig'.1 quant à sa liaison avec la sorbétière ; il est traversé par l'arbre des agi- tateurs, qui pénètre dans le creux du moyeu 42., et il porte supériéurement une saillie carrée 44 qui s'engage dans le creux du moyeu 41. Le fonctionnement est identique à celui des exemples précédents.
REVENDICATIONS.
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