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Procédé pour la fabrication de masses plastiques.
Lorsqu'on fluxe des poix de goudron de houille dont le point de ramollissement est d'environ 60-70 C. (d'après Kramer-Sarnow), en les traitant au moyen de produits de goudron de houille, on obtient des substances ductiles et un abaissement du point de ramollissement. Le point de ramollissement pourra à nouveau être élevé légèrement par une addition de matières de charge ;le point de ramollissement s'élève, dans des mesures déterminées, au fur et à mesure qu'augmente la dite charge ; en même temps, la friabilité diminue. Toutefois, les produits ainsi obtenus ne se prêtent pas à toutes les applications, car ou le point de ra- mollissement n'est pas assez élevé, par exemple pour des recouvrements de protection, substances à enrouler, matières collantes, etc., ou la plasticité s'avère insuffisante.
Or, les poix de goudron de houille sont d'autant plus cassantes que leur point de ramollissement est plus élevé. L'augmen-
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tation du point de ramollissement peut être obtenue par exemple en continuant la distillation, ou encore par d'autres traitements.
On a été surpris de constater que des poix de goudron de houille ainsi obtenues deviennent particulièrement tenaces après le traitement aux distillés de goudron de houille.
Comme poix de départ, on utilisera de préférence celles dont le point de ramollissement est supérieur à quelque 1100 C., ou même supérieur à 130 C. et davantage.
Si, à titre de comparaison, on fluxe une poix d'agglomérés (point de ramollissement 60 - 70 C. ) et une poix de goudron de houille dont le point de ramollissement est sensiblement supérieur, de sorte que les mélanges accusent à peu près le même point de ramollissement, on constate que les masses obtenues de la poix très dure et friable à point de ramollissement élevé sont sensiblement plus tenaces que celles obtenues de la poix de briquettes moins dure et moins cassante.
Lorsque des poix ainsi fluxées sont mélangées avec des matières de charge, on constate que, à charges égales au point de vue quantité et nature, et à égalité des points de ramollissement initiaux des poix fluxées, le point de ramollissement de la masse provenant de la poix très friable est sensible- méat plus élevé que celui ae la. masse obtenue de la poix de bri-
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U (1- 1>e;x (GO-70 0 de plus Is1. ténacite slaiiiéliore aussi considérablement.
.ual1-c au traitement je t'311es poix, on a obtenu de très bons résultats en utilisant desdistillés de goudron de houille soli- des ou semi-solides, par exemple des résidus d'anthracène avec
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aa:-;1:,SL<Jn d'huiles de goudron de houille.
Les poix s'avèrent particulièrement appropriées au but considéré si, après la distillation ou autre traitement, la teneur en carbone libre déterminée de la manière habituelle est très élevée par rapport à la poix de goudron de houille (60-70 C. d'après K.S.). Il est avantageux de distiller par exemple jusqu'à ce que la teneur en carbone libre dépasse 45 %, voire même b5 %, tandis
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que celle relative à la poix de goudron de houille utilisée de la même manière (point de ramollissement : 60 - 70 C. d'après K.S.) peut atteindre jusqu'à 25 %. On ne saurait dire si l'effet désiré est déterminé par la forte teneur en carbone libre comme telle, ou si cette teneur élevée n'est que le signe d'une décomposition de constituants nuisibles.
Il est d'autre part avantageux si, par le traitement visant l'accroissement du point de ramollissement, la quantité des constituants sulfonables diminue fortement. Dans le cas d'une poix de goudron de houille (point de ramollissement : 60-70 C. suivant K.S.), la teneur en constituants sulfonables est d'environ 35-40 %, tandis que dans les matières initiales à employer d'après la présente invention, cette teneur devra être inférieure à 5 % ou même à 2 %. En ce qui concerne la destruction des produits attaquables à l'acide sulfurique, celle-ci pourrait s'effectuer aussi de toute autre manière, par exemple par traitement préalable à l'acide sulfurique même.
La faible teneur en constituants sulfonables comporte en outre un avantage direct et pratique, en ce sens qu'en général cette teneur est proportionnelle à la solubilité ou à l'attaquabilité des matières de protection, par des liquides agressifs (eaux de rebut) ; c'est ainsi que le comportement des matières produites comme il vient d'être dit, employées par exemple comme revêtement, est bien meilleur, en ce qui concerne le contact avec des liquides.
Toutefois, les meilleurs résultats sont obtenus avec des poix de goudron de houille accusant à la fois un point de ramollissement fort élevé, une forte teneur en carbone libre et une très faible teneur en constituants sulfonables.
Les couches protectrices, les substances collantes, les masses à enrouler, obtenues des matières fabriquées suivant l'invention, présentent encore l'avantage qu'elles vieillissent moins rapidement, phénomène qui d'ordinaire se traduit par un accroissement manifeste de la fragilité, pendant l'usage.
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Enfin, il y a lieu de faire remarquer que les poids fabriquées et employées de la manière décrite se prêtent également bien à la construction de certaines routes, grâce à leur forte ténacité, à leur point de ramollissement élevé et à leur faible tendance au vieillissement. Dans ce cas, on utilise comme charge additionnelle des fragments de basalte ou autre.
Le progrès réalisé suivant l'invention est démontré par le tableau suivant :
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<tb>
<tb> Matière <SEP> de <SEP> départ <SEP> N <SEP> Point <SEP> de <SEP> ramol- <SEP> Carbone <SEP> Constituants
<tb> lissernent <SEP> suiv. <SEP> libre <SEP> sulfonables
<tb> K. <SEP> S. <SEP> (en <SEP> <SEP> C) <SEP> % <SEP> (%)
<tb> ------------------------------------------------------------------
<tb> 1 <SEP> Poix <SEP> de <SEP> goudron <SEP> 69 <SEP> 22 <SEP> 39
<tb> de <SEP> houille
<tb> 2 <SEP> " <SEP> " <SEP> 69 <SEP> 22 <SEP> 39
<tb> 3 <SEP> Poix <SEP> dure <SEP> 138 <SEP> 54 <SEP> 1
<tb> 4 <SEP> " <SEP> " <SEP> 138 <SEP> 54
<tb>
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<tb>
<tb> ratière <SEP> de <SEP> Addition <SEP> Rapport <SEP> Point <SEP> de <SEP> Ténacité,
<tb> départ <SEP> N <SEP> (flux)
<SEP> haltère <SEP> ramollis- <SEP> hauteur
<tb> de <SEP> dé- <SEP> sèment <SEP> de <SEP> chute
<tb> part <SEP> : <SEP> K.S. <SEP> cm.
<tb> addition <SEP> <SEP> C.
<tb>
------------------------------------------------------------------
<tb>
EMI4.3
1 Ruile d'an- z5 : 15 42.4 l, 05
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<tb>
<tb> thracène <SEP> ne
<tb> laissant <SEP> pas
<tb> residus
<tb> 2 <SEP> Huile <SEP> d'anthracène <SEP> et <SEP> 85 <SEP> :15 <SEP> 41. <SEP> 8 <SEP> 2.40
<tb> résidus <SEP> d'anthracène, <SEP> rapport <SEP> 2 <SEP> : <SEP> 1
<tb> 3 <SEP> comme <SEP> ad <SEP> 1 <SEP> 67:33 <SEP> 47 <SEP> 3 <SEP> . <SEP> 4 <SEP>
<tb> 4 <SEP> cornue <SEP> ad <SEP> 2 <SEP> 67:33 <SEP> 40 <SEP> 4 <SEP> .1 <SEP>
<tb>
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<tb>
<tb> ratière <SEP> de <SEP> proportion <SEP> mélancharge <SEP> ge <SEP> matière <SEP> initiale <SEP> :
<SEP> charge
<tb> 5 <SEP> Poix <SEP> de <SEP> goudron
<tb> de <SEP> houille <SEP> (com- <SEP> microasbeste <SEP> 75:5 <SEP> 46.7 <SEP> 3. <SEP> 7
<tb> ne <SEP> sous <SEP> 1) <SEP> fluxée
<tb> 6 <SEP> comme <SEP> N <SEP> 2, <SEP> fluxée <SEP> " <SEP> 75:25 <SEP> 44.5 <SEP> 4. <SEP> 6 <SEP>
<tb> 7 <SEP> comme <SEP> ? <SEP> 3, <SEP> fluxée <SEP> " <SEP> 75:25 <SEP> 76. <SEP> 4 <SEP> 6. <SEP> 2
<tb> 8 <SEP> comme <SEP> N <SEP> 4, <SEP> fluxée <SEP> " <SEP> 7b:25 <SEP> 71.6 <SEP> 9. <SEP> 4
<tb>
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La détermination du point de ramollissement a été effectuée d'après la méthode KRÄMER-SARNOW, et la détermination de la ténacité d'après la méthode basée sur la chute d'une sphère, comme suit :
On confectionne de la matière à vérifier, des disques de 10 cm. de diamètre et d'une épaisseur de 1 cm. ;
ces disques sont placés sur.une bague qui les supporte uniquement par leur bord.
On laisse tomber verticalement sur le centre de ce disque maintenu à une température de 15 C. un corps sphérique en acier d'un poids de 500 grammes, dont la hauteur de chute est accrue progressivement. La hauteur de chute, à laquelle l'échantillon présente les premiers fendillements, constitue la limite de ténacité.
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R V E. N D I CAT IO S .
1. Procédé pour la fabrication de masses plastiques accusant un point de ramollissement particulièrement élevé et en même temps une forte ténacité, en partant de poix de goudron de houille fluxées, caractérisé en ce que, comme matière de départ, on utilise des poix de goudron de houille à point de ramollissement très élevé., de préférence supérieur à 110 C. ou même supérieur à 130 C. et davantage.