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amplificateur à réglage automatique des nuances.
L'invention est relative à un amplificateur à réglage automatique des nuances. Pour les amplificateurs de ce genre il est d'usage d'engendrer la tension de réglage par le redressement d'une partie de la gamme de fréquences à transmettre.
Après le redressement., la tension de réglage est égalisée en vue de la débarrasser des tensions résiduaires à basse fréquence. Comme pour une égalisation croissante l'inertie du réglage.augmente,-11 est impossible en pratique de pousser l'égalisation de la tension de réglage à un degré suffisamment élevée pour éviter toute distorsion due aux tensions résiduaires
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à basse fréquence encore attachées à la tension de réglage.
En pratique, les basses fréquences à transmettre, situées approximativement dans la zone comprise entre 30 et 150 Hertz, sont déformées à un degré appréciable par le réglage. On pourrait éviter cette distorsion, en supprimant ces fréquences dans la partie de la bande de fréquences à partir de laquelle on obtient la tension de réglage. Ceci aurait, toutefois, une influence fâcheuse sur le réglage des nuances qui ne dépendrait alors que de variations de l'intensité sonore se produisant dans la région des moyennes et hautes fréquences.
Conformément à l'invention, on utilise deux ou plus de deux tensions de réglage produites, indépendamment l'une de l'autre, à partir de différents groupes de fréquences de la gamme de fréquences transmise et dont l'une, produite à partir des fréquences relativement basses, est égalisée par des éléments de filtrage avec une constante de temps plus grande que la tension de réglage obtenue à partir du groupe voisin de fréquences plus élevées. On parvient ainsi au résultat que la totalité de la ou des tensions de réglage est sensiblement dépourvue de restes des fréquences transmises redressées mais dépend alors de toutes les fréquences de la gamme de fréquences transmise.
En pratique on a constaté que le fait que, pour des variations de l'intensité sonore se produisant en substance dans la zone des basses fréquences, le réglage s'effectue avec une inertie plus grande que pour des réglages effectués par des variations de l'intensité sonore qui se produisent en substance dans la zone des moyennes et hautes fréquences, n'a pas d'effet nuisible parce que pour les sons bas les temps d'établissement et d'évanouissement des oscillations des instruments de musique sont notablement plus longs que pour les fréquences acoustiques plus élevées.
Même pour des variations brusques de l'intensité des sons bas
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l'installation selon l'invention n'introduit pas d'inertie supplémentaire dans le réglage, par rapport aux procédés connus. Ceci est dû' au fait qu'une variation d'amplitude très brusque se produisant dans la période de l'augmentation ou de la diminution rapide, donne naissance à de forts harmoniques.
Les amplitudes de ces harmoniques agissent sur le dispositif destiné aux moyennes et hautes fréquences acoustiques et ser- vent à la production de la tension de réglage, et dans la pro- duction de cette dernière tension, elles ne sont, par consé- quent, pas influencées par les constantes de temps plus éle- vées valables pour les basses fréquences acoustiques.
L'invention est particulièrement intéressante pour des récepteurs perfectionnés donnant une bonne reproduction des basses. Elle est aussi importante pour l'utilisation de compression des nuances (réglage des nuances du côté émetteur) parce que dans ce cas il faut des temps d'ajustage très courts pour éviter la surcharge. Par les expressions "temps d'ajustage et "temps de désajustage" on doit entendre ci-après le temps s'écoulant entre le moment où l'intensité des sons commence, respectivement, à augmenter ou à diminuer et le moment où les tubes réglés acquièrent la tension de polarisation correspon- dant à la nouvelle intensité des sons.
L'invention permet d'utiliser des constantes de temps ayant une telle valeur faible et,néanmoins, d'obtenir une tension de réglage débarras- sée sensiblement complètement de restes des basses fréquences acoustiques.
On peut aller encore plus loin avec la subdivision et utiliser trois ou plus de trois tensions de réglage obtenues à partir de divers groupes de fréquences et pour lesquelles il existe un certain rapport entre leurs constantes de temps et la fréquence-limite inférieure du groupe de fréquences en @ cause, On obtient ainsi un réglage automatique de la valeur
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de la constante de temps sous la dépendance de la partie de la bande de fréquences transmise qui comporte les variations principales de l'intensité des sons, et, en outre, en raison de l'effet décrit des harmoniques, une dépendance de la constari- te de temps de la rapidité des variations de l'intensité des sons.
Pour la division de la bande de basses fréquences destinée à la formation des tensions de réglage, en plusieurs groupes de fréquences dont chacun est amené à un redresseur séparé suivi d'éléments de filtrage, on peut utiliser les dispositifs connus tels que les circuits de filtrage et analogues.
Les tensions de réglage peuvent être égalisées en partie par des organes de filtrage communs, mais dans ce cas il est nécessaire de soumettre une ou plusieurs des tensions de réglage, soit d'avance soit après-coup, à un filtrage supplémentaire pour produire ainsi les différences des constantes de temps.
Les tensions de réglage peuvent être amenées à l'élément réglé ou aux divers éléments réglés de l'amplificateur soit au même point soit en différents points. Ces tensions doivent être polarisées de manière à influencer le degré d'anplification dans le même sens.
L'invention sera expliquée en détail avec référence au dessin annexé qui représente, à titre d'exemple, une installation complète destinée à la reproduction d'un disque de phonographe.
A partir du lecteur de phonographe 1, la tension alternative à basse fréquence est amenée, à travers le régulateur de l'intensité des sons 2, à la grille de commande du tube pentode Vi dont la cathode est désignée par 4. Le tube comporte, en outre, une grille-écran 5, une grille de réglage @
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6 et une anode 7. Les oscillations à basse fréquence amplifiées plus ou moins par Vi, sont amenées, par 1'intermédiaire du transformateur 8, à l'amplificateur à basse fréquence 9 auquel est raccordé le haut-parleur 10. A la grille de commande 3 est appliquée une tension de polarisation négative qui est prise aux bornes de la résistance cathodique 11 et est égalisée par le con- densateur 12.
Les résistances 13 et 14 ainsi que les condensa- teurs 15 et 16 servent à diviser et à égaliser la tension ano- dique et la tension de la grille-écran. Le lecteur fournit, en outre,à travers le condensateur 17, une tensionà la grille de commande 18 d'un tube-triode V2 dont le circuit anodique comporte un transformateur 19 à deux enroulements secondaires
21 et 22..Aux bornes de l'enroulement 20 est prise la tension de réglage qui correspond sensiblement aux amplitudes des sons bas. Pour cette raison on a prévu un diviseur de tension dé- pendant de la fréquence, qui est constitué par une résistance
32 et un condensateur 22.
Pour les fréquences plus élevées, la tension alternative existant sur le condensateur 22 dis- paraît et la tension continue de réglage produite par le redresseur V3 et l'élément de filtrage qui y est raccordé, constitué par le condensateur 23 et la résistance 24, se rapproche de zéro. Contrairement à ceci, l'enroulement 21 est raccordé à son circuit redresseur (constitué par V4'
29 et 30) de telle façon que pour les sons bas il ne se produise pas de tension de réglage ou seulement une tension de réglage très faible. Ici le diviseur de tension dépendant de la fréquence est composé d'une résistance 27 et d'un con- densateur 28. La résistance 26 est prévue pour l'amortissement de l'enroulement 21, mais elle peut aussi être omise.
Les ré- sistances 27 et 32 ainsi que les condensateurs 22 et 28 doi- vent être calculés de telle façon qu'il se produise la dépen- dance de fréquence voulue des deux tensions de réglage. De
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plus, il est aussi possible de réaliser plus tard au cours du fonctionnement une adaptation mutuelle en ajustant les résistances 24 et 30 construites comme diviseurs de tension et dont les contacts mobiles sont mis à la terre, pour les hautes fréquences, par l'intermédiaire d'un condensateur (25 et 31).
L'élément de filtrage 23, 24 doit être calculé de telle façon que la vitesse du réglage soit plus grande que pour l'autre tension de réglage. Comme directive pour le calcul des éléments de connexion peuvent être données, par exemple, les valeurs suivantes: La tension de réglage produite en substance des fréquences comprises entre 30 et 200 Hertz acquiert un temps d'ajustage de 15 à 20 millisecondes environ et un temps de désajustage de 1 à 1,5 sec. environ. La tension de réglage produite à partir des fréquences, de préférence, de 200 à 10.000 Hertz acquiert, par contre, un temps d'ajustage bien plus court de 5 millisecondes environ et un temps de désajustage de 200 millisecondes environ.
Il y a lieu d'observer que le temps de désajustage est proportionnel à la capacité du condensateur de charge (23 ou 29) et à la valeur de la résistance de décharge connectée en parallèle avec le condensateur (24 ou 30). Si la capacité du condensateur 23 est de 2 F et si la résistance 24 a une valeur de 0.5 mégohm, le temps de désajustage est de 1 seconde. Le temps d'ajustage est également proportionnel aux valeurs des résistances de charge et de décharge.
L'installation représentée sur le dessin peut aussi être utilisée, après inversion des pôles, pour la compression des nuances.