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Machine à. baratter et pétrir le beurre.
On connaît des machines qui barattent et pétrissent le beurre, la margarine etc.,mais qui ne sont pas munies de cylin- -dres. Dans ce genre de machines, pouvant par exemple avoir la forme d'un cube qui tourne autour d'un axe diagonal, la matière subit le pétrissage du fait que, soulevée légèrement par suite de la rotation du récipient, elle retombe contre la paroi de ce dernier, opération qui se répète aussi longtemps que le récipient continue à tourner. Dans ce procédé, on constate cependant que si, d'une part, la matière est suffisamment travaillée dans ses couches extérieures, la motte se formant à l'intérieur de la matière à pétrir subit, d'autre part, un traitement insuffisant pour répartir assez finement les gouttelettes d'eau se trouvant dans la matière.
Suivant l'invention, cet inconvénient est supprimé du fait que, à l'intérieur du récipient, sont disposés des organes, par exemple une ou plusieurs tiges, des fils etc., qui, lors de la ro-
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tation, divisent la motte de beurre en deux ou plusieurs parties, lesquelles se réunissent ensuite de nouveau pour former une autre motte, dont les parties extérieures ne sont cependant plus les mêmes qu'auparavalit.
Ces tiges ou fils sont disposés de telle manière qu'ils traversent l'intérieur du récipient; d'une paroi à l'autre, et ce de préférence de telle sorte qu'ils s'étendent perpendiculairement à l'axe de rotation du récipient. Cependant, on pourrait aussi les monter de manière qu'ils s'étendent parallèlement à cet axe de rotation ou forment un angle avec ce dernier. Enfin, leur disposition pourrait également être telle qu'ils ne coupent pas l'axe de rotation du récipient. Lorsque celui-ci accuse la forme d'un cube, il est avantageux de disposer ces éléments perpendiculairement par rapport à deux parois opposées.
Au lieu d'employer des tiges ou des fils qui traversent le récipient, en s'étendant d'une paroi extérieure à l'autre, on peut utiliser aussi une ou plusieurs tiges qui, fixées à la paroi intérieure du récipient, pénètrent quelque peu dans la chambre formée par celui-ci. De préférence, ces tiges sont, par rapport à la paroi du récipient, disposées de telle manière qu'elles s'étendent perpendiculairement à la partie de la paroi à laquelle elles sont assujetties.
Dans les machines à baratter et pétrir le beurre,.munies de cylindres, il n'est pas nouveau d'y disposer une telle tige transversalement au récipient, en vue de répartir ainsi uniformément, sur toute sa longueur, le beurre à pétrir, car il a été constaté que, dans ces machines, le beurre accuse une tendance à s'accumuler aux parois extrêmes du récipient. Dans ces machines déjà connues en soi, le pétrissage s'effectue entre les cylindres, et le but de la dite tige n'est nullement d'améliorer le pétrissement, mais uniquement de répartir uniformément le beurre, dans tout le récipient. Dans les constructions connues jusqu'ici, la répartition de l'eau dans le beurre est effectuée par les cylin- dres.
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Grâce à la présente invention, on aboutit à l'avantage de pouvoir supprimer les cylindres, tout en obtenant un pétrissage satisfaisant, ce qui était impossible jusqu'à présent sans les cylindres pétrisseurs.
REVENDICATIONS.
1. Machine à baratter et pétrir le beurre, sans cylindres, munie d'organes fixés à la paroi du récipient, laquelle travaille, lors de la rotation de ce dernier, la matière à traiter, caractérisée en ce que les dits organes accusent une forme telle qu'ils puissent, lorsque la machine est employée comme pétrisseuse, diviser la motte de matière, grâce à la rotation du récipient.