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Dispositif de réglage automatique du tir pour armes à feu fonctionnant suivant le principe du recul.
La présente invention se rapporte à un dispositif de réglage automatique du tir pour armes à feu, tels que mitrailleuses, canons anti-aériens, etc.
Le but essentiel de l'invention est de pouvoir régler automatiquement le tir fauchant tant en largeur qu'en profondeur et de permettre que le tir soit :
1) suivant une ligne droite horizontale ;
2) suivant une ligne droite verticale ;
3) suivant une ellipse dont le grand axe est hori- zontal ou à peu prés ;
4) suivant une ellipse dont le grand axe est ver- tical ou à peu près; 5) suivant un cercle.
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Un autre but est de rendre possib le la mise en action d'une manière simultanée d'une série d'armes à partir d'un poste central sans que là présence du servant soit nécessaire à côté de l'arme.
Conformément à l'invention, on prévoit des moyens actionnés par le mouvement de recul et par lesquels le canon de l'arme peut, pendant le tir, recevoir des déplacements ré- glables tant horizontalement que verticalement, de telle sorte que l'arme parcourt une trajectoire réglable depuis la lime droite jusqu'à une trajectoire se rapprochant d'un cercle en passant par des ellipses de formes réglables.
Il en résulte que l'on peut régler d'avance le tir pour une batterie de plusieurs pièces de telle manière que la mise en action.d'une série d'armes,par exemple de mitrail- leuses, bégaye avec une efficacité maximum une surface ou zone bien déterminée tant en largeur qu'en profondeur. En outre, on peut, d'un poste central, mettre en action les pièces dont le tir peut être ainsi parfaitement réglé d'avance.
En pratique, les mouvements tant horizontaux que verticaux du canon de l'arme sont commandés chacun par l'in- termédiaire d'un jeu de leviers et d'un mécanisme fonctionnant à la façon d'un excentrique et comprenant un maneton pouvant occuper une position excentrée réglable.
Les dessins ci-joints montrent comment l'inventign peut être réalisée en pratique.
La figure 1 est une vue en élévation de face du mé- canisme permettant une orientation automatique du canon de l'arme.
La figure 2 est une vue en plan.
Les figures 3, 4, 5, 6, 7 et 8 sont des vues de dé- tails.
La figure 9 est une vue destinée à montrer le mé- canisme de déclenchement de l'arme lorsque celui-ci a lieu d'une commande centrale.
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La figure 10 est une vue d'ensemble montrant l'arme reposant sur un trépied ou sur un'autre support.
Sur lea dessins ci-joints (fig.1), 1 désigne le corsage de la mitrailleuse ou d'une autre arme, et 2 la manet- te d'armement qui oscille autour d'un pivot 3 sur lequel est également calée une pièce 4 sur laquelle s'articule librement une bielle 5 qui est montée à pivot à l'extrémité d'un levier 6 pouvant osciller sur un tourillon 7. Ce levier 6 est muni d'une rainure 8 dans laquelle un tourillon 9 peut occuper une position réglable.
Le tourillon 7, de même qu'un autre tourillon 10, sont supportés par une pièce 11 fixée au corsage 1 de l'arme.
Sur le tourillon 10, est monté un levier 12 qui por- te à son extrémité inférieure uhe bielle 13 dans laquelle s'en- gage le tourillon 9.
L'axe d'articulation 14 du levier 12 et de la bielle 13 porte une bielle à genouillère 15 qui s'articule, également par genouillère, sur une douille 16 (fig.l et 2) faisant co rps avec un bras 17 s'articulant autow d'un axe vert-ical 18 por- tant une roue à rochet 19, dans la denture de laquelle prend un corbeau 20 monté élastiquement dans la douille 16. L'axe vertical 18 tourne à son extrémité supérieure dans une pièce 21 et à son extrémité inférieure dans une pièce 22.
Les pièces 21 et 22 forment les branches d'une fourche 23 qui peut coulis- ser sur une pièce fixe en arc de cercle 24 (fig.2). D'autre part, à l'opposé de la fourche 23, la pièce 22 porte un boulon 25 pouvant coulisser dans une rainure 26, également en arc de cercle, formée dans une pièce fixe 27.
La pièce 24 en arc de cercle et la pièce fixe 27 sont supportées par n bâti constitué par deux montants-28 et 29 re- liés entre eux par une traverse 30 pourvue d'un support 31 muni d'une articulation 32 avec serrage à vis.
En outre, l'axe 18 porte vers le bas, en-dessous de la pièce 22, une plaque rectangulaire 33 munie d'une glissière
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34 dans laquelle peut coulisser une pièce 35 munie d'une tige filetée 36 s'engageant par une extrémité dans un touril- lon 37 pouvant se déplacer dans une rainure de la traverse 30.
Cette tige filetée 36 est munie d'un écrou à ailette 38 assu- rant le blocage de la pièce 35 dans la glissière 34.
D'autre part, la roue à rochet 19 fait corps avec un pignon conique 39 en prise avec un pignon coniq ue 40 tour- nant librement sur un axe horizontal 41 également supporté par la pièce 21.
Le pignon 4C est muni de deux saillies en arc de cercle 42 et 43 (fig. 4) servant de support à un cylindre 44 rendu solidaire du pignon 40 par des vis (non représentées) passant dans des trous 45. Le cylindre 44 est fermé du côté opposé au pignon 40 mais possède de ce côté une ouverture al- longée 46 (fi.5) dans laquelle peut coulisser une tige file- tée 47 faisan;. corps avec un coulisseau 48 se déplaçant entre les faces rectilignes 49 des saillies 42 et 43. Ce coulisseau 48 est porté par une vis 50 supportée à ses deux extrémités par le cylindre 44. Une de ces extrémités peut être commandée par une clé spéciale afin d'en assurer la rotation.
Sur la périphérie extérieure du cylindre 44 est mon- té au moyen de billes un anneau de roulement 51 (fig. 1 et 6) qui roule sur un chemin en arc-de cercle 52 (fig.l) porté par la pièce fixe 27.
L'extrémité de l'axe 47 s'engage dans une douille 54 (fig. 8) qui peut voyager dans la rainure 54 d'une pièce 55 rendue snlidaire du corsage de l'arme au moyen d'une fourche 56. on prévoit également un écrou à ailette 57 s'engageant sur la partie filetée de l'axe 47 et destiné à assurer le blocage de cet axe dans une position excentrée déterminée.
Afin d'assurer un entraînement positif de l'arme dans le-plan horizontal, on prévoit une pièce 58 solidaire du cor- sage par un axe 59 et munie à sz partie inférieure d'une fourche 60 qui embrasse la fourche 23.
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L'arme repose comme d'habitude sur un trépied ou un bâti 61 (fig.10) sur lequel est fixée une boite-,62 contenant une tige 63 dont une partie-est filetée à droite et une autre est.filetée à gauche. Chacune de ces parties porte un écrou 64-65 pouvant se déplacer sur ces tiges. L'écrou 65 est relié par une bielle 66 au pivot 32 de la pièce 31 du mécanisme : l'écrou 64 porte également une bielle 67 dont l'autre extrémité 68 est supportée par la bielle 66 et peut coulisser dans une rainure en arc.. de cercle 68 de la ;bielle 66.
L'extrémité 68 de la bielle 67 est munie d'une vis de blocage.
La tige filetée 63 se prolonge à l'extérieur de la botte 62 et est munie d'un volant de manoeuvre 70.
Chacune des poignées 71 de l'arme porte à-sa partie . supérieure une bague 72 supportant un axe 73.
Sur ce dernier et face à la gachette 74 de l'arme, est monté un levier 75 muni d'une came 76. A l'autre extré- mité du levirer 75 est fixé un cordon 771. En tirant sur le câ- ble 77, on provoque la rotation du levier 75 autour de l'axe 73, de sorte que la came 76 soulève la sûreté 78 et heurte la gâchette 74,- ce qui provoque la-mise en action de l'arme-.Le câ- ble 77 peut être relié à une commande centrale soit mécanique, agit électrique de telle sorte que l'actionnement de cette com- mande centrale peut p rovoquer la mise en action d'une manière simultanée d'une série de mitrailleuses ou d'autres armes à partir d'un point éloigné de celles-ci.
D'autre part, à chaque mouvement de recul, la pièce 4 et la bielle 5 sedéplacent dans le sens de la flèche F ; de ce fait, le levier 6 oscille autour de l'axe 7 et entrane dans le sens de la flèche F1 la bielle 13 qui est soutenue par le levier 12, lequel oscille également dans le sens de la flè- che F1 ;la bielle 15 participe à ce mouvement et grâce au cor- beau 20 fait, tourner la roue à rochet 19. L'amplitude de cette @
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rotation dépend de la position du tourillon 9 dans la rainure 8 du levier 6.
Ces positions sont calculées de telle façon que lorsque le tourillon 9 est dans la position a, la bielle 15 et le corbeau 20 se déplacent d'une'quantité inférieure à une dent de la roue 19, de sorte que celle-ci reste immobile ; par contre, lorsque le tourillon occupe les positions b et c, la roue 19 est entraînée respectivement d'une quantité égale à une ou deux dents.
Lorsque la roue 19 est entraînée, comme celle-ci est solidaire de l'axe vertical 18, la plaque 33 est entraînée dans un mouvement de rotation auquel participe le maneton 36, qui se déplace dans la rainure de la traverse 30 ; cette rainure étant fixe , il en résulte que 1''ensemble du mécanisme se dé- place suivant un mouvement d'oscillation dans le plan horizon- tal autour de l'axe vertical A-B de la figure 10, et l'arme elle-même participe à ce mouvement.
Ce mouvement est guidé par le coulissement de la fourche 23 sur la pièce 24; d'autre part, ce guidage est éga- lement effectué par le déplacement du boulon 25 dans la rainure 26 de la pièce 27.
En outre, l'arme peut osciller dans le plan vertical autour de l'axe C (figure 10) d'une manière réglable et auto- matique, étant donné que la roue conique 39 commande la roue 40 laquelle entraîne le tambour 44, et l'axe 47. Si l'axe 47 se trouve dans le prolongement de l'axe 41, l'axe 47 tourne sur lui-même sans exercer d'action sur la pièce 55, mais si, à l'aide de la clé spéciale, on a agi sur la vis 50 et amené le bleuet 48 et l'axe 47 qui en est solidaire dans une position excentrée par rapport à l'axe 41, l'axe 47 devient un bouton de manivelle et entraîne la pièce 55 par l'intermédiaire de la douille 53 et de la rainure 54 suivant un mouvement alternatif indiqué par la flèche F2.
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L'écrou 57 sert à fixer l'axe 47 dans sa position excentrée.
D'autre part, durant le déplacement horizontal, l'en- semble du mécanisme est soutenu en partie par le rail 52, sur lequel se déplace la bague 51.
'Comme on le comprendra, grâce à la disposition décri- te, on peut régler d'une part l'amplitude du mouvement horizon- tal en faisant occuper au bouton 36 une position réglable par rapport à l'axe 18, le rayon variable R déterminant donc l'im- portance du mouvement horizontal et d'autre part l'amplitude du mouvement vertical en agissant à l'aide de la clé spéciale sur la vis 50 qui fait varier la position de l'axe 47, comme expli- qué.
Chacun de ces réglages peut se .faire de zéro à un maximum de sorte que l'on peut obtenir en utilisant ces régla- d' ges, soit indépendamment, soit/ une manière combinée,pour le dé- placement de la bouche du canon de l'arme:
1) Une trajectoire horizontale rectiligne d'amplitude réglable .
2) Une trajectoire verticale rectiligne d'amplitude réglable.
3) Une trajectoire en forme d'ellipse aplatie d'am- plitude- réglable dans le plan horizontal.
4) une trajectoire en forme dellipse aplatie, d'am- plitude réglable dans le plan vertical.
5) Toutes les ellipses tant horizontales que verti- cales jusqu'à une trajectoire correspondant à peu près à un cercle et déterminée par le rayon maximum R de l'excentricité du maneton 36 et du rayon maximum.R d'excentricité de l'axe 47 par rapport à l'axe 41.
On peut effectuer un réglage brut de l'arme dans le plan vertical en agissant sur le volant 70, ce qui a pour effet de rapprocher ou d'écarter les .écrous 64 et 65 pt par conséquent de soulever ou d'abaisser le p ivot d'articulation 32.
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On peut en outre régler la rapidité du déplacement de l'arme en plaçant le pivot 9 dans la position b de la figure 1 ou dans la position c de la figure 1, étant donné que, comme expliqué ci-dessus;dans l'une des positions, le cerceau 2C fait tourner la roue 19 d'une dent ou de deux dents. Lorsque l'axe est dans la p osition a, aucun déplacement (ni horizontal, ni vertical) de l'arme n'a lieu, vu que la roue 19 n'est pas mise en rotation.
L'arme peut fonctionner néanmoins de la manière habituelle, c'est à dire sans décrire une trajectoire résultant de la combinaison des mouvements horizontaux ouverticaux.
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e v e n d i c a t ion s. l.- Dispositif de réglage automatique du tir pour armes à feu tels que mitrailleuses, canons anti-aériens, etc., caractérisé en ce que l'on prévoit des moyens actionnés par le mouvement de recul de l'arme et par lesquels le canon de l'arme peut, pendant le tir, recevoir des déplacements réglables, tant ho- rizontalement que verticalement, de telle sorte que la bouche dé l'arme parcourt une trajectoire réglable, depuis la ligne droite jusqu'à une trajectoire se rapprochant d'un cercle en passant par des ellipses de formes réglables.