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APPAREIL DE MECANOTHERAPIEo
La présente invention concerne les appareils de mécanothérapie dans lesquels un organe de traitement animé d'un mouvement alternatif oblige une articulation d'un malade à accomplir son mouvement naturel, et elle a pour objet un tel appareil qui est peu encombrant et de construction simple et dans lequel l'amplitude de l'organe de traitement peut être modifiée facilement du- rant le fonctionnement, sans qu'il soit nécessaire d'arrêter l'appareil.
L'appareil de mécanothérapie selon l'invention comporte, en com- binaison, un moteur principal d'entraînement dont l'arbre est relié par une transmission comprenant une manivelle à un levier mobile passant par un point fixe, mais dont la position est réglable, des moyens comprenant un moteur au- xiliaire et/ou un organe de commande manuelle pour déplacer ledit point fixe, et une seconde transmission reliant le levier mobile à un levier de travail destiné à recevoir l'organe de traitement.
Quand le point par lequel passe le levier est déplacé, le rap- port des distances de ce point aux points d'attache des deux transmissions varie, de sorte que l'amplitude du mouvement du levier de travail varie, cet- te variation pouvant être effectuée même durant le fonctionnement de l'appa- reil.
Dans un mode de réalisation préféré de l'appareil selon l'inven- tion,un coulisseau relié par une transmission au moteur auxiliaire et/ou à l'organe de commande manuelle est monté coulissant par rapport au levier mo- bile, des moyens étant prévus pour s'opposer au déplacement dudit levier mo- bile suivant son grand axe.
D'autres caractéristiques apparaîtront au cours de la descrip- tion qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés donnés à titre d'exemples non limitatifs et dans lesquels:
La figure 1 est une vue en élévation de l'ensemble de l'appa-
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reil:
La fig. 2 en est une vue latérale;
La fig. 3 en est une vue en plan;
La fige 4 est un schéma du mécanisme de l'appareil;
La fig. 5 est une vue en perspective d'un des leviers de trans- mission;
La fig. 6 représente un détail d'une variante dans lequel la po- sition moyenne du levier de travail est pratiquement fixe;
La Fig. 7 représente le dispositif de commande de la variation d'amplitude du levier de travail;
La fig. 8 montre la fixation du levier de travail;
La fig. 9 est une vue en coupe verticale d'un mode de réalisa- tion pratique de l'appareil selon l'invention;
La fig. 10 en est une coupe transversale;
La fig. 11 en est une autre coupe transversale;
La fig. 12 en est une coupe horizontale;
La fig. 13 est une vue en élévation d'un détail ;
La fig. 14 est une vue en coupe de la pince servant à fixer les organes de traitement sur le levier de travail;
La fig. 15 représente en élévation un organe de traitement desti- né à agir sur les doigts;
La fig. 16 est une vue en plan d'un organe de traitement pour réaliser une flexion palmaire ou dorsale du poignet;
La fig. 17 en est une coupe suivant XVII-XVII de fig. 15 ;
La fig. 18 représente en perspective une poignée de traitement;
La fig. 19 en est une coupe transversale.
L'appareil, représenté dans son ensemble aux fig. 1 à 3, com- prend un mécanisme qui est renfermé à l'intérieur d'un carter 1 et permet de transformer le mouvement de rotation d'un moteur d'entraînement 2 en un mouvement alternatif imprimé à un levier de travail 3. L'amplitude du mou- vement du levier 3 peut être réglée, soit à l'aide d'un moteur 4, soit à l'aide d'une manivelle 5.
Le mécanisme d'entraînement (fig. 4) comprend une manivelle 6 calée sur un arbre 7 qui est susceptible d'être entraîné en rotation par le moteur 2. La manivelle 6 est reliée par une biellette 8 à un levier 9 qui est articulé en 10 sur une bielle 11,elle même montée pivotante en 12 par rap- port au carter 1. Le levier 3 est calé sur l'axe 13a d'une manivelle 13 qui est reliée à l'une des extrémités d'une bielle 14 dont l'autre extrémité est montée pivotante sur le levier 9, autour du pivot 10. Une tige filetée 15, immobilisée longitudinalement par une butée 16, est susceptible d'être en- traînée en rotation par l'intermédiaire d'un organe de commande schématisé par la manivelle 17.
Sur cette tige 15 est vissé un écrou 18 sur lequel est articulée l'une des extrémités d'un levier 19 dont l'autre extrémité,est mon- tée pivotante sur un levier 20. Celui-ci est tourillonné en un point fixe 21, et, sur son extrémité, est monté pivotant en 22 un coulisseau 23 engagé dans des glissières fixées à cet effet sur levier 9.
Lorsque l'arbre 7 est entraîné en rotation, la bielle 8 imprime au levier 9 un mouvement que l'on peut pratiquement assimiler à une rotation autour du pivot 23 du coulisseau 22. Lorsque le pivot 22, dont la position par rapport au levier 9 peut être réglée en faisant tourner la tige 15 à l'ai- de de l'organe de commande 17, coïncide avec le pivot 10, la rotation de l'ar- bre 7 n'a aucun effet sur le levier 14 et, par suite, sur le levier 3.
Lors-
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que ce pivot 22 se trouve à une certaine distance du pivot 10,¯la,rotation de l'arbre 7 imprime au levier 3 un mouvement alternatif dont.l'amplitude est d'autant plus grande que la distance séparant les pivots;22 et,10 est-, elle-même plus grandeo
La figo 5 montre un mode de réalisation pratique du levier 9.'
Tel qu'il est représenté, ce levier a une section transversale sensiblement carrée et l'une de ses extrémités forme une fourche 9a destinée à recevoir la bielle 8, un alésage 24 étant prévu dans cette fourche pour le passage de l'axe de liaison.
Sur deux faces latérales opposées du levier 9 sont fi- xés des tourillons 25 et 26 destinés à servir de pivots respectivement à la bielle 14 et à la bielle 11, ces bielles étant alors doubles ou du type "à fourche". Le levier 9 est évidé intérieurement en 28 de manière à constituer une glissière pour le coulisseau 23 et une fente 29 est prévue pour laisser passer le levier 200
Dans le mécanisme schématique représenté à la fig. 4, le pivot
22 décrit un arc de cercle quand on déplace le levier 20 à l'aide de l'orga- ne de commande 17 Par suite de cette disposition, la position moyenne du levier 9 et, par suite, celle du levier 3, varient suivant l'amplitude. Pour obvier à cet inconvénient, on peut utiliser le dispositif représenté en per- spective à la figo 6.
Sur l'extrémité du levier 20 qui forme une chape 30 est montée pivotante une pièce en forme de triangle 31. Cette pièce comporte un alésage
32 pour le passage du pivot 22; un galet 33, monté à rotation par rapport à la pièce 31, est engagé dans une glissière 34 dont la forme est telle que, lorsque la pièce 31 est déplacée par le levier 20 tournant dans le sens de la flèche 35, le pivot 22 décrive une trajectoire rectiligne schématisée par la flèche 36. La forme de la glissière 34 peut être déterminée par le procédé usuel de tracé des cames.
La figo 7 montre comment la tige 15 peut être entraînée en ro- tation par la manivelle 5 ou par un arbre 37, relié par l'intermédiaire d'en- grenages réducteurs de vitesse à l'arbre du moteur 4.
Sur l'axe de la manivelle 5 est fixé un pignon conique 38 en prise avec un pignon conique 39 calé sur la tige 15. D'autre part, l'arbre 15 peut être entraîné en rotation, par l'intermédiaire d'un dispositif de roue libre comprenant un boîtier 40 et des cames 41, par un crabot 42 calé sur l'arbre 37 et susceptible de venir en prise avec le boîtier 40. Les mo- yens pour mettre le crabot en ou hors d'action n'ont pas été représentés au dessin.
Lorsque le crabot est en position active, le moteur 4 entraîne la tige 15 dans le sens correspondant à l'augmentation de l'amplitude du mou- vement du levier 3. Si on le désire, on peut faire tourner la tige 15 dans le même sens mais avec une vitesse plus grande à l'taide de la manivelle 5, le dispositif de roue libre entrant alors en action. Mais dans le cas où l'on veut faire tourner la tige 15 dans le sens contraire à l'aide de la manivel- le 5 pour diminuer ladite amplitude, il est nécessaire de décraboter les pièces 40 et 42 en déplaçant cette dernière vers le haut.
Ce dispositif per- met donc, soit d'augmenter automatiquement et de façon continue l'amplitude du mouvement du levier 3, soit d'augmenter cette amplitude manuellement en tournant la manivelle 5 dans le sens convenable, soit encore de diminuer ma- nuellement cette amplitude après avoir décrabotéo
La figure 8 représente principalement le mode de calage du le- vier 3 qui est de préférence monté réglable par rapport à l'axe 3a. A cet effet, l'une des extrémités du levier 3 porte une partie 43 en dents de loup susceptible de coopérer avec une pièce 44 également en dents de loups, la pièce 43 étant munie d'un alésage pour le passage de l'extrémité filetée de l'axe 3a. Un écrou moleté 45 maintenant en contact les pièces 43 et 44.
Dans le mode de réalisation pratique représenté aux fig. 9 à 12, l'arbre 46 du moteur d'entraînement 2 porte un pignon 47 en prise avec une roue dentée 48 calée sur l'arbre 7. Ce dernier est supporté par le car-
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ter 1 et par un coussinet 49 fixé en trois points sur des bossagea de ce car- tero Le dit arbre 7 est relié par la manivelle 6 et la biellette 8 au levier 9 et celui-ci est à son tour relié au levier de travail 3 par la biellette 14 qui est ici du type à fourche en deux parties, la manivelle 13 et l'arbre 13a.
Des bielles lla et llb sont montées pivotantes à l'une de leurs extrémités sur le levier 9 et, à leur autre extrémité, sur des tourillons 12a et 12b. A l'intérieur du levier 9 se trouvent des galets 50 montés pivotants sur la piè- ce triangulaire 31. Ainsi qu'il a été précédemment expliqué, la pièce 31 est montée pivotante sur le levier 20, et le galet 33, dont l'axe est solidaire de ladite pièce, est engagé dans la glissière 34. Le levier 20 est solidaire d'une pièce en forme de U 51 dont chacune des extrémités est reliée par une bille 19a ou 19b à l'écrou 18 vissé sur la tige 15. Cet écrou est empêché de tourner par des galets 52 coopérant avec une glissière 53 fixée au carter 1.
La tige 15 est supportée à son extrémité inférieure par un pa- lier 54 et est reliée, à son extrémité supérieure, avec l'arbre 37 qui est commandé par le moteur 4 par l'intermédiaire d'un réducteur de vitesse. Le pignon conique 39 calé sur la tige 15 est en prise avec le pignon conique 38 calé sur la manivelle 5.
Le moteur 4 et son réducteur de vitesse sont supportés par un plateau 55 qui est monté pivotant, autour d'un axe 56, sur un bras 57 soli- daire,par l'intermédiaire d'un boîtier 58, avec le carter 1. Le plateau 55 repose sur un excentrique 59 calé sur une tige de commande 60. Une lame de ressort 61 fixée sur le plateau 55 et prenant appui sur un épaulement d'une tige 62 solidaire du boîtier 58 tend à appuyer ledit plateau 55 contre l'ex- centrique 590 On voit que la manoeuvre de la tige 60 a pour effet de faire pivoter le plateau 55 autour de son pivot 56 et, par suite, de mettre le crabot 40-42 hors d'action.
L'amplitude du mouvement du levier 3 est fonction de la posi- tion de la pièce 51. L'arbre 21, dont est solidaire ladite pièce 51, peut donc être utilisé pour indiquer et contrôler l'amplitude de ce mouvement.
A cet effet, une aiguille 63 est calée sur l'arbre 21 et se déplace devant un secteur 64 gradué en demi-amplitude du levier 3. Un déclencheur 65, muni d'une lumière 65a, est monté pivotant sur l'arbre 21 et est constamment rap- pelé vers la gauche par un ressort 66. Dans la lumière 65a est monté un bou- ton 65b réglable en position. Le déclencheur 65 est agencé pour ouvrir, quand il pivote vers la droite, un interrupteur 67 commandant le circuit d'alimentation du moteur 4. L'aiguille 63 mobile devant la graduation du secteur 64 est susceptible de rencontrer le bouton 65b. Cette aiguille in- dique la demi amplitude du mouvement du levier 3. Quand l'amplitude a at- teint la valeur en face de laquelle a été fixé le bouton 65b l'aiguille entraîne le bouton et le déclencheur 65 en commandant l'interrupteur 67 et en assurant, par suite l'arrêt du moteur 4.
L'appareil de mécanothérapie selon l'invention peut être uti- lisé pour assurer un grand nombre de traitements mécanothérapiques.
On a indiqué, à titre d'exemple, aux figures 14 à 19 comment l'appareil pouvait être utilisé pour le traitement des membres antérieurs.
Sur le levier 3 est montée une pince 68 susceptible d'être fixée en posi- tion à l'aide d'un bouton moleté 69. Sur la pince 68, perpendiculairement au levier 3, est fixée une tige 70, comportant au voisinage de chacune de ses extrémités une rainure 71 ou 72 en forme de diabolo (fig. 8). Sur cet- te tige 70 on peut, par exemple, fixer une pièce tubulaire 73 (fig. 15)dont une des extrémités constitue une pince susceptible de coopérer avec la rai- nure 71 pour assurer l'arrêt longitudinal de la pièce tubulaire 73 sur la tige 70. Cette pièce tubulaire 73 est extérieurement de révolution et son profil présente quatre creux tels que 74 sur lesquels le malade peut appli- quer la face extérieure de ses doigts. On peut ainsi traiter les articula- tions des doigts.
On peut également enfiler sur la tige 70 un tube 75 sur lequel est fixée une palette 76 et dans laquelle sont découpées deux languettes 77 faisant saillie vers l'intérieur et destinées à assurer l'arrêt longitudinal
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du tube 75 sur la tige 70 par coopération avec les rainures 71 et 72. La main du malade peut être fixée sur la palette 76 par des courroies 78 et 79. Ce dispositif permet de réaliser des flexions palmaires ou dorsales du poignet.
Aux figures 18 et 19 on a représenté un dispositif permettant d'obtenir la rotation du poignet ou prono-supinationo Ce dispositif est con- stitué par un étrier 80 sur lequel est fixée une poignée 81 et qui comporte dans sa partie médiane une ouverture 82 pour le passage de la tige 70. L'é- trier 80 porte sur sa partie arrière des talons tels que 83 susceptibles d'em- boîter le levier 3 et, par suite, d'immobiliser l'étrier 80 par rapport à ce leviero
Il va de soi que l'on peut, sans sortir du cadre de la présente invention, apporter des modifications aux formes de réalisation qui viennent d'être décriteso REVENDICATIONS o
1) - Appareil de mécanothérapie, caractérisé en ce qu'il compor- te, en combinaison,
un moteur principal d'entraînement dont l'arbre est re- lié par une transmission comprenant une manivelle à un levier mobile passant par un point fixe mais dont la position est réglable, des moyens comprenant un moteur auxiliaire et/ou un organe.de commande manuelle pour déplacer ledit point fixe, et une seconde transmission reliant le levier mobile à un levier de travail destiné à recevoir l'organe de traitement.