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Machine à laver en continu les plaques radiographiques et les films cinématographiques.
La présente invention a pour objet une machine servant à laver mécaniquement et en continu, les plaques radiographiques et les films cinématographiques, c'est-à-dire à enlever de ces plaques et films les taches et souillures en vue d'obtenir de bonnes projections cinématographiques ou, et surtout, à enlever du support en celluloïd la couche gélatineuse usée, afin de rendre le celluloïd propre à recevoir une nouvelle couche gélatineuse ou à tout autre emploi.
Le lavage comprend trois phases successives :
1. lavage proprement dit, soit à froid par bain acide, soit à 30 en bain de soude caustique, soit à 80 en bain de soude caustique,
2. le ringage par aspersion, avec essorage final et
3. le séchage à chaud.
L'appareil comprend par conséquent trois cuves successives :
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la première renfermant le bain de lavage proprement dit, la deuxième servant au rinçage et à l'essorage et la troisième au séchage. Ces cuves sont montées sur un même châssis rigide, ou elles sont assemblées rigidement, et portées par des pieds convenables.
Suivant une caractéristique essentielle de l'invention, l'avancement des plaques ou des films, en continu, au travers de l'appareil, est réalisé par des paires de cylindres horizontaux, le cylindre supérieur d'une paire, commandé, entraînant par engrenages le cylindre inférieur, tous les cylindres tournant à la même vitesse linéaire dans toute la machine et les cylindres supérieurs - de même que les inférieurs - étant reliés successivement l'un à l'autre par des courroies ou rubans étroits, par exemple en caoutchouc.
Ces rubans constituent les organes d'entraînement et de support du film ou des plaques ; ils doivent donc être relativement étroits, afin de laisser libre la plus grande partie de la surface du film, et ils doivent être montés en quinconce, d'un rouleau à l'autre, pour que, pendant la traversée du bain de lavage particulièrement, toute la surface du film ait été exposée à l'action du bain. On comprend que, pour le traitement des films cinématographiques, il faudra des rubans plus rapprochés, afin que le film soit toujours bien soutenu.
De préférence, l'ensemble des rouleaux, avec leurs engrenages, est porté par un ou deux châssis rigides, par exemple un pour la cuve de lavage et l'autre pour les cuves de rinçage et de séchage ; ces châssis sont supportés à l'intérieur des cuves et peuvent en être retirés, en une ou plusieurs pièces.
Ces châssis supportent les roulements à billes des tourillons des rou leaux, avec les engrenages de ces tourillons ; l'attaque de tous les rouleaux supérieurs d'un même châssis se fait par une vis sans fin unique, les dites vis étant entraînées par un moteur commun, La cuve de lavage est chauffée inférieurement et est équipée de panneaux isolants mobiles de manière à-régler la tempé-
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rature de l'air qui entoure cette cuve et est amené, à l'état chaud, autour de la cuve de séchage également chauffée, par exemple par rampes à gaz.
D'autres détails caractéristiques de l'invention ressortiront de la description ci-dessous, faite en se référant au dessin annexé, dans lequel : fig.l est une coupe longitudinale verticale de l'installation complète pour le lavage de plaques, fig.2. en est une vue en plan par le dessus, f ig.3 est une coupe transversale verticale de la cuve de lavage, fig. 4 est la vue en plan des rouleaux pour le lavage de films.
L'appareil comprend la cuve de lavage 1, la cuve de rinçage et essorage 2 et la cuve de séchage 3, montées en un bloc sur pieds 4 ; la cuve 3 se trouve à un niveau légèrement supérieur à celui des cuves 1 et 2. Ces cuves communiquent entre elles, les parois séparatrices 5 et 6 ne s'étendant que sur une faible hauteur comme le montre la fig.l.
Sous le fond des cuves s'étendent des rampes à gaz 7, pour le chauffage de celles-ci à la température désirée ; la cuve 1 est équipée, sur ses deux longs côtés, de plaques isolantes 8 susceptibles de coulisser longitudinalement, pour enfermer plus ou moins d'air chaud autour de cette cuve, cet air chaud pouvant être ramené sous ou autour de la cuve de séchage de manière à diminuer la consommation de gaz. on comprend d'ailleurs que des mêmes plaques peuvent être prévues sur les côtés de la cuve 3.
Celle-ci est fermée par le dessus, la sortie des films et plaques se faisant par la fenêtre latérale 9. Ces films et plaques sont introduits à l'extrémité libre de la cuve 1 et voyagent en continu au travers des trois cuves.
Les organes de support et d'entraînement de ces films et plaques sont des rouleaux 10 horizontaux s'étendant sur à peu près toute la largeur des cuves ; leur nombre varie, principalement
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pour la cuve 1, suivant la nature du bain de lavage et la température. Ces rouleaux sont combinés par paires, chaque paire comportant un rouleau supérieur et un rouleau inférieur. Tous les rouleaux tournent, dans toute la machine, exactement à la même vitesse périphérique.
Dans la cuve 1, les tourillons des rouleaux inférieurs sont portés par un châssis rigide 11, fait par exemple de fers u ; ce châssis repose d'un côté sur une console 12, et de l'autre côté sur une patte du châssis 13 supportant les tourillons des rouleaux inférieurs des cuves 2 et 3, ce châssis 13 étant luimême supporté par la console 14. Les châssis 11 et 13 sont boulonnés entre eux. Les tourillons des rouleaux supérieurs de la cuve 1 sont portés par un deuxième châssis 15 reposant, d'une part, sur le châssis 11 auquel il est relié par boulons 16, et d'autre part, sur une patte du châssis 17 qui supporte les tourillons des rouleaux supérieurs des cuves 2 et 3 et est lui-même relié par boulons 18 au châssis 13.
Les quatre demi-châssis constituent ainsi un ensemble rigide supportant les paires de rou leaux dans deux plans horizontaux, les rouleaux des cuves 2 et 3 étant à un niveau légèrement supérieur de celui des rouleaux de la cuve 1. Les axes des rouleaux sont tous portés dans des paliers à billes, non représentés, fixés aux châssis correspondants.
Les axes des rouleaux supérieurs portent chacun un pignon denté 19 ; tous les pignons 19 des rouleaux de la cuve 1 sont entraînés par une vis sans fin commune 20, et les pignons 19 des rouleaux des cuves 2 et 3 sont entraînés par une autre vis sans fin 21.
Les deux vis 20 et 21 sont commandées à partir du moteur électrique 22, par transmissions appropriées.
D'autre part, chaque rouleau supérieur porte, de l'autre côté du pignon 19, un engrenage droit 23, en prise avec un autre 24 porté par l'axe du rouleau inférieur correspondant.
Les rouleaux ont tous exactement le même diamètre, et, tournant tous à même vitesse angulaire, leur vitesse linéaire est donc
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égale à travers toute la machine. Chaque rouleau est équipé de gorges circulaires étroites pour la réception de petits rubans sans fin 25, par exemple en caoutchouc. Le premier rouleau supérieur est ainsi relié. au deuxième supérieur par ces rubans 25 ; le deuxième au troisième par d'autres rubans, et ainsi de suite.
Il en est de même pour les rouleaux inférieurs. Les rubans sont disposés en quinconces ; ils constituent les organes de support et d'entraînement proprement dits des films ou plaques, l'écartement entre les rouleaux supérieurs et inférieurs correspondant sensiblement à l'épaisseur des films ou plaques à traiter. L'écartement entre deux rubans voisins doit toujours être plus faible que la largeur du film ou de la plaque. On comprend que, pour les films (fig.4) les rubans doivent être très rapprochés et de préférence, entre deux rubans allant d'un rouleau impair à un rouleau pair, ce dernier comprendra deux rubans allant vers le rouleau impair suivant de manière que le film soit pris, à partir de ce rouleau pair, jusqu'au rouleau impair suivant, entre deux paires de rubans.
La cuve 1 renferme le bain de lavage jusqu'à un niveau légèrement inférieur au bord supérieur de la paroi 5 ;-les plaques ou films alimentés entre les rouleaux de la première paire cheminent ainsi sans traction et en continu dans le bain ; leur déplacement transversal est empêché, pour les plaques, par deux tôles non représentées, montées aux deux extrémités des rouleaux et, dans le cas de films, par de petites poutrelles 26 (fig. 4) engagées dans les évidements 27 des rouleaux ; ces poutrelles vont d'un bout à l'autre de la cuve 1 ; elles sont logées entre les rouleaux supérieurs et inférieurs, leurs âmes formant guides latéraux pour les films, tandis que leurs ailes recouvrent, sans les toucher, les bords latéraux des films.
On conçoit d'ailleurs que tous autres guides, tant latéraux que supérieurs, pourraient être prévus, de préférence portés par les châssis.
La cuve 1 comporte une vidange 30 et des portes hermétiques
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30'permettant de laver et râcler le fond de celle-ci, sous les rouleaux, L'ensemble des rouleaux de la cuve 1 peut être retiré de la cuve 1 ; dans l'exemple décrit, il est prévu un tambour enrouleur 31, agissant sur deux câbles 32 rattachés au châssis supérieur, pour relever d'abord celui-ci, le châssis inférieur pouvant être ensuite relevé de la même manière.
Les rubans 25 qui vont de la dernière paire de rouleaux de la cuve 1 aux rouleaux de la cuve 2 sont, comme le montre la fig.l, inclinés, par suite de la dénivellation entre ces paires de rouleaux. Les films ou plaques montent donc avec ces rubans vers la cuve 2, en passant au-dessus de la paroi 5 ; ils passent entre la paire unique de rouleaux 10 de la cuve 2 et reçoivent directement après des jets d'eau de rinçage, fournis de haut en bas et de bas en haut par les deux tuyaux perforés 34. L'eau s'écoule dans la cuve 2 et de celle-ci, par la vidange 35, vers l'égout.
Les tuyaux 34 sont suivis d'une paire de rouleaux essoreurs 36 montés et entraînés comme les rouleaux 10, mais dont la surface est pleine et garnie de feutre, caoutchouc, etc. Dans cette couche de feutre, sont pratiquées des gorges pour la réception des rubans 25 qui relient ces rouleaux 36 d'une part aux rouleaux 10 de la cuve 2 et d'autre part aux premiers rouleaux 10 de la cuve 3. Ces rouleaux de la cuve 3 sont identiques à ceux de la cuve 1 ; leur nombre n'est pas limitatif.
La production d'une telle machine est beaucoup plus grande que celle des machines connues ; le travail se faisant en continu, sans intervention de main d'oeuvre, le prix du lavage ou de la régénération des plaques et films est insignifiant. La machine peut évidemment être équipée d'un thermostat de réglage de température, et le chauffage, tant de la cuve 1 que de la cuve 3 peut être opéré de toute autre manière ou par toute autre source de chaleur.