<Desc/Clms Page number 1>
Lanterne électrique de mine.
On sait que, dans les lanternes de mine, on remplit la chambre dans laquelle se trouve la lampe électrique à incandes- cence et qui est limitée vers l'extérieur par la cloche de pro- tection connue, d'un gaz (en particulier acide carbonique) empê- chant les explosions. Ce gaz est mis sous pression ; la surpres- sion agissant sur une membrane ou similaire ferme le contact élec- trique qui permet l'amenée du courant à la lampe à incandescence.
Si la cloche de protection et avec elle parfois aussi la lampe est détériorée, la surpression tombe aussitôt, ce qui a pour suite l'ouverture du contact et la coupure du courant, tandis qu'en même temps le gaz enveloppant la lampe ou son filament em- pêche une explosion.
Une telle lanterne de mine n'est utilisable que s'il existe une étanchéité particulièrement bonne entre la cloche de protec- tion et le boîtier de la lampe, laissant possible néanmoins le remplacement de la lampe. Mais l'expérience montre qu'avec le
<Desc/Clms Page number 2>
dur service de la mine on peut à peine obtenir une étanchéité restant longtemps efficace, par suite par exemple de l'action corrosive de l'air de la mine chargé en humidité. Il s'y ajoute que les remplacements nécessaires de la lampe des douilles ou des verres de protection, par exemple pour le nettoyage, sont effectués dans la mine elle-même, c'est-à-dire au fond, donc que ces travaux ne peuvent nullement être effectués avec le même soin que dans l'atelier de jour.
Par contre, l'invention réside dans le fait que la lanterne avec la cloche de protection renfermant le gaz comprimé est éta- blie comme un corps complètement fermé en soi et muni d'un file- tage, corps qui est vissé à la place de la lampe à incandescence dans la monture du boîtier de la lanterne de mine. La monture elle-même se trouvant dans le boîtier de la lanterne doit être établie de la manière connue contre les coupa de grisou afin que, lors du remplacement de cet ensemble, il ne puisse pas se produi- re d'explosion par formation d'étincelles. Le détail de l'exécu- tion de cette monture ne fait néanmoins pas partie de l'objet de l'invention.
De cette manière est créé un ensemble particulier qui est vissé dans la lanterne de mine à la place de la lampe. Lors des remplacements, réparations, etc., nécessaires, cet ensemble fa- briqué complètement fini au jour dans les ateliers appropriés, est remplacé dans la mine. Etant donné qu'ainsi la chambre enfer- mée par la cloche de protection de la lanterne ne se trouve plus sous pression de gaz, l'étanchéité n'est plus de toute première importance car un défaut d'étanchéité ne provoque plus une chute de tension et l'inutilisation de la lanterne, Si donc en démon- tant la lanterne dans la mine l'étanchéité n'est pas exécutée d'une manière si parfaite que l'on puisse la considérer comme per- manente,
ceci n'influe pas sur la sécurité de marche de la lan- terne puisque c'est d'abord l'ensemble qui forme la partie de la lanterne dans laquelle se trouve le gaz anti-explosif sous pres-
<Desc/Clms Page number 3>
sion et sur laquelle agit le contact déterminant le fonctionne- ment de-la lanterne.
Avec un tel ensemble, non seulement il n'est plus nécessai- re d'introduire dans la lanterne le gaz anti-explosif à l'aide d'une capsule ou similaire, mais encore il est maintenant possi- ble d'amener le gaz. à l'aide d'une soupape de décharge dans la cavité où se trouve la lampe à incandescence, la tubulure d'en- trée pouvant être fermée de manière complètement étanche après introduction du gaz.
Il est bon ici d'utiliser pour le contact un ressort creux recourbé dont l'extrémité ouverte est en relation avec la cham- bre creuse remplie par le gaz sous pression et qui est posé d'autre part dans un évidement du support de socle de lampe. La pression de gaz fait allonger le ressort et son extrémité libre servant d'organe de contact vient toucher un contre-contact. Si ce contre-con.tact est relié électriquement avec la monture dans laquelle est vissé le socle fileté de l'ensemble et si le res- sort est relié de son côté électriquement avec le socle fileté de la lampe à incandescence qui se trouve dans l'ensemble, on obtient ainsi l'amenée du courant à la douille de la lampe.
L'autre pôle conducteur peut être constitué de la manière habi- tuelle par un doigt vissé central.
Le dessin représente un exemple d'exécution de la nouvelle lanterne de mine ; la fig.l montre une élévation avec coupe par- tielle de la lanterne. Les fig.2 et 4 sont une coupe verticale, la fig. 3 une vue par dessus de l'ensemble.
Cet ensemble se compose d'un support 1 en matière isolante par exemple en résine artificielle, céramique ou similaire, de forme annulaire. Ce support présente un téton central 2 vertical vers le haut et muni d'un filetage, au travers duquel passe au centre le pôle 3, L'extrémité inférieure de ce doigt polaire dépasse dans un évidement central 4 du support 1, évidement muni à sa partie inférieure de pas de vis. Ces pas de vis sont munis
<Desc/Clms Page number 4>
d'une garniture métallique 5. Dans ces pas de vis est vissé le socle fileté 6 de l'ampoule 7. L'ampoule est enfermée dans une chambre creuse limitée par le verre de protection 8. Ce verre de protection porte un filetage intérieur 9 grâce auquel il est vissé sur un filetage extérieur correspondant de l'ensemble 1 et fermé ensuite de manière étanche en 10 par un scellement.
Pour l'introduction du gaz anti-explosif sous pression est prévue une soupape de sûreté. Un ressort à volute 11 s'appuie en bas sur une bague filetée 12 avec ouverture de passage, bague qui est vissée dans une garniture métallique 13. La garniture métallique se trouve à l'intérieur du support isolant 1. Le res- sort 11 se trouvant dans la chambre creuse 14 pousse une petite bille 15 contre l'ouverture d'un canal de passage 16, qui se trouve dans une pièce métallique 17 estampée dans le corps iso- lant 1. Cette pièce métallique en forme de tubulure creuse est munie d'un filetage intérieur et ouverte vers le haut, de sorte que l'on peut y visser la valve d'une pompe par exemple. A l'ai- de d'une telle pompe est introduit le gaz anti-explosif, par exemple l'acide carbonique, sous pression dans la chambre limitée par le verre protecteur 8.
Quand ceci est fait, la cavité de la tubulure 17 est scellée de sorte qu'existe vers l'extérieur une fermeture parfaitement étanche. La soupape ne sert donc qu'à l'introduction du gaz sous pression.
Dans le support 1 en matière isolante est prévu de plus un canal 18 s'étendant sur le secteur circulaire,, concentrique au milieu du support et maintenu fermé à la partie supérieure par un couvercle 19. Dans ce canal est placé un ressort recourbé 20, creux. Il s'agit d'un ressort semblable à ceux utilisée par exem- ple dans les manomètres. Ce ressort est ouvert à une extrémité et cette extrémité est constituée comme tubulure creuse 21 dépassant vers le bas. Cette tige creuse pénètre dans un tube 22 qui est en liaison électrique avec la garniture métallique filetée 5 de l'évidement central 4 servant à fixer l'ampoule 7. Pour une bonne
<Desc/Clms Page number 5>
étanchéité les deux tubulures 21 et 22 sont lutées ensemble.
L'extrémité libre du ressort creux 20 est constituée comme pièce de contact 23 qui peut venir toucher un contre-contact 24, lorsque le ressort s'allongeant sous l'effet de la pression vient dans la position indiquée en pointillés sur la fig.3. La pièce de contact 24 est reliée électriquement avec la garniture métalli- que du tube de contact 2, par une conduite 2b noyée dans le corps isolant et par la languette 26.
La fig,l permet de voir l'ensemble avec le tube fileté 2 et le verre protecteur 8 dans lequel se trouve l'ampoule 7 avec ses raccords de ligne et dans lequel le contact pour l'amenée du courant est fermé par le gaz anti-explosif sous pression. Cet ensemble est vissé à la place de l'ampoule dans le socle 27 d'une lanterne de mine d'exécution habituelle. Cette lanterne présente la cloche de protection 28 en verre fort et aussi le tamis métal- lique 29 entourant cette cloche. La lanterne est munie de la ma- nière habituelle des raccords 30 pour l'amenée du courant.
.Comme l'on voit, l'ensemble est monté comme une ampoule ordinaire dans la lanterne de mine. L'ensemble est exécuté ici de telle manière qu'en cas de détérioration du verre protecteur 8 ou d'autres incidents, la disparition de la pression de gaz ouvre le contact d'amenée de courant et qu'en même temps le rem- plissage de gaz exerce son effet anti-explosif.
La cloche de protection proprement dite 28 de la lanterne ne nécessite plus une étanchéité aussi rigoureuse que lorsque la chambre entourant cette cloche est remplie de gaz comprimé. Les remplacements et changements ainsi que les nettoyages peuvent donc être effectués sans difficulté au fond, parce que la partie sensible, qui intéresse la sécurité contre l'explosion, c'est-à- dire le corps d'ensemble, est complètement terminé de fabrication au jour et est simplement vissé comme une ampoule ordinaire dans la lanterne.
L'amenée du courant passe par les montures filetées 2, 6
<Desc/Clms Page number 6>
ainsi que par le doigt 3 qui, en vissant l'ensemble, vient en liaison électrique avec le doigt polaire 31 de la lanterne.
Le dessin montre à la fig.4 en coupe verticale une autre exécution dans laquelle le corps vissé présente extérieurement l'aspect exact de l'ampoule à incandescence ordinaire, c'est ainsi qu'il existe une enveloppe extérieure 8 qui fait suite à la partie bombée de l'enveloppe intérieure 7 de l'ampoule ; entre les deux, reste la chambre remplie du gaz anti-explosif. Le rem- plissage du gaz a lieu dans ce cas par le même procédé que celui qui est employé habituellement pour le remplissage des ampoules.
L'enveloppe extérieure 8 se termine par un appendice en verre 32, dans les évidements centraux 33 duquel est glissée l'extrémité correspondante de l'enveloppe 7 de l'ampoule qui y est fixée par un scellement ou similaire. A travers les appendices 34 dépassant vers l'intérieur de l'enveloppe de l'ampoule passent les fils 35 et 36, le fil 36 étant relié au filetage conducteur 37 du socle et le fil 35 au contact 38.
Dans cette exécution on utilise également un ressort creux 20 placé dans un évidement de l'appendice en verre 32. Par le canal 21 qui débouche dans la chambre du gaz sous pression, ce gaz arrive dans le ressort creux et l'allonge, de sorte que le contact 23 prévu dans le ressort creux vient toucher le contre- contact 24. Ce contre-contact est fixé au filetage conducteur 37 du socle.
Dans cette exécution, le corps d'ensemble a donc reçu dans toutes ses parties la forme extérieure d'une ampoule ordinaire, ce qui facilite la manipulation et correspond aux conditions d'en- combrement dans la lanterne de mine.
REVENDICATIONS.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.