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Procédé pour la manoeuvre latérale des machines volantes à ailes articulées et machine volante en comportant application.
La présente invention a pour objet un procédé permettant de commander les manoeuvres latérales (inclinaisons latérales)des machines volantes dont les ailes sont articulées chacune autour d'un axe non parallèle au plan de symétrie de la machine .
L'invention a également pour objet une machine volante à ailes articulées perfectionnée en vue de l'application de ce procédé .
On sait que sur ces machines volantes, la rotation de cha- que aile autour de son axe d'articulation entraine, en raison de l'orientation oblique de cet axe, unes:variation d'incidence de cette aile par rapport au vent relatif et par suite une va-
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riation des efforts aérodynamiQues qu'elle supporte.Il en résulte
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ue l'on peut assurer le contrôle latéral de telles machines en agissant directement ou indirectement sur les ailes elles-mêmes pour faire tourner chacune d'elles autour de son axe d'articula- tion de manière à obtenir un braquage différentiel (incidence différente, par rapport au vent relatif de ces ailes) ce qui donne naissance à des actions aérodynamiques dissymétriques et par,
! suite à un couple d'inclinaison latérale
Le procédé suivant l'invention a pour but d'assurer autrement les manoeuvres latérales de ces machines volan- tes . Il est remarquable notamment en ce pu*il consiste à utiliser dans ce but le braquage différentiel des volets mobiles constituant le gouvernail de profondeur, volets qui sur les machines volantes ordinaires sont utilisés uniquement pour obtenir par leur braquage simultané et dans le même sens l'inclinaison longitudinale ("pique" ou "cabré") de la machine .
Suivant une autre caractéristique, on conjugue cette action de braquage différentiel dos volets du gouvernail de profondeur avec le braquage différentiel de volets mobiles (ailerons) placés sur les ailes, ces ailerons d'ailes pouvant soit ne pas être influencés par la rotation des ailes autour de leurs axes d'articulation et être uniquement commandés dans ce cas par le pilote (action différentielle commandée des ailerons d'ailes) soit être influencés par la rotation des ailes autour de leurs axes d'articulation (action différen- tielle automatique) et pouvant ou non être en même temps com- mandés par le pilote .
La machine volante à ailes articulées comportant appli- cation du procédé précité est remarquable notamment en ce que les volets mobiles constituant le gouvernail de profondeur sont reliés à l'organe de manoeuvre (manche à balai, volant ou autre) de manière telle qu'en agissant sur cet organe on
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peut communiquer auxdits volets soit des mouvements de braquage différentiels en vue d'une inclinaison latérale de la machine, soit des mouvements de braquage de même sens en vue de mouve- ments de la machine en profondeur(piqué ou cabré), soit simul- tanément des mouvements de braquage différentiels et dans le même sens pour obtenir à la fois l'inclinaison latérale et l'inclinaison longitudinale de la machine .
Suivant une autre caractéristique, lorsque ces volets de profondeur et de manoeuvre latérale sont conjugués avec des aiderons d'aile, le mécanisme de macoeuvre est agencé de maniè- re telle que lesdits ailerons d'aile subissent unbraquage dif- férentiel en même temps que les volets de prchndeur et de ma- noeuvre latérale tandis que la commande desdits volets dans le même sens en vue d'un mouvement en profondeur (piqué ou cabré de la machine) est sans influence sur les ailerons d'aile
Au dessin annexé donné uniquement à titre d'exemple :
La fig.l est une vue en perspective du dispositif de commande des volets du gouvernail de profondeur ; la fig.2 est une vue analogue d'une variante ;
la fig.3 est une vue en perspective de l'ensemble du dis positif de commande des volets de profondeur et des ailerons d'aile,dans le cas où la rotation de chaque aile autour de son axe d'articulation modifie automatiquement le braquage de l'ai leron d'aile correspondant par rapport à cette aile ; la fig. 4 est une vue, à plus grande échelle,du mécanis- me de commande proprement dit ; la fig.5 est une vue de détail d'un exemple de liaison de la timonerie d'un aileron dans le cas où cet aileron n'est pas influencé par la rotation de l'aile correspondante ; la fig.6 est une variante de cette liaison .
Dans l'exemple d'exécution représenté à la fig.l, on
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a représenté en 1 deux ailes articulées chacune autour d'un axe 2 non parallèle au plan de symétrie de la Machine et reliées respectivement par une .Liaison élastique 3 à un balan cier 4 tournant au tour de l'axe fixe longitudinal 4a. Le levier de commande de profondeur est dans l'exemple décrit du type dit " à volant"; ledit volant 5 est duveté sur un axe
5b pouvant tourillonner dans des paliers 3b solidaires d'un carter 6.L'axe 3a porte, claveté sur lui, un pignon conique 7 engrenant avec un pignon 7a claveté sur un arbre 8 tourillon- a nant dans un tube 6 qui prolonge le carter 6.
A l'extrémité inférieure de l'arbre 8 est clavet-', un autre pignon conique 9 en prise avec deux pignons coniques 10, constituant les deux planétaires d'un différentiel.Ces pignons sont clavetés sur deux arbres 11 situés dans le prolongement l'un de l'autre.Un boîtier 12, solidaire du carter tubulaire 6 .enferme l'ensemble du dispositif différentiel et porte les paliers dans lesquels tourillonnent les arbres 11.Lesurfaces extérieures cylindri- ques de ces paliers constituent des tourillons 1.5,qui permet- tent à l'ensemble du carter (6,6,12) de tourner dans deux pa- liers fixes 14 solidaires de la machine volante .
Sur les extrémités des arbres 11, de part et d'autre des tourillons 13, sont clavetés des manetons 15 sur les ex- trémités desquels sont articulées les biellettes 16.Ces biel- lettes 16 sont fixées d'autre part,directement ou par l'inter- médiaire d'une transmission appropriée à la machine volante considérée, aux extrémités des manetons 20 solidaires rigide- ment des volets 21 du gouvernail de profondeur.Chacun de ces volets peut tourner autour d'un axe 22 solidaire de la mahhine.
Le fonctionnement du dispositif qui vient d'être dé- crit est le suivant:Pour incliner longitudinalement la ma- chine volante, c'est-à-dire pour la faire "piquer" ou "ca-
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brer",le pilote, tenant en mains le volant 5, fait tourner vers l'avant ou vers l'arrière autour des paliers 14 le levier constitué par les carters 6,6a,12 tout en maintenant fixe la position du volant 5 par rapport aux carters.On voit que cette manoeuvre entraine un braque, vers le bas ou vers le haut, des volets 21 du gouvernail de profondeur par l'intermédiaire de la liaison 5,6,6a,12,13,15,16,20.
En effet, le pilote maintenant fixe dans une position dé- terminée le volant par rapport aux carters 6,6a,12, on voit que l'ensemble des axes et des pignons 5a,7,7a,8,9, 10,11,15 reste fixe par rapport à ces carters, qui cons- tituent le levier de commande de profondeur.En outre, quel que soit le braquage des volets 21 l'un par rapport à l'au- tre ( braquage différentiel obtenu, comie il sera dit plus loin, par une rotation déterminée du volant 5 par rapport au levier de commande de profondeur), l'ensemble de ces deux volets est braqué simultanément et dans le même sens (vers le haut ou vers le bas) par l'action du pilote vers l'arrière ou vers l'avant sur le levier de profondeur .
Pour incliner latéralement la machine volante dans un sens déterminé, le pilote fait tourner le volant 5 dans le b même sens autour de l'axe matérialisé par les paliers 5 , ce qui entraîne la rotation de l'arbre 8 et par suite le bra- quage différentiel des volets 21 l'un par rapport à 1.'autre par l'intermédiaire de la liaison 8,9,10,11,15,16,20; ce braquage différentiel donne naissance sur les volets 21 à des actions aérodynamiques différentielles qui tendent précisément à incliner latéralement la machine volante dans le,sens voulu .
Il convient de remarquer que l'utilisation du braquage différentiel des volets mobiles constituant le gouvernail de
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profondeur sur les machines volantes dont les ailes 1 sont articulées autour des axes obliques 2 a des conséquences nou- velles et entièrement différentes de celles que l'on obtiendrait sur less machines vplantes ordinaires à ailes fixées rigidement au corps central .
Sur ces dernières le gouvernail de profondeur n'est en effet utilisé qu'en braquant simultanément dans le même sens les volets mobiles qui le constituent, dans le but d'obtenir l'inclinaison longitudinale de la machine volante "piqué" ou !!cabré!?);le braquage différentiel de ces volets dans le but d'obtenir l'inclinaison latérale de la machine donnerait à lui seul un couple beaucoup trop faible pour vaincre le couple dtantirotation résultant des actions aérodynamiques qui s'exer- cent sur les ailes (lorsque la rachine s'incline latéralement) dans le sens opposé à cette inclinaison .Il en résulte que,pour assurer la commande latérale des machines volantes ordinaires, il estindispensable de recourir à un procédé plus efficace et l'on utilise généralement le braquage différentiel de volets mobiles (ailerons) placés sur les ailes elles-mêmes,
ce qui per- met d'obtenir un couple d'inclinaison latérale beaucoup plus important .
Au contraire, sur les machines volantes dont les ailes 1 sont articulées obliquement en 2 par rapport à la direction de marhe et dont la position autour de leur axe d'articulation respectif est maintenue par des liens élastiques appropriés,les actions aérodynamiques différentielles qui s'exercent sur les ailes 1 lorsque la machine prend un mouvement de roulis peu- vent être convenablement limitées par le principe même de l'ar- ticulation oblique des ailes ;
eneffet si l'obliquité de l'axe 2 d'articulation de chaque aile est convenablement choisie par
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rapport à la direction de marche de la machine volante, la varia- tion d Incidence résultant de la rotation automatique de chaque aile autour de cet axe(sous l'effet de la variation des charges aérodynamiques qu'elle supporte) se produit précisément dans le sens voulu pour limiter cette variation de charges .
On sait également que sur de telles machines volantes, il est même possible d'annuler entièrement le couple d'inclinaison latérale résultant d'actions aérodynamiques différentielles s'exerçant sur les ailes, cette annulation pouvant être obtenue par le dispositif à balancier (3,4) ou par tout autre dispositif d'équilibrage (par exemple par un dispositif équilibrant automati- quement les réactions des liens élastiques interposés entre les ailes et les corps central de la machine).
Dans ces conditions, on conçoit que le braquage différen- tiel des volets 21 du gouvernail de profondeur permet, sur de telles machines volantes, d'obtenir à lui seulune manoeuvre latérale ssatisfaisante de ces machines ( ce qui serait impossible à obtenir sur les machines volantes ordinaires).Ii suffit en effet) d'exercer un très faible couple latéral pour obtenir l'incli- naison latérale de la machine,puisque les actions aérodynamiques différentielles s'exerçant sur les ailes et s'opposant à cette inclinaison peuvent automatiquement être notablement réduites ou même annulée sur de telles machines volantes .
En outre, le braquage différentiel des volets du gouver- nail de profondeur permet sur les machines à ailes articulées comme il vient d'être dit, d'obtenir un couple d'inclinaison la- térale indépendant des actions aérodynamiques s'exerçant sur les ailes et de conserver par suite tous les avantages résultant de l'articulation oblique des ailes et notamment la limitation au- tomatique des surcharges aérodynamiques (en air agité ou au cours d'évolutions brutales)et la stabilisation automatique de la ma-
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chine volante dans le sens latéral .
Le dispositif permettant de braquer différentiellement les volets du gouvernail de profondeur supplique naturellement à tous les cas de réalisation mécanique de la commande de ces volets . L'exemple indiqué ci-dessus correspondant au cas d'uti- lisation d'un levier de commande "à volant" .
Dans l'exemple non limitatif représenté à la fig.12 le levier de commande est du type dit "man-ahe à balai" .
Le manche à balai 51 est monté à la cardan.Il peut tourner au- tour des deux axes perpendiculaires 32 et 35.L'arbre 33 qui lui sert de support tourillonne dans des paliers 14 solidaires de la machine.
Le manche 31 porte, à sa partie inférieure, une rotule 35, sur la- quelle est articulée l'extrémité d'un levier 36,dont l'autre ex- trémité est constituée par une chape qui peut tourillonner autour d'un axe transversal matérialisé par les deux tétons 37.Ces tétons : sont solidaires d'un manchon 38 sur lequel est fixé un palonnier 39.Le manchon 38 et le palonnier 39 dont il est solidaire peuvent tourner autour d'un arbre 40, fixé rigidement sur un arbre trans- versal 41,pouvant tourillcmer dans des paliers 42 solidaires de la machine .Des butées appropriées telles que 34 empêchent le manchon 58 de glisser le long de l'arbre 40.
Les deux extrémi- tés du palonnier,= 39 sont munies de rotules sur lesquelles s'articulent les doux biollettes 16 qui viennent d'autre part s'attacher directement ou par l'intermédiaire d'une trans- mission appropriée à l'aide de deux autres rotules, aux extrémités des deux leviers 20, solidaires desvolets 21 du gouvernail de profondeur .Ces deux volets peuvent tourner autour des axes 22 solidaires de la machine .
Il est précisé que, dans l'exemple de réalisation qui vient d'être décrit, ainsi d'ailleurs que pour les autres exemples qui se- ront décrite plus loin, les articulation; à rotules figurant dans ces exemples peuvent naturellement être remplacée par tout autre mode d'articulation permettant d'obtenir les degrés de liberté
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@ exemple articulation à cardan.articulation à axes toriques, articulation simple mais avec un jeu suffisant pour permettre les débattements désirés,etc..).Ceci étant le fonetionnement du dispositif est le suivant :
Pour incliner longitudinalement la machine volante, le pilote fait tourner le manche à balai 31 autour de l'axe 33 (vers l'avant ou vers l'arrière ).On voit que cette manoeuvre entraine un braquage vers le bas ou vers le haut des volets 21 du gouvernail de profondeur par l'intermédiaire de la liaison 31, 35,36,37,38
39,16,20.
Pour incliner la machine latéralement dans un sens déterminé, le pilote'fait tourner latéralement le manhe à balai dans ce sens, autour de l'axe 32.On voit que cette action a pour effet de faire tourner le'levier 36 et par suite le manchon 38 autour de l're 40, ce qui provoque le braquage différentiel des volets 21 par l'intermédiaire de la liaison 38,39,16,20,21 .
Le dispositif de braquage différentiel des volets constituant le gouvernail de pondeur peut également être, cornue il a été dit plus haut, conjugué avec un dis- positif de braquage différentiel de volets mobiles (aile- rons) placés sur les ailes, ces ailerons pouvant d'ailleurs être ou non influencés par la rotation automatique de cha- que aile autour de son axe d'articulation .
La fig. 3, donné à titre d'exemple non limitatif, montre une réalisation d'un tel dispositif conjugué dans le cas où les ailerons d'ailes sont influencés par la rota- tion des ailes 1 autour de leurs axes d'articulation 2 (action différentielle automatique) ces ailerons pouvant en outre être ou non commandés par le pilote .
La fig. 4 corresponde'ce même exemple de réalisa- tion et représente les détails du haut et du bas du levier
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de commande, qui est supposé ici du type dit "à volant" .
L'arbre 8 porte à sa partie inférieure, au-dessous du pignon 9, un cardan 43, dont le centre est situé sur l'axe commun des tourillons 15 et par l'intermédiaire duquel il peut entraîner, dans son ,ouvement de rotation sur lui-même, un autre arbre 44, qui sort du boîtier 12 à travers une fente appropriée 45 et qui peut tourillonner à l'inté- rieur d'un palier 46 solidaire de la machine .L'arbre 44 por- te, claveté sur sa partie inf@rieure, un maneton 47 sur l'ex- trémité duquel est articulée une biellette 48.L'autre extré- mité de cette biellette vient s'articuler sur l'un des bras d'un. renvoi 49 pouvent tourner fou autour d'un axe 50,
soli- daire de la machine.... l'extrémité de l'autre bras du renvoi 49 sont articulées (à rotule par exemple) deux biellettes 51 qui sont articulées d'autre part (à rotule par exemple) à l'extrémité des deux manetons 52 pouvant tourner fous autour des axes 3 d'articulation des ailes 1.A l'extrémité de chaque maneton 52 est articulée également ( à rotule par exemple) une biellette 54 qui est articulée d'autre part à l'un des bras d'un renvoi 55, pouvant tourillonner autour d'un axe 56 solidaire de l'aile 1 correspondante de la machine.Sur l'au- tre bras du renvoi 55 est articulée une bielletta 57 qui est articulée d'autre part sur un maneton 58 solidaire du volet 59(aileron)
.Chaque aileron 59 peut tourner autour d'un axe 60 solidaire de l'aile correpondante 1 de la machine .
Le dispositif de com@ande des volets de profondeur est le même que dans le cas de la fige 1.
Le fonctionnement du dispositif est le suivant: Pour incliner longitudinalement la machine, le dispositif fonc- tionne comme dans le cas de la fig.1.En outre, grâce au cardan 43 et tant que l'on n'effectue aucune manoeuvre d'in-
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clinaison latérale (le volant 5 étant en position moyenne et l'orientation correspondante de l'un des axes perpendi- culaies du cardan 43 étant supposée parallèle à l'axe commun des tourillons 13), on voit que la manoeuvre du levier de commande de profondeur (constitué par les carters 6,6a,12 et tournant dans les paliers 14) n'a aucune action sur le maneton 47 et par suite sur les ailerons 59.
Pour incliner latéralement la machine, le pilote o- père comme dans le cas de la fig.1.Mais dans le cas pré- sent, la rotation de l'axe 8 entraîne d'une part le bra- quage différentiel approprié des volets 21 par l'intermé- ' diaire de la liaison 8,9,10,11,15,16,20,21 et d'autre part le braquage différentiel des ailerons 59 par l'intermédiai- re de la liaison 8,43;44,47,48,49,51,54,55,57,58,59.
Il est d'ailleurs possible ,de compléter le dispositif par un système de débrayage, commande par le pilote et per- mettant par exemple de rendre le maneton 47 fou sur l'axe 44 et par suite d'utiliser ou non à volonté la conju- gaison des commandes de braquage différentiel des volets de profondeur 21 et des ailerons 59;ce dispositif de débrayage peut comporter en outre un dispositif d'immobilisation de la timonerie de commande des ailerons 59 après débrayage du dispositif de commande .
Le dispositif représenté par la fig.3 donné en outre une action combinée des ailes 1 et de leurs ailerons 59 qui a pour effet : de limiter ou d'annuler lessurcharges aérodynamiques supportées par les ailes ; d'obtenir une stabilisation automatique de la machine dahs le sens latéral .
Si l'on suppose, en effet, que l'aile 1 droite subisse @
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une surcharge dirigée vers le haut par exemple, elle tourne sous l'action de cette surcharge dans le sens de la flèche f1 autour de l'axe 2 correspondant et comme le point d'at- tache de la biellette 54 sur le maneton 52 n'est pas sur l'axe 2, cette rotation entraîne par l'internédiaire de la liaison correspondante 54,55,57,58 un braquage vers le haut de l'aileron 59 de cette aile autour de son axe d'articulation 60.
Ce braquage a pour effet de réduire la surcharge aérodynamique considérée, et par suite d'augmen- ter l'action correctrice résultant de la rotation de l'aile autour de son axe 2 (cette rotation vers le haut ayant en- traîné, grâce à la position oblique convenable de l'axe 2 par rapport à la direction de marche de la machine volan- te, une variation d'incidence ayant pour effet de diminuer la surcharge aérodynamique considérée ).
D'autre part, grâce à la liaison élastique à balan- cier (3,4) le mouvement de rotation de l'aile 1 droite vers le haut dans le sens de la flèche f1 est transmis à l'aile 1 gauche qui tourne vers le bas dans le sens de la flèche f ce qui augmente son incidence ; cette rota- @2 tion entraîne, grâce à la liaison correspondante 54,$$, 57,58 un braquage vers le bas de l'aileron 59 de cette aile .Ce braquage différentiel automatique des ailerons d'ailes consécutif aux rotations automatiques et de sens contraire de ces ailes aous l'action des surcharges dissy- métriques donne naissance à un couple supplémentaire de même sens que celui qui résulte de la rotation différentiel- le des ailes et qui tend avec lui à s'opposer aux mouvements de roulis transmis à la machine par la surcharge dissymétri- que considérée plus haut .
Dans le cas où les ailes subissent une surcharge sy-
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métrique vers le haut ou vers le bas, elles tournent simul- tanément et automatiquement dans le sens de Inapplication de la surcharge et, grâce aux liaisons 54,55,57,58 les ailerons , se braquent simultanément et automatiquement dans ce même sens, autour de leurs axes 60, tendant de cette manière à augmenter l'efficacité de limitation d'efforts obtenue par la variation d'incidence des ailes consécrtives à leur rotation
Ce procédé de braquage automatique des ailerons permet en particulier (lorsque les ailes tournent vers le bas autour de leurs axes respectifs d'articulation) d'augmenter automatiquemeit, la force sustentatrice s'exerçant sur les ailes en vol à faible r vitesse,
les ailerons d'aile utilisés à cet effet pouvantre spécialement établis pour obtenir une augmentation importante de! sustentation (dispositifs hypersustentateurs).
Il est.précisé que le même dispositif conjugué (volets du gouvernail de profondeur 4 braquage différentiel commandé et ai- lerons d'ailes à braquage différentiel automatique et commandé) @ peut naturellement s'appliquer à tous les cas de réalisation de commande, en particulier au cas d'utilisation d'un levier de commande du type dit "manche à balai".
On peut d'autre part, ainsi qu'il a été dit plus haut,utili-' ser des ailerons d'ailes non influencés par la rotation des ailes autour de leurs axes d'articulation et seulement commandés par le pilote .
La fig. 5 représente un exemple de modification à faire subir aux renvois 52 de la fig. 3 pour obtenir ce résultat :
Chacune des biellettes 51 (figs. 3 et 5) est articulée d'une part (à rotule par exemple) sur un bras du renvoi 49 (fig.3) et d'autre part à l'extrémité d'un maneton 70(fig.5) pouvant tourrer autour d'un axe 71 solidaire du corps central de la machine,con- courant avec l'axe 2 d'articulation de l'aile correspondante et
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perpendiculaire à cet axe.Chaque biellette 54 est articulée (à rotule par exemple) d'une part à l'un des bras du renvoi 55(fig.'5) et d'autre part à l'extrémité du maneton 70(fig.5) correspondant.
En outre chaque i,ianeton 70 est disposé de manière que,dans sa po- sition moyenne, l'axe 2 d'articulation d'aile passe par le centre de la rotule d'attache de la biellette 54 .
A noter que dans ce cas, l'articulation de la biellette 51 sur le maneton 70 peut ne pas être à rotule comme représenté .
Le fonctionnement du dispositif est le suivant :
La commande latérale de la machine (braquage différentiel comman dé des ailerons co@jugué avec le braquage différentiel des volets du gouvernail de profondeur) s'effectue comme dans-le cas repré- senté sur la fig.3, le renvoi 52 étant remplacé par le renvoi 70.
D'autre part, les points d'attache des biellettes 54 aux manetons 70 étant chacun sur l'axe 2 d'articulation d'aile correspondant, pour la position moyenne des manetons 70 correspondant à la po- sition de braquage nul des ailerons d'ailes, on voit que, dans ce cas, ces ailerons ne sont pas influencés par la rotation des ailes autour de leurs axes .
Ce dispositifpourrait également être établi en fixant chaque axe 71 sur l'aile correspondante(et non sur le corps central de la machine);dans ce cas toutes lesindications données ci-dessus pour la rotule d'attache de chaque biellette 54 sur le maneton 70 cor- respondant s'appliquent à l'articulation de chaque biellette 51 sur ledit maneton 70(cette articulation étant alors à rotule,par exemple) .Le fonctionnement de cette variante est naturellement le même que celui du dispositif précédent .
La fig. 6 représente une variante de réalisation de la liaison mécanique de commande latérale de la machine volante.La liaison entre le levier de commande du poste pilote et les biellettes 51 d'une part et entre les biellettes 54 et les ailerons d'autre part est du même type que sur la fig.3.La modification est la suivante:
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Chacune des biellettes 51 est articulée à l'extrémité d'un maneton 80 qui est solidaire d'un arbre 81 pouvant tourillonner dans un palier 82, solidaire de la machine. Des butées appropriées em- pêchent cet arbre de glisser dans ce palier .
A l'extrémité supérieure de chqque arbre 81 est rigide- ment fixé un pignon cylindrique 83, qui est en prise avec une crémaillère à section cnrculaire taillée dans un manchon cylindri- que 84 pouvant glisser le long d'un arbre 2 confondu avec l'axe d'articulation de l'aile 1 correspondante. A l'une des extrémités du manchon 84 est rigidement fixée une pièce 85 servant de glis- sières transversales à deux tiroirs 86 portant chacun un touril- lon 87.Sur les tourillons 87 sont articulés lesdeux bras d'une chape 88 formant l'extrémité de l'un des bras d'un renvoi 89 pouvant tourner fou autour d'un axe 90 solidaire de l'aile . Sur l'autre bras de chacun des renvois 89 est articulée la biellette 54 correspondante .
On conçoit que le système ainsi décrit assure l'indé- pendance absolue du braquage des ailerons et de la rotation des ailes autour de leurs axes d'articulation respectifs .
Naturellement l'invention n'est nullement limitée aux modes d'éxécution représentés et décrits qui n'oit été choisis qu'à titre d'exemple .
REVENDICATIONS
1 .- Un procédé de commande latérale de machines volantes dont les ailes sont articulées sur le corps central chacune autour d'un axe oblique par rapport au plan vertical de symétrie de la machine .caractérisé en ce qu'il consiste à braquer différentie lIe ment les volets mobiles aonstituant le gouvernail de profondeur.
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