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Procédé de- préparation de masses d'absorption particulièrement susceptibles de réaction, pour retenir l'acide carbonique de 1!air de respiration.
L'utilisation de masses d'absorption pour retenir l'acide carbonique de l'air de respiration se fait.actuellement en gé- néral de telle manière que les masses sont placées en une posi- tion appropriée, par exemple sur des tamis ondulés, sous forme de cartouches. L'essai de semblables cartouches s'obtient en @ faisant passer un courant d'air de valeur connue à travers les cartouches. A ce courant d'air on mélange avant l'entrée dans la cartouche de l'acide carbonique et de la vapeur d'eau dans la mesure de la composition se présentant pour le genre de car- touche considéré lors de l'usage pratique. La suppression de
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l'acide carbonique en particulier dans le courant d'air derrière la cartouche est la mesure du rendement d'absorption de la car- touche.
Par l'emploi croissant d'appareils protecteurs à oxygène dans les vingt dernières années, il s'est établi des conditions standardisées suivant lesquelles se fait le plus souvent l'utili- sation des "cartouches d'épuration d'air" nécessaires pour les appareils protecteurs. Dans ces stipulations telles qu'elles sont publiées pour les appareils de mine par le "Comité pour le sau- vetage dans les mines en Prusse" (voir "Der Kompass" organe of- ficiel de l'association professionnelle des mineurs, N 23 du 5 décembre 1925, Berlin), on prévoit les temperatures et la te- neur en vapeur d'eàu de l'air d'essai à 37 C avec pleine satu- ration en vapeur d'eau. Un essai,fait dans ces conditions, de masses d'absorption prévoit donc toujours l'emploi de cette sti- pulation.
On a toutefois observé que pour d'autres applications que celle des mines, d'autres températures, notamment plus basses avec une saturation plus minime en concordance en vapeur d'eau sont à envisager. Ainsi par-exemple, suivant un procédé connu, les masses d'absorption obtenues par broyage de soude caustique pour retenir l'acide carbonique dans l'air de respiration sont excitées en vue d'une plus grande absorption d'acide carbonique par le fait que la :nasse broyée est traitée avant la disposition sur des supports appropriés par l'acide carbonique gazeux sec.
On a proposé ailleurs qu'en cas d'utilisation suivant les con- ditions des mines indiquées ci-dessus l'absorption d'acide car- bonique par un semblable produit chimique peut enco-re être aug- mentée par le fait que l'acide carbonique n'est pas ajouté à la soude caustique à l'état gazeux mais comme carbonate sec à l'état fondu. L'addition de chaux a été indiquée également. Si les car- touches remplies d'un semblable produit chimique sont mises en usage en pratique dans les appareils protecteurs à oxygène, à l'air libre, elles présentent en particulier aux températures de la période de transition vers le printemps et l'automne und
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absorption d'acide carbonique fortement diminuée.
Si on modi- fie les conditions des mines en adaptant la température et la saturation en vapeur d'eau du courant d'essai aux circons- tances pratiques dans l'appareil protecteur, on trouve égale- ment une absorption diminuée d'acide carbonique en comparaison de masses d'absorption en soude caustique sans addition.
Ce comportement est compréhensible vu que les additions empêchent l'échappement du produit chimique liquéfié par la vapeur d'eau et la chaleur de réaction. Aux températures abais- sées décrites la présence des additions n'est pas seulement superflue à cause du fort refroidissement extérieur et de la teneur minime en elle-même en vapeur d'eau de. l'air d'expira- tion entrant dans la cartouche - le refroidissement et la sé- paration d'eau se font dans les tuyaux de respiration-, mais elle diminue encore le pouvoir de combinaison de l'acide car- bonique en comparaison de soude caustique non spécialement traitée, par exemple carbonisée.
On a maintenant observé que cet inconvénient peut être évité par l'addition de quelques pourcents d'eau au bain fondu des différentes masses d'absorption. Par l'addition d'eau le pouvoir de combinaison de l'acide carbonique dans les mas- ses d'absorption suivant le procédé, aux températures situées en-dessous de la température du corps, est peu diminué seule- ment en comparaison de celui des masses qui sont fabriquées de prime abord sans eau.
Comme alors avec l'accroissement de la teneur en eau de la masse d'absorption, sa tendance au coulage augmente, la teneur en eau est limitée avantageusement à 5 %. Pour des cir- constances spéciales, on peut élever la teneur en eau en con- cordance jusqu'à 50 %. La limitation peut se faire de telle manière qu'une lessive concentrée est chauffée à une tempé- rature déterminée avant ou après l'addition de matières iner- tes. En concordance avec la pression de vapeur de l'eau dans la lessive, la teneur en eau désirée s'établit.
Si'la soude @
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caustique est présente de prime abord avec une teneur en eau désirée et déterminée, ce qu'on peut obtenir par addition de quantités d'eau appropriées à la soude caustique avant la fusion, le chauffage se fait avantageusement sous pression car un chauffage uniforme lors de la fusion ne peut s'obtenir facilement et par conséquent la teneur en eau dans la masse d'absorption refroidie est plus petite que celle réglée.