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Perfectionnements aux machines à fondre les lignes typographiques et à leurs matrices.
La présenteinvention est relative aux machines à fondre les lignes typographiques-et à leurs matrices.
Pour préparer une lignes-bloc ou barre à caractères dans des machines connues, on coule du métal fondu dans un moule à fente dont la fente est pressée contre les bords ou faces d'une série de matrices disposées en ligne, la face ou bord plan de chaque matrice présentant un évide- ment ou dépression qui s'étend en travers audit bord, et une creusure, constituant un creux à caractère, à la base de cette dépression. Les lèvres du moule rencontrent les sur- faces planes des matrices et, par conséquent après clichag
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la ligne ou barre présente sur sa surface une partie en relief constituée dans les déprèssions des matrices et, en saillie sur cette partie en relief, des caractères qui cor- respondent aux creux à caractères.
Le coût et la main-d'oeu- vre qu'entra-ine la fabrication des matrices sont augmentés par l'existence de la dépression susmentionnée au fond de la- quelle est prévu le,creux à caractère, surtout dans le cas de matrices de grandes dimensions et de matrices présentant des caractères autres que les caractères arabes .
Comme exemples de cas où l'on a besoin de telles matrices, on mentionnera les idéogrammes, tels que ceux utilisés dans l'imprimerie des langues chinoise et jamonaise, et les motifs de décoration du genre de ceux qu'on emploie pour imprimer les bordures, etc. Il n'est pas rare qu'on effectue le clichage de lignes à l'aide de matrices de ce genre en composant la ligne de matrices à la main et en appliquant ensuite la ligne, avec ou sans le support ou composteur dans lequel elle est composée, sur une machine destinée à couler le métal contre ladite ligne. Il existe une machine du type "Universel" bien connue de ce genre ven- due sous la marque de fabrique "Linotype", et la présente invention vise particulièrement mais non exclusivement le fonctionnement des machines de ce genre et des matrices utilisées dans ces machines.
On se rend compte que, pour que la ligne soit conve- nablement maintenue et alignée dans la machine, il faut que la section totale ou la forme des matrices ou de la ligne de matrices soient celles qui conviennent pour leur coopé- ration avec des éléments coopérants de la machine et, en fait, on connait des matrices de formes diverses propres à être utilisées dans les machines du type "Universel" susmentionné.
Toutes les matrices de ce genre présentent l'inconvénient signalé ci-dessus que le creux à caractère est pratiqué au /)
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fond d'une dépression ménagée sur la face à caractère de la matrice.
L'objet de la présente invention est de surmonter ces inconvénients et, à cet effet, suivant l'invention, un creux à caractère de matrice est prévu non pas au fond d'une dépression ménagée sur la face d'une plaque, mais sur une surface plane d'une telle plaque ou bloc (qui est de préférence de forme géométrique simple, telle qu'un cube ou une plaque carrée plate), et cette plaque ou bloc est destiné à coopérer avec un autre élément de façon que les deux possèdent ensemble une forme ou configuration exté- rieure telle qu'ils puissent être utilisés dans la machine à fondre les caractères à laquelle ils sont destinés, L'élément avec lequel coopère da plaque ou bloc à matrice peut affecter la forme d.'un support de longueur égale à celle d'une ligne entière et destiné à recevoir une série de pla- .
ques ou blocs de ce genre, et -la configuration ou forme finale en section qui résulte de cet ensemble peut affecter l'une quelconque des formes connues utilisées dans les machines à fondre'les caractères du genre en question, ou toute autre forme apporpriée, selon le type de machine uti- lisé.
Pour faciliter la composition, l'élément extérieur ou support peut être composé de plusieurs portions qui sont séparables ou relié.s librement les unes aux autres mais destinées à être pressées et/ou verrouillées l'une contre l'autre, après l'insertion des plaques ou blocs à matrices et des éléments entrant mutuellement en prise, tels que des languettes et rainures d'assemblage, peuvent être prévus sur le support et les plaques où blocs à matrices:
. On remar- quera que, en raison de la forme géométrique simple des pla- ques ou blocs à matrices, ceux-ci peuvent être orientés dans leur support extérieur à volonté dans l'une ou l'autre de deux directions, et qu'il suffit de faire tourner la pla- que ou bloc de 90 pour passer d'une orientation à l'autre, la caractère restant dans son propre plan pendant une telle
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rotation. Cette possibilité présente une certaine importance lorsque l'invention est appliquée à des machines destinées au clichage d'idéogrammes tels que les caractères chinois, qu'on peut désirer placer horizontalement ou verticalement dans la ligne-bloc en cours de clichage.
On décrira ci-après l'invention en se référant à un mode de réalisation de cette machine représentée à titre d'exemple sur les dessins¯ annexés dans lesquels ;
La figure 1 est une vue perspective d'un support de blocs-matrices établi suivant l'invention.
Les figures 2 et 3 représentent par une vue de l'ar- rière et une coupe transversale, respectivement, le sup- port de la figure 1, la figure 3 étant une coupe par la ligne A-A de la figure 2.
Les figures 4 et 5 sont des vues perspectives repré- sentant respectivement un espace-bloc et un bloc-matrice destinés à être associés, suivant l'invention, avec le support de la figure 1, la figure 5 étant représentée sous forme d'un bloc présentant un creux à caractère chinois.
La figure 6 est une vue en bout du support de la fi- gure 1 dàns lequel est assemblée une ligne de blocs-matrices.
Les figures 7, 8 et 9 sont respectivement une vue en plan, une vue de profil longitudinale et une coupe trans- versale d'un composteur à main destiné à recevoir un support, tel que celui de la figure 1, dans lequel est composée une ligne de blocs-matrices, la figure 9 représentant le support et les blocs en position.
Les figures 10 et 11 sont deux vues en perspective de détails de l'invention.
Selon un mode de réalisation commode de l'invention, représenté sur le dessin annexé et propre à être utilisé avec une machine connue sous la marque de fabrique Linotype, telle qu'une machine du type "Universel", la façon générale de couler ou "clicher" une linge-bloc peut être analogue à
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celle décrite dans le brevet français n 787.993 du 28 mars 1935. On décrira ce mode de réalisation de l'inven- tion en se référant au clichage d'une ligne-bloc présentant des caractères chinois dans une telle machine.
Les creux à caractères sont constitués de toute manière appropriée sur la face plane d'une plaque ou bloc carré a (fig. 5), dont les cotés présentent des rainures b sur tout le pourtour du bloc. Un organe destiné à supporter une ligne composée de ces blocs-matrices a est représenté par les figures 1, 2, 3 et 6.
Cet organe affecte la forme d'une pièce de section en U dont une des branches c est distincte dureste ou corps de la pièce en U, celui-ci comprenant une portion d possédant la forme d'un L et composée de la base de l'U et de l'autre branche, la portion de branche séparée c présentant des pattes, constituées par des plaquettes e fixées à ladite branche par des vis f, ces pattes s'étendant à partir de la base de ladite branche c et s'engageant dans des rainures de..guidage g.ménagées sur la surface externe de l'élément de base proprement dit, de la pièce en U, et les dites pattes comportant des goupilles h qui entrent en prise avec des plaquettes de recouvrement .1 fixées à l'aide de vis en travers des rainures de guidage g pour empêcher la sépara- tion des deux portions.
Des ressorts de compression k, inter- calés entre les faces contiguës des portions c, d, maintien- nent normalement ces portions éloignées lune de l'autre de la distance maximum déterminée par les goupilles-butées h (en élargissant ainsi temporairement l'intérieur du support en U) mais les deux portions c, d peuvent être rapprochées l'une de l'autre (et si on le désire maintenues l'une contre l'autre par tout dispositif de verrouillage approprié tel qu'un loquet) lorsque la ligne de blocs-matrices a été assem- blée dans le support.
Des nervures 1 prévues sur les faces intérieures des branches du support en U s'engagent dans les rainures b des côtés des blocs-matrices alorsque les deux @
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portions du support sont pressées l'une vers l'autre, ce qui centreet maintient les blocs en position. Les branches du support en U sont suffisamment larges pour faire saillie au-dessus des surfaces planes des blocs-matrices (comme repé- senté sur. la figure 6) de sorte que, lorsqu'une ligne est assemblée, ces saillies des branches sont équivalentes aux parois latérales de la dépression d'une matrice de forme con- nue comportant le caractère en creux sur la face inférieure plane de la dépression.
Les espaces m (fig. 4) servant à fermer les extrémités d'une ligne peuvent être analogues aux blocs-matrices, mais sont plus hautes, de façon que leurs surfaces supérieures (qui ne présentent évidemment pas de caractères en creux) affleurent avec les faces supérieures des branches du support dans la position d'assemblage. Les espaces peuvent n'être rainurés que sur deux c8tés opposés, comme représenté sur la figure 4, au lieu del'être sur les quatre c8tés comme le sont les blocs-matrices portant des caractères chinois (fig. 5).
Extérieurement, le support peut posséder une forme telle (comme représenté sur la figure 6) que, lorsque les matrices sont assemblées dans ledit support, la section transversale de l'ensemble soit identique à celle d'une ma- trice connue, telle que celle représentée sur la figure 9 du brevet précité. Cette forme extérieure n'a d'importance qu'en tant qu'elle est nécessaire dans la machine dans laquelle s'effectue le clichage de la ligne-bloc et, par conséquent, cette forme peut varier et être par exemple celle représentée sur la figure 10 dudit brevet.
Il y a lieu de noter qu'étant donné que la rainure latérale b servant à repérer les blocs- matrices dans le support s'étend sur tout le pourtour de la périphérie, les blocs peuvent être assemblés côte à côte dans l'une quelconque des deux orientations correspondant à leurs positions relatives, verticale ou horizontale, sur la ligne- bloc coulée. Ceci est un point présentant une certaine impor- tance dans le clichage de lignes-blocs à partir de matrices à idéogrammes tels que les caractères chinois.
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Lorsqu'on a composé une ligne de matrices et d'es- paces en plaçant ces éléments directement dans le support et en pressant ensuite l'une contre l'autre les deux portions du support, de la manière précédemment décrite, on peut appliquer l'ensemble directement contre la machine (si la machine est telle qu'elle peut utiliser directement une ligne de matrices composée), ou bien on peut placer cette ligne dans un com- posteur à main.
De préférence, si le clichage de la ligne- bloc est effectué dans une Linotype du type "Universel", le composteur à main utilisé peut être celui représenté par les figures 7 à 9 ci-jointes, qui correspondent àux figures 13 et 14 du brevet précité, le support portant la ligne com- posée de blocs-matrices étant destiné à s'ajuster dans le compos,teur en remplacement des matrices représentées dans les figures du brev,et, et les blocs-matrices et leur support étant serrés longitudinalement par la plaque de blocage à vis n représentée sur ces figures. Le composteur est ensuite présenté à la machine d'une manière connue. Il est bien enten- du qu'on peut utiliser tout autre type approprié de composteur ' à main, selon la section transversale du support et selon le type de machine .utilisé.
Pour permettre d'enlever facilement du composteur l'en- semble du support et des matrices après le clichage, deux ouvertures.? peuvent tre pratiquées à travers la paroi de base du composteur, et l'on peut prévoir sur la machine par exemple en fixant à 1'aide de vis une plaque p (fig .
10), deux goupilles '(qui peuvent comporter des têtes en caout- chouc ou en fibre comme représenté) espacées d'une distance correspondant à la distance qui sépare les ouvertures du composteur- Des pattes à angle droit s peuvent être prévues près des goupillesr de façon que, lorsqu'on maintient le composteur avec ses bords appliqués contre lesdites pattes les ouvertures o se trouvent au-dessus des goupilles r et un mouvement vers le bas communiqué au composteur (dont la
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plaque de serrage n a été desserrée) a pour effet d'éjecter le support.
Pour faciliter l'assemblage libre des blocs-matrices a dans le support avant de fermer celui-ci, on peut utiliser une pièce t en forme de plateau (fig. 11) comprenant une paroi de base ayant sensiblement les mêmes dimensions et la même forme que le support et deux parois latérales contiguës, perpendiculaires à la paroi de base. Il est commode de maintenir cette pièce à la main, avec le support des matrices placé dans ladite pièce,pendant la composition, la paroi extrême verticale u empêchant les blocs-matrices librement insérés de glisser hors du support.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à la disposition dans laquelle les blocs-matrices peuvent être assemblés ou composés uniquement sous forme d'une ligne. Elle peut facilement être appliquée au clichage d'une ligne-bloc à l'aide d'un bloc-matrice ou d'un petit nombre de blocs- matrices. De plus, l'invention n'est pas limitéeà des blocs- matrices comportant des idéogrammes ou autres caractères.
Ellpeut être appliquée avec des matrices comportant un genre quelconque de caractère n'exigeant pas nécessairement d'être orienté à volonté dans l'une ou l'autre de deux di- rections. De plus, l'invention n'exclut aucune disposition dans laquelle les blocs-matrices seraiant composés autrement qu'à la main. Ces modifications del'invention et toutes les autres susceptibles de devenir désirables pour metre l'in- vention en pratique dans différentes conditions à remplir peuvent être adoptées sans qu'on s'écarte pour celà du principe de l'invention.