<Desc/Clms Page number 1>
"Procédé de fabrication de vases à appliques ajourées, dits diatrètes"
La présente invention se rapporte à. un procédé pour la. fabrication da vases à réseaux ou- appliques ajourées, dits diatrètes.
De tels vases d'origine antique sont déjà. connus. Ils..sont constitués par un récipient intérieur en verre, présentant la forme d'une coupe ou d'un bol et entouré d'un corps de verre extérieur, le plus souvent ajouré, la liaison entre les deux éléments en verre, étant assurée uniquement par un certain nombre. de. baguettes.-entretoises en verra. Les. découpages du corps de verre extérieur peuvent présenter un caractère ornemental, former des personnages ou être de toute autre naturel ou bien constituer des lettres ou. analogues.
<Desc/Clms Page number 2>
Bien que les diatrètes antiques aient été décrites à plusieurs reprises, la technique du verre n'a pas réussi, jusqu'à présent, à établir des imitations parfaites ni, à plus forte raison, de fabriquer de tels valses par un procédé économique. De plus, les archéologues et les techniciens du verre n'ont même pu trouver une explication satisfaisante quant au procédé d'exécution des vases antiques.
D'une part, on a affirmé que la verre d'applique extérieur était travaillé séparément, pour être ensuite réuni par fusion à la face extérieure du corps de verre intérieur ; part, on a exprimé l'avis que les vases à applique ajourée étaient exécutés en partant d'un seul corps de verre à paroi pleine, sur lequel on faisait apparaître l'applique en travaillant la masse pleine à l'aide de meules et de forets.
Les essais en vue de fixer l'applique après coup se sont heurtés à des difficultés techniques insurmontables. La fabrication de vases à appliques ajourées, par meulage en partant d'un corps de verre plein, s'est avérée de prime abord comme impratiquable au point de vue économique, en raison du temps prolongé qu'elle exige.
D'autres méthodes qui ont été appliquées jusqu'à présent à la fabrication de diatrètes n'ont pas non plus donné le résultat voulu, bien qu'on connaisse déjà d'autres verres creux à double paroi, d'un autre genre, dans lesquels la paroi extérieure est partiellement découpée.
La présente invention a pour but d'établir un procédé permettant de fabriquer, d'une manière relativement simple et économique, des diatrètes dans lesquelles la paroi de verre extérieure, le plus souvent ajourée, est réunie à la paroi de verre intérieure uniquement par un certain nombre de baguettes en verre.
Suivant le procédé de base de la présente invention, on confectionne d'abord un corps creux en verre, à double paroi,
<Desc/Clms Page number 3>
de la manière applicable habituellement dans la fabrication de bouteilles isolantes, et l'on introduit ensuite, à travers la paroi extérieure ou intérieure, chaude ou localement réchauffée, de ce corps, aux endroits prévus pour le placement des baguettesentretoises, des éléments en forme de bâtonnets, que l'on enfonce jusqu'à ce qu'ils adhèrent à la paroi opposée, après quoi on enlève les extrémités. saillantes des entretoises ainsi formées et, le cas échéant, on pratique, au jet de sable, à la meule, par forage, par morsure ou analogues, des découpages à jour dans la paroi de verre extérieure réunie à la paroi de verre intérieure par les dites baguettes-entretoises, la.
dite paroi extérieure étant finalement soumise au travail de parachèvement.
Pour faciliter la mise en place des baguettes, on peut pratiquer en des points déterminés de la paroi à transpercer, du corps creux en verre à double paroi, des trous par forage, poin- çonnage; ou défoncement,. trous par lesquels on introduit les baguettesentretoises en forme. de. bâtonnets*.
Toutefois, et de préférence, la paroi à transpercer, du corps creux en verre. à double paroi, est d'abord localement ramollie par réchauffage aux endroits destinés à recevoir les baguettes-entretoises, après quoi, et en procédant par exemple de la manière habituellement appliquée lorsqu' il s'agit d'adapter des raccords d'écoulement aux récipients en verre à double paroi, on introduit à travers les parties ramollies de la paroi, des éléments en forme de bâtonnets, jusqu'à ce que ceux-ci adhèrent à la paroi opposée. Après refroidissement de la paroi, les bouts saillants de ces baguettes sont enlevés à la meule.
Une fois toutes les baguettes-entretoises mises en place de cette manière, on séparé,par meulage, le bord supérieur formant la liaison entre les corps de verre intérieur et extérieur, de sorte que la liaison entre ces deux corps de verre est assurée désormais uniquement par les baguettes-entretoises. Pour la dis-
<Desc/Clms Page number 4>
position de ces baguettes, il y a naturellement lieu de tenir compte de la manière dont le corps de verre extérieur doit être découpé au cours des opérations ultérieures. Les découpages sont ensuite pratiqués dans la paroi de verre extérieure à l'aide d'un jet de sable, par meulaga, par gravure ou de toute autre manière connue.
D'autres détails et aspects du procédé suivant l'invention seront expliqués ci-après à l'aide des dessins annexés, dans lesquels les phases successives et essentielles de ce procédé sont représentées schématiquement et à titra d'exemple.
Figs. 1 à 5 montrent schématiquement, et en coupe un procédé d'exécution, connu en soi, d'un corps creux à double paroi.
Figs. 6 à 11 montrent le réchauffage local de l'une des parois de verre et la formation des baguettes-entretoises, les Figs. 7 à 10 représentant, à plus grande échelle, divers détails de la mise en place des baguettes-entretoises.
Le procédé suivant l'invention s'amorce par l'exécution, d'une manière quelconque en elle-même - et qui, considérée sépa- rément, est connue, - d'un corps creux en verre, à double paroi, dont les contours et les dimensions correspondent à ceux de la forme définitive du vase à applique ajourée, qu'on veut obtenir.
A titre d'exemple de réalisation, on décrira brièvement ci-après et en se référant aux Figs. 1 à 5, l'exécution - connue pour les récipients en verre à double paroi et notamment les bouteilles isolantes - d'un tel corps creux fabriqué suivant le procédé de soufflage à la bouche.
Conformément à ce procédé, on souffle d'abord, à l'aide d'une canne de verrier 1, un simple corps creux en verre, par exemple celui représenté à titre d'exemple dans la Fig. 1, et dont la paroi latérale 2 est appelée à constituer dans la suite la paroi du corps de verre extérieur.
<Desc/Clms Page number 5>
Suivant Fig. 2, on place sur la fond 3 de ce corps creux une masse de verre liquide (paraison) 4 que l'on presse à plat contre le dit fond 3 à. l'aide d'une planchette. Comme montré dans la Fig. 3, cette opération a pour effet que la paroi de fond 3, réchauffée par la paraison 4 et ramollie, du corps creux, est légèrement repoussée vers l'intérieur.
Le corps creux 2, 3 et la paraison apportée 4 sont alors réchauffés, à l'avant dans l'ouvreau du four de verrerie, de telle manière que la paraison 4 se réchauffe en premier lieu. Après un réchauffage suffisant, on tient l'ensemble du corps creux 2,3 dans une position verticale, avec le fond 3 tourné vers le haut, de sorte que la paraison 4 placée sur ce fond peut s'affaisser vers l'intérieur, comme indiqué dans la Fig. 4. Lorsque la paraison 4 et la paroi de fond 3 réunie à celle-ci par fusion se sont suffisamment abaissées vers l'intérieur du corps creux, on enfonce complètement la paraison 4 dans ce corps creux 2 (Fig. 5), soit à l'aide d'un tampon approprié en bois 5, dont les parois sont légèrement cannelées pour permettre l'échappement des gaz qui se développent, soit à l'aide d'un autre. outil approprié.
De cette façon, on forme un corps creux.en verre, à double paroi, dont la paroi extérieure 2 est constituée par la paroi 2 du corps creux initial à paroi simple,, tandis que le fond 3 refoulé vers l'inté- rieur et renforcé par la paraison 4 qui s'y soude par fusion, constitue désormais la paroi intérieure qui, pour la simplicité, sera également désignée par,3. Entre la paroi extérieure 2 et la paroi intérieure 3 se trouve un espace creux 6.
Comme il a été mentionné plus haut, un tel corps creux en verre pourrait, dans l'état actuel de la technique du verre, être fabriqué de plusieurs autres manières différentes. Le procédé @ décrit ici à titre d'exemple a toutefois. été choisi, car il est le plus connu pour la fabrication de verres creux à double paroi,
<Desc/Clms Page number 6>
et parce qu'il y a lieu de supposer que ceux qui exécutaient les diatrètes antiques vers le troisième siècle avant J.-C., ne connaissaient que les outils simples avec lesquels on peut réaliser le procédé décrit ci-dessus.
Les baguettes-entretoises appelées à réunir les deux parois
2 et 3 du corps creux en verre et à maintenir l'écartement voulu entre ces parois après enlèvement des bords de liaison, sont exécutées de préférence tant que le dit corps creux est encore attaché à la canne et qu'il se trouve dans un état intermédiaire entre la consistance plastique et la zone critique de température de refroidissement.
L'une des parois du corps creux en verre, à savoir, celle qui, dans les vases à applique ajourée, en forme de coupe, est constituée généralement par la paroi extérieure 2 du dit corps creux, est d'abord réchauffée localement, jusqu'au ramollissement, aux endroits appelés à recevoir les baguettes-entretoises, après quoi les parties ramollies de la paroi sont transpercées par l'enfoncement d'éléments en forme de bâtonnets que l'on introduit jusqu'à ce qu'ils adhèrent à la paroi opposée qui, dans le cas envisagé, est constituée par la paroi intérieure 3. On obtient ainsi les baguettes-entretoises.
Le réchauffage local s'effectue par exemple, comme lors du placement d'un raccord d'écoulement dans les récipients en verre, à double paroi, par la pose d'une petite paraison liquide 7 sur la paroi de verre extérieure 2, à l'endroit où l'on veut placer une entretoiseo La Fig. 6 montre la manière dont on pose une petite paraison liquide 7, tandis que la Fig. 7 montre, à plus grande échelle, cette même opération vue séparément. La paraison très chaude et molle 7 produit un réchauffage intense et un ramollissement de la paroi de verre extérieure 2 à l'endroit destiné à recevoir une entretoise.
<Desc/Clms Page number 7>
On prend ensuite un élément en forme de bâtonnet, par exemple une baguette mince en verre 8, dont le diamètre est légèrement inférieur à celui de la future entretoise ; chauffe légèrement ce bâtonnet et on le pose sur la paraison 7 préalablement mise en placa, avec le résultat que le bâtonnet de verre 8 s'unit immédiatement, par fusion, au verre, mou. Lorsqu'on pressa le bâtonnet de verre & contre la paroi de verre 2, cette dernière se rompt à l'endroit fortement ramolli. Par conséquent, le bâtonnet de verre 8 qui est désormais, revêtu d'une mince couche de verre plastique peut être facilement enfoncé jusqu'à la paroi intérieure 3 du corps creux en verre.
Une fois entré en contact avec la paroi de verre intérieure 3, le bâtonnet de verre 8 adhère fortement à celle-ci par le revêtement de verre qui le recouvre. Au cours de ce processus,, la partie de la baguette en verre 8, qui a pénétré dans l'espace creux-6, a été convenablement renforcée par le verre entraîné tant depuis la paroi de verre extérieure 2 que depuis la paraison 7 posée sur cette dernière. Le processus du percement de la paroi extérieure et de la fixation de la masse de verre enfoncée, à la paroi intérieure, est représenté dans la Fig. 8.
Le bâtonnet de verre 8 que l'on enfoncé à l'état légèrement réchauffé, et qui est donc initialement rigide,, se ramollit pro- gressivement sous l'effet de la chaleur du verre qui l'entoure.
En retirant le bâtonnet de. verre 8 au moment voulu., on entraîne avec lui, vers l'extérieur, une partie de la masse da verre: précé demment enfoncée. Dès qu'on atteint par exemple le stade représenté dans la Fig. 9, on casse le bâtonnet de verre 8 à l'endroit indiqué par une flèche 9. La partie restante extérieure de la paraison 7 et/ou du batonnet de- verre 8 soudé dans cette dernière par fusion, reste, sous forme de pointe, sur la paroi de verre extérieure 2, tandis que, dans l'espace creux-6 entre cette paroi et la paroi intérieure 3, il s'est formé une entretoise en verre 10, qui réunit
<Desc/Clms Page number 8>
rigidement les deux parois 2 et 3.
En appliquant le procédé qui vient d'être décrit,on peut placer un nombre quelconque d'autres entretoises, en d'autres endroits voulus. Il va de soi que la mise en place des bâtonnetsentretoises 10 peut se faire également depuis la paroi de verre intérieure 3, ce qui peut être utile par exemple lors de l'établissement de diatrètes plates.on forme de coupes.
Au lieu de bâtonnets de verre 8, on peut utiliser des tubes de verre, pour établir des entretoises creuses. On peut employer dans le même but des fils métalliques ou analogues, que l'on enfonce d'abord de la même manière que les bâtonnets en verre, mais que l'on retire complètement après la solidification du verre.
Pour rehausser l'effet artistique, on peut utiliser, pour les entretoises, des bâtonnets ou tubes de verre dont la couleur diffère de celle du verre de fond. En outre, on peut employer des bâtonnets ou tubes établis en toute autre matière voulue, par exemple en magnésie, et qui, après séparation des bouts saillant au dehors, restent à demeure dans les entretoises, où ils constituent des éléments de remplissage, transparents ou non, de toute teinte voulue, et produisent un effet décoratif supplémentaire.
A titre de variante de l'exemple de réalisation décrit cidessus, le réchauffage local et le ramollissement des endroits de la paroi de verre auxquels doit avoir lieu l'enfoncement des bâtonnets, peut aussi s'effectuer par d'autres moyens. Par exemple, on peut employer à cet effet une flamme très chaude à action étroitement concentrée, telle qu'on l'obtient avec un chalumeau oxhydrique, un brûleur à souder ou un arc électrique.
Le procédé d'exécution se poursuit de la manière suivant :
Lorsque tous les bâtonnets 8 sont mis en place et que toutes les entretoises (10) nécessaires sont formées, on casse la partie du corps en verre par laquelle celui-ci tient à la canne 1 et on
<Desc/Clms Page number 9>
refroidit ce corps de la manière habituelle. Après refroidissement, on.aplanit le pied 11 du corps en verra par meulage et l'on meule le bord supérieur 12 de ce corps jusqu'à ce que la liaison qui subsistait encore à cet endroit entre la paroi de verre intérieure 3 et la paroi de verre extérieure 2 soit supprimée et que ces deux parois se trouvent désormais réunies l'une à l'autre uniquement par les entretoises 10.
Les bouts restants des paraisons 7 et des bâtonnets de verre confondus par fusion avec le verre environnant, qui font saillie au dehors, sont enlevés à la meule, jusqu'à ce que la paroi extérieure, 2 présente à nouveau une surface lisse, comme initialement. Ce dernier aspect, considéré isolément,, est représenté dans la Fig. 10. et, dans une vue d'ensemble, dans la Fig. Il,, où les parties à enlever par meulage sont indiquées par des lignes pointillées. Le corps principal du verre à applique ajourée se trouve ainsi achevé. La. grande solidité qui caractérise ce corps est remarquable.
Finalement, on produit dans la paroi extérieure 2 les découpages nécessaires à la formation de l'applique ajourée ou analogue, ce qui ne présente pas de difficultés particulières,, grâce à la solidité, déjà mentionnée, de l'ensemble du corps en verra. Là perforation de la paroi 2 s'opère par exemple à l'aide d'un jet de sable, par meulage, par morsure ou de toute autre manière. Les découpages dépendent évidemment du genre voulu de réseaux, de personnages ou autres dessins, de lettres, de dictons, etc.., qui doivent apparaître sur la paroi de verre extérieure 2. Il va de soi que la forme de ces réseaux ou dessins doit être prise en considération dès le placement des entretoises 10.
La dernière opération consiste à parachever le réseau ou analogue réuni à la paroi intérieure 3 par les entretoises en verre 10, cette opération pouvant être exécutée utilement,, de la manière connue en soi, à l'aide d'outils fixés à des arbres flexibles, ou au moyen d'outils de
<Desc/Clms Page number 10>
graveur, ou analogues.
Comme déjà mentionné plus haut, le forage ou le poinçonnage des trous dans la paroi à transpercer du corps creux en verre, à double paroi, aux endroits destinés à recevoir les entretoises, peut se faire tout aussi bien préalablement à l'introduction des éléments en forme de bâtonnets. Dans ce dernier mode de réalisation du procédé suivant l'invention, le corps creux en verre, à double parole peut, après avoir été confectionné, être d'abord refroidi par exemple, après quoi on pratique les trous ; onréchauffe ensuite le dit corps en vue de procéder à la mise en place des bâtonnets.
Toutefois, les trous peuvent également être poinçonnés, à l'aide d'un dispositif particulier, dans le corps de verre encore attaché à la canne. Conformément à un mode de réalisation particulièrement avantageux du procédé suivant l'invention, les endroits de la paroi, à transpercer destinés au placement des entretoises peuvent être inarqués, dans chaque cas, lors de la confection du corps creux en verre, à double paroi, par des bossages ou renfoncements, obtenus de préférence par le soufflage de ce corps en verre dans un moule approprié.
REVENDICATIONS.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.