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" PROCEDE ET MOYENS DE PASSAGE DU FIL POUR ORGANES ROTATIFS DE
FILAGE ET DE RETORDAGE "
La présente invention a pour objet un procédé et des moyens de passage du fil pour organes rotatifs de filage et de retordage. Ce procédé et ces moyens, qui sont utilisables d'une manière générale et notamment sur les métiers à filer et à retordre les textiles naturels et artificiels, peuvent être employés également pour le câblage ou opération similaire.
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L'invention consiste, dans son principe général, à faire passer le fil, avant qu'il s'enroule sur l'organe rotatif d'envidage ou analogue, de manière qu'il s'applique au moins une fois sur le dit organe ou sur le fil déjà enroulé sur celui-ci.
Pratiquement, l'application du fil est effectuée sur une zone opposée à celle sur laquelle se produit l'enroule- ment.
Dans une réalisation,utilisant un écureuil du type décrit et représenté au brevet français N 684.493 en date du 7 Février 1929, cet écureuil comporta des perforations ou analogues disposées de manière que le fil, après son passage de frottement sur la paroi externe de l'écureuil et avant son enroulement sur l'organe rotatif d'envidage, passe sur le fil déjà enroulé, avec una certaine pression, suivant une ligne convexe et traverse ensuite la paroi de l'écureuil pour revenir finalement s'enrouler sur le dit organe.
L'invention s'applique, non seulement aux dispositifs du type à écureuil, mais également aux systèmes analogues en fonctions et notamment : a) aux ailettes dont les extrémités comportent, dans ce cas, des palettes pourvues chacune de deux perforations pour le passage du fil comme indiqué précédemment; b) aux curseurs d'anneaux rotatifs; c) aux curseurs d'anneaux fixes; d) aux bols, cloches ou organes similaires.
Les perforations de passage du fil dans l'écureuil, les ailettes ou analogues peuvent déboucher latéralement par saignée, fente, judicieusement inclinée pour l'engagement ou l'extraction du fil, ces perforations étant situées dans un même plan ou dans des plans différents convenablement espacés.
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L'organe rotatif d'envidage, tel qu'une broche ou similaire réalisant sur elle ou sur sa bobine l'action d'envidage, peut être moteur, l'écureuil, l'ailette ou similaire réalisant la torsion et le retard relatif en vitesse angulaire pour l'envidage et la tension sur le fil étant simplement freiné.
Inversement l'écureuil, l'ailette ou similaire réalisant la torsion sur le fil peut être moteur, l'organe d'envidage tel qu'une broche ou analogue réalisant l'envidage et la tension sur le fil étant simplement freiné.
Dans la dernière disposition envisagée, il est possible de réaliser sous conditions correctes soit en fonction du diamètre lui-même variable d'envidage, le freinage de l'organe d'envidage par l'action du fil passant sur la partie enroulée.
La commande de l'écureuil, de l'ailette ou similaire peut être appliquée aux systèmes antérieurs.
L'invention s'étend également à une réalisation dans laquelle les parties de l'écureuil, de l'ailette, du curseur, du bol, de la cloche ou autre, traversées par le fil, sont en métal résistant à l'usure, par exemple en acier, les autres parties étant en métal léger ou alliage de métaux légers.
Dans une variante, non seulement les parties traversées par le fil sont en métal résistant à l'usure mais également les zones d'appui du fil.
Les parties en métal dur sont de préférence enrobées à la coulée dans le métal léger.
L'invention s'étend également à d'autres points par- tiouliers qui apparaîtront dans le texte suivant fait en référence au dessin annexé, donné à titre d'exemple seulement, dans le-quel :
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La figure 1 est une élévation d'ensemble d'une première forme de réalisation dans le cas d'une bobine commandée.
La figure 2 est un plan correspondant à la figure précédente.
La figure 3 est une élévation d'ensemble d'une deuxième forme de réalisation dans le cas d'un écureuil commandé.
La figure 4 est un plan correspondant.
La figure 5 est une élévation d'ensemble d'une réalisation appliquée à une ailette.
La figure 6 est un plan correspondant.
Les figures 7 et 8 sont des détails des palettes terminant les ailettes.
La figure 9 est une élévation schématique d'un curseur établi pour la mise en oeuvre du procédé.
La figure 10 est un plan correspondant.
Les figures 11, 12 et 13 illustrent diverses réalisations de dispositifs à écureuils.
La figure 14 est une vue montrant la bobine avec son système de freinage.
La figure 15 est un plan correspondant de ce système de freinage.
La figure 16 correspond à la figure 1 mais montre une variante de réalisation.
La figure 17 correspond à la figure 3 mais montre une autre variante.
La figure 18 est une coupe, à plus grande échelle. faite suivant la ligne XVIII-XVIII de la figure 16.
Dans la forme de réalisation, illustrée plus spéaia- lement par les figures 1 et 2, le fil 1, dont le brin ballon est indiqué en la, s'engage dans l'écureuil 2 par la perforation 3 débouchant latéralement pour permettre la mise en place ou l'extraction de ce fil. Il passe ensuite,
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sur une certaine longueur et suivant un certain arc, sur la partie périphérique extérieure de l'écureuil a pour s'engager dans une perforation 4 débouchant latéralement. Il passe alors contre la partie du fil déjà enroulée sur la bobine 5 et traverse ensuite la paroi de l'écureuil par une perforation 6 qui peut déboucher latéralement.
Le fil revient finalement vers la bobine pour s'enrouler sur celle-ci en traversant à nouveau la paroi de l'écureuil par une perforation 7 pouvant déboucher également latéralement.
Dans l'exemple représenté, la bobine 5 qui est motrice, tourne à gauche dans le sens de la flèche fl (cas courant du retordage), l'écureuil étant freiné par tous moyens appropriés et notamment par une corde-drag 2d. Le fil 1 suit le circuit indiqué par les flèches successives f, f3, f4, f5 et f6. On réalise ainsi un frottement périphérique du fil 1 sur les couches du fil déjà enroulées sur la bohine 5. Ce frottement aide le fil dans sa fonction d'entrainement de l'écureuil et des pièces et organes qui lui sont solidaires. Du fait de ce passage du fil, le passage critique des pointes 8 d'envidage est rendu plus facile de sorte qu'il est possible de filer des fils (ou retordre) plus fins ou de fabriquer des fils de torsion plus faible.
L'implantation des différents trous périphériques 3,4, 6 et 7 est convenablement réalisée en fonction du but à atteindre. Les trous 4 et 6 qui déterminent le plan de frottement mutuel du fil, sont disposés, dans l'exemple des figures 1 et 2, dans un plan perpendiculaire à la broche.
En outre le trou 7 est situé dans ce plan. Les trous 4 et 6 peuvent être situés dans un plan oblique par rapport à la broche, le trou 7 étant disposé de manière que l'envidage se fasse, soit dans une zone située à un niveau supérieur ou inférieur à celle de la zone de frottement du fil, soit
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au même niveau que cette zone de frottement. Ce système per- met, par un choix judicieux de ces plans, de faciliter le pas- sage de la pointe 8 et de la zone avoisinante.
Le passage du fil suivant l'invention empêche les vi- brations de la bobine et de la broche du fait des actions antagonistes et équilibrées des résultantes radiales et oppo- sées engendrées par la tension du fil. De plus, on réalise un lissage mutuel du fil à son passage de frottement sur les couches déjà enroulées.
Pour l'introduction du fil 1 dans l'écureuil, on peut utiliser, non seulement le trou 3, mais également l'un quelqonque des trous 3a, 3b, etc .. de manière à modifier la valeur de l'angle d'embrassement du fil sur l'écureuil.
Ce conditionnement de la tension du fil entre le brin ballon la et le brin tangent d'enroulement lb est effectué avant le passage du fil dans le trou' 4.
Pour une rotation de la bobine 5 dans le sens in- verse de: celui indiqué par la flèche fl et alors dans le cas courant du filage, le passage du fil serait le même que celui indiqué précédemment mais les trous 3b, 3, 3a, 4, 6 et 7 seraient, par rapport à la position indiquée à la figu- re 2, disposés, eu égard aux positions représentées, symé- triquement par rapport à l'axe x y.
L'écureuil 2 pourrait également être inversé, son alors arête supérieure 9 étant%placée à la partie inférieure. Le passage des fils est identique et les trous et les fentes sont disposés, comme indiqué précédemment en fonction du sens de rotation de la broche: Comme exposé plus loin, cette disposition de l'écureuil inversé peut permettre une réduc- tion notable de l'alésage de l'écureuil.
Dans l'exemple illustré par les figures 3 et 4, l'organe commandé est l'écureuil 2, les mêmes organes que
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ceux des figures 1 et 2 étant indiqués par les mêmes références sur ces figures 3 et 4.
L'écureuil tournant par exemple à droite, suivant le sens de la flèche fl (cas courant du filage, le fil 1 ( brin ballon la) s'engage successivement dans les trous 3,4, 6 et 7. On obtient les mêmes avantages que ceux indiqués précédemment. Cependant dans la première réalisation le freinage doit être appliqué à l'écureuil tandis qu'il doit être exercé, dans cette deuxième réalisation, sur la bobine 5. Or, ce freinage de la bobine est réalisé automatiquement par le passage de frottement du fil sur les couches enroulées. De plus, cette action de frottement est variable en fonction même des variations du diamètre d'envidage de la bobine. Ce freinage variable peut être suffisant mais il peut être complété par un freinage d'action constante.
Les mêmes remarques et dispositions particulières indiquées au sujet des figures 1 et 2 s'appliquent également à cette deuxième réalisation.
Les figures 5 à 8 illustrent une ailette perfectionnée établie selon l'invention en vue de réaliser le passage particulier du fil 1. Le fil 1, après son enroulement partiel sur la branche 10 de l'ailette, passe par le trou 11 ménagé dans une palette 12 et s'engage ensuite dans les trous 4k de la palette 12 et les trous 6k et 7k d'une palette 14 terminant l'autre branche de l'ailette. Ces trous 4k, 6k et 7k correspondent en principe à la position des trous 4,6 et 7 des deux premières réalisations et les mêmes avantages indiqués au sujet de celles-ci existent pour l'ailette perfectionnée qui peut également être inversée.
Un bracelet 50, en métal ou alliage et de section judicieuse, circulaire ou non, est solidaire de curseurs 31, 31a, etc ., ou analogues, convenablement disposés sur le brace-
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let 50. Ces curseurs sont solidaires de l'anneau 51 ou peuvent se déplacer sur celui-ci, cet anneau qui est rotatif ou fixe, présentant toute section appropriée. Le fil 1 (brin ballon la) venant des cylindres étireurs ou délivreurs, s'engage, suivant le mode ci-dessus exposé, dans l'un quelconque des curseurs 31, 31a ou 31b, pour s'enrouler préfêrablement sur le bracelet 50. Aprèa avoir traversé le curseur 41, le fil 1 frotte sur la bobine 5, s'engage successivement dans les curseurs 61, 71 pour venir s'enrouler finalement sur la bobine 5 qui est motrice dans l'exemple représenté.
Le passage du fil 1 correspond à une opération de filage, c'est-à-dire à une rotation de la bobine 5 dans le sens de la flèche fl.
Inversement, on peut commander l'anneau 51 et le bracelet 50, la bobine étant freinée.
Dans le cas d'un braoelet 50 se déplaçant sur un anneau 51, fixe ou rotatif, on peut prévoir des billes ou analogues, pour faciliter le déplacement des curseurs. Une masse, agissant par force centrifuge,peut être montée sur le bracelet pour assurer 1action de frottement ou d'entraînement, ou l'action de frottement et d'entraînement.
L'ensemble bracelet et curseurs est préférablement équilibré.
Les figures 11 à 15 illustrent une réalisation dans laquelle une barre 21 est fixée au bâti d'un métier 22 par des bras 23. Un anneau 24, monté sur billes ou analogues peut tourner librement par rapport à la barre 21. Cet anneau 24 porte une pièce annulaire ou écureuil 2. 'Par l'intermédiaire d'une drisse ou autre 26, on commande, en rotation, l'anneau 24 et par suite l'écureuil 2. La broche
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5 tourne et pivote sur sa tige-pivot 30 qui est fixée à la plate-bande 31 animée d'un mouvement alternatif défini par les flèches 32. La broche 5 d'envidage du fil comporte une gorge 33 et un tambour 34. Dans la gorge 33 agit un élément-de freinage 35 attaché à une extrémité tandis 'que l'autre extrémité reçoit un poids-drag 36.
On peut employer des dentelles oscillantes ou glissantes 36a ou tout autre moyen approprié de freinage (mécanique, électrique ou autres).
Des chandelles 37 guident les plates-bandes 31.
Le fil 1, venant du système étireur ou délivreur 39 passe sur un guide-fil 40 et dans un anneau 41 fixe ou déplaçable en hauteur.
L'anneau 41 peut être remplacé par deux fils 42 (figures 12 et 13). L'anneau 41 et les deux fils 42 peuvent d'ailleurs être supprimés.
L'anneau 24 et son écureuil 2 peuvent être établis pour assurer le passage de la bobine, un frein permettant d'arrêter l'anneau postant l'écureuil pendant la marche du métier.
Le tambour 34 sert à sous-renvider le fil par quelques spires, ce qui gagne du temps à l'opération de levée et supprime l'opération de remise en ordre.
La formation des bobines peut être effectuée, soit par couches parallèles ( figure 14 ) soit par cbuches coniques comme montré dans différentes phases aux figures 11, 12 et 13, soit de toute autre manière.
Le fil venant du guide-fil 40, passe dans l'anneau 41 ou entre les fils 42 et s'engage dans l'un des trous 3 périphériques de l'écureuil 2. Ce fil frotte extérieurement sur l'écureuil et passe dans le trou 4 de l'écureuil 2 pour s'enrouler directement sur la broche ou suivant la disposition indiquée au sujet des figures 1 à 8, disposition
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qui est notamment appliquée à la figure 11.
Une disposition inverse de celle représentée par les figures 11 et 12 peut être utilisée pour l'écureuil 2.
Cette disposition inversée est indiquée à la figure 13 dans laquelle l'écureuil 2 est inversé. Le passage du fil est de ce fait inversé, le fil passant dans l'alésage de l'anneau 24 et de l'écureuil 2 avec toute liberté néces- saire et il débouche extérieurement par le trou 4 puis par le trou périphérique choisi 3. Cette disposition permet de réduire l'alésage de l'anneau 24 et de l'écureuil 2 et d'obtenir de ce fait des vitesses plus grandes et certaines facilités de réalisation.
Au lieu de commander la bobine, on peut commander l'anneau 24 et par suite l'écureuil 2.
La commande des organes moteurs peut être effectuée individuellement, par groupes ou ensemble et elle est, soit mécanique (drisses, cordes à broches, sangles ou analogues), soit électrique.
Il est évident que les formes de réalisation décrites et représentées ne sont donnéesiai qu'à titre indicatif et non limitatif. Toutes modifications ou variantes qui ne changent rien aux caractéristiques principales exposées plus haut, ni au but poursuivi, restent comprises dans le cadre de la présente invention.