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" Perfectionnements apportés aux moyens pour réaliser l'entraînement entre deux organes ou groupes d'organes, notamment aux embrayages ".
L'invention est relative aux moyens, c'est-à-dire aux procédés et dispositifs, pour permettre d'entraîner deux orga- nes ou groupes d'organes l'un par l'autre, quelle que soit la nature des mouvements à transmettre et transmis (ceux-ci pou- vant être notamment tous deux rotatifs, ou tous deux rectili- gnes, ou l'un rotatif et l'autre rectiligne, etc.); et elle con- cerne plus spécialement, parmi ces moyens, ceux destinés à per- mettre de réaliser des embrayages, ou des limiteurs de couples.
Elle a pour but, surtout, de rendre tels; lesdits moyens, qu'ils répondent, mieux que jus qu'à présenta aux di- vers désiderata de la pratique, notamment qu'ils permettent de tranamettre des couples plus importants sous des encombrements
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cependant très réduits.
Elle consiste, principalement, -- et en même temps qu'à @ faire dépendre les conditions d'entraînemtn à l'aide des mo- yens du genre en question, de la façon dont réagit au moins un obstacle sur des surfaces entre lesquelles il est interposé et qui sont susceptibles, lorsqu'il ne s'y oppose pas, d'entrer en mouvement relatif --, à agencer le tout de façon telle que l'obstacle, même pour le sens des mouvements relatifs tendant à le maintenir entre les surfaces, puisse en glissant relative- ment à celles-ci laisser lesdits mouvements s'effectuer,et à prévoir des moyens propres à permettre, lorsque désiré, d'exer- cer sur l'obstacle un effort de sens convenable et suffisant pour provoquer le calage.
Elle consiste, mise à part cette disposition princi- pale, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de pré- férence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'ap- plicatiàn (notamment ceux pour lesquels on l'applique aux em- brayages et aux limiteurs de couple), ainsi que certains modes de réalisation, desdites dispositions; et elle vise, plus par- ticulièrement encore et ce à titre de produits industriels nou- veaux, les moyens du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, les éléments spéciaux propres à leur établissement, ainsi que les ensembles ou engins, fixes ou mobiles (notamment les véhicules à moteurs), comprenant de sem- blables moyens.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aida du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins ne sont, bien entendu, donnés surtout qu'à titre d'indication.
Les fig. 1 et 2, de ces dessins, montrent respective- ment, en coupe transversale et en coupe axiale, un embrayage établi conformément à l'invention.
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Les fig. 3 et 4 montrent, semblablement, un dispositif du même genre établi conformément à un autre mode de réalisation.
Selon l'invention, et plus spécialement selon ceux de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes deréalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant par exemple d'embrayer un arbre 1 sur un arbre 2 (ou inversement), on s'y prend comme suit ou de façon analogue.
On a recours essentiellement, pour la transmissiondu mouvement,à un dispositif à surfaces de roulement et au. moins un obstacle interposé, du genre de ceux (applicables pour toutes sortes de mouvements rotatifs, rectilignes ou autres) décrits dans des demandes antérieures des demandeurs, notamment dans les demandes Belgique n 412.4Q3 du 21 novembre 1935 et n 427.831 du 29 avril 1938, dispositifs qui;
dans les réalisations connues, permet+aient d'obtenir la marche en roue libre ou au contraire l'entraînement solidaire, selon la façon dont coagissait ledit obstacle avec les surfaces de roulement, soit qu'il les laissât libres de tourner, soit qu'il vint les caler l'une par rapport à l'autre, mais, selon la présente invention, au lieu de faire dépendre exclusivement l'action de calage, du sens du roulement relatif des susdites surfaces, l'entraînement se produisant dans un sens et la roue libre dans l'autre, on agence le susdit ensemble de façon telle que, même pour le sens pour lequel l'obstacle tendrait à se maintenir entre les surfaces, celui-ci ne puisse pas provoquer le calage, et on a recours alors, pour réaliser ce dernier, c'est- à-dire pour réaliser l'action d'embrayage cherchée,
à des moyens propres à permettre de venir exercer sur l'obstacle un effort suffisant dans un sens déterminé, c'est-à-dire le sens venant d'être défini.
. On constate en effet, comme on l'explicitera ci-après,
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que l' effort pu le couple à engendrer, à l'aide desdits moyens, ne sera généralement qu'une faible portion du couple transmis, d'où la possibilité de réaliser des embrayages puissants sous un faible volume.
Il va de soi que le procédé venant d'être explicite peut être réalisé d'une infinité de manières et on va seulement, ci-après, décrire deux modes de réalisation concrets, de l'in- vention.
Selon le mode de réalisation desfig. 1 et 2, les ar- bres 1 et 2 sont reliés l'un à l'autre par un dispositif se rapprochant, dans sa structure générale, des roues libres à cales interposées entre deux surfaces roulant l'une dans l'au- tre (mouvement hypoc cloïdal).
Lesdites surfaces sont matérialisées par deux bagues
3, 4 roulant l'une dans l'autre, par 1'intermédiaire de dentu- res 5, 6. La bague 3 est solidaire de l'arbre 1, qui est par exemple moteur (mais qui peut aussi bien être récepteur); elle est coaxiale audit arbre, tandis que la bague 4 est excentrée et peut tourner folle dans une couronne 7 solidaire de l'arore
2 et formant excentrique.-
On vient donc monter, entre les bagues 3, 4, soit un seul obstacle 8, si l'on désire réaliser un em- brayage dans un seul sens, avec en outre possibilité pour l'ar- bre récepteur de tourner en roue libre, soit, comme représenté, deux obstacles 8 si l'on désire réaliser un embrayage pour les deux sens de marche, et, de toute façon, on réalise l'ensemble de façon tel- le que,
compte tenu des coefficients de frottement des métaux dont sont constituées les surfaces respectives, la ou les cales ne puissent pas, à elles seules, réaliser un calage, ce pour- quoi, à supposer qu'on utilise par exemple des cales pleines en forme de coins, il suffit de choisir, pour l'angle moyen du coin (angle compris entre A1 et A , sur le dessin), une valeur suffisamment grande, qui dépend elle-même de l'excentricité
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des deux bagues.
Enfin, pour ce qui est des moyens pour exercer sur la ou les cales l'effort d'embrayage propre à établir les con- ditions de calage, on les réalise par exemple à l'aide d'un dispositif d'embrayage d'un type connu, interposé entre les cales, d'une part, et l'un ou l'autre des arbres 1, 2, d'autre part.
On a représenté, sur les fig. 1 et 2, un embrayage à disques, dont les éléments 16, 17 sont respectivement portés par une pièce 9 solidaire des cales et par une couronne 10 solidaire de l'arbre 1, le tout étant commandé en 11, en com- binaison avec des ressorts d'embrayage 12.
Les deux obstacles ou cales 8 sont supposés solidai- res d'une même pièce 13, interrompue en 14, 15.
L'ensemble fonctionne comme suit.
Si l'on fait tourner l'arbre 1, c'est-à-dire la ba- gue 3, dans le sens de la flèche f, on entraine par la même en rotation la bague 4.
De ce que l'excentricité choisie,- en regard au coef- fic@ent de frottement, est trop grande pour assurer le calage, il résulte que la cale 8 reste immobile, pendant que tournent les bagues 3 et 4, dont les surfaces glissent sur celles de de la cale (le tout étant bien entendu lubrifié).
Si maintenant, on serre les disques 16, 17 il s'ensuit qu'une force est appliquée à la cale, qui tend à l'entraîner dans le même sens que les bagues 3 et 4 : or,dès que cette for- ce devient égale ou supérieure à celle résultant de la pression créée entre lesdites bagues, le calage s'effectue et le tout est entraîné comme un bloc. L'entraînement de l'arbre 2 par l'ar- bre 1 est alors réalisé.
Selon le mode de réalisation des fig. 3 et 4, on procède de façon analogue, sauf que les positions respectives des cales 8 et de l'excentrique 7 sont inversées.
L'arbre 1, moteur ou récepteur, est par exemple solidaire des cales 8, par crabots 18, boulons ou tous autres
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1 moyens ; la bague 3 est ici remplacée par une couquille 3 soli- daire de l'arbre 2 ; la bague 4 tourne sur l'excentrique 7 so- lidaire de l'arbre 1.
Le servo-emhrayage 16, 17 est interposé entre par exemple, d'une part, la coquille 31 et, d'autre part, l'excen- trique 7 (à l'aide d'une pièce intermédiaire 91).
On voit qu'un effort tangentiel appliqué à la cale 8 tend à faire tourner l'excentrique 7 et à faire dérouler la bague folle 4 sur le chemin de roulement extérieur 31.
Ici encore, le glissement est rendu possible grâce au choix de l'excentrique: mais il suffit, de mettre en action les disques d'embrayage 16, 17 pour réaliser la solidarisation de l'ensemble.
On réalise donc un embrayage susceptible de transmet- tre de très gros couples tout en ne faisant intervenir qu'un effort d'embrayage très faible dans les disques 16, 17, les- quels constituent en quelque sorte un servo-embrayage.
Il est aisé de montrer, de façon schématique, quelle peut Atre la proportion entre le couple encaissé par ce servo- embrayage et le couple total à transmettre.
Considérant le cas de la fig. 3 (le raisonnement qui suit pouvant s'appliquer aussi à celui de la fige 1), on va supposer : que l'excentricité est telle que la tangente de l'angle moyen de chaque cale est 0,2833, que le rayon d'application du couple sur la cale est 0,06 m, et que (pour la simplicité de l'exposé), le rayon moyen du servo-embrayage est aussi de 0,06 m.
Si l'on applique un couple C de 100 kgm sur l'arbre 1, c'est-à-dire sur la cale, on trouve que les pressions agis- sant sur toutes les surfaces susceptibles de glisser sont:
EMI6.1
10,0 - 5 880 kgs. 0,06 x 0,2833 or, cette pression P s'exerce sur les diverses surfa-
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ces a, b, c, d (fig. 3), et il en résulte des pertes,'par frottement.
Pourun coefficient de frottement égal à 0,065, cette perte F est égale à:
F = 5.880 x 4 x Q,Q65 = 1.530 kgs.
D'autre part, l'effort tangentiel T au départ était de :
EMI7.1
T Ot- 6- = 1.666 k,gs.
Il restera donc, sur les disques du servo-embrayage, une force tangentielle t de : t = 1.666 - 1.530 = 136 kgs, qui, appliquée sur un rayon de 0,06 donnera lieu à un couple c = 136 x 0,06 = 8,15 kgm.
On voit que, dans cet exemple, le couple encaissé dans le servo-embrayage ne serait que 1/12 environ du couple trans- mis C.
D'une façon générale, on peut dire que le servo-em- brayage ne supportera que le rendement de la roue libre lors- qu'elle glisse ; est dès lors évident qu'on peut, par le choix des matières et par le choix des excentricités relatives, faire varier la proportion c/c.
A titre indicatif et toutes choses égales d'ailleurs, il semble qu'on puisse dire que le couple c sera proportionnel au rayon de l'excentricité.
Dans le cas où l'excentricité imposée par la construc- tion serait trop grande pour obtenir une réduction suffisante du couple à supporter par le servo-embrayage, on aurait avanta- geusement recours au système décrit dans le brevet belge n
427.831, avec cales à section transversale en forme de toit.
Avec de telles cales, on pourrait donner à un ensemble à forte excentricité les caractéristiques de calage ou de frot- tement d'un ensemble à faible excentricité, d'où il résulte que .la charge à supporter par le servo-embrayage serait fonction,
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et de l'excentricité, et de l'angulatité du toit ou des toits de la cale.
En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisation adopté, on obtient un ensemble dont le fonctionnement res- sort suffisamment de ce qui procède pour qu'il soit inutile d'insister à son sujet et qui présente, par rapport aux moyens du genre en question déjà existants, l'avantage primordial de permettre d'embrayer des couples tres puissants sous un encombrement réduit au maximum.
L'application aux véhicules est, entre autres, particulièrement intéressante.
Il y a lieu de noter aussi l'application aux ensembles (notamment encore aux véhicules) comprenant un changement de vitesse progressif (notamment à embiellage et roues libres, tels que ceux décrits dans le brevet Belgique n 412.795 du 14 décembre 1935) permettant d'obtenir de très grandes dérnultiplications, d'où il résulte l'apparition, entre l'arbre récepteur du changement de vitesse et l'arbre récepteur final, de cou- ples très puissants ; interposant un dispositif conforme à l'invention entre ces deux arbres, on pourra, à la fois, d'une part, réaliser l'embrayage et, d'autre part, éviter tous efforts exagérés sur les organes du changement de vitesse, ledit dispositif jouant alors le rôle supplémentaire de limiteur de couple.
Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.
RÉSUMÉ.
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