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Jouets en caoutchouc de grandes dimensions et procédé pour leur fabrication.
On sait qu'on fabriquait jadis des objets creux moulés en caoutchouc tels que des jouets en caoutchouc (qui émettent un son ou un cri) en deux phases de fabrication qui avaient lieu successivement, mais qui étaient essentiellement indépendantes. Au cours de la première phase de fabrication, on formait en partie ou entièrement les objets en caoutchouc brut après l'estampage et la réunion de feuilles ou de pièces en caoutchouc, dans des moules appropriés, par exemple dans des moules propres à l'estampage simultané
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s @ uilles tandisque Gans la deuxième phase du procéEé venait ensuite la vulcanisation de d'objet moulé en caoutchouc, en général accompagnée de sa mise en forme définitive.
Pour la formation d'objets creux en caoutchouc brut dans des moules,on connaît de nombreux procèdes mécaniques, physiques et chimiques consistant essentiellement en ce qu'à l'aide d'une pression intérieure, provoquée par le vide, l'air sous pression ou des substances produisant des gaz, substances qui provoquent un gonflement, les objets en caoutchouc brut étaient gonflés et dilates jusqu'à un certain degré. L'objet creux brut, ainsi obtenu était enlevé alors du moule de façonnage par exemple du moule à estamper et transfère dans le moule de vulcanisation dans lequel les objets creux en caoutchouc étaient presses à chaud contre les parois du moule et étaient vulcanises dans cet état.
Ce procédé antérieur présentait des inconvénients économiques et techniques. C'est ainsi par exemple que le procédé était devenu plus coûteux et que son exploiLation économique a été fortement influencée du fait que des moules particuliers de façonnage et des moules de vulcanisation distincts étaient nécessaires et en outre parce que le transfert de l'objet creux en caoutchouc brut d'un moule à l'autre devait être réalisé par une manoeuvre particulière exigeant la plus grande attention.
De plus, même en transférant le plus rapidement possible le corps brut d'un moule dans l'autre, on ne pouvait pas, par suite des propriétes du caoutchouc brut, éviter que le produit fini s'affaisse dans une certaine mesure, ce qui donnait lieu à la formation de rides et d'autres inégalités. Ces inégalités étaient fixées ensuite,par la vulcanisation, de sorte que, malgré l'emploi de ce procédé coûteux et gênant, on ne pouvait souvent obtenir que des produits plus ou moins imparfaits.
On a déjà reconnu que, pour éviter ces inconvénients
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il est avantageux de procéder au moulage de l'objet creux brut, et à sa vulcanisation, qui y fait suite, dans un seul et même moule et, à cet effet, on a déjà proposé de faire en même temps du moule destiné à donner la forme, moule qui,avec avantage, peut également être pourvu de bords d'estampage, le moule de vulcanisation.( Ces moules sont nommés dans ce qui suit : moules"universels").
La caracté- ristique des objets creux en caoutchouc fabriqués par ce procédé réside en ce que les nervures de l'estampage recouvrent les nervures de vulcanisation formées pendant la vulcanisation le long. du bord de la fermeture du moule universel constitué généralement par deux pièces, tandis que dans les procédés antérieurs, par suite de l'emploi de deux mpules différents, ces nervures ne correspondaient pas du tout ou subissaient au moins un fort décalage.
Nais le problème de l'uniformité de l'objet creux n'est pas écarté, même après cette amélioration notable. On a constaté notamment que les procédés équivalents employés dans les procédés antérieurs pour le gonflement et la dilatation de l'objet brut ne peuvent plus être considérés comme ayant la même valeur lorsqu'on emploie les moules universels, c'est-à-dire lorsqu'on transforme le procédé en un procédé continu. On a constaté notamment que des moyens mécaniques sont, dans ce cas, incontestablement plus favorables, que les moyens chimiques. L'application de températures élevées est une condition primordiale du procédé employant des agents pour le gonflement, pour que la formation nécessaire des gaz puisse s'effectuer. Il n'est pas facile dans ce procédé de régler l'uniformité de la formation des gaz.
Pendant ce temps, le caoutchouc brut se ramollit fortement et, par suite de la tendance du caoutchouc à couler, on ne peut, d'autre part,, obtenir qu'un objet dont certains c8tés sont plus épais que d'autres. Par contre, lorsqu'on emploie, peupla formation de l'objet creux en caoutchouc brut
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des procédés mécaniques, c'est-à-dire lorsqu'on dilate à froid le caoutchouc brut, par exemple par de l'air sous pression agissant à l'intérieur dans lemoule et qu'on le vulcanise directement dans le même moule, on obtient un objet creux dont les parois sont absolument régulières.
Cette constataion est particulièrement importante pour les jouets en caoutchouc de grandes dimensions dont l'épaisseur de paroi doit forcement tre relativement plus faible que celle des petits objets, pour éviter un poids absolument trop grand qui nuirait à la possibilité de se servir du jouet.
Si lorsqu'on emploie des substances dégageant des gaz, l'uns ou l'autre partie des parois de ces objets creux détient mince à l'excès, tandis que ses autres parties deviennent en même temps incomparablement plus fortes, l'objet moulé et vulcanisé s'affaisse complètement ou ne peut pas être maintenu en équilibre par suite de la répartition défavorable de son poids.
Au cours de ses expériences relatives à ce problème, la demanderesse a constate que la production industrielle dansées moules universels, par application d'agents chimiques pour le gonflement est absolument impassible dans la pratique lorsqu'il s'agit d'objets de plus de 350 mm de hauteur, L'amincissement excessif des parois de l'objet creux ne peut être évité dans ce cas que lorsqu'on emploie dès le début des feuilles de caoutchouc brut dont l'épaisseur est sensiblement plus forte que l'épaisseur minimum de paroi nécessaire pour assurer le maintien de la forme de l'objet ; on ne eut produire alors que des objets moulés très lourds et beaucoup plus chers par suite du gaspillage de matière.
L'objet de la présente invention est un jouet creux en caoutchouc d'une hauteur supérieure à 350 produit dans des moules universels dont les nervures dues à l'estampage couvrent les nervures dues à la vulcanisation sous pression, le jouet étant caractérisé en ce pue l'épaisseur de aroi de ses coûtés, pratiquement d'une épaisseur uniforme, correspond
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à l'épaisseur de parois la plus faible nécessaire pour maintenir la forme de l' objet creux ou n'est qu'un peu plus :t'or- te que cette epaisseur de paroi.
On peut exécuter de tels objets creux, de grandes dimensions dans des moules universels par l'emploi de procédés mécaniques par exemple par introduction d'air sous pression comme agent de gonflement et de dilatation. Il est notanment possible de produire, dans ce cas, à partir de feuilles de caoutchouc relativement minces, des jouets creux de grande hauteur, en Employant, compte tenu de la dilatation uniforme des feuilles de caoutchouc brut et froid, des feuilles de caoutchouc brut dont l'épaisseur n'est, dans tous les cas, qu'aussi forte que celle donnant l'épaisseur de paroi la plus faible nécessaire pour maintenir la forme de l'objet , en tenant compte de l'amincissement uniforme de tous c8tés provoqué par le gonflement (abstraction faite de certains amincissements locaux indignifiants).
La demanderesse a constaté par exemple que, pour la production d'un jouet présentant la forme humaine, dont la hau teur est de 350 mm. environ, dont la largeur est de 100 mm. environ à la partie la plus large du corps et dont le creux, à la partie la plus creuse, est de 65 mm. environ, on doit prendre une feuille de caoutchouc brut d'une épaisseur telle qu'après sa dilatation, cette épaisseur n'est que de 1,7 mm. dans l'objet fini, et ne représente donc que 1/200 de la hauteur de ce jouet. Ce rapport approximatif a été trouvé également entre la hauteur de l'objet et l'épaisseur de sa paroi, en produisant, à partir d'un mélange de caoutchouc pour jouets de caoutchouc de dureté usuelle, un objet dont les dimensions sort proportionnellement plus grandes.
En cas de besoin, on peut, à la façon conhue renforcer ou soutenir les cdtés ou des parties de l'objet, exécuté con- f'ormément à l'invention avec une épaisseur de paroi pratiquement égale.
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L'objet de l'invention peut être pourvu eventuellement des sifflets connus en metal ou en caoutchouc.
R e v e n d i c c a t i o n s.
1.- Jouets creux en caoutchouc de grandes dimensions, d'une hauteur de plus do 350 mm., caractérises en ce que les nervures ou coutures dues à l'estampage et les nervures dues à la vulcanisation sous pression se recouvrent et en ce que, abstraction faite d'amincissements locaux éventuels, les épaisseurs de paroi de leurs cotés, pratiquement d'une épaisseur uniforme, correspondent à l'épaisseur de paroi la plus faible nécessaire pour maintenir la forme des objets, ou n'est qu'un peu plus forte que cette épaisseur de paroi.
2.- Mode d'exécution des jouets en caoutchouc suivant la revendicationl, caractérisé en ce eue l'epaisseur de paroi des côtés de l'objet représente l/20u de la hauteur de l'objet ou se rapproche de ce rapport.
3.- Procédé pour la fabrication de jouets en caoutchouc, suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'en combinaison avec l'emploi de moules propres à l'estampage etablis comme moules de vulcanisation, on emploie des moyens mécaniques, par exemple l'air sous pression pour gonfler et dilater l'objet creux brut.