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" Procédé et appareil pour découper des masses plastiques ou semi-dures.
La présente invention se rapporte à un procédé de découpage des masses plastiques ou semi-dures qui sont destinées à la fabrication de béton léger ou de produits analogues, ainsi qu'à un appareil pour la réalisation du procédé mentionné.
Dans la fabrioation de plaques, de blocs, eto., au moyen de masses oontenant de l'eau, durcissant spontané- ment ou durcies par un traitement thermique et du genre susmentionné, on a opéré antérieurement comme suit : la masse était poulée dans des moules qui étaient adaptés de telle façon que les objets recevaient directement leur forme définitive (ooulée en compartiments) ou bien que la masse était ooulée en grosses unités qui ensuite, après un durcissement suffisamment avancé, étaient divi- sées en moroeaux par découpage au moyen de couteaux ou par des fils incorporés dans la masse et qui étaient tirés de
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bas en haut vers l'extérieur, les morceaux étant de la forme et de la dimension que les objets devaient avoir finalement,
après quoi ces morceaux étaient durcis défini- tivement à l'air ou par l'action de la chaleur, par exem- ple par durcissement à la vapeur dans un autoclave
Le premier procédé fournit, il est vrai, un produit qui présente une surface uniforme et lisse, mais il offre différents inconvénients parmi lesquels on peut signaler en particulier les suivants. La coulée dans des meules in- dividuels signifie, d'une part, que l'on doit avoir une grande série coûteuse de moules, et, d'autre part, qu'il devient plus difficile d'adapter la grandeur des blocs aux besoins variables vu qu'évidemment les dimensions sont déterminées par celles des châssis de moulage ou des com- partiments.
Par suite de la nécessité de graisser les pa- Parois du moule pour empêcher que la masse reste adhérer dans le moule, il arrive souvent que la solidité des sur- faces des blocs coulés soit diminuée par l'action du lubri- fiant ou que ces surfaces soient influenoées défavorable- ment d'une autre manière, par le fait que 1'adhérence d'palfonage ou autre enduit est rendue plus mauvaise par le lubrifiant restant sur les surfaces.
En comparaison de ce procédé, le découpage au moyen de couteaux a l'avantage que l'on peut employer des unités de moulage de grandes dimensions et par conséquent plus simples et moins coûteuses, et que la fabrication ne dépend pas de certaines dimensions déterminées, comme c'est le cas lors de la coulée individuelle dans des compartiments ou des moules, et pour cette raison une adaptation à la demande du marché pour des dimensions différentes est faci- lement possible. Le découpage aux moyens de couteaux a toutefois aussi de grands inconvénients de différentes na- tures.
L'expérience montre que les surfaces découpées au
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moyen de couteaux présentent fréquemment une résistance mécanique ou solidité moindre dans la couche superficielle ainsi qu'une adhérenoe plus mauvaise du plafonnage que les surfaces qui sont formées par coulée en compartinnts. La résistance mécanique plus faible doit être attribuée au fait que la lame de couteau qui, pour l'obtention de la raideur nécessaire, doit avoir une certaine épaisseur,dé- truit lorsqu'elle est pressée à travers la masse, à cause de l'effet de cisaillement, la structure de la masse dans sa couche superficielle, de sorte que la résistance méaani- que du produit durci dans la couche superficielle est considérablement diminuée.
L'adhérence plus mauvaise du plafonnage est provoquée par le fait que le glissement de la lame de couteau le long de la surface de coupe produit, à cause de la nature thixotropique de la masse, unesurface lissée. En d'autres termes, il se-forme dans le produit, dans ce cas également, une couche superfioielle d'une na- ture différente et plus mauvaise que le reste de la masse.
Lorsque du plafonnage de plus grande solidité quea matiè- re placée en dessous est soumis par exemple par suite de tensions dues à la température, à un effort de cisaillement, le plafonnage peut être détaché soit parce qu'il se produit une rupture dans la couche superficielle endommagée par le découpage au couteau, soit parce que l'adhérence du plafon- nage n'est pas satisfaisante. Le plafonnage qui est em- playé sur des plaques et des blocs en béton léger a pres- que toujours une résistance plus grande que le béton léger lui-même.
Il est en pareils cas d'une importance essentiel- le que la solidité superficielle des plaques et des blocs et leur capacité de retenir le plafonnage ne soient pas ren- dues plus mauvaises par le découpage au moyen de couteaux, procédé qui endommage la couche superficielle, ou par du lubrifiant lequel influence défavorablement le liant à proxi- 7 mité immédiate de la paroi(moulue, comme c'est le cas dans
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la coulée en compartiments.
La destruction de la structure dans la couche superficielle, lors du découpage au moyen de couteaux, a également pour conséquence de rendre beau- coup plus mauvaise la résistance au froid, ce qui est d'une grande importance dans le cas d'isolation thermique exté- rieure au moyen de béton léger et dans le cas de parois extérieures établies au moyen de blocs de béton léger. Par l'emploi de fils très minces qui sont noyés dans la masse et qui sont destinés à être retirés dans la suite en vue du découpage de la masse, lorsque celle-ci a pris une consistance appropriée, on a pu, il est vrai, éliminer les inconvénients résultant du découpage au couteau, vu que les fils découpent la masse sans que pratiquement celle- ci soit endommagée dans la couche superficielle des surfa- ces de coupe.
Dans ce procédé de découpage il se présente toutefois d'autres inconvénients tels qu'une grande consom- mation de main d'oeuvre par le travail à la main et un manque de précision dans le façonnage des blocs, tandis qu'en outre le travail de ooulée est augmentée par la né- cessité de plus grandes précautions pour empêcher les dé- placements des fils tendus dans le moule pendant la coulée.
Les difficultés qui en résultent en pratique sont telle- ment grandes que ce procédé de découpage ne peut pas être exploité industriellement. Suivant la présente invention, les avantages de fabrication des procédés connus de déoou- page au moyen de couteaux et de fils par rapport à la ooulée en compartiments sont utilisés,comme par exemple la possibilité de découper de grandes unités de coulée,tandis qu'en même temps les inconvénients de ces prooédés sont éliminés. Ce résultat est obtenu par le fait que le décou- page s'obtient au moyen d'un organe coupeur qui est formé de trois ou de plusieurs montants rigides et d'une ou de plusieurs cordes tendues entre oeux-oi, (par exemple un fil d'acier très mince ou un mince ruban d'acier).
Cet organe
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coupeur est refoulé à travers la masse semi-dure, les montants et les cordes tendues entre ceux-ci forment donc en- semble la surface de coupe. Les montants ont suivant la présente invention une double fonction, o'est-à-dire qu'ils supportent et maintiennent d'une part les cordes et qu'ils forment d'autre part des rainures ou des rigoles dans la surface de coupe.La surface de coupe consiste donc suivant le présent procédé pour la plus grande part en une sur- face taillée par des fils et en partie en des rainures mentionnées plus haut provenant des montants.
La surface de coupe suivant la présente invention permet évidemment une adhérenoe beaucoup meilleure du plafonnage que les sur- faces découpées au moyen de couteaux ou coulées dans des compartiments, vu que, d'une part, la surface coupée au moyen de couteaux est plus avantageuse comme on l'a indiqué plus aut et que,d'autre part,lors du remplissage des rigoles des montants au moyen du plafonnage, on produit un effet de che- ville qui augmente la résistance au cisaillement et par consé- quent l'adhérence du plafonnage.
Dans le cas où c'est dési- ré,on peut par conséquent, par le choix approprié des dimen- sions des montants et de la distanoe entre les montants, former sur la matière coupée une surface qui est d'une na- ture telle que l'on peut utiliser pleinement la plus faible résistance au cisaillement du béton léger et également la résistance plus élevée au cisaillement du plafonnage.
Les avantages de fabrication qui sont produits par le pro- cédé de la présente invention sont évidents par eux-mêmes et sont essentiellement de la même nature que ceux qui sont produits lors du découpage au moyen de couteaux. Des essais effectués ont montré toutefois que les inconvénients mentionnés résultant du découpage au couteau ne se produisent pas lorsque le découpage se fait suivant la présente in- vention. On produit xxx ainsi des surfaces de coupe qui pré- sentent une adhérence fortement améliorée du plafonnage en
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comparaison d'une matière coupée au couteau, ainsi qu'en comparaison d'une matière qui a été Boulée dans des compar- timents spécialement disposés pour chaque bloc/, et l'expli- cation de ceci réside dans ce qui a été dit plus haut.
A ceci s'ajoute qu'on a trouvé possible de découper la masse plus t8t que lors du découpage aux couteaux. On obtient des surfaces de coupe plus appropriées à leur destination et qualitativement plus uniformes, qui peuvent en outre être adaptées facilement aux différentes exigences,et l'on dispo- se d'un intervalle de temps plus long pour la réalisation du découpage que lors du sectionnement au moyen de couteaux.
Dans ce dernier cas il faut en effet que la masse possède une résistance plus élevée pour ne pas adhérer dans une me- sure trop forte au couteau et l'instant pour lequel aucun découpage n'est plus possible à cause de l'accroissement de dureté est plus rapproché par suite de la grande résistance du couteau, de sorte que l'instant du découpage doit être adapté de façon précise, ce qui est évidemment un grand inconvénient au point de vue de la fabrication. La consom- mation de force motrice est en outre plus minime lors du découpage suivant la présente invention que dans le sec- tionnement au moyen de couteaux, ce qui se comprend sans autre explioation.
Bien qu'il soit évidemment possible de réaliser le découpage de manières variées sans s'écarter de l'idée de l'invention, on décrira ci-après un appareil qui s'est montré très approprié à la réalisation du procédé. La construction générale de l'appareil ressort du dessin an- nexé, dans lequel la fig. 1 est une vue longitudinale de l'appareil et la fig. 2 une vue en bout de celui-ci,tan- dis que les fig. 3 et 4 montrent un détail d'un support de fil (montant) respectivement par le bout et par le côté de l'appareil.
L'appareil consiste dans ce cas en un cer- tain nombre de montants ou supports de fil l,disposés à
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distance appropriée les uns des autres, qui peuvent être faits par exemple en acier rond et sont insérés de manière appropriée dans une poutre 2 ou un dispositif de châssis analogue. La longueur des montants est appropriée à la profondeur du moule ou à l'épaisseur de la masse cou- lée dans le sens vertical, lorsque le moule est coupé dans la position horizontale, de sorte qu'un section- nement de la masse se produit lorsque le châssis se trouve dans la position abaissée.
Les montants reçoivent la forme d'orga- nes coupeurs et à cet effet leurs pointes sont avantageuse- ment en forme de burins, comme on le voit aux fig. 3 et 4, et elles possèdent un trou d'un diamètre tel qu'un fil d'acier 4 peut passer par toutes les extrémités des montants et être tendu sur la poutre à ses propres extrémités. Ceci se fait le mieux par l'intermédiaire de ressorts 5 par lesquels lorsque le fil se dilate par chafuffenemt de la masse, il peut être maintenu tendu continuellement. Dans logeas dans lesquels le découpage se fait dans des moules dont les parois latérales subsistent, la poutre est avantageuse- ment pourvue aux extrémités d'une-paire de montants plats 6, comme le montre la fig.1 qui agissent comme un prolonge- ment'de l'organe coupeur et fendent la masse à proximité immédiate de la paroi du moule.
Dans les cas dans les- quels on effectue le découpage d'une masse qui a une rigidité telle que les parois du moule peuvent être enlevées avant le découpage, de semblables organes auxiliaires peuvent évi- demment disparaître complètement. Dans la.disposition décri- te, on crée un organe en forme de fourche dont les pointes portent la corde. Il va de soi que l'on peut disposer des montants en plusieurs rangées portées par une plaque et tendre des fils de découpage, parallèlement ou en croix en vue de la division simultanée en plusieurs pièces ou dans deux direc- tions. Par la disposition appropriée des montants, on peut évidemment produire un autre profil qu'un profil carré.
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Le châssis (ou la plaque), avec les montants et les cordes, peut être suspendu dans une traverse (chariot de trans- port aérien) au plafond, ou à un chariot glissant et être abaissé verticalement pour découper la masse par la propre poids, ou bien il peut être à commande forcée et être re- foulé vers le bas ou soulevé, par exemple par un organe à vis ou par un piston actionné par l'air ou par l'huile.
Les montants ont des dimensions et une conformation telles et sont disposés à des distances telles les unsdes autres que, d'une part, la corde est bien supportée au point de vue des résistances qui se manifestent et que, d'autre part, on produit un rapport approprié entre la surface découpée par le fil et les rigoles des montants. Si on le désire, certains mon- tants peuvent être établis de telle manière qu'ils façonnent é- galement lors du découpage les arêtes des unités découpées.
Les montants sont avantageusement disposés à des distances telles les uns des autres et reçoivent des dimensions telles dans ce plan de la surface de coupe que celle-ci consiste pour 70-97 % en une surface découpée par le fil et pour 30-3 % en des rigoles découpées par les montants.
REVENDICATIONS.
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1. Procédé pour le découpage de masses plastiques ou semi-dures qui sont destinées à la fabrication de béton léger ou de produits analogues,c a r a c t é r i sé en ce que le découpage de la masse se fait au moyen d'un organe coupeur qui consBte en au moins trois montants rigides et en une corde tendue portée par les montants en question ou en un ruban tendu porté par ceux-ci, cette corde ou ce.ruban étant refoulé en même temps que les montants à travers la masse de sorte que les montants avec la corde ou le ruban tran- chent ensemble la masse et façonnent la surface de coupe.