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PROCEDE DE .MODULATION POUR ]METTEUR DE T.S.F.
ET :EMETTEUR COMPORTANT APPLICATION DUDIT PROCEDE
L'invention a pour objet un procédé de modulation applicable aux émetteurs de radiotéléphonie.
Le procède suivant l'invention dérive d'une part du système .de modulation par déphasage qui a été décria dans des brevets antérieurs de la demanderesse (voir notamment le brevet belge n 341.637 du 29 Avril 1927 et ses additions N s 379.298, 389.169, ainsi que le ;- brevet belge n 400047 du 1er Décembre 1933).
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Le procédé suivant l'invention dérive d'autre part du système de modulation habituel par variation d'amplitude de l'onde porteuse.
Il peut donc en un certain sens être considéré comme un perfectionnement des deux procédés précé- dents.
On sait en effet que ces deux procédés diffèrent essentiellement par la manière dont est obtenue la modulation des courants d'antenne sous l'action des courants de parole, cette modulation produisant dans les deux cas des variations d'amplitude de l'onde porteuse.
Dans le système de modulation habituel, cette variation d'amplitude de l'onde porteuse est obtenue en appliquant à l'antenne une tension de haute fré- quence, modulée déjà en amplitude par les signaux de parole .
Dans le système de modulation par déphasage la variation d'amplitude de l'onde porteuse est obtenue en faisant varier, sous l'action des courants de pa- role, non pas l'amplitude mais la phase relative de deux tensions de haute fréquence qui sont ici appli- quées à l'antenne. En l'absence de modulation on s'arrange pour que ces deux tensions, sensiblement égales, fassent entre elles un angle assez ouvert (140 par exemple). Sous l'action d'une modulation de phase en sens inverse de ces deux tensions élémentai- res, leur déphasage relatif varie par exemple entre 120 et 160 et il en résulte que le courant instantané dans l'antenne varie également entre deux valeurs extrêmes 10 et Il qui, pour une modulation profonde de l'émetteur, peuvent être voisines l'une de zéro,
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l'autre du double de la valeur efficace de la porteu- se Im.
Le schéma très simplifié d'un tel système peut être représente comme il est indiqua sur la figure n 1 ci-jointe. Sur cette figure, deux lampes fina- les 1 et 2 ayant leurs circuits d'anode accordés sensiblement sur la mène fréquence porteuse débitent dans un circuit de charge commun, représente très, schématiquement sous la forme d'une résistance 'IL, équivalant par exemple à la résistance totale d'une antenne qui serait en pratique couplée de façon conve- nable avec los deux circuits L1 C1 et L2 C2.
Suivant le système de modulation par déphasage qui vient d'être rappelé sommairement, les grilles g1 g2 des deux lampes finales sont exoitées respecti- vement par deux tensions ul et u2 provenant d'un môme oscillateur de haute fréquence 0 par l'intermé- diaire de deux chaînes d'amplification séparées cl c2, ces deux tensions étant modulées en m1 et m2 par des variations de phase opposées.
Le système de modulation qui fait l'objet de la présente invention est représenté schématiquement sur la figure 2, Il diffère du précédent par le mode d'ex- citation des grilles g1 et g2 des lampes 1 et 2, les circuits de plaque de ces lampes étant les mêmes et ôtant règles de la même manière.
Les tensions alternatives appliquées aux grilles gl et g2 résultent ici de la composition, comme il se- ra expliqua ci-dessous, de quatre tensions élmentai- ros de haute fréquence U1, U2, Ua et Ub.
Les tensions U1, U2 et Ub proviennent de l'os- cillateur à haute fréquence 0 par l'intermédiaire
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d'une même chaîne d'amplification C, comportant no- tamment un modulateur M de type quelconque faisant varier leur amplitude suivant celle des courants de parole.
Les tensions U1, U2 sensiblement égales entre elles sont appliquées respectivement à chacune dos grilles g1 g2 mais en opposition de phase l'une par rapport à l'autre, tandis que la tension Ub est ap- pliquée à l'ensemble des deux grilles avec une phase en quadrature par rapport aux denx tensions précéden- tes.
La tension Ua enfin est fournie par la résistan- ce Ra du circuit de charge (circuit d'antenne par exemple). C'ost donc également une tension de haute fréquence modulée on amplitude et il résulte du mon- tage marne que cette tension Ua sera en opposition avec Ub. La tension Ua peut donc être considérée comme une réaction inverse.
Les tensions alternatives résultantes; qui se trouvent appliquées aux grilles g1 et g2, sont alors représentées par le diagramme de la figure 3,
A partir du point 0, correspondant par exemple au potentiel du sol (point 0 de la figure 2), on a tracé sur cotte figure un vecteur OA égal.à Ua, puis en sens contraire un vecteur AB égal à Ub, enfin deux vecteurs BG1 et BG2 égaux respectivement à U1 et à U2.
mais déphasés chacun de 90 par rapport aux précédent l'un en avance, l'autre on retard, Les tensions résul- tantes appliquées aux grilles g1 g2 des deux lampes 1 et 2 (figure 2) sont donc représentées respectivement par les dour vecteurs OG1 et OG2 qui font entre eux
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un angle de 180- -'2 Ci
On réglera en pratique les circuits de façon qu'on l'absence de modulation l'angle [alpha] ait uno pe- tite valeur, 20 par exemple,
On voit donc bien qu'en l'absence de modulation les tensions alternatives qui se trouvent appliquées aux grilles g1 g2 des deux lampes ne sont autres que colles qu'elles recevraient suivant le schéma habi- tuel de la modulation par déphasage (figure 1).
Pour des raisons d'économie on sait d'ailleurs qu'on est conduit en général à régler l'émetteur de façon que ce régime (onde porteuse non modulée) cor- responde sensiblement à l'apparition de phénomènes de saturation dans les circuits de débit des deux lam- pes de puissance 1¯ et 2,
Si l'on examine alors ce qui se passe en régime de modulation, on constate que pour tous les points d'un cycle de modulation pour lesquels l'amplitude dans le circuit de charge est plus faible que colle qui correspondrait à la porteuse seule, les tensions Ul U2 Ua et Ub varient linéairement, c'est-à-dire que le diagramme des tensions appliquées à la grille (figure 3) grandit ou diminue mais sans que sa forme varie, c'est-à-dire en restant homothétique à lui- même .
L'étago final se comporte alors comme un simple étage d'amplification modulée en amplitude, avec réac- tion inverse,
En fait cette réaction inverse agit suivant la phase mais celle-ci ne joue 'ici qu'un rôle intermédiai- re.
Le rendement de l'étage de puissance pour tous
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ocs points est d'ailleurs d'autant meilleur que l'amplitude est plus voisine de la valeur de la por- teuse. Il ne devient mauvais que pour les amplitudes les plus faibles mais, les puissances mises on jeu étant alors petites, leur influence sur le rendement global est de peu d'importance,
Pour les points d'un cycle de modulation qui correspondent au contraire à des amplitudes supérieu- resà la va leur moyenne de la porteuse, la tension @ Ua, par suite do la saturation des circuits de charge, tend à no plus croître suivant une loi linéaire,
tan- dis que les tensions U1 U2 et Ub continuent de croî- tre proportionnellement. Il en résulte qu'on même temps que le diagramme s'agrandit il se déforme.
L'angle [alpha], qui était d'abord de 20 par exemple, se trouve augmenté et pour les points du cycle qui cor- respondent à l'amplitude maxima on obtient par exem- ple le diagramme. représente sur la figure 4, Les ten- sions U'i U'2 et U'b sont respectivement égales à 2 U1, 2 U2 et 2 Ub tandis que U'a est inférieur à 2 Ua. Il on résulte par exemple que U'b - U'a est devenu égal non à 2 (Ub - Ua) mais à 4 (Ub - Ua) et que 1 'angle [alpha] est devenu égal à 2 [alpha], soit à 40 .
Si l'on suppose par exemple que la figure 3 corresponde à un point du cycle de modulation tel que la puissance instantanée de l'émetteur soit égale à la puissance moyenne de l'onde porteuse, la figure 4 correspondra au point de crête du môme cycle.
On voit donc encore que pour les valeurs élevées du cycle de modulation on retrouve un fonctionnement analogue à colui du système de modulation par dépha- sage, (avec la différence toutefois que les amplitudes
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d'excitation des grilles sont accrues).
Dans cette partie du cycle, situé au-dessus de la valeur efficace de la porteuse, le rendement est en tous points grand et sensiblement égal au rende- ment télégraphique.
Si l'on considère enfin le fonctionnement global de l'émetteur en régime de modulation quelconque on voit que le rendement, qui est supérieur à 60 % pour la porteuse et au-dessus, de cette derni'ère et qui n'est faible que pour les très petites charges, de- meure trèsbon dans l'ensemble,
Pour fixer les idées, sur la figure 3 on a fait: Ub = 10 (Ub - Ua). On voit alors qu'il suffit d'une chute relative de 10 % de Ua en valeur de crête pour doubler la valeur relative de Ub - Ua donc pour faire passer sensiblement l'angle [alpha]de 20 à 40 c'est-à- dire pour doubler sensiblement le courant d'antenne, les circuits do plaque du dernier étage étant établis pour cela comme dans le système de modulation par déphasage.
La courbe d'amplitude accuserait dans ces condi- tions une chute relative de 10 % en crête, valeur qui ne parait pas exagérée,
Il est évident d'autre part que cette chute se- rait plus faible si l'on prenait respectivement pour Ua et pour Ub des valeurs plus grandes par rapport à leur différence,
On peut d'ailleurs, suivant un développement de l'invention, rattraper cette chute de différentes manières.
On peut par exemple renvoyer sur les grilles gl g2 non pas la tension Ua elle-même ou une tension
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qui lui est proportionnelle mais une tension qui tend elle-même à chuter vers la crête suivant la mena loi.
On peut également compenser cette légère distor- sion au moyen d'un système bien connu de réaction in- verse agissant entre le circuit de sortie et,le début do la chaine C (figure 2) ou un étage intermédiaire convenable de cotte chaîne.
Suivant une autre variante de l'invention (fi- gure 5) cette correction peut encore être effectuée au moyen d'un émetteur auxiliaire de très faible puissance ou d'un simple amplificateur C possédant les mêmes caractéristiques de distorsion que l'émet- teur principal Em.
Sur cet émetteur auxiliaire ou sur cet amplifi- cateur servant de compensateur C, on dispose un sys- tème de réaction inverse classique.
Si l'on désigne alors par Ee la tension d'entrée et par Es la tension de sortie du compensateur, la tension effectivement appliquée entre grille et ca- thode sera Ee - K Es, K étant le coefficient de réac- tion inverse. Cette tension contiendra, en plus du terme fondamental tous les mêmes harmoniques que l'émetteur principal Em (puisque les distorsions de ces deux émetteurs sont semblables) mais en opposi- tion de phase par rapport au terme fondamental,
Utilisée pour moduler l'entrée de l'émetteur principal Em (comme indiqué sur la figure 5) cette tension compensera en totalité ou en partie ses dis- torsions.
Cette dernière méthode est d'ailleurs très gé- nérale et elle pourrait être appliquée pour corriger
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un système de modulation quelconque.
Dans le cas où l'on désirerait appliquer la réac- tion inverse sur la totalité de l'émetteur principal on risquerait également d'être gêné par un retard de phase de cet émetteur, retard qui serait d'autant plus grand que la fréquence serait plus élevée.
On pourrait alors, pour compenser le retard de phase de l'émetteur principal, faire retarder la phase du petit émetteur dans une proportion moindre do façon à pouvoir appliquer à ce dernier la réaction inverse.
La tension entre grille et cathode de la lampe d'en- trée aurait alors sa phase qui avancerait aveo la fréquence selon une ici de rotation inverse.
Utilisée pour moduler l'entrée de l'émetteur prin- cipal cotte tension compenserait donc en totalité ou en partie ses rotations de phase.
L'action d'un tel compensateur pourrait d'ailleurs être accrue s'il était nécessaire en la répétant plu- sieurs fois, au moyen de plusieurs compensateurs mis en série.
Revenant au fonctionnement général du système de modulation conforme à l'invention et plus particuliè- rement à la figure 2, il doit être entendu qu'en pra- tique la tension de rétroaction pourrait être appliquée non sur'les grilles de l'étage de puissancelui-même mais sur l'un des étages précédents de l'émetteur. On aurait ainsi un schéma analogue à celui qui est repré- senté sur la figure 6.
Sur cette figure los lampes 1 et 2 sont toujours les lampes de l'étage de puissance et l'on a indiqua en l'et 2' doux lampes d'un étage précédent. Los ten- sions Ul U2 Ua et Ub qui proviennent respectivement
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de la chaîne C et de la résistance Ra sont alors ap- pliquées aux grilles g'1 et g'2 de ces doux dernières lampo s .
Il peut également être avantageux d'appliquer directement aux grilles des lampes de l'étage final les deux tensions U1 et U2 et de leur appliquer au contraire la tension Ub - Ua par l'intermédiaire d'une ou de plusieurs lampes amplificatrices. Un tel montage est représenté sur la figure 7 montrant en 3 une telle lampe auxiliaire.
Il doit être entendu enfin quo les montages indi- ques peuvent être réalisés ou modifiés sans sortir du domaine de l'invention, suivant toutos dispositions connues. C'est ainsi qu'au lieu d'utiliser pour l'éta- ge de puissance de l'émetteur deux lampes seulement, on pourrait aussi bien utiliser pour cet étage 4 lam- pes fonctionnantdeux à doux en montages symétriques, ou encore davantage,
Dans le cas d'un émetteur do grande puissance dont le dernier étage est monté en symétrique double et comporte par suite quatre lampes de sortie ou un multiple de quatre, il sera facile pour l'homme de l'art d'adapter par suppression d'organes le montage décrit à la figure 9 au cas où le dernier étage ne comporterait quedeux lampes(l'une à droite, l'autre à gauche) constituant ainsi un montage simple.
L'exposé fait ci-dessus montre que le système de modulation décrit s'apparente au système de modulation dit "modulation par déphasage" , dont la théorie est exposée notamment dans le Proceedings of the Institute of Radio Engineers Novembre 1955.'Le circuit final d'amplification est réalisé sous une forme préférée
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de ce système.
La différence essentielle de fonotion- nement réside dans le fait que pour tous les régimes inférieurs en puissance'instantanée au régime porteur, le système se comporte comme le système à haute fré- quenoe modulée alors que pour tous les régimes supé- rieurs en puissance instantanée au régime porteur, ce système fait appel à la modulation par déphasage, cette dernière étant obtenue automatiquement grâce à un montage à réaction inversée opérant les rotations de phase voulues dès que la tension alternative haute fréquence développée dans le circuit de sortie des lampes atteint la saturation.
On décrira sommairement, . en référence aux figures 9 et laµ les réglages et le mode de fonctionnement,
T désigne un transmetteur délivrant dans un cir- cuit accordé: comprenant une capacité et une indue- . tance 1, 1', 1" de l'énergie haute fréquence modulée, énergie recueillie' dans les circuits accordés 2, 2', 2" de la figure 9. Les circuits accordés 2 et 2' char- gés par les résistances R constituent les circuits d'attaque de grille de chacune des deux lampes montées en symétrique et les circuits accordés 3 et 3' cons- tituent les circuits de sortie de, ces mêmes lampes, (par circuits accordés on entend que si l'on coupe la connexion aux points m et n, la charge deslampes est purement; ohmique).
Les condensateurs N sont les condensateurs neutrodynes et les organes 4 et 5 les condensateurs de blocage et self inductances de blo- oages habituels. Les circuits de sortie 3 3' sont couplés à l'antenne représentée schématiquement par la résistance R par l'intermédiaire d'un couplage ma- gnétique (à gauche) self inductance 6 et d'un
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accouplement électrostatique (à droite) constitué par le condensateur 7. Les éléments 6 et 7 consti- tuent encore un circuit accordé et d'autre part le couplage magnétique est rendu égal au couplage élec- trostatique.
Dans ces conditions, la théorie montre quela tension u aux bornes de R est en phase avec l'excitation symétrique S et que, si l'impédance de couplage (z) de 6 ou 7 est reliée à la résistance R par la relation @
2/R = 2 tg #1, les lampes débitent enoore sur une résistance pure quand les coupures aux points m et n sont refermées et que les excitations aux bornes des deux circuits 2 et 2', au lieu d'être en phase, sont déphasées en- tre elles de l'angle 2 #1 dans le sens d'une avance gauche et d'un retard à droite.
Dans le mode de réalisation cité au début de la présente description, cet anglo #1 sera réalisé sur le régime porteur -et restern fixe pour tous les régimes instantanés infé- rieurs, au contraire il croîtra pour les régimes instantanés supérieurs' alors que dans la modulation par déphasage l'angle # varie pendant tout le cycle de la modulation. Pour les régimes instantanés supé- rieurs au régime porteur, le circuit de débit des lampes n'est donc plus très exactement accordé, mais le facteur de puissance reste élevé dès que #1 est do l'ordre de 20 à 25 ou plus.
Si le montage étaitlimité à la partie décrite, il est aisé de voir que les excitations 2 et 2t étant en phase, le courant dans R serait nul quelle que soit la grandeur de ces excitations supposées égales (cas
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de la modulation par déphasage en creux de modulation).' On le complétera donc en ajoutant à l'excitation sy- métrique S, suivant l'idée exprimée plus.haut, deux excitations supplémentaires également modulées mais en quadrature et figurées par E et U (E provenant du transmetteur T, U provenant de l'antenne et agissant en contre-réaction avec E). Les petits diagrammes figurés à côté des circuits 2 et 2''indiquant les sens de ces excitations.
On voit d'après ces diagrammes que les vecteurs d'excitation tournent d'un angle défi- ni par tg # = E - U
S
Si on règle les excitations globales V = (E - U) 2 + S2 de telle manière qu'au régime d'onde porteuse la tension alternative développée en 3 et 3' équilibre la tension continue (faible tension de déchet), on aura pour ce régime un bon rendement du dernier étage (circuit accordé et faible tension de déchet).
Pour les puissances instantanées inférieures, le système étant linéaire, los angles des excitations en 3 et 2' restent fixes et le rendement sera proportion-' nel à l'amplitude instantanée. Pour les régimes supé- rieurs au régime porteur, et du fait de la saturation de la -tension alternative développée en 3 3', U tendra à rester constant, l'angle 8 augmentera donc entraînant une augmentation de U. L'approche de la linéarité sera d'autant meilleure que E - U sera grand devant l'unité..
E
Il rasta a expliquer comment on obtient facilement cos tensions E et U.
En so reportant au-montage do la figure 8, si @ et % sont deux sources on phaso d'inégale amplitude
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# > U
Si LC est un circuit accorde et si # # et - 1/@ sont deux réactances égales et de signes inverses, c'est-à-dire si : #### = #[gamma]#/1# = zo, on a l'équivalent d'un double montage à intensité cons tan te . En désignant par E - U la tension aux bornesde R, on a alors : @
E -U = - j (# - u) R/Zo quelles que soient les valeurs de # et de u. On a donc ainsi un moyen simple d'obtenir les quadratures . désirées.
De plus, le calcul montre que et 'il débi- tent sur une résistance pure.
Si # et U débitent chacun sur deux montagos tels que celui do la figure 8, le premier montage commençant pour'{, par une self série et le second (toujours pour par une capacité [gamma], on est amen à brancher en dérivation sur .9 et u deux oirouits accordés; on pourra donc ne rien mettre du tout et on arrive ainsi à la réalisation de la figure 9, Le cir- cuit 2" excité par le transmetteur et accordé est connecté aux points A ot B d'une part du circuit 2 et aux points A' B' d'autre part du circuit 2' par les condensateurs et selfs # et [gamma].
De même, le fe@der de départ à l'antenne accordée est connecté do la môme manière aux points A, A', B,
B'. On remarque que chacun des points tels que A, B, A', B' es connecté d'une part à # par une réactance d'un certain signe et d'autre part à u par une réac- tanoc de signe inverse, on réalise ainsi quatre fois le nontagc do la figure 8 puisque -4(; et u sont on
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phase.
On notera également qu'en définitive tous les circuits indiqués sont rigoureusement à l'accord, ce qui facilita les réglages.
Les modes de réalisation indiqués ci-dessus font usage, pour obtenir en phase et en intensité voulues les tensions synchrones appliquées aux grilles des lampes finales de l'émetteur, de la combinaison d'un certain nombre de tensions élémentaires qui étaient . fournies d'une part par les éléments d'une chaîne d'emplificateurs préalables convenablement disposés, d'autre part par une réaction inverse ,d'amplitude également convenable provenant du circuit de sortie de l'émetteur, circuit d'antenne par exemple.
Il sera décritci-après une Variante du procédé précédent suivant laquelle le même résultat est obtenu dans le dernier étage do l'émetteur) monté toujours comme dans le système de modulation par déphasage, mais au moyen do tensions de grilles engendrées et combinées de manière un peu différente.
Cette variante sera décrite en se raportant à la figure 11 ci-jointe qui on donne schématiquement un mode de réalisation préféré, ainsi qu'aux figures 12 à 20 qui constituent des représentations graphiques destinées à on préciser le fonctionnement.
L'être terminal do l'émetteur représenté sur la figure 11 se compose de deux lampes de puissance L1 et
L2 dont les circuits de plaque, montés toujours sui- vant le schéma d'un émetteur à modulation par déphasage, attaquent par l'intermédiaire d'un fooder Z une antenne d'émission qui n'est pas représentée sur la figure.
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Ces doux lampes terminales seront réglées pour fonctionner en classe B, suivant le système de modu- lation par déphasage. Elles travailleront donc tou- jours do façon identique et pourront toutes les deux, en crête, donner leur pleine puissance.
Le montage indépendant de leurs circuits de pla- que permet d'ailleurs do régler faoilelrent et indé- pendamment ceux-ci à l'accord exact en introduisant pour ces réglages des coupures en T et U, de manière à supprimer la charge,
Los interrupteurs X et Y disposes au départ du feeder 2 pormottent de même, pour les réglages, de faire débiter l'émetteur soit dans l'antenne soit dans une antenne fictive comportant une résistance W,
La bobine V permet enfin de ramener en C Dedans los premiers étagos d'amplification de l'émetteur, unc réaction inverse destinée à réduire les distor- sions,
Los premiers étages de l'émetteur, dont l'extré- mité seulement est représentée en A B,
sont identiques d'autre part à ceux d'un émetteur quelconque module en amplitude, Ils peuvent utiliser notamment l'un des systèmes classiques : contrôle d'anode, push-push, amplification Modulée, etc.
L'avant dornier étage, constitue par les deux lampes de puissance intermédiaire L3, L4 ainsi que par leurs circuits, présente au contraire, conformé- ment à l'invention, un montago spécial qu'il sera nécessaire de décrire d'une façon plus détaillée,
Les grillus des doux lampes L3, L4 sont excitées d'abord symétriquement par un marne, circuit recevant des étages précédents une tension modulée en amplitude
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nais leur mode de fonctionnement diffère essentielle- nent du fait d'un réglage différent de leur polarisa- tion
La laripe L3 en effet est polarisée " en classe .
B". Elle est réglée de façon que sa tension de air- cuit oscillant se sature pour toute valeur instanta- née du courant nodule voisine de la valeur de la por- teuse ou supérieure à celle-ci.
La lampe L4 au contraire est polarisée "en clas- se C" de façon à se trouver bloquée pour les valeurs instantanées inférieures ou sensiblement égales à la valeur de la porteuse.
Ls circuits de plaque de ces deux lampes L1 L2 attaquer. d'autre part.les grilles des lampes de puissance L3 L4 de telle façon que ces grilles se. trouvent excitées à la fois a) en parallèle par l'intermédiaire du circuit accor- dé de -plaquer de la lampe L4 puis des circuits respectifs O R P J K M N O et O S Q L K M N O, dont, l'ensemble parallèle se comporte aussi comme un circuit accordé, b) en symétrique par l'intermédiaire du circuit pla- que E de la lampe L3, du circuit G qui est couplé avec lui)et du circuit H oouplé avec le précédent suivant le trajet 1 J K L 1, tous ces circuits étant accordés.
Le circuit intermédiaire G, placé entre le cir- cuit de plaque de la lampe L3 et le circuit H, a pour objet d'obtenir la quadrature des excitations provenant dos deux trajets symétrique et parallèle.
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Les deux circuits supplémentaires P et Q qui sont intercales respectivement dans les circuits de grille des deux lampes finales L1 L2 ont enfin pour but de donner une rotation en avant de l'un des vec- teurs de tension de grille et la rotation en arrière de l'autre. Ces rotations, qui pourront être de 25 , environ conne le montreront les graphiques donnés ci- dessous, détermineront en fait le régime de charge des deux lampes L1 L2 pour les points des cycles de fono- tionnement qui correspondront à des valeurs instanta- nées inférieures ou égales à la porteuse.
Les graphiques des figures 12 à 20 montrent d'une façon détaillée le mode de fonctionnement qui résulte des dispositions particulières des circuits représen- tés sur la figure 11.
Les graphiques 12 et 13 représentent d'abord res- pectivement en Es et en E les valeurs des excitations symétriques et parallèles qui sont fournies aux grilles des larapes finales L1 L2 par l'intermédiaire dos tra- jets J K L et K M N 0 et des étages antérieurs, en fonction de l'amplitude d'excitation FAB venant des petits étages. Ces courbes donnent en 0, P, C les va- leurs d'excitation symétrique et parallèle qui corres- pondent respectivement à une excitation nulle 0 en A B; à une excitation correspondant à la porteuse P et à l'excitation maxima correspondant à la valeur do crête
C.
En l'absence des circuits déphaseurs supplémentai- res P et Q, la composition de ces deux excitations sy- métrique et parallèle serait donnée par la figure 14 représentant de part et d'autre de l'axe d'excitation parallèle Ep, les tensions 0 P1 et P1 Ci, 0 P2 et P2
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C2 qui seraient appliquées respectivement aux gril- les des lampes L1 et L2.
Les rotations do phase de 25 environ dans les deux sens que produisent les deux circuits supplémen- taires P et Q, so traduisent en fait par des rota- tions de sens oontraire de 25 des tensions 0 P1 et
0 P2, de telle sorte qu'en définitive les tensions Vgl et Vg2 appliquées aux grilles des lampes L1 et
L2 sont données par la figure 15, On a représenté on trait enlevé sur cette figure le lieu des extrémités des vecteurs Vg1 et Vg2 pour différentes valeurs de 1'amplitude d'excitation EAB venant des petits étages.
Comme dans le procédé de modulation mixte par amplitude et par déphasage cité plus haut àonformé- ment à la présente invention, on voit que la variation de phase des tensions de grille n'est utilisée encore que pour la partie supérieure des cycles de modula- tien, c'est-à-dire pour la région des caractéristiques dans lesquelles l'amplitude instantanée du courant d'antenne est supérieure à l'amplitude do l'onde por- teuse. On sait quo pour cette région une variation do déphasage de 25 à 50 environ fait varier le couramt d'antenne d'une façon linéaire et que le rendement est toujours supérieur à une valeur élevée, au moins égale à 60 %.
Dans toute cette région l'excitation de grille sera maintenue à uno valeur suffisante pour fournir la puissanoo requise dos lampes terminales c'est-à-dire que la variation do phase imposée aux grilles de cas lampes sera accompagnée d'un accroisse- mont dansl'amplitude do l'excitation, la valeur maxi- ma de cotte dernière correspondant au point de crête.
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Au contraire, pour la partie inférieure dos cycles de nodulation c'est-à-dire pour la région des caractéristiques dans laquelle l'amplitude instanta- née du courant d'antenne est inférieure à l'amplitude de l'onde; porteuse, l'excitation dos grilles sera r6- duite exactement comme dans les système d'amplifica- tion modulée, l'angle de déphasage demeurant alors constant et égal à 25 par exemple, conne pour la valeur de la porteuse,
Les conditions de fonctionnement qui on résul- tent pour l'étage de puissance de l'émetteur sont représentées graphiquement sur les figures 16 à 20, qui contrent respect!vouent, en fonction de la valeur instant,-, du courant d'antenne 1 ant, l'allure des variations ;
- du rendement anodique Ra (figure 16) - do la tonsion dans le circuit oscillant de plaqua
Up (figure 17) - du courant continu do plaque Ip (figure 18) - de la phase d'excitation dos grilles Ph (figure 19) - et do l'amplitude de ces excitations de grille Ug (figure 20).
On a représente enfin en trait enlevé sur les figures 16,17 et 18 l'allure que présenteraient les mêmes courbes avec un système de modulation fonction- nant simplement un amplification nodulco c'est-à-dire sans variation concomitante do phase au-dessus de la valeur de An porteuse.
Ces figures montrent notamment quo suivant le procède de nodulation mixte (amplitude ot déphasage) les lampes de puissance travaillent dans des
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conditions beaucoup plus avantageuses.
Pardi les avantcges du système on retiendra en outre : le rendement élevé du système, '- la facilité des réglages,.
- l'amélioration de la qualité de l'omission résultant . de l'emploi facile d'une réaction inverse, - et la réduction du bruit de fond permettant éven- tuellement le chauffage en alternatif des lampes de puissance elles-mêmes.
Il doit être bien entendu enfin que l'invention n'est pas limnitée aux modes de réalisation indiqués ci-dessus et que notamment le schéma de la figure 11 pourrait être modifie de toute façon convenable pour obtenir le même mode de fonctionnement, C'est ainsi que la lampe L4 pourrait être réglée de façon à être polarisée à la naissance du courant (classe B) tandis qu'au contraire la lampe L3 serait polarisée très né- gativenent (classe C),
Il suffirait dans co cas do renverser le sens du couplage entre le circuit oscillant de sortie de la lampe L2 et le circuit d'antenne, puisque l'on ferait alors jouer à l'excitation symétrique le rôle de l'ex- citation parallèle et inversement.
,De même la circuit déphaseur Q pourrait être in- tercalé dans la grille do la lampe L3 ou encore dans la grille ou la plaque do la lampe L4.