Procédé: pour la remise en état des calibres de cylindres.
Les cylindres, contraints à travailler des pièces relativement fortes dans chaque, période de laminage par exemple des cylindres de blooming, des cylindres ébaucheurs et astres, accusent naturellement une forte usure dans les calibres en question toujours
à l'ouvrage. Lors de la remise en état des cylindres, il est bien
possible par un rafraîchissement convenable, d'atteindre toujours
à nouveau la forme désirée dans le fond du calibre ; par contre,
il n'est pas possible d'atteindre ce but aux. surfaces latérales,
l'usure étant justement la,plus grande à ces endroits. Pour ces
endroits, il faut se contenter d'un simple dressage. Malheureusement, il s'ensuit que la largeur du calibre augmente toujours et
que souvent déjà les cylindres doivent être mis hors service,
alors; que. du point de vue de leur diamètre, ils pourraient très
bien rendre encore service. Aucun travail régulier et par conséfluent. économique n'est donc plus possible avec ces cylindres à largeur exagérée du calibre, étant donné que par suite de cette largeur exagérée du calibre, l'étirage nécessaire au calibre suivant, soit à la mène cage de laminoir, soit à une autre, soit enfin à un autre train de laminoir, est trop important, provoquant de cette manière des surcharges de la machine motrice. D'autres inconvénients, pouvant en résulter, consistent en la diminution
de la vitesse de laminage, le déclenchement du dispositif automatique de sûreté, le coinçage entre les cylindres de la pièce à laminer, des casses de tourillons et même une détérioration de la machine motrice. Si, en vue d'obtenir la section nécessaire de départ, on voulait augmenter le nombre total des passages sur la cage en question, on procéderait d'une manière peu économique, étant donné qu'il serait indispensable dans ce cas, de faire passer à plusieurs reprises les derniers passages, qui sont plus longs et par conséquent les plus sollicités.
On a essayé pour les cylindres en acier de ramener les calibres en que.stion à leur largeur primitive par application de surfaces latérales par soudage électrique. L'emploi d'électrodes douces causait naturellement une forte usure lors du laminage. En utilisant par contre des électrodes d'une dureté et d'une résistance suffisantes, les surfaces appliquées accusaient à l'usinage un trop grand nombre de fissures dans la matière. En outre, les transitions entre l'élément soudé et la matière fondamentale étaient tellement dures qu'elles étaient très difficiles à usiner. De même, le procédé consistant à appliquer sur une couche tenace et douce une couche dure et résistant à l'usure, n'a pas donné les résultats recherchés, étant donné que les perles de soudures ont été arrachées de l'assemblage et ceci plus spécialement aux surfaces latérales.
La rainure ainsi obtenue augmentait vite, ce qui. provoquait des dégâts sur les surfaces de la pièce à laminer.
Suivant l'invention, il est assuré une remise en état parfaite de calibres fortement sollicités.
Un calibre, dont l'ouverture doit être rétrécie d'une certaine mesure, est alésé d'un coté ou même des deux cotés..Ensuite., deux. moitiés connexes de bagues, d'une matière convenable et de section conforme, sont placées sur le cylindre et les lacunes sont soudées à l'aide d'électrodes douces et tenaces.
Le dessin annexé représente à titre d' exemple deux formes différentes d'exécution du procédé suivant. l'invention, La moitié inférieure de la fig.l représente le calibre, avant la remise. en état, tandis que la moitié supérieure représente le même calibre après la répa- <EMI ID=1.1>
suite les moitiés de bagues [pound]. sont mises en place et la lacune d cunéiforme est soudée. Les petites rainures, persistant aux joint des deux moitiés de bagué, sont soudées avec beaucoup de précau tion. Ensuite la bague insérée est finie au tour et on obtient de . cette manière un calibre aussi parfait qu'un calibre neuf, dans lequel les pièces à laminer ne viennent pas en contact avec une surface venue de soudage. De cette manière, il est encore possible suivant l'invention d'insérer ultérieurement dans des cylindres, qui, en considération des prix de revient très élevés, ont . été fabriqués- d'un acier non allié, pour des calibres spécialement sollicités., des bagues constituées d'une matière de première qualité, résistant à l'usure, pour augmenter de cette manière considérablement la longueur de vie de ces cylindres.
De même, des cylindres en fonte, dans lesquels une répara tion des surfaces du calibre n'était pas possible jusqu'à présent, peuvent être utilisés beaucoup plus avantageusement, en y insérant des bagues suivant l'invention. Dans ce dernier cas, il est cependant indispensable de remplacer le soudage de la bague au cylindre par' une autre manière de fixation. Celle-ci est représentée dans la figure 2.
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du cylindre. Ensuite la partie désignée par g est alésée, de cette manière les. trous de forage sont entaillés du côté du cali- <EMI ID=3.1>
blement en biais, voir figure 3. Ensuite les moitiés de bagues sont mises en place et elles sont soudées entre elles et aux dits boulons. Avec cette manière de fixation, la bague peut se dilater à volonté. Malgré les coefficients de dilatation différents pour la fonte et l'acier à l'endroit de réparation du calibre, on ne constate aucune manifestation de tensions nuisibles, pouvant provoquer éventuellement l'arrachement de la bague.
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ments de bagues y étant appliqués ensuite, qui sont reliés à la masse du cylindre.