<Desc/Clms Page number 1>
PROCEDE ET APPAREIL POUR LA FABRICATION DE PIECES DE
VERRERIE Il.
La présente invention est relative à la fabrication de récipients en verre, en particulier tels qu'on les obtient en conformant des charges séparées qui sont produites par un distributeur automatique et transformées en paraisons creuses dans des moules à paraison, et en soufflant ensuite ces parai- sons dans des moules de soufflage pour produire des articles présentant les formes désirées.
Une caractéristique des procédés antérieurs du genre ci-dessus consiste en ce que chaque charge de moulage est ame- née au repps de façon que tout le verre de la charge soit sta- tionnaire pendant un temps défini avant la transformation de
<Desc/Clms Page number 2>
la charge en paraison désirée, une partie au moins de la char- ge étant, pendant ce temps, refroidie extérieurement du fait qu'elle est en bonne condition d'échange thermique avec une surface externe de moulage ou de limitation.
Un procédé antérieur qui est appliqué sur une grande échelle dans la fabrication des récipients et particulièrement de ceux qui présentent un col étroit, est bien connu sous le nom de procédé par soufflages successifs. Dans la mise en oeu- vre de ce procédé, la charge est admise dans un moule de pa- raison renversé dans lequel elle est tassée sur les parois du moule en vue d'être refroidie par le soufflage requis pour la formation de la partie finie du col de la paraison. La charge de verre reste nécessairement au repos dans cette condition de refroidissement externe par contact avec les parois du mou- le pendant un temps défini suffisamment long pour le retrait du poinçon du col qui laisse un trou de contre-soufflage dans le col fini et pour le réchauffage nécessaire avant l'opération de contre-soufflage.
Cette opération permet au refroidissement de se poursuivre pour le verre qui a déjà été refroidi pen- dant cette période de temps définie, et amène aussi le verre plus chaud de l'intérieur de la charge en premier contact de refroidissement avec les parois de la partie supérieure pré- cédemment inoccupée du moule de paraison renversé. En consé- quence, les parois de la partie de la paraison qui ont été formées par le contre-soufflage sont beaucoup moins refroidies que les parois du reste de la paraison. Cette condition pro- duit ce qu'on appelle des ondulations de soufflage ou de contre- soufflage dans les parois de l'article soufflé finalement ob- tenu.
,D'autres types de récipients, et particulièrement ceux qui comportent de larges goulots, sont généralement fabriqués par un procédé de pressage et de soufflage qui produit aussi
<Desc/Clms Page number 3>
de la verrerie avec des parois ondulées. Dans la mise en oeu- vre de ce procédé antérieur de pressage et de soufflage, une charge de verre est introduite dans le moule à fond fermé d'une presse verticale à paraison. La charge de verre remplit la cavité du moule de la presse sur une partie de sa hauteur, jusqu'à un niveau qu'on appelle habituellement ligne de rem- plissage, et reste au repos de façon à subir un certain re- froidissement extérieur avant l'opération de pressage.
Cette opération est effectuée en poussant axialement vers le bas un piston de pressage dans le verre contenu dans le moule de la presse, ce qui a pour effet de forcer vers le haut le verre de l'intérieur de la charge relativement chaud et visqueux, autour du piston, pour remplir la partie supérieure de moule de la presse précédemment inoccupée et, en même temps, pour prolonger et augmenter sensi-blement le refroidissement du ver- re qui est resté au repos dans la partie inférieure de la ca- vité du moule depuis l'instant de l'introduction de la charge dans cette cavité. Cette condition produit, pour l'article obtenu par soufflage ultérieur de la paraison pressée, des parois ondulées, comme dans le cas d'un article obtenu par le procédé dit par soufflages successifs.
Ces défauts de la verrerie fabriquée selon les procé- dés antérieurs sont connus depuis longtemps et de nombreuses tentatives ont été faites dans le but de les supprimer. D'une manière générale, ces tentatives étaient basées sur la théorie que les étapes caractéristiques des procédés antérieurs pour la production de paraisons devaient être retenues et que les défauts qui leur sont inhérents pouvaient être amoindris ou réduits moyennant diverses précautions et améliorations aux premières opérations d'introduction de la charge, ou aux opé- rations subséquentes de moulage, ou encore à la fois à ces eux genres d'opérations.
Ces tentatives n'ont pas résolu le
<Desc/Clms Page number 4>
problème puisque, dans la pratique réelle, la plupart des ver- reries fabriquées par charges séparées présentent les défauts précités inhérents aux procédés de formation de paraisons em- ployés. Ces défauts s'opposent à une réduction souhaitable du poids des articles finis et, de ce fait, ont constitué des obstacles de plus en plus grands à la possibilité d'envisager un accroissement des demandes en ce qui concerne la verrerie présentant des parois plus minces et un poids plus réduit.
L'invention a pour buts : - De fabriquer des récipients de verre pratiquement de tous genres commerciaux, y compris la verrerie à col étroit, la verrerie à large goulot, à goulot semi-large et autres, de meilleure qualité qu'il a été possible jusqu'alors de les ob- tenir par les procédés antérieurs.
- De réaliser un procédé et un appareil pour former des charges séparées de verre fondu, telles qu'on peut les ob- tenir en partant d'un distributeur moderne et efficace, en ré- cipients de verre à parois exemptes d'ondulations.
- De réaliser un nouveau procédé grâce auquel divers genres d'articles, tels que de la verrerie à col étroit, et fabriquée antérieurement en partant de charges fournies par un distributeur et selon les procédés de soufflages successifs seulement, peuvent être fabriqués par le procédé de soufflage et de pressage et ce, avec d'importants avantages sur les pro- cédés antérieurs de fabrication des mêmes articles.
- De réaliser un appareil souple et sur, relativement rapide et efficace, pour transformer des charges successives similaires de verre fondu en articles similaires de verrerie de haute qualité et d'apparence généralement bonne.
- De réaliser, dans un procédé du caractère décrit, un mode de traitement de chacune des charges similaires d'une même série, de façon à transformer rapidement chacune d'elles
<Desc/Clms Page number 5>
en une ébauche creuse ou paraison pressée avec un col ou une partie en forme de cordon fini à son extrémité inférieure et dont la pellicule ou surface externe est refroidie en tous ses points sur le corps de l'article.
- De réaliser un procédé et des moyens pour recevoir une charge pendante de verre fondu et agir sur cette charge de façon à interrompre sa chute à un endroit désiré déterminé par rapport à la cavité d'un ensemble de moule de col et de moule renversé d'une presse à paraison et sur l'extrémité d'un piston plongeur vertical mobile vers le haut, ou au-dessus de ce piston qui agit en coopération avec les dits moyens, et avant que la charge ait été amenée dans la condition de contact intime d'échange thermique avec une surface externe de refroidissement du verre, à renverser le mouvement de la charge ou de la majeure partie de celle-ci par un mouvement vers le haut du piston pour la presser contre les parois de la cavité du moule de la presse à paraison et de l'ensemble du moule à col,
pour produire une paraison creuse de verre avec un col ou une partie en forme de cordon fini à son extrémité inférieure et une partie de corps pourvue d'une pellicule ou surface externe en principe uniformément refroidie.
- De transformer une charge de verre fondu en une paraison ou article creux pressé avec un col ou une partie en forme de cordon fini, de telle manière, et par des moyens tels, que le verre de la charge soit continuellement en mouvement et préservé de tout refroidissement sensible ou de tout con- tact permettant un échange thermique avec une surface externe de moulage ou de support, depuis le moment où cette charge est introduite dans un mécanisme de réoeption et de pressage de la paraison selon l'invention jusqu'à ce que la dite charge ait été pressée dans ce mécanisme à la forme de la paraison ou de l'article désiré.
<Desc/Clms Page number 6>
D'autres buts et avantages de l'invention seront in- diqués dans la description ci-après relative à un certain nom- bre de modes opératoires et de moyens de mise en oeuvre de cette invention.
Des charges appropriées en dimensions, forme et con- dition thermique, à l'article particulier à fabriquer pendant toute période opératoire donnée, doivent être introduites dans le mécanisme récepteur de charge et de pressage de parai- son selon l'invention et exactement distribuées dans le temps à intervalles réguliers prédéterminés. A cet effet, l'invention comprend l'utilisation d'un distributeur efficace présentant les caractéristiques opératoires et les possibilités requises.
Un distributeur répondant à ces conditions est le distribu- teur connu sous le nom de Distributeur individuel Hartford.
Chaque charge produite et fournie par ce distributeur se déplace par gravité, soit en tombant librement dans l'air, soit en étant guidée dans ou le long d'un mécanisme à goulotte ou à gouttière de distribution, pour atteindre la machine de conformation associée au distributeur. Dans chaque cas, la charge est préservée d'un refroidissement différentiel préju- diciable et d'une déformation jusqu'au moment de son entrée dans la machine.
A la mise en oeuvre de l'invention, la chute ou mou- vement vers le bas de la masse de la charge comme décrit ci- dessus, est limité à un niveau prédéterminé de telle manière et par des moyens tels que cette charge soit disposée sur un piston vertical mobile vers le haut ou au-dessus de ce piston, dans une position voulue par rapport à la cavité d'un moule renversé de presse à paraison et d'un assemblage de bagues de col.
Selon l'un des modes opératoires de la présente inven- tion la chute de cette charge peut être interrompue dans un
<Desc/Clms Page number 7>
récepteur temporaire au-dessous de la bague axiale de col et en alignement axial avec cette bague. Ce mode opératoire con- vient à la. production d'articles de verre ayant des goulots relativemeht larges et il est avantageusement applicable à cette production. Dans une autre application de l'invention, la chute ou la descente de la charge peut être interrompue quand elle est.en totalité ou en majeure partie au-dessus du niveau du cordon de col et dans les limites du moule de la presse à paraison.
Ce mode opératoire convient à la production d'articles à col étroit et d'articles à goulot semi-large et il est avantageusement applicable à cette production bien qu' il puisse aussi être utilisé pour de la verrerie à large gou- lot. En plaçant la charge à l'endroit dont on vient de parler, le moule de la presse à paraison peut être formé de deux par- ties de corps mobiles relativement et d'une plaque de fond éga- lement mobile, les parties de corps étant fermées avant la réception de la charge et la plaque de fond étant ensuite pla- cée dans sa position active sur le dessus du moule de presse renversé, aussi rapidement que possible.
Dans une autre forme de mise en oeuvre de l'invention, la chute ou la descente de la charge peut être interrompue à un certain niveau intermédiaire entre ceux-ci-dessus mention- nés, un récepteur étant employé au-dessous de la bague de col et en alignement.axial avec cette bague toutes les fois qu'une partie suffisante du verre de la charge est disposée au-dessous du niveau du cordon de col, au moment où sa chute ou sa des- cente est interrompue, pour rendre avantageux l'usage de ce récepteur.
Dans les formes de mise en oeuvre de l'invention men- tionnées ci-dessus, la chute ou la descente de la charge est effectuée de telle sorte et par des moyens tels que le verre qui la constitue puisse continuer son mouvement et qu'il ne
<Desc/Clms Page number 8>
soit pas amené en contact ou qu'il ne poursuive pas son mou- vement en contact de transmission thermique avec des surfaces externes de moulage, de support ou de guidage.
Dans le cas où la charge descend dans le récepteur au-dessous du niveau de la bague de col, sa chute ou descente peut être freinée par le contact d'une partie axiale du fond de cette charge avec le sommet du piston de pressage précité, en position d'effacement, les parois du récepteur agissant pour limiter l'étalement du verre de la charge sur le piston et pour guider la dite charge pendant une partie initiale de son mouvement inverse ou vers le haut, produit par le dit piston. A l'instant où la charge a été freinée et après cet instant, le verre de sa partie in- férieure peut s'affaisser ou s'écouler vers le bas par dessus le sommet du piston ou de la tête du piston et vers le bas et extérieurement dans l'espace entre la tête du piston et la paroi environnante du récepteur.
Le verre restant de la char- ge peut se déplacer pour remplir l'espace libre dans le récep- teur auquel ce verre peut parvenir par gravité. Ce ou ces mou- vements du verre peuvent être amortis par l'air dans le récep- teur autour et au-dessus de la tête de piston et le verre peut être préservé d'un contact de transmission thermique effectif avec toute paroi externe telle que la paroi environ- nante du récepteur, à la fois en raison du changement de place ininterrompu ou mouvement du verre et en faisant intervenir une pellicule gazeuse entre le verre et cette paroi. La perte de chaleur de la charge par transmission à la paroi environ- nante du récepteur suffisante pour produire un refroidissement inégal et préjudiciable d'une zone latérale quelconque ou de plusieurs zones latérales de la charge est ainsi évitée.
Le mouvement ascendant du piston peut commencer pen- dant que la charge est encore animée d'un mouvement de chute ou de descente vers ce piston, ou en même temps que le mouvement
<Desc/Clms Page number 9>
de freinage ou immédiatement après ce mouvement de freinage de la charge. Le renversement du mouvement du verre de la char- ge peut ainsi commencer pratiquement en même temps que le frei- nage de sa chute ou descente. Le verre de la partie inférieure de la charge peut continuer à se déplacer vers le bas par des- sus le sommet du piston pendant le début du mouvement ascen- dant de ce dernier mais, lorsque le piston s'élève, l'action de support qu'il exerce sur la charge peut devenir plus ou moins dominante, de sorte qu'une partie de la course ascendan- te du piston peut être utilisée pour déplacer la charge vers le haut dans son ensemble.
Le corps de la paraison est formé d'abord et le verre est déplacé vers le bas pour former la bague finie du col de la paraison à la fin de la course de pressage. Le mouvement ascendant du piston cesse lorsque tout le verre de la charge a été pressé dans le moule renversé de la presse à paraison et dans l'assemblage de la bague de col pour constituer une paraison présentant une partie de bague de col finie à son extrémité inférieure. Les dimensions extrêmes de cette paraison sont déterminées par les dimensions des ca- vités combinées du moule de presse à paraison et de la bague de col, et on remédie à toutes variations légères dans le poids des charges successives en faisant varier en conséquence l'ampleur des courses ascendantes du piston ou, en d'autres termes, à l'intérieur de la paraison.
En pratique, si un dis- tributeur approprié tel que décrit plus.haut est employé, cet- te variation de poids, si elle se produit, est ordinairement relativement faible, et, en conséquence., une très légère varia- tion des courses ascendantes successives du piston de pressage compensera généralement ces variations de poids. Le mouvement ascendant du piston peut être continu ou avoir lieu par étapes et sa vitesse est convenablement déterminée au préalable selon les besoins ou lorsqu'on le juge utile.
<Desc/Clms Page number 10>
Le plongeur est effacé après que l'opération de pres- sage a été terininée et de façon que ce mouvement de retraite puisse être effectué sans altérer la forme interne de la pa- raison et sans collages du piston. De l'air sous pression peut être envoyé autour du piston au moment du mouvement de des- cente ou d'effacement. Cet air peut continuer à être admis pendant un temps court contre la face interne de la paraison après l'effacement du piston pour assurer un contact prolon- gé étroit de toutes les parties de la paraison avec les pa- rois du moule et pour empêcher la possibilité d'un affaisse- ment ou d'une déformation interne d'une partie quelconque de cette paraison pendant qu'elle est dans le moule de la pres- se.
Au lieu d'une application prolongée d'un fluide sous pres- sion ou en plus de cette application, on peut exercer un ef- fet de succion à l'extérieur de la paraison.
Les parties du moule de presse sont retirées en laissant la paraison supportée par le moule de col. On peut alors commencer à réchauffer la paraison et cette phase de réchauffage peut être prolongée pendant une période de temps déterminée durant laquelle la paraison reste dans sa position renversée ou avec son col vers le bas. Après quoi, la bague de col et la paraison qu'elle supporte peuvent recevoir un mouvement approprié pour les renverser et les abaisser dans une position de transfert entre les coquilles ouvertes d'un moule de soufflage final qui peut être fermé pour y suspendre la paraison.
Celle-ci peut être laissée suspendue dans ce mou- le de soufflage final pour un autre réchauffage et pour un allongement vers le bas jusqu'à ce que son extrémité inféri- eure ait atteint le niveau désiré, et par exemple de façon à fermer le fond du moule de soufflage final. Un fluide sous pression peut alors tre appliqué à l'intérieur de la paraison pour lui donner sa forme définitive dans le moule de soufflage
<Desc/Clms Page number 11>
final. On obtient ainsi un article de verrerie présentant des parois exemptes d'ondulations et des défauts tels qu'on peut les rencontrer dans les articles généralement similaires pro- duits jusqu'alors en partant de charges fournies par un dis- tributeur, .et selon l'un quelconque des procédés antérieure- ment connus.
La chute ou la descente de la charge peut être frei- née pendant que toute la charge ou la majeure partie de celle- ci est dans les limites du corps de moule de la presse à pa- raison, comme lorsqu'un moule de presse et une charge appropriée à la production d'un article à col étroit, tel qu'une bouteil- le, sont employés, par des parois convergeant vers le bas de la partie inférieure du moule de presse renversé ou princi- palement par ces parois convergentes, et dans une certaine mesure, par le sommet du piston de pressage combiné avec le moule.
Le piston de pressage peut être complètement au-dessous du niveau de l'extrémité inférieure de la charge et se dépla- cer vers le haut, ou peut avoir été déplacé vers le haut suf- fisamment pour venir en contact avec la partie centrale de l'extrémité inférieure de la charge au moment du freinage de la chute ou descente de cette charge. Dans chaque cas, le ver- re de la charge est continuellement en mouvement puisque le verre de sa partie inférieure s'affaisse ou se déplace vers le bas par gravité par dessus l'extrémité du piston et dans l'espace libre entre les parois environnantes, le verre étant empêché dé venir en contact étroit propre à une bonne transmis- sion thermique avec ces parois externes, à la fois par suite du retrait et du mouvement continus du verre et par l'inter- vention d'une pellicule gazeuse.
Le mouvement ascendant du piston soulève la charge comme dans le mode opératoire précédemment décrit. Par suite .de la course ascendante du piston, la charge est pressée entre
<Desc/Clms Page number 12>
ce piston et les parois de la cavité du moule de presse ren- versé et de l'assemblage de la bague de col pour former une paraison creuse renversée présentant une partie de bague de col finie à son extrémité inférieure, et jouissant des qualités précédemment décrites d'uniformité de surface et de distribu- tion avantageuse du verre de la charge dans la totalité des différentes parties de la. paraison. Le mouvement ascendant du piston peut être continu ou avoir lieu par étapes successives et sa vitesse peut avoir toute valeur nécessaire ou avantageu- se. La partie de bague de col finie est formée en dernier lieu.
Les opérations, après l'opération de pressage, peu- vent être en principe celles précédemment décrites, la parai- son renversée étant soumise à un réchauffage pendant qu'elle est dans sa position renversée, puis retirée du moule de pa- raison et renversée pendant son transfert à un moule de souf- flage final, et réchauffée et affaissée dans le moule de souf- flage, et enfin soufflée à la d'orme définitive dans le moule de soufflage.
Il est à remarquer que les opérations telles qu'elles viennent d'être décrites pour former des paraisons selon la présente invention constituent pratiquement les suites des opérations de distribution de la charge et que, dans chaque cas, le verre dont est fait un article ne reste pas au repos dans une position quelconque préjudiciable par elle-même, ou pen- dant une période de temps sensible jusqu'à ce que la paraison ait été réellement formée.
Les opérations sur le verre de la charge, pour lui donner la forme de la paraison creuse pressée qu'on désire, sont de préférence réparties dans le temps en partant de l'instant où la charge a atteint une position dans laquelle la première de ces opérations peut être mise en oeuvre, et ces opérations sont effectuées aussi rapidement que possible en succession
<Desc/Clms Page number 13>
continue de façon à n'exiger qu'un temps total relativement court et beaucoup plus court que le temps requis pour former une paraison par l'application de l'un quelconque des procédés antérieurement connus. Dans un laps de temps extrêmement court, la descente de la charge pendante est interrompue et cette charge est pressée uniformément sur toute son étendue en con- tact de refroidissement avec les parois de moulage.
Ce contact de refroidissement auquel est soumise la charge seulement pen- dant le temps que cette charge est pressée à la forme désirée, prévaut en totalité et écarte pratiquement l'effet de toute influence de refroidissement monindre à laquelle une partie externe de la charge pourrait avoir été soumise avant le mo- ment de l'opération de pressage. En conséquence, la paraison pressée présente une pellicule externe ou partie de surface extérieurement refroidie d'épaisseur en principe uniforme et un état thermique et de rigidité uniforme sur la surface tota- le de son corps, et se trouve ainsi mieux appropriée que les paraisons produites par les procédés antérieurs aux opérations ultérieures par lesquelles la paraison est transformée en article de verrerie creuse désiré.
Les paraisons produites selon la présente invention sont propres à 'être soufflées par un fluide sous pression en articles de verrerie de qualité supérieure, chacun de ces ar- ticles ayant des parois exemptes d'ondulations et d'une épais- seur en principe uniforme. La quantité de verre dans une char- ge pour un article donné peut ainsi être choisie pour détermi- ner au préalable l'épaisseur des parois de l'article final.
L'invention présente de ce fait un avantage important dans la fabrication d'articles de verrerie de même poids modérément faible et elle est de même d'une plus grande importance et d'un plus grand profit dans la production de verrerie de poids ,plus faible.
<Desc/Clms Page number 14>
En utilisant des pistons de pressage et des moules de presse de dimensions et formes appropriées, les articles pressés aux formes finales désirées, tels que de grands verres à boire, peuvent être produits par des opérations de formation de paraisons selon l'invention, les opérations ultérieures telles que décrites pour la production d'articles soufflés étant supprimées. A moins qu'il ne soit autrement défini par son contexte, le terme paraison tel qu'il est utilisé dans la présente description doit être pris dans un sens assez large pour comprendre un article tel qu'un grand verre à boire qui a été pressé à la forme finale désirée.
Les dessins annexés représentent à titre d'exemple seulement une forme de réalisation d'un appareil comportant les caractéristiques organiques de l'invention et les diver- ses phases des différents modes opératoires précis grâce aux- quelles l'invention peut être mise en oeuvre.
La figure 1 est une vue montrant un assemblage d'un distributeur, d'une machine à conformer associée à ce distributeur, et d'un dispositif à temps cinématiquement relié au distributeur et à la machine à conformer pour produire, à des instants réglables, les opérations synchronisées de ces dispositifs selon l'invention, la machine à conformer et ses liaisons avec le dispositif à temps n'étant montrées que schématiquement.
La figure 2 est une vue partielle, principalement en section verticale, montrant les parties principales du bâti etles organes actifs d'une machine indépendante à conformer Nartford telle que décrite au brevet français ? 840.113 du 30 Juin 1938. ainsi que les parties spéciales grâce auxquelles une machine de ce type peut être adaptée à la conformation d'articles de verrerie creuse selon l'invention.
La figure 3 est une vue en section verticale par-
<Desc/Clms Page number 15>
tielle, à échelle sensiblement agrandie, d'un moule à presse d'ébauches, d'une bague de col, d'un piston de pressage et d'un récepteur pour former des paraisons de verre pressé, ain- si qu'une, forme de moyens combinés de succion et de retenue pour le moule de presse, tous tels que prévus dans la construc- tion montrée à la figure 2.
La figure 4 est une vue en plan du moule de pres- se de la figure 3, montrant le caractère indépendant de ce moule.
Les figures 5 à 10 inclusivement sont des vues en section verticale partielle du moule de presse à paraison, de la bague de col, du piston de pressage et du récepteur de la construction de la figure 2, à différentes étapes de la trans- formation d'une charge de verre fondu en une paraison de ver- re creuse et renversée.
La figure 11 est une vue en coupe partielle mon- trant la bague de col du mécanisme de formation de paraison des figures 5 à 10 inclusivement, en position de transfert de la paraison de verre creuse renversée à un moule de soufflage.
La figure 12 est une vue partielle en coupe verti- cale montrant l'objet à :large goulot complètement soufflé, et, dans cet exemple, un bocal, dans le moule de soufflage.
La figure 13 est une vue partielle en coupe verti- cale et à échelle relativement agrandie, d'un moule de presse d'ébauche, de bague de col, de plaque de fond pour le moule de presse, du piston de pressage associé à cette plaque, et du récepteur de verre lorsque ces parties sont à l'étape de con- formation d'une charge en une paraison creuse, selon un procé- dé dans lequel la chute vers le bas de la charge distribuée est retenue à la partie supérieure du récepteur.
Les figures 14 à 17 inclusivement sont des vues partielles, en section verticale, d'un moule de presse à ébau- che renversé, d'une plaque de fond pour ce moule, d'une bague
<Desc/Clms Page number 16>
de col, et d'un piston de pressage et de son montage lorsque ces parties sont à différentes phases du procédé de transforma- tion d'une charge de verre fondu en une paraison creuse propre à subir une expansion ultérieure pour être transformée en un article à col étroit tel qu'un flacon.
La figure 18 est une vue partielle, en seotion verticale, montrant la bague de col du mécanisme des figures 14 à 17 inclusivement, en position de transfert d'une parai- son creuse renversée, pour un article à col étroit, à son moule de soufflage.
La figure 19 est une vue partielle en section ver- ticale montrant l'article à col étroit, en l'occurence une bouteille, tel que soufflé à sa forme finale, dans le moule de soufflage.
La figure 20 est une vue partielle en section ver- ticale montrant une phase de l'opération de transformation d'une paraison creuse renversée en un article de verrerie à col étroit, en utilisant le mécanisme de formation de parai- son des figures 14 à 17 inclusivement, mais en outre en uti- lisant un fluide sous pression appliqué au-dessous de la char- ge de verre.
Les figures 21 à 23 inclusivement sont des vues en coupe verticale montrant une disposition d'un moule de pres- se à paraison, d'unie bague de col, d'un piston de pressage et d'un récepteur de verre au-dessous de la bague de col, lorsque ces parties sont à différents stades de l'opération de forma- tion d'une paraison renversée à large ouverture propre à sa transformation ultérieure en un article de moule à pâte selon l'une des formes de mise en oeuvre de l'invention.
La figure 24 est une vue partielle en section ver- ticale montrant la paraison creuse supportée en position ren-
<Desc/Clms Page number 17>
versée par la bague de col, l'assemblage du piston et du ré- cepteur tels qu'ils sont en relation dans un moule à pâte as- socié avec eux.
La figure 25 est une vue montrant les éléments constructifs de la figure 24 après le soufflage de la pa- raison creuse pour former l'article final dans le moule à pâte.
La figure 26 est une vue partielle, en section verticale, montrant les parties de formation de la -paraison correspondant d'une manière générale à celles des figures 21 à 23 inclusivement, mais montrant la position de ces par- ties telles qu'elles sont utilisées dans un procédé selon lequel un fluide sous pression est employé pour assister ou pour produire le soulèvement de la charge de verre dans le moule de la presse à paraison.
En figure 1, un distributeur F est prévu avec un moteur 30 pourvu d'une liaison de commande 31 avec un mécanisme moteur indiqué en 32 à partir duquel les parties actives du distributeur sont actionnées de facon à produire une succession régulière de charges de moules présentant la forme, les dimensions et l'état thermique convenable pré- déterminés. Le distributeur comprend un mécanisme de trancha- ge ou de sectionnement indiqué en 33 et actionné de façon à trancher chacune de ces charges de moules dont l'une est indiquée en 34, pour la détacher de l'alimentation en verre à l'instant convenable. L'instant de distribution de la char- ge peut être ainsi exactement déterminé au préalable.
La char- ge tranchée peut être distribuée à la machine de conformation associée au distributeur et qui est indiquée schématiquement en M, par un mécanisme approprié à goulotte de distribution 35.
Le mécanisme 32 .d'actionnement du distributeur est
<Desc/Clms Page number 18>
montre comme étant relié, par le mécanisme de commande désigné dans son ensemble en 36, à un dispositif à temps T. Ce mé- canisme de liaison 36 comprend des moyens de réglage indi- qués en 37 qui peuvent être contrôlés par une poignée 38, et grâce auxquels les opérations du distributeur et les opé- rations de la machine de conformation qui est contrôlée par le dispositif à temps T peuvent être amenées en synchronisme ou en réglage de phases entre elles selon ce qu'exigent les conditions ou comme il peut être utile à un instant donné. Le dispositif à temps T, comme déjà dit, contrôle les opérations des parties actives et des organes utilisés dans la transfor- mation de chaque charge en un article creux de verrerie.
Les diverses parties actives et ces opérations peuvent être indi- viduellement contrôlées et réglées, en ce qui concerne les temps et leur nature, par des boutons réglables appropriés ou des organes de réglage sur le tambour du dispositif à temps, et dont certains sont indiqués en 39. Le dispositif à temps particulièrement envisagé comporte une boite à clapets conte- nant de nombreux clapets qui contrôlent des conduites appro- priées de fluide sous pression, telles que celles indiquées en 40, aboutissant aux parties de la machine de conformation qui doivent être actionnées dans la transformation des charges successives de verre en articles de verrerie.
Tel qu'on vient de le décrire, l'assemblage général montré la figure 1 peut en principe être celui décrit au brevet antérieur ? Ce brevet montre l'assemblage d'une machine Hartford I. S., d'un distributeur unique Hartford, et le dispositif de contrô- le à temps avec ses liaisons au distributeur et à la machine de conformation, ainsi que les détails constructifs et opéra- toires de cet assemblage.
On comprendra que tout autre agencement approprié
<Desc/Clms Page number 19>
de machine de conformation, de distributeur, de dispositif à temps, de moyens de réglage et de liaison, peut être employé comme bases oonstruotive et fonctionnelle pour les dispositions et opérations spéciales visées par l'invention. Cette machine de conformation peut tre du type à table tournante ou à tou- relle ou du type dit "reotiligne" ou à "chaîne", un di sposi- tif à temps associé, des moyens de commande et de réglage et autres étant, bien entendu, prévus selon les exigences parti- culières pour un assemblage donné.
En figure 2, la machine de conformation M repré- sentant une partie de la machine de conformation Hartford I.S. comporte un soole 41 sur lequel est monté un cylindre 42 de fluide sous pression disposé verticalement. Ce cylindre supporte un récepteur de charge 43 disposé verticalement et une bague de col 44, établie séparément et mobile indi- viduellement, est disposée à L'extrémité supérieure de ce ré- cepteur. La cavité de conformation du verre de la bague de col est plus grande que l'intérieur du récepteur, de sorte que la charge, lorsqu'elle est soulevée à travers la bague de col par le piston, n'atteint pas les bords ou rainures de cet- te bague de col. Comme montré, le récepteur de charge est mon- té sur un prolongement vertical supérieur creux 45 sur la tête supérieure du cylindre de pression 42.
Un piston 46 peut subir des déplacements alternatifs dans le cylindre 42 et porte une tige verticale 47 qui, à son extrémité supérieure, porte un piston de pressage 48. La base de ce piston de pressage peut être de toutes dimensions et forme appropriées pour s'ajuster et coulisser dans le récep- teur de charges 43. Le piston peut tre effilé de sa base à son extrémité. Bien entendu, la forme de la partie supérieure effilée du piston peut être choisie selon l'opération particu- lière de pressage à effectuer.
<Desc/Clms Page number 20>
Le piston peut être creux de façon à pouvoir être re- froidi intérieurement. Comme montré à la figure 2, une condui- te d'amenée d'eau 49 est reliée par une série de passages pratiqués à travers le cylindre 42, le piston 46 et la tige 47, à une buse 50 dans la tête du piston creux. Un fluide de refroidissement peut être introduit par cette buse dans la tête du piston et de là, à travers des passages 51 dans la base du piston, à l'intérieur du récepteur 43. Ce fluide peut être rompu par de l'air et mélange avec de l'huile ou autre lubrifiant dans le récepteur. Si un liquide tel que l'eau est utilisé, il peut 'être vaporisé durant son passage à travers la tête du piston. Un mince revêtement ou pellicule de grais- sage et d'isolement thermique peut ainsi être ménagé sur les parois internes du récepteur 43.
Le débit d'eau de la condui- te d'alimentation 49 peut être intermittent et contrôlé par le dispositif à temps T, et peut être à pression relativement basse.
En plus de l'admission d'un fluide de refroidissement tel que l'eau, à l'intérieur de la tête de piston, de l'air sous pression peut être admis par intermittences à l'intérieur du récepteur et de là, autour de la tête du piston, puis vers le haut entre le piston et les parois environnantes du récep- teur. Cet air peut passer d'une conduite d'alimentation oonve- nable telle que montrée en 52 (figure 13) par exemple, à tra- vers un passage dans les parois du support de récepteur 45, comme indiqué en 53 (figures 3 et 13) et des lumières ra- diales 54 dirigées vers l'intérieur (figures 3 et 14) à tra- vers les parois du récepteur à l'intérieur de celui-ci.
Ce flui- de sous pression peut de même être sous le contrôle du disposi- tif à temps T et fourni par intermittenoes en phases avec l'admission du fluide de refroidissement, dans un but qui sera expliqué plus loin. La sortie finale du liquide et du fluide
<Desc/Clms Page number 21>
hors du récepteur peut avoir lieu à travers la conduite 55 (figure 2).
Un moule de presse à paraison 56 renversé ou à face tournée vers le bais peut comporter deux parties ou moitiés associées portées par des supports mobiles appropriés 57 qui, dans le cas de l'application de l'invention au type I.S. de la- machine à conformer, peuvent être les supports usuels des parties du corps de moule à paraison habituel de cette machine.
Le fonctionnement de ces parties du moule de presse à paraison peut avoir lieu sous le oontrôle du dispositif à temps T de façon que ces parties soient inclinées et écartées pour per- mettre à une charge de verre de descendre entre elles à tra- vers la bague de col, dans le récepteur, les dites parties étant fermées aussitôt que la descente de la charge le permet, La bague de col 44 peut comporter de même des parties por- tées par les bras-supports usuels de la bague de col de la machine à conformer du type I.S., un de ces bras étant indiqué en 58 à la figure 2. Un lubrifiant approprié peut 'être in- troduit dans la bague de col par la buse 50 (figure 2) avant la réception de chaque charge et avant la fermeture des parties du moule de presse à paraison.
Dans la machine à conformer Hartford I.S., dés bras 59 et 60 qui peuvent se déplacer alternativement verticalement et osciller latéralement sont ordinairement employés pour sup- porter et actionner respectivement une plaque de fond de moule à paraison et un entonnoir de guidage de la charge. Dans l'ap- plication de la présente invention aux parties constructives principales de la machine à conformer I.S., ces bras peuvent être utilisés pour porter une combinaison de têtes 61 de succion et de pression de moule de presse.
Chacun de ces bras est placé au moment requis sous le contrôle du dispositif à temps T, dans une position pour porter sur la surface supéri-
<Desc/Clms Page number 22>
eure d'une partie du moule de presse 56 à bloc renversé et pour relier un conduit de succion 62, à l'intérieur de ce mou- le, avec un conduit de succion 63 dans la partie inférieure de moule de presse. Les conduits de succion 63 aboutissent à une Gorge de succion indiquée en 64 entre les parties fer- mées du moule de presse.
L'application d'une aspiration ou succion à travers ces conduits, sous le contrôle du disposi- tif à temps T, peut être utilisée ou supprimée selon les be- soins,
La bague de col peut être écartée de la position montrée à la partie de droite de la figure 2, dans laquelle la bague de col fait partie de la construction de formation de la paraison, à une position pour renverser une paraison formée et la transférer à un moule de soufflage tel que mon- tré en 65 à la partie gauche de la figure 2. Ce moule de soufflage peut comporter des parties supportées et actionnées par les bras moteurs et supports du moule de soufflage usuels sur la machine Hartford I.S., sous le contrôle du dispositif - à temps T.
Ainsi, en partant d'une paraison pressée renver- sée 66 supportée par sa partie finie de col dans la bague de col 44 comme montré dans la partie droite de la figure 2, le moule de presse à paraison 56 peut être ouvert et la bague de col et la paraison qu'il supporte sont déplacées au- tour de l'axe de l'arbre support horizontal 67 dans la po- sition indiquée par les lignes en pointillés à la partie gau- che de la figure 2. Dans cette position, les moitiés du mou- le de soufflage sont fermées sur le corps de la paraison de façon à le soutenir lorsque l'ouverture de la bague de col le libère La bague de col est alors ramenée à son ancienne po- sition, ses parties étant fermées.
Une tête de soufflage 68 qui peut être supportée et actionnée par un organe connu de la machine à conformer
<Desc/Clms Page number 23>
Hartford I.S., sous le contrôle du dispositif à temps T, peut être amenée en position de travail sur le moule de soufflage et la paraison, après qu'elle a été soufflée pour constituer l'article final tel qu'un bocal 69, à l'instant convenable du cycle d'opérations de la machine à conformer. Ces mouve- ments de pivotement, de transfert et de retour de la bague de col autour dé l'axe de l'arbre 67, peuvent tre effectués, par le mécanisme de commande usuel de la machine I.S., oe mé- oanisme comportant la disposition à crémaillère et pignon indiquée en 70 et le moteur à air 71.
Il est à remarquer que la paraison qui a été intro- duite dans le moule de soufflage 65 peut être soumise à un travail ultérieur, pour former l'article final désiré, pendant que la charge suivante, qui a été fournie par le distributeur, est transformée en paraison creuse par le mécanisme de forma- tion de paraison, ou qu'elle est réchauffée à la station de formation de paraison. De cette façon, le cycle de fabrica- tion de l'article final chevauche le cycle de fabrication de la paraison qui suit.
On décrira maintenant, en se référant plus particu- lièrement aux figures 5 à 12 inclusivement, les diverses étapes ou phasre des opérations de conformation d'une charge de verre en un article creux de verrerie, selon l'une des formes de mise en oeuvre de l'invention.
En figure 5, les moitiés du moule de presse à pa- raison 56 se ferment à l'instant de la descente entre elles d'une charge de verre fondu. Cette charge a été produite par le distributeur et dirigée axialement entre les moitiés du moule 56 par le mécanisme de distribution 35. On compren- dra que, si un mécanisme à auget ou goulotte est utilisé, une pellicule de fluide appropriée peut être ménagée sur la sur- face de guidage de la charge de ce mécanisme et que toutes
<Desc/Clms Page number 24>
autres précautions connues peuvent être prises pour éviter la torsion ou l'accrochage de la charge pendant son intro- duction dans le mécanisme de formation de paraison et pour assurer Inexactitude des instants d'introduction des charges successives.
Si les conditions le permettent, les charges successives peuvent tomber verticalement dans l'air ou dans un entonnoir de guidage, depuis la sortie du distributeur jusqu'au mécanisme de formation de paraison.
La charge 72 descend travers la bague de col 44 dans le récepteur 43 sur le sommet du piston 48 qui se déplace en remontant à cet instant. La chute de la charge télescope celle-ci sur le sommet du piston où elle s'appuie en prenant par exemple la forme montrée en 73. On peut mé- nager un tampon élastique d'amortissement au moyen d'air dans le récepteur, autour du sommet du piston et au-dessous du verre, pour former une pellicule 74 entre la surface exter- ne du verre sur le piston et les parois du récepteur. La pellicule, constituée soit par de l'air, soit par un mélange d'air, d'eau et de vapeur d'huile, soit par toute autre com- position gazeuse, agit aussi longtemps qu'elle persiste, pour s'opposer à un bon échange de calories par contact en- tre le verre et les parois plus froides du récepteur.
Cette condition avantageuse est favorisée par l'appui du verre sur le piston dans sa partie axiale, de sorte que toutes les parties de la charge de verre peuvent se retirer librement par rapport aux parois du récepteur. Ce mouvement de retrait prolonge la durée effective de la pellicule intermédiaire d'isolement thermique entre le verre et la paroi adjacente du récepteur et empêche l'établissement de bonnes conditions d'échange thermique entre une partie quelconque du verre et la paroi du récepteur. De cette façon, le récepteur agit comme une paroi calorifuge, qui entoure et guide la charge en limitant l'ampleur du mouvement d'étalement du verre,
<Desc/Clms Page number 25>
plutôt que comme une paroi de refroidissement du verre par contact.
Comme on l'a dit plus haut, les opérations mises en oeuvre dans la formation d'une paraison selon la présente invention, sont commencées et effectuées très rapidement.
Le piston en s'élevant assure presqu'instantanément le sou- tien du verre 73 et le soulève dans son ensemble à travers la bague de col dans la cavité du moule de presse à paraison fermé. La figure 6 montre la phase opératoire qui suit im- médiatement celle-montrée à la figure 5. Le moule de presse à paraison est presque complètement fermé et le verre sup- porté sur le piston 48 a été soulevé jusqu'à déborder au- dessus de la bague de col dans la cavité du moule de presse.
Ce mouvement de soulèvement a été effectué sans soumettre le verre à un contact forcé ou à un contact de bon échange thermique avec les parois environnantes qui, comme indiqué, agissent plus comme surfaces de guidage revêtues d'une pel- licule gazeuse calorifuge que comme dispositif de refroidisse- ment ou de trempe du verre. Le verre peustre légèrement infléchi sur la tête conique du piston.
La figure 7 montre la phase opératoire un instant après celle de la figure 6. La charge de verre sur le pis- ton a été soulevée presque complètement dans la cavité du mou- le de presse à paraison qui est alors complètement fermé.
L'isolement thermique du verre par rapport aux parois du mou- le de presse à paraison peut être assuré par l'espace entre ces parois et la charge de plus petit diamètre jusqu'à ce que cette charge ait été soulevée dans une partie plus étroite de la cavité du moule. Après quoi, la présence d'une pellicule gazeuse telle que décrit précédemment empêche un transfert sensible de chaleur du verre aux parois du moule jusqu'à ce
<Desc/Clms Page number 26>
que le verre ait été pressé contre ces parois.
Comme montré en figure 8, le mouvement de montée du piston 48 a produit le pressage du verre de la charge contre les parois de la cavité du moule 56 de presse à paraison et dans l'espace disponible dans la bague de col 44 de façon à produire la paraison creuse de la forme désirée. La paroi externe de cette paraison sera refroidie uniformément en prin- cipe de la même quantité et pendant le même temps en tous les points de sa périphérie. En d'autres termes, en principe toutes les parties des parois de la paraison sont formées par pressage du verre de la charge contre les parois des cavi- tés combinées du moule de presse à paraison renversé et de bague de col, sensiblement au même instant, la formation du rebord fini du goulot complètant l'opération.
Fendant le contact du piston avec le verre, un liqui- de de refroidissement peut avoir été appliqué à l'intérieur de la tête du piston comme on l'a expliqué plus haut. L'éva- cuation des vapeurs et du liquide résiduel vers le bas au- dessous du piston dans le récepteur est indiquée en 51 à la figure 8.
Après un temps de pressage convenable, le piston est retiré de la paraison de verre. Avant le retrait du piston, de l'air peut avoir été admis autour du dit piston. La pres- sion de cet air empêche un effet de succion à l'intérieur de la paraison lorsque le piston se retire et favorise le main- tien de la pression de contact des parois externes de la pa- raison contre les parois du moule de presse à paraison après que le piston a été retiré, comme indiqué en 75 à la figu- re 9. La paraison subit ainsi un refroidissement externe do- minant qui élimine les effets des contacts de refroidissement mineurs que les différentes,parties de la charge peuvent avoir subis pendant le passage au moule de presse à paraison,
<Desc/Clms Page number 27>
ou avant l'opération de pressage.
La pellicule ou émail à la partie de surface externe de la paraison présente ainsi des conditions thermiques et de rigidité sensiblement uniformes.
La paraison est, bien entendu, réchauffée intérieure- ment aussitôt que le piston a été retiré. On peut tout aussi bien effectuer le réchauffage externe de la paraison pendant qu'elle est dans sa position renversée, et lorsqu'elle est supportée par son goulot dans la bague de col 44, hors de contact avec les parties du moule de corps de paraison comme montré en figure 10.
Après réchauffage de la paraison 66 intérieurement et extérieurement, pendant une période convenable, la bague de col est actionnée pour renverser la paraison et la trans- férer au moule de soufflage. Comme montré en figure 11, la bague de col supporte encore la paraison par sa partie termi- nale de col au-dessus du moule de soufflage qui a été fermé sur le corps de la paraison. La bague de col peut alors être ouverte pour libérer la paraison, puis fermée et retournée vers le dessus du récepteur 43. Après que la paraison a été réchauffée dans le moule de soufflage et s'est allongée par gravité, elle peut être soufflée à la forme finale dans le moule de soufflage et par exemple en appliquant une pression de soufflage à travers la tête de soufflage 68.
On obtient alors un article de verrerie, tel qu'un bocal 69 qui a des parois pratiquement exemptes d'ondulations.
Dans l'opération qu'on vient de décrire, les moyens pour appliquer une succion à l'intérieur du moule fermé de paraison pressée en avant du verre qui se déplace vers le haut dans le dit moule, peuvent être mis en action ou laissés inutilisés, selon les besoins ou conditions. Toute autre for- me de mécanisme appropriée pour maintenir fermées les parties du moule de presse à paraison, peut être employée au lieu du
<Desc/Clms Page number 28>
mécanisme particulier montré aux figures 2 et 3 et décrit en détail dans ce qui précède.
A la figure 13, on a montré la première étape, après la réception d'une charge se déplaçant vers le bas, dans la formation d'une paraison creuse par utilisation d'un moule de presse à paraison et des opérations déterminées légèrement différentes de celles qui ont été décrites. Le moule ds pres- se à paraison montré dans cette vue comporte un corps 76 qui peut comporter deux parties ou moitiés séparées suppor- tées, pour recevoir des mouvements de travail, de la même manière que les parties du moule de presse 76. Le corps 76 de moule de presse renversé est, toutefois, ouvert à son ex- trémité supérieure tant qu'une plaque de fond 77 n'a pas été placée sur lui en position de repos.
La partie interne ouver- te du corps 76 de moule de presse à paraison peut s'évaser vers le haut à partir de sa jonction avec le fond de la cavi- té propre du moule, comme montré en 78, pour servir de guide à une charge de verre en cours de descente axialement, entre les parties fermées du corps 76, sur la tête du piston 48.
La charge peut être admise à. partir du mécanisme à chute ou goulotte 35. Le piston peut être placé suffisamment haut ou peut avoir été amené suffisamment loin pour se mettre en con- tact avec la charge de verre 79 et la supporter pratiquement dans les limites de la partie extrême supérieure du récepteur et de la bague de col, ou même à un niveau plus élevé. La pla- que de fond 77 peut être portée par le mécanisme, usuel dans la machine Hartford I.S., qui déplace la plaque de fond verti- calement dans les deux sens, et aussi latéralement, ce mécanis- me peut être réglé dans le temps et actionné pour fermer l'ex- trémité supérieure de la cavité du moule renversé 76 de pres- se à paraison, aussitôt que possible après la descente de la charge de verre dans cette cavité.
Des moyens d'appui vers le
<Desc/Clms Page number 29>
bas, quelque peu différents, pour maintenir fermées la plaque de fond et les parties du moule de corps de paraison, sont indiqués en 80.
Les opérations qui comprennent l'étape montrée à la figure 13 sont immédiatement comprises. La charge de verre sur le piston 48 est espacée des parois environnantes par une pellicule gazeuse indiquée en 81. Le mouvement de montée du piston effectue le pressage du verre dans le moule de pres- se à paraison pour former la paraison désirée. Cette paraison peut être appropriée à sa transformation ultérieure en bocal ou autre pièce de verrerie à large goulot, ou en article à col étroit, si un moule de paraison convenablement conformé est utilisé. Les opérations qui suivent le pressage du verre pour former la paraison désirée peuvent être telles qu'on les a déjà décrites.
Les figures 14 à 19 inclusivement montrent des étapes diverses dans l'opération de conformation d'un article à col étroit tel qu'un flacon, selon la présente invention.
En figure 14, une charge 82 de verre fondu est montrée au cours de sa descente verticale du mécanisme distributeur 35, dans l'ouverture directrice 83 d'entrée dans la cavité du corps de moule 84 de la presse de paraison renversée. Ce corps de moule de presse peut comporter des parties supportées et actionnées de façon à suivre la charge 82 aussi étroite- ment que possible et pour compléter la formation du moule de presse à paraison aussitôt que le passage du verre vers le bas le permet. Le dispositif de formation de la paraison com- porte une bague de col 86 qui peut être supportée et action- née en principe comme décrit plus haut. Un piston de pressage 87, mobile verticalement, est supporté par un montage appro- prié, indiqué en 88, pour agir en combinaison avec l'ensem- ble du moule de presse à paraison.
<Desc/Clms Page number 30>
Le piston peut être refroidi intérieurement par air- culation d'un agent liquide de refroidissement. De l'air sous pression peut être envoyé à travers des conduits, tels que ceux indiqués en 89, dans l'espace au-dessous du corps de moule à paraison renversée et de la bague de col, et dans le corps même. L'alimentation en air à travers les conduits 89 peut être contrôlée par le dispositif à temps T.
Dans la construction montrée par la figure 14, le mouvement de descente de la charge peut être freiné ou inter- rompu tandis que la plus grande partie de cette charge est dans la cavité du corps de moule renversé 84.
La partie inférieure de la charge peut alors passer dans ou à travers la bague de col, le récepteur des réalisa- tions précédenment décrites n'existant dans la présente réali- sation que comme espace au-dessous de la bague de col, tel qu'indique en 90, et dans lequel le piston peut subir des mouvements alternatifs. Le piston peut se déplacer vers le haut à l'instant de la descente de la charge et cette descen- te peut être interrompue par les parois divergeant vers le haut de la cavité du moule de paraison ou par ces parois et le piston conjointement.
Comme montré en figure 15, la charge de verre, in- diuée en 91 est espacée des parois du moule 84 par une mince pellicule gazeuse 90 d'isolement thermique. La plaque de fond 85 se déplace vers sa position fermée et atteint cette position avant que le mouvement de montée du piston ait soulevé le verre contre les parois au sommet de.la cavité du moule renversé. Ainsi, comme montré en figure 16, la plaque de fond 85 est complètement fermée avant que soit terminé le mouvement de montée de la charge de verre à ce moment indi- quée en 93.
On a supposé, pour faciliter la représentation en
<Desc/Clms Page number 31>
figure 15 que l'extrémité inférieure de la charge a descen- du au-dessous du niveau de l'extrémité supérieure de la bague de ool au moment où elle est touchée par le piston qui a commenoé son mouvement de montée. Le niveau auquel descend l'extrémité inférieure de la charge et auquel son mouvement est inversé par le piston, peut être plus élevé et peut être au-dessus de l'extrémité supérieure de la bague de col, comme - par exemple, au niveau indiqué pour l'extrémité inférieure de la charge de verre en figure 16.
La disposition de la charge et l'action du piston sur celle-ci sont telles qu'aucune por- tion de la charge n'atteigne le bord d'une gorge de la bague de col, et que, de préférence, il ne pénètre pas de verre dans la cavité de formation du goulot fini dans la bague de col jusqu'à ce que le déplacement vers le bas du verre, à la fin de la course de pressage du piston, remplisse cette cavité et forme la partie finie du col de la paraison.
En figure 17, le piston a atteint l'extrémité su- périeure de sa course et a pressé le verre pour former la pa- raison 94 qui a sa partie finie de col 95 dans la bague de col 86.
Après une période de réchauffage telle qu'on vient de la décrire, la paraison peut 'être renversée et transférée par la bague de col à un moule de soufflage 95 (figure 18).
Après quoi, la bague de col peut être ramenée à son ancienne position pour agir en combinaison avec les autres parties du moule de formation de la paraison. Après que la paraison a été réchauffée et s'est allongée par gravité pendant une période convenable, dans le moule de soufflage 95, une pression de soufflage peut lui être appliquée et, par exemple, en partant d'une tête de soufflage 96 pour la souffler à la forme de la cavité du moule de soufflage et former ainsi l'article de verrerie désiré qu'on a représenté sous la forme d'un flacon 97
<Desc/Clms Page number 32>
Si on le désire, de l'air sous pression peut être appliqué à travers les conduits 89 au-dessous du verre, dans le moule de presse à paraison, pour aider le plongeur à soule- ver le verre pour l'opération de pressage ou même pour le chasser vers le haut en avant du piston.
Comme montré par la figure 20, la charge de verre 98 a été poussée vers le haut avec une pellicule d'air entre elle et les parois du moule de presse à paraison, du fait de la pression de l'air de la partie inférieure. Le piston 87 s'élève cependant rapidement de façon à presser le verre pour former la paraison pratiquement aussitôt qu'il a atteint la partie supérieure de la cavité du uoule.
Aux figures 21 à 25 inclusivement, on a montré une autre disposition des parties constructives et différentes phases précisesdemise en oeuvre de l'invention. Une goulot- te ou uu entonnoir rie distribution de charges est indiqué en 99 au-dessus de l'extrémité supérieure d'un récepteur de charge 100. Cet entonnoir peut correspondre, au point de vue fonctionnel, au dispositif de distribution 35 de la réalisa- tion précédente. La partie supérieure du récepteur peut être d'une seule pièce avec une bague de col 101. Cette bague peut toutefois être distincte du corps du récepteur.
Le récepteur et la bague de col, ou les deux combinés, peuvent être consti- tués par des parties supportées et actionnées par les parties motrices d'une machine à conformer comme on peut le comprendre de la description déjà donnée dans ce qui précède. Le récep- teur de charge et son support peuvent être supportés par un tube 102 qui peut former guide pour la tige 103 d'un piston de pressage pourvu d'une tête 104 qui coulisse dans le ré- cepteur 100. Cette tête de piston peut être de forme effilée vers le haut et peut pénètres axialement dans une charge de
<Desc/Clms Page number 33>
verre telle que 105 qu'elle supporte dans le récepteur. La disposition est telle qu'elle ménage une pellicule gazeuse d'isolement thermique 106 entre le verre 105 et les parois du récepteur, comme dans les opérations précédemment décrites.
La tête de piston peut être pourvue d'un.alésage cen- tral 107 communiquant avec des conduits radiaux 108 et une gorge annulaire 109 dans les parois du récepteur de charge de façon que de l'air sous pression soit appliqué au- dessous du verre dans le récepteur de charge.
Comme montré à la figure 22 le piston s'est élevé en supportant le verre qui a pris la position indiquée en 110, dans la cavité d'un moule de presse à paraison renversée 111 disposé au-dessus. Ce moule a été placé dans cette position sur le sommet de la bague de col en utilisant tout mécanisme support et moteur approprié. Une mince pellicule gazeuse per- siste entre le verre et la paroi environnante du récepteur comme indiqué en 112.
Comme montré à la figure 23, le mouve- ment de montée du piston a pressé le verre pour former la pa- raison creuse indiquée en 113
Le moule de presse à paraison 111 peut être pourvu de conduits de succion tels qu'indiqués en 74 qui servent, si on le juge avantageux ou nécessaire, à éliminer l'air de la partie supérieure de la cavité du moule, en avant du verre, ou pour favoriser le contact du verre avec les parois de la cavité du moule.
L'air à travers les conduits 107, 108 et 109 peut être utilisé à l'instant où le piston est retiré pour empêcher une succion sur le verre, et cet air peut être admis à l'intérieur de la paraison de verre 113 après le re- trait du piston pour produire un contact continu de refroidis- sement brusque entre les parois externes de la paraison et les parois absorbantes du moule de presse, en principe comme il a été expliqué à propos des opérations précédentes.
<Desc/Clms Page number 34>
Après l'opération montrée à la figure 23 et après une période de réchauffage convenable, la bague de col ou le récepteur, et l'assemblage de bague de col s'ils sont établis en une seule pièce, sont actionnés pour renverser la paraison et pour l'abaisser dans la position où elle est suspendue dans un assemblage 115 de moule de soufflage final. Ce mou- le peutêtre un moule à pâte et le récepteur et la bague de col peuvent être animés d'une rotation pendant qu'ils suppor- tent la paraison suspendue dans le moule 115, afin de produi- re le développement et l'expansion de cette paraison par la pression de soufflage, ou par gravité, ou par ces moyens com- binés.
Comme montré à la figure 25, la paraison a été gon- flée pour constituer l'article final indiqué en 116. Après les opérations décrites, le récepteur et l'assemblage de bagne de col sont dégagés de la partie nervurée finie ou du goulot terminé de l'article et celui-ci peut être retiré du moule de soufflage final de toute manière connue appropriée. Si on le désire, la partie de goulot ou nervurée peut être détachée pour obtenir un grand verre dont le bord peut être fini ou po- li à la manière connue, ou bien l'article produit dans le mou- le à pâte peut comporter les nervures ou le goulot.
En figure 26 on a montré l'utilisation d'air pour soulever le verre dans le moule de presse 111. Cet air peut provenir des conduits 107, 108, 109 comme on l'a expliqué plus haut et il peut agir pour aider le piston à soulever le verre légèrement en avant de ce piston. Dans tous les cas, le piston s'élève rapidement après la montée du verre pour pres- ser celui-ci et le former en paraison désirée pratiquement aussitôt que le verre a été amené en contact avec les parois de la cavité du moule de presse renversé. Le verre est indiqué en 117 en figure 26 et il est montré poussé vers le haut
<Desc/Clms Page number 35>
légèrement en avance sur le piston.
Les opérations qui utilisent l'air pour pousser le verre vers le haut au lieu de soulever ce verre par le piston, ou d'aider seulement le piston à soulever le verre, sont, par ailleurs, les marnes que celles qui ont été décrites à propos des figures 21 à 25 inclusivement.
Il est à remarquer que, dans chacun des modes opéra- toires décrits dans ce qui précède, le verre de la charge est continuellement en mouvement pendant et après la période de sa distribution par le distributeur jusqu'à ce que cette char- ge ait été effectivement pressée pour donner la paraison de forme désirée. pendant toute cette période, tout refroidisse- ment différentiel brusque préjudiciable des différentes parties externes du verre de la charge est évité.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.