<Desc/Clms Page number 1>
Mécanisme d'entraînement d'un fourreau distributeur de machine à combustion interne.
Divers mécanismes d'entraînement de fourreaux distributeurs pour machines à combustion interne sont connus, présentant toutefois l'inconvénient de faire supporter aux fourreaux des efforts déformants nuisibles, dus à une mauvaise distribution et disposition du ou des points d'attaque des organes entraîneurs. Au mouvement oscillant désiré s'ajoutent alors des efforts accessoires indésirables tendant plus ou moins à faire culbuter ou à tordre le fourreau.
Une amélioration de ce genre de mécanismes consiste à faire entraîner le fourreau par des organes l'attaquant en
<Desc/Clms Page number 2>
deux points situés symétriquement (le part et d'autre de son axe longitudinal, soit aux deux extrémités d'un diamètre.
L'organe entraîneur sera par exemple une fourche oscillante, dont le mouvement de balancement n'en rend pas moins impossible de faire coïncider constamment la résultante des efforts transmis avec l'axe du fourreau. Le seul avantage réalisé est d'obliger simplement ladite résultante à se maintenir dans un plan axial perpendiculaire au diamètre aux extrémités duquel la fourche est appliquée, et dans lequel elle sera le plus souvent oblique et d'angle périodiquement variable en égard à l'axe longitudinal du fourreau, qui subira de ce .fait des efforts augmentant son usure, tendant à ovaliser le cylindre, et s'opposant finalement à l'emploi d'un fourreau très mince et fendu sur toute sa longueur, se déformant donc facilement.
Une autre amélioration consiste à supprimer le mouvement de balancement de la fourche susdite, en la fixant à un organe guidé parallèlementà l'axe du cylindre. Cette fourche exécute alors un mouvement de translation l'élevantetl'abaissant périodiquement. L'organe guidé étant toutefois, par construction, à une distance de l'axe du fourreau pratiquement égale au diamètre de ce dernier, la fourche fléchit comme une poutre encastrée à une extrémité, ce qui rend illusoire le parallélisme du mouvement d'entraînement.
La seule disposition entièrement symétrique qui ait été proposée jusqu'ici consiste à utiliser un fourreau de très gr.ande épaisseur et à le déplacer comme un piston annulaire, sous l'action des gaz d'échappement de la machine. Il est évident que cette solution ne s'applique qu'à des fourreaux épais, dont l'étanchéité est obtenue au moyen de segments.
Or, il est certain qu'un fourreau mince, fendu sur toute sa longueur, présente des avantages inestimables qui en font
<Desc/Clms Page number 3>
la seule solution rationnelle, en particulier au point de vue de sa légèreté, qui permet d'obtenir des régimes élevés jamais atteints jusqu'ici, et il est à regretter que les mé- canisrnes d'entraînement connus se soient toujours opposés à son emploi.
Le mécanisme proposé ici, et qui utilise pour l'entraînement des coulisseaux situés symétriquement de part et d'autre de l'axe longitudinal du fourreau, permet d'éliminer tout effort tendant à l'user inégalement, à le déformer, à le coïncer, à le culbuter, autorisant ainsi sans autre l'emploi d'un fourreau mince, auquel il n'est toutefois pas limité.
Selon l'invention, ces coulisseaux, reliés au fourreau de telle manière qu'ils ne puissent communiquer un effort à ce dernier que dans le sens axial, sont guidés chacun séparément et à proximité immédiate de la paroi extérieure du fourreau, de manière à ne se déplacer que dans le sens des composantes parallèles à l'axe du cylindre, des efforts, même inclinés, que les autres parties du mécanisme sont susceptibles de lui transmettre.
Le dessin annexé montre une forme de réalisation de l'objet de l'invention, donnée à titre d'exemple et appliquée à un moteur à combustion interne à quatre temps, dont le fourreau est mû par un dispositif"connu sous le nom de commande à double excentrique, c'est-à-dire comprenant deux excentriques dont l'un marche à la vitesse du vilebrequin et l'autre à une vitesse deux fois plus petite.
La fig. 1 montre un cylindre du moteur en coupe axiale, menée perpendiculairement au vilebrequin et aux axes des excentriques commandant le fourreau.
La fig. 2 montre le mécanisme d'entraînement vu en perspective et par dessous.
<Desc/Clms Page number 4>
La fig. 3 est une coupe par III-III de la fige 1.
La fig. 4 montre en perspective et non assemblas, le fourreau, les deux coulisseaux destinés à l'entraîner et une traverse appartenant à la commande à double excentrique.
Dans le cylindre 1 oscillent le fourreau 2 ainsi que le piston 3, dont la bielle 4 actionne le vilebrequin 5.
Des deux côtés et au dessus de ce vilebrequin sont situés les excentriques 6 et 7 de la commande à double excentrique, dont les biellettes 8 et 9 entraînent un cadre rigide composé principalement de deux traverses 10, dont une seule est visible ou représentée aux fige 1 et 4. Chacune de ces traverses supporte un tourillon 11 destiné à s'engager chacun dans l'un des deux coulisseaux 13 coulissant dans des glissières ménagées entre les guides 12, prolongeant le cylindre en direction du vilebrequin.
Ces deux coulisseaux ont une forme telle, qu'ils entourent partiellement le fourreau 2, sans toutefois entrer en contact avec sa surface cylindrique extérieure, à proximité immédiate de laquelle ils se trouvent (voir fig. 3). Le fourreau n'estainsi guidé que par la paroi intérieure du cylindre contre laquelle il applique, et par les faces internes des guides 12, lesquelles prolongent par construction , la surface intérieure uu cylindre, avec laquelle elles auront été simultanément alésées, en sorte qu'il n'y a aucune solution de continuité.
En regard des coulisseaux 13, placéssymétriquement de part et ci'autre de l'axe longitudinal du fourreau, aux deux extrémités d'un diamètre et entraînés simultanément dans le sens axial par les deux traverses 10 et leurs tourillons 11, le fourreau présente a sa partie inférieure des bossages 18, de section rectangulaire, pénétrant dans des rainures 19 de section correspondante des coulisseaux 13. La hauteur de ces
<Desc/Clms Page number 5>
bossages, mesurée radialement, est telle que leur surface cylindrique extérieure ne peut entrer en contact avec le fond des rainures 19.
Cette disposition, ainsi que le jeu radial subsistant entre coulisseaux et fourreau ont pour but d'empêcher toute transmission d'un effort non axial des coulisseaux au fourreau, que ces derniers ne peuvent que pousser parallèlement à son axe, tantôt vers le haut, tantôt vers le bas, par l'intermédiaire des seules surfaces de con- tact prévues entre bossages et rainures et orientées perpen- diculairement à l'axe du fourreau. La résultante de l'effort d'entraînement du fourreau passera donc toujours par l'axe de ce dernier, respectivement du cylindre, malgré toutes les positions inclinées que pourront prendre les traverses 10.
Le cadre constitué par ces traverses 10 et des boulons d'assemblage 20 est, bien entendu, absolument rigide, étant au surplus entraîné par les biellettes 8 et 9, de telle manière qu'il ne soit soumis à aucune action déformante, en sorte qu'un déplacement absolument symétrique des coulis- seaux 13 est ainsi assuré par l'intermédiaire des tourillons 11.
Quant au fourreau représenté, il est du type mince, fendu sur, toute sa longueur, sans chicanes en 14, et commandant les ouvertures d'admission et d'échappement par l'in- termédiaire de lumières 15 et de son bord supérieur. La commande de la distribution pourrait également se faire exclu- sivement par des lumières, ou à l'exclusion de celles-ci, dans le cas de moteurs à deux pistons opposés.
Il est à remarquer en outre que ce fourreau prend ap- pui contre la face interne des guides 12 précisément dans les régions où se produit l'ovalisation du cylindre, soit là où le piston lui transmet les plus grandes pressions.
Ces guides prolongent le cylindre d'une manière absolument
<Desc/Clms Page number 6>
rigide, les fig. 1 à 3 3 montrant clairement la disposition des nervures les renforçant.
Il est évident que le mécanisme selon l'invention peut être utilisé avec n'importe quel autre mode de commande du fourreau. Il suffitsimplement que ladite commande possède deux coulisseaux situes symétriquement de part et d'autre de l'axe longitudinal du fourreau, aux deux extrémités d'un diamètre.
Le mécanisme selon l'invention ne s'use pas, étant donné sa disposition dans la partie inférieure du moteur où le vilebrequin projette de l'huile et assure un parfait grais- sage.
Il est enfin évident que le mécanisme selon l'invention n'est pas limité à l'entraînement de fourreaux de machines à combustion interne du type à quatre temps, mais qu'il est applicable partout où il s'agit d'entraîner un fourreau de distribution.