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Chaîne élastique.
Pour recevoir élastiquement l'effort de démarrage dans les chaînes de traction, on a intercalé entre la chaîne et la charge qu'il s'agit de déplacer, des dispositifs élastiques qu'on peut écarter par traction ou rapprocher par pression jusqu'à une butée déterminée, de manière que, jusqu'à ce point, le halage ou le déplacement de la charge ait lieu élastiquement et quune traction brusque sur la chaîne et par suite le danger de sa rupture soient atténués ou écartés et de manière à
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ménager le tracteur ou l'animal de trait.
Des dispositifs de ce genre trouvent des applications sous de nombreuses formes pour le halage des instruments de labourage et de lourdes charges (remorquage d'automobiles accidentées) etc. Mais ils servent surtout à ménager les chevaux, des dispositifs étant disposés, sous forme de ressorts à boudin puissants et à spires serrées, entre les traits et le palonnier.
Toutefois, tous ces dispositifs présentent l'inconvénient d'être lourds et grossiers et de plus celui d'être gênants par suite de leur grandeur, ce qu'on constate surtout dans les dispositifs destinés à ménager les chevaux. Pour écarter cet inconvéinent, on a essayé de rendre la chaîne de traction elle-même élastique en disposant par exemple les maillons individuels des chaînes de manière qu'ils puissent se déplacer les uns par rapport aux autres et en intercalant entre eux des ressorts à boudin qui, lorsqu'on met la chaîne sous traction, peuvent être comprimés ou étirés juqu'à une limite déterminée.
Du fait du grand nombre de pièces dont elles se composent, ces constructions étaient compliquées et par suite lourdes et pour de grands efforts de traction, volumineuses parce que, pour pouvoir recevoir une forte traction, les ressorts devaient être très puissants et qu'ils exigeaient donc un grand espace pour pouvoir être intercalés entre les maillons.
Conformément à l'objet de l'invention, pour écarter ces inconvénients, on donne aux maillons individuels de la chaîne la forme d'organes élastiques et on supprime toute espèce de ressort ou de maillon coulissant. A cet effet, on exécute les maillons de chaîne en tôle d'acier relativement mince ou en une matière analogue et on les cintre vers l'extérieur, comme on le voit sur la figure I du dessin annexé, qui représente, à titre d'exemple, une forme de réalisation de l'objet de l'invention,
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la figure II étant un plan correspondant à la figure I.
Les éléments 1 de maillon de chaîne en tôle d'acier sont maintenus assemblés par paires, de façon à former une ellipse au moyen de rivets 2, de vis ou d'une fagon analogue, et ils sont pourvus, aux extrémités des chaînes, d'anneaux, d'oeillets, de crochets ou d'autres organes analogues, ce que représentent à titre d'exemple, les figures IX et X, sur lesquelles 8 désigne les maillone élastiques et 9 les anneaux aux extrémités des chaînes.
Les maillons individuels peuvent tourner (voir figure III autour des rivets 2 ou des manchons 3, en acier, qui entourent le corps des rivets pour les protéger contre le cisaillement.
Lorsqu'on applique une traction sur la chaîne, les courbures des maillons 1.s'aplatissent, leur résistance élastique empêchant tout effort brusque sur la chaîne et recevant élastiquement la traction.
Pour permettre de limiter l'aplatissement des maillons 1 sous l'effet de la traction avant qu'ils deviennent rectilignes, on peut, comme le montrent les figures IV et V, disposer entre chaque paire de lamelles une bandelette, de tôle d'acier ondulé4 et la relier aux maillons par les rivets 2.
Lorsqu'on exerce¯ une traction sur la chaîne, cette bandelette 4 de tôle d'acier, qui est plus faible, s'étend d'abord (voir figure V) jusqu'à ce qu'elle devienne rectiligne.
Quand ce point est atteint, les lamelles ne peuvent plus s'aplatir sous la traction, à moins que la bandelette 4 se rompe.
Quand la traction cesse, les maillons 1 se bombent de nouveau pour reprendre leur forme primitive et forcent la bandelette 4, en la repoussant, à reprendre également sa forme première ondulée ou analogue.
Afin que la force élastique de la chaîne puisse augmenter graduellement, comme dans le cas d'un muscle, on domne à ses différents éléments ou maillons une grandeur 'différente ainsi
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que le montre la figure VI, de sorte qu'au moment de l'application d'une traction, les grands maillons s'étendent d'aborc et puis, graduellement, les petits, parce que, par suite de la plus faible longueur de leurs pièces arquées, il est plus difficile de les étendre que les grands arcs des grands maillons .
On peut atteindre le même résultat, l'augmentation graduelle de la résistance élastique de la chaîne, en donnant à toutes les lamelles la même grandeur, mais en les exécutant en tôle d'épaisseum différentes. Les tôles de maillon minces s'étendent alors d'abord, tandis que les plus épaisses suivent, dans l'ordre qu'impose leur épaisseur.
La gradation dela force élastique des maillons par différence de grandeur de leurs arcs, au lieu dela différence d'épaisseur des tôles, présente au regard de cette dernière solution l'avantage que les différents éléments de chaîne peuvent être emboîtés les uns dans les autres comme le montre la figure VII, de sorte que la chaîne emboîtée n'occupe qu'un espace restreint. Dans le cas de cet emboîtement, il n'y a pas de bandelette de tôle 'médiane 4 entre les arcs des maillons (voir figure 4).
On peut replier la chaîne sans grand encombrement (bien qu'il soit plus grand que lorsque les éléments sont emboîtés) lorsqu'on relie, conformément à la figure VIII, les maillons élastiques, par des éclisses courtes et rigides 6 pouvant tourner autour des rivets 7.
La possibilité de replier la chaîne élastique dans un espace restreint est très importante pour le propriétaire d'un camion ou pour un expéditeur ; permet de mettre facilement la chaîne à l'abri dans le camion. Une telle chaîne rend superflue, bien que celà ne soit pas toujours le cas, une longue chaîne de remorque, mais elle peut être intercalée, comme élément élastique, dans cette chaîne de remorque et empêcher la rupture de celle-ci par un démarrage trop brusque.
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Pour ménager les chevaux, il est avantageux d'entouré A -
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la chaîne élastique d'une gaine en cuir ou en étoffe afin de rendre impossible des blessures que pourraient occasionner à l'animal de trait les cotés des tôles minces en acier.
La chaîne doit alors être logée dans la gaine de façon à pouvoir glisser pour éviter que la traction se transmette à la gaine. On peut employer la chaîne élastique par devant, sur ou le collier pour remplacer la courroie de cuir latérale,/par derrière, pour remplacer le trait. Elle est légère, plate flexible et souple et elle possède, malgré son faible poids, une résistance élevée au déchirement par ce que les bandes d'acier trempé de ses maillons est incomparablement plus grande que celle des matériaux, en fer forgé ou en acier des chaînes de traction usuelles.
@ Grâce à ces propriétés,de la chaîne élastique, son emploi est tout particulièrement propre à ménager les cheveux parcequ'elle écarte les inconvénients précités qui s'opposaient à ce que les anciens dispositifs destinés à ménager les che- vaux se répandent d'une façon plus générale.
Pour pouvoir relier les uns aux autres les maillons à la façon des charnières, on enroule ceux-ci, à leurs extréini- tés découpées de manière à former des manchons, comme le montrent la figure XI (en coupe)et la figure XII (en plan), manchons dans lesquels sont logés les broches 10. Sur ces figures XI et XII, on a désigné par 11 des maillons et par 12 - leurs manchons produits par enroulement.
On peut aussi exécuter la chaîne de façon qu'elle soit articulée dans tous les sens, en décalant de 90 les uns par rapport aux autres les éléments 13 de la chaîne et en les reliant par des articulations à billes ou à la Cardan 14 (voir figure XIII).