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" Procédé et dispositif pour la production continue de fibres de verre/ ".
L'invention concerne un procédé et un dispositif pour la production oontinue de fibres de verre par effilochage d'une couche de verre étendue à plat et mobile, au moyen de courants d'air comprimé finement divisés. Dans les procédés et les dis- positifs connus de cette espèce les oourants de soufflage sont utilisés pour seconder et pour accélérer la division en par- tie distinctes de la masse de verre, division déjà entamée par action centrifuge. La masse de verre est projetée d'un tam- bour, ou du bord d'un disque centrifuge et il s'y ajoute alors encore un courant d'air finement divisé, qui, d'une part,étire davantage et arrache le fil, et qui, d'autre part, favorise le processus de division et d'étirage réalisé par la force centrifuge. En ce cas le oourant d'air exerce une action sup- plémentaire.
L'inconvénient connu de ces procédés centrifuges consiste avant tout en ce que durant le processus d'étirage et il se produit une forte formation de gouttes, et en ce que la fibre de verre obtenue est relativement oourte et pas très mince.
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Ces inconvénients sont supprimés suivant l'invention en se servant pour l'effilochage du verre uniquement de cou- rants d'air comprimé finement divisés. Suivant l'invention on forme de la masse de verre en fusion, après sa sortie du réservoir, une couche de verre mince, aussi uniforme que possible et s'écoulant utilement vers le bas,qui est divisée en fibres, à son extrémité inférieure, sous renouvellement continuel de la couche, par le souff lage de courants de gaz ou d'air comprimé, dirigés approximativement en sens perpen- diculaire par rapport à la couche de verre .
Conformément à un simple exemple d'exécution de l'invention, la oohe de verre uniformément mince peut être obtenue, en laissant s'é- couler la masse de verre en fusion sur un support'cylindri- que, en rotation lente, incliné obliquement vers le bas, à l'extrémité de sortie duquel elle est alors transformée ou divisée en fibres par soufflage.
La différence de ce procédé par rapport à ceux mention- nés en premier lieu oonsiste donc en ce qu'une projection centrifuge est supprimée. La masse de verre étendue à plat se meut, sans l'action de forces centrifuges provoquant un effilochage , seulement dans la mesure nécessaire pour complé- ter la masse de verre et pour lui permettre de s'étaler en une couche de manière uniforme. La formation des fils ou fi- bres est par conséquent exclusivement une suite de l'action de l'air comprimé finement divisé; qui, par oonséquat doit avoir une tension plus élevée que dans les procédés centri- fuges connus, mentionnés au début.
Quant au dispositif entrant en ligne de compte pour la réalisation du présent procédé, ce dispositif est constitué, suivant l'invention, par un corps de rotation creux, dirigé obliquement vers le bas, susceptible de tourner autour de son axe longitudinal, et racoordable par son extrémité supé- rieure à une conduite de gaz comprimé, par exemple par un cy- lindre, dont l'extrémité inférieure est pourvue d'une plurali-
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té de tuyères/, propres à diviser en fibres la couche de ver- re liquide étendue sur l'enveloppe du corps de rotation par soufflage suivant un angle d'environ 90 par rapport à la di- rection de sortie ou d'écoulement.
Avantageusement ce corps rotatif creux est muni à son extrémité inférieure,dans le cas où il est exécuté sous forme d'un cylindre, d'une ferme- ture de l'espèce d'un chapeau, par exemple demi-syléroïdal, dans lequel les tuyères sont prévues, ou ménagées, près du bord du chapeau. Afin d'empêcher avec oette disposition un ,passage inutile du verre entre les tuyères, on prévoit en ou- tresuivant l'invention, plusieurs rangées de tuyères déca- lées les unes par rapport aux autres sur le chapeau de ferme- ture.
La mesure suivant l'invention permet d'obtenir des fi- bres de verre en très grande quantité dans un espace relati- vement petit, par une simple accumulation spatiale des dis- positions des tuyères..En même temps, l'usage de métaux pré- cieux, en qualité d'élément de chauffage électrique pour le verre, peut être complètement supprimé; à leur place on peut appliquer un chauffage par brûleurs à gaz, en pouvant encore procéder en ce cas à un chauffage subséquent sur le support.
Une simplification du dispositif consiste dans le fait que le dispositif centrifuge peut être supprimé. On parvient néan- moins à obtenir des fibres de verre fines et a supprimer pratiquement complètement la formation de gouttes.
Un exemple d'exécution de l'invention est représenté dans le dessin, montrant une vue latérale et une coupe longitudi- nale dans un dispositif qui convient pour la réalisation du procédé suivant la présente invention.
La formation d'une couche cylindrique de verre, se prê- tant au processus de soufflage est réalisée d'une manière sim- ple et connue par le fait,¯qu'on enroule un boudin, ou une bande, de verre liquide a, de manière continue, sur un cylin- dre b orienté obliquement vers le bas et tournant lentement,
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constitué en chamotte, en sillimanite, ou en d'autres masses convenables à cette fin. Ce corps creux, constituant le support de la couche de verre c, présente un forage! sui- vant son axe longitudinal, pour l'admission dès gaz (air com- primé, vapeur sous tension; etc.) nécessaires au soufflage.
Ce forage! se divise ensuite, à l'extrémité inférieure autrement fermée, du corps réfractaire, en de nombreuses tuyères e, disposées suivant un ou plusieurs cercles,perpen- diculairement à l'axe longitudinal, de manière que les canaux des tuyères soient orientés perpendiculairement, ou oblique- ment , par rapport à la surface du cylindre. Par suite de la position oblique du cylindre, le verre s'écoule lentement vers l'extrémité inférieure et utilement arrondie du support.
Aussitôt que le verre arrive à une tuyère de soufflage,il y est divisé par le soufflage des gaz sortant sous pression.
Le verre passant entre deux ouvertures de tuyères est divisé par le soufflage d'une seconde rangée de tuyères,avec dispo- sition de trous décalée par rapport à la première. Lorsqu'on choisit une distance relativement grande entre les trous des tuyères d'une rangée, il est reoommandable de prévoir encore une rangée ultérieure de trous.
Cette disposition permet aussi de réaliser enmême temps un chauffage ou réchauffage direct du verre, réglable à volonté, immédiatement avant sa division par soufflage .
Le cylindre est utilement monté dans une ohambre, d'une ma- nière connue en soi, et des flammes de gaz! sont convenable- ment dirigées contre la surface de verre. De cette manière)
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e-c- 5 oïl tl- on arrive à ce que ele" toujours le verre qui possède la température la plus élevée, alors que toutes les autres par- ties sont ménagées. Ceci est particulièrement important lors- qu'il s'agit de filer des verres difficilement fusibles.
Les fibres de verre fines, formées par soufflage,sont recueillies à la manière connue sur un filet métallique,en sorte que des gouttes éventuellement projetées, passent entre
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les mailles. De ce filet métallique les fibres de verre obte- nues sont évacuées de manière continue sous forme d'écheveau.
Suivant l'importance voulue de la production, une plura- lité de dispositifs de cette espèce peut être raccordée à une cuve unique. L'inolinaison des organes portées doit être adaptée à la vitesse désirée de l'avance du vere, et leur vitesse de rotation sera adaptée au degré de viscosité de la masse fondue, pour éviter l'égouttement du verre.
Le procédé décrit et représenté permet de réaliser une production en gros de fibres de verre fines, de composition voulue, d'une manière entièrement automatique, et il est in- dépendant d'un genre de fusion déterminé. Le verre à divi- ser par soufflage peut être fondu de manière oxydante ou de r manière réductive. Par conséquent on peut transformer aussi des verres de oolorations quelconques en fils ou fibres de verre par soufflage, ce qui n'est pas possible avec l'emploi de tuyères en platine, à cause de la oorrosion du plat ine par les sulfures, les séléniures, ou par des quantités rela- tivement importantes d'oxydes de métaux lourds. De même,les verres difficilement fusibles peuvent être traités de cette manière d'une façon particulièrement avantageuse, puisqu'ils sont chauffés directement en couche relativement mince.
REVENDICATIONS.
1. Procédé de production continue de fibres de verre par effilochage d'une couche de verre étendue à plat et en @ mouvement, au moyen de courants d'air comprimé finement divisés, caractérisé en ce que, après la sortie du verre du réservoir, on forme une couche de verre aussi uniforme que possible, mince et s'écoulant utilement vers le bas,que l'on divise en fibres, à son extrémité inférieure, sous re- nouvellement continuel de la couche, par le soufflage de cou- rants de gaz ou d'air comprimé, dirigés approximativement en sens perpendiculaire par rapport à la couche de verre.