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PROCEDE D'ENREGISTREMENT BE0TOGZàhEIÉÙ3 EN SILHOUETTE.
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Les procédés photographiques peuvent présenter des problèmes tels que l'on désire exagérer des différences dans les densités d'enregistrements photographiques; par exemple, les caches mobiles utilisés pour faire certains types de films cinéma-
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tographiques composés de plus d'un enregistrement original n6ces- sitent la différentiation du champ d'enregistrement en une surface de densité élevée et une surface de faible densité, sans détails dans ces surfaces.
Des problèmes analogues se posent dans l'obtention d'effets de silhouette pour le dessin ou de pistes sonores du type à largeur variable ou, de façon générale, lorsque l'on désire obtenir des enregistrements consistant en surfaces de différence de densité maximum sur les cotés respectifs d'un contour.
Dans l'exemple ci-dessus mentionné et particulièrement important des caches mobiles, les surfaces correspondant aux
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valeurs d'exposition originales, au dessus d'une certaine valeur intermédiaire doivent être sensiblement opaques à la lumière du tirage et les surfaces correspondant aux densités inférieures à cette valeur doivent âtre pratiqueront transparentes.
L'un dos principaux objets de la présente invention est de réaliser un procédé d'obtention d'enregistrements en silhouet- te du type ci-dessus mentionné, à l'aide d'une émulsion spéciale- ment préparée d'une façon particulière prévue pour tonner des en- registrements avec contraste extrême. A un point de vue, l'inven- tion vise la différentiation d'un enregistrement photographique en surfacede densité relativement extrêmement élevée et extrê- mement foible, correspondant à des valeurs d'exposition supérieu-'' res et inférieures, respectivement, à une valeur intermédiaire .
. un autre point de vue, l'invention vise un procédé d'obtention de caches mobiles en silhouette afin de faire des films cinéma- tographiques par un procédé spécial. D'autres avantages et par- ticularités de l'invention ressortiront de la description qui va suivre d'une forme de réalisation pratique de cette invention, montrant son esprit, description faite en se référant au dessin annexé dans lequel : la figure 1 est un diagramme : logarithme de l'exposi- tion - densité, montrant une caractéristique de l'invention, et la figure 2 est un schéma d'un procédé photographique selon l'invention.
En se rcférant d'abord à la figure 1, on va décrire les caractéristiques do la substance photographique utilisée dans la mise en oeuvre de l'invention pour autant qu'elles se rapportent à colle-ci. Ainsi qu'on le sait, les émulsions ordinaires d'halo- génure d'argent ont u.ne caractéristique : logarithme de l'exposi- tion - densité ayant la tortue générale indiquée A sur la figure 1,
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avec partie intermédiaire relativement droite i et des parties de faible densité ("pointe") et de forte densité beaucoup plus plates, 1 et h respectivement.
Suivant les procédés connus, on peut durcir les parties de l'émulsion contenant l'halogénure d' argent exposé, enlever par attaque les parties non exposées et colorer avec des colorants la partie en relief restante. Les courbes caractéristiques de ces parties en relief, par rapport à la lumière de la gamme qutabsorbent les colorants qu'elles contien- nent, n'ont pour des applications pratiques, pas de pointes et ont une partie intermédiaire droite qui passe assez brusquement en une partie à densité constante, comme on le voit on 73 sur la figure 1. Ces parties en relief sont très utilisées comme matrices, en les colorant et en reportant leur coloration sur des films vierges.
Toutefois, du fait également des particularités du procédé de report de la coloration, la caractéristique ci-dessus du relief ne convient plutôt pas pour ces applications et, on a proposé différents moyens pour améliorer à cet effet sa forme .
On a proposé précédemment d'obtenir des enregistrements avec relief ayant une pointe en préexposant ou illuminant comme par un éclair une émulsion d'argent, à travers son support, avec de la lumière qu'elle absorbe. On a également proposé de faire des parties en relief en gélatine dont les épaisseurs variables représentent une courbe caractéristique ayant une forme concave dirigée vers le haut. Ceci peut se faire, par exemple, en colorant le film et l'impressionnant avec deux gammes de lumière absorbées de façon différente par l'émulsion de telle sorte que la lumière d'une gamme pénètre plus profondément que l'autre,l'émulsion étant sensible aux deux gammes.
En combinant les procédés d'éclairage éclair et d'absorption différentielle (en utilisant
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la même propriété d'absorption de l'émulsion pour la préexposi- tion éclair et pour l'absorption différentielle), on peut obtenir une partie en relief ayant une pointe et une partie intermédiaire dirigée vers le haut, concave vers la région de densité élevée, cérame on le voit en C sur la figure 1. Dos tirages par transfert de colorant (imbibition), faite à partir de ces matrices, ont une caractéristique assez analogue à celle d'un enregistrement d'ar-
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gent s"ivG.Gt !::. du la figure 1. On remarquera, en particulier, que .
'la car;.etéristirue Ç correspond è l'épaisseur de gélatine variable d'une partie en rolief et à la transmission d'un relief coloré on d'un enregistrement d'argent exposé à travers un relief coloré de
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ce [':8nre, tandis que lu caractéristique réel16went désirée de l'enr rogistrement par traLisfert do colorant si coW Gr,o . A de la figure 1, la différence étant cuo amc particularités ci-dessus mentionnées du procéda r transfert do colorant.
Couior.,.é, e' a, l'invention, las prol-riétés de transmission lo la lumière d'un fil... rlu. type Ci-Lior'sns, (qui, toutefois, 1'1',1 pu' Ctb irCUUSC ou éclairé rLDi00Il1oni. tunt au moins 3.5 F. il ,1 liàjjré appliqué LAiS 10 C¯IS do la tocluirJL1.0 citée ci-dessus pour l'obtention d'enro-istroueat; 0, rGli..0f ayant une pointe) "úl"t utilisés pour f;.î.N clco onre;istreillents en silhouette, COflU1lS ou va le uc,c.^ire .ai11te113i1t.
8ur le, figure z, oL et lli sont des négatifs enregistrée eu bleu et ea vort, >?1#> l>Ccti"c<.,ùGt, d'un premier plan avec fond, dont des aspects en trois couleurs ont été dnregi;:trés en vue da les combiner J.v::c cloS ellrU'lStIU..Ct7tS correspondants en couleur, pris sépré,..ont, (t'PdO scèno d'arriéra plan appropriée en vue d'obtenir un e{Jrc[ictrerrJEJnt coúpositc en couleurs n*.tur@11es ; par oxompic, le 1.rc,.,ier l'J,ùn peut tre un tapis tnagique volant avec une rcrsoli,¯U sur lui devant uu arrière plan do fantaisie.
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Dans ce but, on éclaire un champ d'arrière plan avec de la lumière blanche contenant les gammes du. spectre, du bleu du 'Vert et du rouge. Le premier plan, pax exemple un tapis magique, est illuminé de même avec de la luttera blanche 'et comporte un fond uniforme présentant aussi peu de détails que pos- sible. Ce fond peut être peint en jaune avec un pigeant ne ré- fléchissant sensiblement que les gagnes du spectre du vert et du rouge et, en ce cas, on 1'éclairerait avec de la lumière verte et rouge.
On photographie séparément, à la fois l'arrière plan et le premier plan avec son fond, avec une caméra , séparation des couleurs ou sur un film pack intégral, suivant les procédés bien connus.
On a alors deux jeux de négatifs enregistrant le bleu, le vert et le rouge qui comprennent les négatifs Fb et Fg cidessus mentionnés, enregistrant en bleu et en vert le premier plan avec son fond. Il suffit de considérer uniquement ceux-ci pour expliquer la prsente invention. Comme on l'a dit plus haut, on peut éclairer le champ d'arrière plan comme cela est courant pour des enregistrements cinématographiques de ce- genre, mais la scène du premier plan avec son fond, qui sont enregistrés sur Fb et Fg, doit être éclairée de façon que la réflexion verte du fond (coloré et éclairé sans lumière bleue, comme on l'a dit plus haut) n'est nulle part d'intensité inférieure et, de préférence, est en tous points d'intensité supérieure à la réflexion verte de n'importe quel point du.
premier plan,
En conséquence, la surface de fond du négatif Fb est essentiellement claire étant donné que ce film enregistrant le bleu n'a pas reçu de lumière du fond sans bleu. D'autre part, les surfaces correspondantes du film Fg enregistrant le vort
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sont asroz Z O (3 1, r,'O S , nuant été 0 -,-PC r('(3 aux gaitl1lGS du spectre du vert et da rouge, réfléchies par le fond. Le premier plan lui- 1l18,lQ ost enreGistré com.i.e c'hetbitude sur les négatifs de séparation clos couisur" do co type, mais, du f"1 de la précaution ci-cl.c 8 f'ns indiquée, la surface du. premier plan du. négatif Fg n'a nulle part une densité plus grands que celle de la surface de son fond.
Des négatifs bleu et vert du premier plan, on fait
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maintenant doux cpcbes, par exemple conforné.ellt au procédé suiv '.ût, indiqué sur 1D. figure 2 ; son tire un positif !2 du ne-* gatif Eli..enregistrLtl1t en bleu le premier [!l'Jl1 et on'expose alors consécutivement un film, sensible à la lumière, au négatif ± et ou positif Pb. Etant don-,6 que 10 surfece de fond de et do Fï est do grande densité, llonregistrslüent latent de ce nou- veau. tirage BM, que l'on appellera ci-dessous cache d'arrière plan, a (le faibles valeurs d'exposition dans la surface de fond, avec peu do détails.
D'autre part, le tirage consécutif d'un positif et d'un négatif de la scène de premier plan donne un
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enregistr81Jlollt latent, plutôt fortement exposé, de la surface du premier plan du. cache BM.
Dans le cache terminé, le contraste photographique) des surfaces d'arrière plan et du premier plan doit être aussi élevé
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que lJüAPio1e ';fin '.L'amplifier de faibles différences d'apposi- tion entre les surfaces, de telle sorte que, dans la forme de réalisation décrite, le fond sons bleu est rendu transparent
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da-s le cache et la surface du premier plan est rendue unifor- mément opaque .
Conformément à l'invention, et comme cela est indiqué en 1 sur la figure 2, on obtient un enregistrement de ce genre en tirant un négatif Fg et un positif Pb sur un film rendu
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sensible aux lumières bleu, bleu-vert, vert et jaune au moyen d'un colorant sensibilisateur courant, tel que, par exemple, l'érythrosine, et coloré pour 100gr de gélatine, avec Tartrazine 10gr, Rose bengale 0,75gr et magenta acide 0,125gr. Une émulsion de ce genre est sensible à une gamme de lumière allant du bleu au jaune, inclusivement; elle absorbe fortement la gamme du bleu, absorbe la gamme du vert et, à un degré moindre, absorbe la gamme du jaune.
Par suite, son exposition avec de la lumière comprenant la gamme du bleu au jaune donne l'effet cidessus décrit de pénétration différentielle qui est également indiquée en 2 sur la figure 2 où leslignes L, I et g indiquent la profondeur de pénétration des gammes de lumière du bleu, du vert et du jaune, respectivement, l'enveloppe de ces lignes représentant l'exposition. Il y a lieu de noter que la courbaest. même, en fait, plus plate dans la région de faible densité qu'il n'est possible de le représenter dans un diagramme schématique lignes droites et que l'attaque subséquente enlève la gélatine dans cette région si la technique de l'éclairage éclair indiquée ci-,dessus n'est pas utilisée.
Une fois que le film a été exposé aux enregistrements Pb et Fg comme on l'a dit ci-dessus, en ayant eu soin d'éviter une préexposition ou un éclairage éclair, on le développe dans un révélateur durcissant au pyro et on le blanchit pour donner du ferrocyanure d'argent dans un bain au ferricyanure. Ces opérations sont bien connues dans l'art de la photographie et il n'est, par suite, pas nécessaire de les décrire en détail. Cette réaction de blanchiment donne encore un nouveau durcissement des parties de gélatine développées, correspondant à une intensification considérable do l'enregistrement primitif.
La gélatine non. durcie est alors enlevée dans un bain d'eau chaude, laissant
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l'enregistrement dans la gélatine durcie et le ferrocyanure d'argent. Do cette façon, on obtient un relief on gélatine qui
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su couforil,G , la courbe D de la figure 1 et indiqua en 3 sur la figure 2.
On colore alors cette partie en relief, par exemple avec un colorant jaune tel qu'un concentré jauna au papier Brilliant (Schultz, 7 Edit. , 7:24). Si on le désire, on peut augmenter la
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densité do l'enregistrement résiduel au ferrooyamire d'argent en le iedéve1opiJnnt, de façon connue, pour donner un enregistrement à l'argent ou au sulfura d'argent.
L'enregistreront résultant est 0 scontiolloulaÜ clair ou oôtïiplëtcment transparent pour la lU¯I,1Íère ilctinié;uB dans In surface de faible exposition et, dans la région de forte exposition, il est sensiblement opaque pour la lumière affectant les émulsions positives habituelles. Des tirages faits sur des émulsions d'argent à partir de ces partie! en relief colories ont par suite, de même, une courbe caracté-
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ifiistiq.ue telle que cela est indiqué en D sur la, figure 1.
Par suite de cette forme, des expositions de faible intensité donnent jusqu'à une certi1.ine 'valeur intermédiaire, une surface cl' en1'o t:>i;,'trû,!e nt sonciblemant claire, tandis que, commençant avec cette valeur d'exposition intermédiaire, le!- densités correspondantes augmentent ralJicl.clü-l1t. non d'autres tenues, pratiquement, ,les intensité±' cl.To:<1Josition j\ls(Tu.tà une certaine valeur intertnédiaire (qui pout, . un certain degré, fttre choisie à volonté) ne ot pan cer.:wstrÉe:. tndis que sonsiblemont toutes les intu .2ités "17 l3l de cotte volenr donnent (1os surfaces opaques; il :1Ty c. ou'une région très conrte en demi ton correspondant a cette ['"8::,.61-. d'exposition int>r,,ié;,fl.1liti ;
des expositions en denscus et on Qosnuc do cetto ga.ie ne donnant pas do densités ou ù.où.la.i1t es densités pratiquaient opaques, tc5PJ>tivÔLL-;1>t .
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,Le film MB ainsi obtenu, constitue par suite un, masque exact et -efficace avec tous les détails du champ de premier plan, le fond étant supprimé; la surface du premier étnt pour le tirage de la gélatine opaque et colla du second du celluloid sen- siblement clair dont la gélatine a été enlevée par attaque.
Le cache MB peut alors être tiré sur un autre film, si on le-désire suivant la façon de faire ci-dessus décrite, un se- cond cache ou de premier plan avec surface de fond opaque et sur- face de premier plan claire respectivement étant obtenu de cette façon.
On expose alors sur les négatifs de l'arrière plan trois films matrices du type couraient utilisé dans ce but, chaque exposition étant limitée, à l'aide du cache d'arrière plan BM, à la surface d'arrière plan à l'exclusion de la surface de premier plan représentée dans le cache par sa silhouette uniformément opaque. En conséquence, cette exposition donne des enregistre- ments latents de l'arrière plan, combinés avec une surface de premier plan non exposée. Les films matrices sont alors exposés sous les négatifs de premier plan, y compris Fb et Fg, à travers le cache de premier plan qui recouvre la surface d'arrière plan précédemment exposée mais permet l'exposition de la surface de premier plan enregistrée sur les négatifs de premier plan.
On développe alors les trois films matrices et on les convertit'en reliefs en gélatine à partir desquels on tire le positif final suivant le procédé bien connu d'imbibition, ce positif constituant un enregistrement combiné, en couleurs naturelles, de champs d'arrière plan et de premier plan photographiés séparément.
On a constaté qu'avec le procédé ci-dessus décrit, à partir d'un négatif comportant deux surfaces de densités différent ''d'une quantité aussi faible qu'une densité d'argent
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d'environ 0,05, on peut faire un tirage dans lequel toute la. gélatine est enlevée de la surface correspondant à la densité
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né,.tiv la. pitic élevée, tandis que la surface do densité la plus faible est, J,,:L1S le tirage, rJ.!:'rÓ26atôe par une couche de gélatine colorée ayant un pouvoir effectif d'arrêt de la lumière équivalent à une densité d'argent d'environ 1,0.
Il est bien entendu que la description qui précède n'est