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BREVET D'INVENTION "APPAREIL CINEMATOGRAPHIQUE "
En cinématographie, il est fréquemment désirable d'entraîner simultanément deux films à travers la même fenêtre en contact face à face, c'est-à-dire devant à devant, dos à dos ou devant à dos. Par exemple dans la cinématographie en couleurs, il est maintenant de pratique courante d'employer un appareil bipack capable d'entraîner à travers la même fenêtre deux négatifs avec leurs côtés émulsionnés en contact l'un avecl'autre. A cet effet, les deux émulsions doivent être en contact intime au plan focal, mais il y a une tendance si prononcée à ce que de l'air emprisonné tienne les films écartés qu'on a rencontré beaucoup de difficulté à essayer de tenir les deux films au point.
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La présente invention a pour objsts l'offrif un appareil qui évite la difficulté dont il vient d'être question, qui tienne les films en contact intime, qui guide les films en relation uniforme et constante par rapport au plan focal,, qui soit de construction simple et d'un usage durable et qui ne présente aucun difficulté dans l'enfilage du film à travers l'appareil.
Suivant la, présente invention, les deux fil-ns sont séparés juste avant qu'ils ne pénètrent dans la fenêtre, de sorte qu'ils sont amenés en étroit contact à. la fenêtre suivant des chemins graduellement convergents, pour contrecarrer par cela, même plus efficacement la tendance à capter ou emprisonner de minces poches d'air entre les films. Le sépa- rateur de films affecte de préférence la forme d'une cheville montée par un bout en un point adjacent à des bords corresbondants des deux films et s'étendant transversalement aux films, l'autre bout de la cheville étant non obstrué de sorte qu'on peut enfiler les films avec facilité.
En lubrifiant les marges des films, on peut les resserrer plus étroitement et exactement à mesure qu'ils passent à. travers la fenêtre, ce qui maintient ainsi les films plus uniformément et constamment au point. Suivant l'invention, le dispositif lubrificateur est associé avec le susdit séparateur de façon que ce dernier sert non seulement à jouer le rôle susdit, mais aussi à presser les films en contact avec les surfaces lubrificatrices.
A titre d'exemple illustratif, une réalisation typique de l'invention est représentée sur le dessin ci-joint, sur lequel :
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Fig.l est une élévation latérale d'une partie d'un appareil cinématographique, l'enveloppe étant arrachée et des parties étant en coupe.
Fig. 2 est une coupe suivant'2-2, Fig.l;
Fig.3 reproduit, à plus grande échelle, une partie de Fig.l;
Fig.. 4 est un détail vu de la gauche de Fig. 1;
Fig. 5 est une coupe suivant 5-5, Fig.2 et
Fig.6 est une coupe suivant 6-6, Fig. 1.
La réalisation particulière de l'invention choisie ici à titre d'exemple est semblable à celle représentée et décrite dans le brevet français ? 741.895, en date du 16 août 1932, auquel on se reportera pour une description de celles des parties de l'appareil représenté qui ne se rapportent pas directement à l'objet de la présente invention.
Comme c'est décrit dans le susdit brevet, l'appareil représenté est établi pour exposer simultanément trois films du même point de vue le long du même axe optique qui est perpendiculaire au plan du papier, comme c'est indiqué en 1 sur la Fig. 1 où le cercle pointillé 2 indique la position générale de l'unique objectif. derrière l'objectif est monté un prisme 2 possédant une surfaceintérieure divisant la lumière qui n'est pas représentée mais qui se trouve dans le plan indiqué par la ligne pointillée 4 sur la Fig.2.
La surface divisant la lumière permet à une partie de la lumière d'être transmise le long de l'axe optique 1 au film G tout en réfléchissant le reste de la lumière à gauche (Figs. 1 et 2), à travers la plaque à ouvertures 5, aux films bipack B et R qui sont entraînés dans la fenêtre 6, en
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contact face à face, dans le sens indiqué par la flèche sur la. Fig. 1.
Les films B et R sont entraînés pas à pas au moyen du mécanisme d'avancement des films, 8, qui peut être de tout type convenable, les films étant mis exactement de registre, après être venus au repos, au moyen du mécanisme de mise de registre représenté en sur la Fig. 1. Comme c'est représenté sur les Figs. 1 et 6, le mécanisme d'entraînement des films comprend un bras oscillant 21 actionné par une cheville s'étendant excentriquement de la roue dentée 23.
L'extrémité arrière du bras 21 glisse dans la tête d'une cheville 29, tourillonnant en 30, et l'extrémité avan.t de ce bras porte des dents d'entraînement 31 (Fig. 6) qui passent à travers les fentes 32 existant dans la fenêtre . La roue dentée 2} reçoit son mouvement du train cinématique constitué par la roue dentée 24, l'arbre 25, les roues à denture hélicot- dale 26 et 27 et l'arbre 28. L'autre film, G, est entraîné à travers un mécanisme semblable actionné par les roues dentées 33 et 34. La, cheville de mise en registre est animée d'un mouvement de va-et-vient par une cheville 35 montée ex- centriquement sur la roue dentée 24.
Suivant la présente invention, les films B et R sont entraînés par-dessus un galet guide 11, puis obliquement entre des tampons lubrificateurs 12 et 13, puis sur des côtés opposés d'une cheville guide ou sé-oarateur 14 et, de là, à travers la fenêtre. Comme c'est représenté sur la Fig. 2, les tampons lubrificateurs sont conformés pour ne venir en -crise qu'avec les bords ou marges des films. Le tampon 13 est monté fixement, comme c' est indiqué en 13,
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tandis que le tampon 12 est monté à pivot au moyen d'un supnort 16 pivotant sur une cheville 17. Le supoort est normalement tenu dans la position représentée sur les figures au moyen du ressort 18, mais on peut le faire osciller dans le sens lévogyre (Figs. 1 et 3) pour faciliter l'enfilage des films.
La cheville guide 14 est montée, par son bout interne, dans la plaque 19, son bout externe étant libre et non obstrué, de sorte que les films peuvent être facilement enfilés à travers le mécanisme.
A mesure que les films B et R avancent obliquement à travers le dispositif lubrificateur, les marges de ces films sont légèrement lubrifiées par engagement avec les tampons 12 et 13. La cheville 14 joue le double rôle d'obliger les films à frotter contre les tampons 12 et 13 et, aussi, de tenir les films écartés de façon qu'ils ne 'viennent pas en contact avant de pénétrer dans la fenêtre. En amenant graduellement les films en contact le long de chemins convergents, tout l'air peut être exprimé d'entre eux à mesure qu'ils sont pressés en contact dans la fenêtre. Ainsi, les deux films peuvent être amenés exactement au point de sorte que les images résultant de l'exposition dans la fenêtre sont nettes.
Il va sans dire que ce qui a été décrit et représenté ici ne l'a été qu'à titre d'illustration, et que l'invention comprend toutes modifications et équivalents qui tombent dans son esprit.