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MÉMOIRE DESCRIPTIF
DÉPOSÉ A L'APPUI D'UNE DEMANDE
DE BREVET D'INVENTION
EMI1.1
la Société dite: lu.V.PHILIPS' GLOEILAMPENFABRIEKEN Dispositif permettant de photographier l'image obtenue sur l'écran d'un appareil à rayons X.
Les appareils à rayons X utilisés en médecine comportent souvent un dispositif permettant de photographier l'image obtenue sur l'écran.fluorescent. Les rayons X traversent le corps à photographier et touchent ensuite l'écran de scopie qui est en papier ou en une autre matière appropriée, et qui est recouvert d'une couche fluorescente. L'écran doit sa rigidité à une vitre en verre au plomb, contre laquelle il est appliqué. La vitre sert en même temps à arrêter les rayons X, de sorte qu'elle se trouve du côté de l'écran oppose à la source de rayons X.
La présence de la vitre offre un inconvénient: elle affecte la netteté de la photographie de l'image obtenue sur l'écran, car cette image est photographiée du côté opposé à la source des rayons X. Même l'utilisation d'un verre spéciale ayant d'excellentes propriétés optiques, ne supprime pas le flou gênant de la photographie.
L'invention permet d'obvier à cet inconvénient. Ce résultat n'est pas obtenu par la suppression de la vitre. L'écran fluorescent doit être disposé aussi près que possible du corps à photographier et, sans la vitre, il s'incurverait sous la moindre pression ce qui provoquerait des erreurs dans la photographie car cette courbure empêcherait de mettre exactement au point toute la surface de l'image.
Pour donner à l'écran fluorescent une rigidité suffisante, on pourrait l'appliquer contre une paroi rigide, placée entre l'écran et le corps à photographier. Cette disposition présente cependant un inconvénient: la paroi absorbe les rayons X ce qui provoque une diminution de la brillance de l'image obtenue sur l'écran. Pour réduire au minimum l'absorption, la paroi doit donc être aussi mince que possible et, de préférence, être en une matière qui entrave aussi peu que possible le passage des rayons X. Lorsqu'on utilise de telles matières, par exemple du bois ou du pertinax, leur épaisseur joue encore un certain rôle, car elle doit être suffisante pour empêcher la flexion.
La moindre flexion de l'écran est nuisible, car, par suite des lentilles à grandes ouvertures relatives des appareils photographiques utilisés, la netteté de profondeur est très faible.
Suivant l'invention, un dispositif permettant de photographier l'image obtenue sur l'écran fluorescent consiste
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en une mince plaque fluorescente dont la face tournée vers la source de rayons se trouve à faible distance d'une mince paroi transmettant bien les rayons X, montée dans un châssis rigide; lorsque le corps appuie contre la paroi, celle-ci accuse une flèche telle qu'elle ne vient tout juste pas en contact avec la plaque fluorescente.
La paroi peut être en une substance mince quelconque, par exemple en tissu, mais elle peut aussi consister en une plaque plus épaisse qui, tout en étant flexible, présente une certaine rigidité; elle doit évidemment être en une matière qui absorbe peu les rayons X.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
La fig. 1 montre en perspective l'ensemble du dispositif.
La fig. 2 montre comment est réalisée l'idée inventive.
L'appareil comporte un socle 1, qui porte deux colonnes 2 et 3.
Le long de ces colonnes peut se déplacer un chariot 4.
Celui-ci est maintenu en équilibre à l'aide de deux câbles 5 et 6, guidés par des poulies 7 et 8, qui sont placées dans ces colonnes et qui sont reliées à des contrepoids logés dans les colonnes. Le chariot 4 porte un tube à rayons X 9, muni de câbles d'alimentation 10 et 11; ce tube est fixé au chariot à l'aide du corps directeur de rayons 12. L'une des douilles de guidage du chariot 4 porte une douille 13. qui guide la tige 15 et qui permet un déplacement dans une direction perpendiculaire à la direction de déplacement du chariot. Ceci permet d'écarter ou de rapprocher du tube à rayons X le dispositif 16. relié à la tige 5 pour photographier les images obtenues sur l'écran. L'appareil )hotographique est indiqué par 17; il est fixé à une chambre 1 parois opaques.
La fig.2 montre en coupe les parois 18 et 19 de cette chambre. La paroi 20 est supprimée. La chambre est reliée à un châssis rigide 21. dans lequel est fixée la mnce plaque fluorescente 22. Le châssis peut être en fer. Les rayon$ X suivent la direction de la flèche et avant de toucher la plaque fluurescente, ils traversent la mince paroi 23, qui, elle aussi, est fixée dans le châssis 21. Le coté lumineux de la plaque fluorescente 22 est tourné vers l'appareil photographique.
Lors de l'utilisation de l'appareil, le corps à photographier est placé sur le socle entre le chariot 4 et le dispositif 16. On déplace ce dernier jusqu'au moment où le châssis 31 appuie contre le corps. Si la paroi 23 est en contact avec le corps avant le châssis 21 elle fléchit et prend la position représentée en pointillés sur la ftig.2. Il est avantageux que, sur toute la surface, la pression contre le corps soit uniformément répartie, ce qui est obtenu par l'utilisation d'une paroi flexible.
La distance entre la paroi flexible et la plaque fluorescente est auss. petite que possible, car la qualité de l'image obtenue sur l'écran est d'autant meilleure que Ie corps à photographier se trouve plus près de la plaque fluorescente. -