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On s'est efforcé de réduire la longueur du boudin ou hélice des corps éclairants pour lampes électriques à incandes-
cence. A cet effet, on a déjà proposé de rendre possible une
diminution de l'écartement des spires en réduisant le diamètre
intérieur du boudin. Cette solution a cependant l'inconvénient
qu'il se produit un plus haut degré de déformation des cristallites de tungstène; que le profit tiré de la machine à boudiner
et partant l'économie de la production des corps éclairants est
moindre; que tout le boudin est plus rigide et par conséquent
plus sensible aux secousses et chocs; et enfin que le gain en
réduction de la longueur du boudin est de nouveau supprimé en
partie par la réduction du diamètre intérieur du boudin.
A l'encontre des expériences faites Jusqu'ici, qui arrivent
à la conclusion que de plus petits écartements de spires sont à
éviter, parce qu'autrement il se produit facilement, pendant
que les lampes sont allumées, des courts-circuits entre les
spires ou des rapprochements des spires qui nuisent à la durée d'existence des lampes, il est apparu que, chose étonnante, l'emploi du procédé décrit ci-après permet de produire des corps éclairants dont le diamètre intérieur du boudin, rapporté au diamètre du fil éclairant, peut être augmenté sans que les désavantages précités apparaissent. Le procédé selon l'invention donne une solution du problème fondamental du rac-
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sent dans le sens d'un raccourcissement plus poussé et dans lequel, pour un même wattage, surtout par l'accroissement du diamètre du fil éclairant, il se produit une diminution de la vitesse de vaporisation (et partant une augmentation de la durée d'existence) en même temps qu'une augmentation de la résistance aux vibrations des lampes spéciales munies de ces corps éclairants, ainsi qu'un plus faible degré de déformation des cristallites de tungstène.
Des lampes à incandescence normales possèdent des corps éclairants en tungstène boudinés ayant un facteur de saturation d'environ 1,4 - 1,8 et un diamètre intérieur du boudin d'environ 2,5 - 6 fois le diamètre du fil du corps éclairant. Par facteur de saturation,on entend le rapport entre la somme de l'espacement des spires et du diamètre du fil éclairant et le diamètre du fil éclairant.
Le corps éclairant en tungstène employé pour la fabrication du boudin de tungstène conformément à l'invention est fabriqué de la manière suivante.
On part d'un fil de tungstène étiré, ayant une nature ou constitution telle qu'en étant chauffé avec une lenteur convenable il présente la tendance à la formation de cristaux longs. Utilement,ce fil de tungstène est soumis, avant le chauffage servant à la recristallisation, à une chauffe sur le mandrin, mais seulement à une température telle qu'il ne puisse pas encore en résulter un changement de la structure cristalline. La niveau de cette température dépend aussi, naturellement, de
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ploie des mandrins en fer-ou en cuivre, c'est-à-dire des mandrins en métal fondant plus facilement, on ne chauffera pas
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par exemple par dissolution au moyen d'un acide - le corps éclairant, reposant sur un support fixe, est avantageusement soumis à une nouvelle chauffe, à une température comprise entre environ 1000 et 1200[deg.], donc toujours inférieure à la température de. recristallisation du tungstène. Lorsqu'on. " emploie un mandrin en métal fondant plus difficilement, comme par exemple le molybdène, tout le traitement thermique préalable peut être ef= . feotué en une phase sur le mandrin. Le traitement thermique préalable décrit--ci-avant a pour but, d'une part, une détente du fil du corps éclairant et, d'autre part, de rendre la résistance électrique spécifique aussi uniforme que possible sur toute la longueur du fil.
Le corps éclairant utilement traité préalablement de la manière indiquée est alors fixé sur la monture de support de la
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pulsatoire ou intermittent jusqu[deg.]au voisinage du point de fusion de la matière du corps éclairant et cela pendant un temps très court - inférieur à environ un dixième de seconde. On a constaté qu'un fil de tungstène ainsi traité préalablement prend ultérieurement une structure ciistalline fine (petits cristaux) prononcée pendant que la lampe brûle et qu'il ne subit aucun,fléchissement notable en pratique pendant le fonctionnement de la lampe; il satisfait donc complètement à toutes les exigences relatives à la stabilité de forme. En oujrre, ce fil présente aussi une haute résistance aux vibrations (capacité de résistance aux secousses vibratoires).
La capacité de résistance du fil aux sollicitations mécaniques à froid permet aussi de choisir un plus grand facteur de mandrin (diamètre intérieur du boudin) pour le boudinage, ce qui dans le cas des corps éclairants antérieurs à cristaux relativement longs s'est heurté à des difficultés, comme cela est expliqué plus en détail ci-après.
Pour la réalisation du procédé, il est essentiel - comme
on l'a déjà remarqué - que le chauffage jusqu'au voisinage du point de fusion de la matière du corps éclairant soit effectué pendant un temps très court - inférieur à environ un dixième
de seconde (par pulsations). Utilement, le chauffage a lieu en atmosphère réductrice. Pour réaliser ce chauffage du corps éclat:
aant et cela avec une hausse aussi rapide que possible de la température, il est avéré avantageux de soumettre le corps éclai-
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formateur ayant une dispersion d'environ 25% et davantage, au chauffage par passage de courant. Par cette dispersion, on obtient que la tension appliquée tombe d'environ 30% immédiatement après la fermeture du circuit. Grâce à cela, il est possible aussi d'éviter complètement, pendant le chauffage, des décharges ou l'émission d'étincelles par le corps éclairant. Au lieu d'un transformateur, on peut aussi employer dans le même but un condensateur, le cas échéant précédé d'un enroulement de self induction dans le circuit. Tant en cas d'emploi d'un transformateur qu'en cas d'utilisation d'un condensateur avec self induction, on
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obtenir l'allure voulue des courbes de température.
Les corps éclairants en métal difficilement fusible boudiné, comme le tungstène ou un métal similaire, fabriqués selon le pro-
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prédominance de cristaux plus petits que 0,01 mm, par exemple d'environ 0,005 mm, et un fléchissement inférieur à 5%; ils sont donc pratiquement exempts de fléchissement. Le pourcentage de fléchissement indiqué représente le rapport en pour-cent entre la hauteur de la flèche et la corde du segment, la hauteur de la flèche étant formée par la distance entre les deux positions du corps éclairant au commencement de l'éclairage ou fonctionnement et après la durée d'éclairage sur laquelle la mensuration est fondée.
Selon l'invention, lorsqu'on fabrique le boudin à partir
du corps éclairant en tungstène produit selon le procédé décrit, on emploie un facteur de saturation plus petit que le facteur
de saturation normal, en même temps qu'un diamètre intérieur plus grand pour le boudin, c'est-à-dire que l'on travaille selon un procédé en contradiction avec la règle admise jusqu'à présent.
Avantageusement, le.facteur de saturation est alors réduit de plus d'environ 10% et le diamètre du fil est augmenté dans la
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intérieur du boudin étant plus grand qu'environ le triple du diamètre du fil. Par exemple, la distance entre deux spires voisines est inférieure à 0,3 du diamètre du fil éclairant, étant égale à environ 0,3 à 0,28.
Les boudins de tungstène produits selon l'invention ont les
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lampe à incandescence spéciale équipée de corps éclairants de
ce genre présente une augmentation de la durée d'existence par des conditions de vaporisation plus favorables, une résistance plus grande aux vibrations, un degré de déformation moindre des cristallites, une diminution du noircissement et une réduction des pertes de gaz dans les lampes à remplissage gazeux; il se produit aussi une meilleure utilisation de la machine à boudiner.
Avantageusement, le montage des corps éclairants en tungstène boudinés a lieu de la manière suivante:
Le fil éclairant est placé suivant une surface conique et présente au maximum deux pas, l'électrode dirigée vers le sommet du cône est placée à peu près dans l'axe du cône et l'autre électrode possède une longueur libre plus petite que le diamètre du cercle de base;
On a constaté que,lorsque.le boudin a cette conformation, la sensibilité aux vibrations est diminuée et que, partant, la durée d'existence de la lampe est augmentée. Par la disposition de deux pas au maximum, on peut encore se tirer d'affaire avec une lentille.
Sur le dessin, on a représenté à titre d'exemple une forme de réalisation de l'invention. 1 est l'ampoule en verre,
2 est le support de la monture, à travers lequel l'électrode 3 est guidée; 4 est la deuxième électrode, qui a une longueur
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lement, la deuxième électrode a à peu près le même longueur que le rayon du cercle de base.S 5 est le boudin ou hélice
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de retenue 7 montés sur la lentille 6.
REVENDICATIONS.
1. Procédé de fabrication de corps éclairants en tungstène boudinés pour lampes électriques à incandescence, caractérisé en ce que, lors de la fabrication du boudin par chauffage pulsatoire (plus court qu'environ un dixième de seconde)
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de fusion du tungstène, il est donné au boudin un facteur de saturation plus petit en même temps qu'un diamètre intérieur plus grand.