SOCIETE d'OUTILLAGE MECANIQUE et d'USINAGE d'ARTILLERIE.
La fabrication des clichés stéréotypiques semi- cylindriques utilisés dans les machines à imprimer rotati-
ves comporte, comme on le sait, une opération de moulage,
<EMI ID=1.1> ner exactement l'épaisseur voulue;
- Séparation de la masselotte ou excédent de mé- tal du cliché, dont la présence est nécessitée par la cou-
<EMI ID=2.1>
Chanfreinage des extrémités du cliché en vue
de sa fixation sur le cylindre porte-clichés.
Jusqu'à présent, la séparation de la masselotte se faisait au moyen d'une scie ou d'une fraise, mais cette façon de procéder présente divers inconvénients : production de poussières, complication de construction, augmentation de la dépense de force motrice, etc.....
La présente invention a pour objet une machine finisseuse rotative, destinée à effectuer les trois opérations de finissage simultanément et en un seul tour complet de la machine, et qui évite les inconvénients signalés ci-dessus.
La particularité essentielle de ladite machine est à voir dans le fait que la séparation de la masselotte est effectuée par des outils disposés en échelons et qui travaillent par enlèvement de copeaux, comme des outils de tours ou de raboteuses.
Dans le dessin annexé, qui représente, à titre d'exemples, deux modes de réalisation de l'invention :
La fig. 1 est une vue en bout, en cours de tra- vail, d'un premier mode de réalisation, le cliché étant représenté en coupe transversale dans la zone de travail des outils;
La fig. 2 est une coupe-élévation de la même machine, suivant II-II de la fig. 1;
<EMI ID=3.1>
sont des coupes fragmentaires à plus grande échelle, où les outils sont représentés respectivement de profil et de face, et qui montrent le mode de travail des divers ou-
<EMI ID=4.1>
te, les autres l'opération de chanfreinage à l'une des extrémités du cliché;
La fig. 8 est une vue en bout, analogue à la fig. 1, et représentant une variante de réalisation;
La fig. 9 est une coupe-élévation de la même machine, suivant IX-IX de la fig. 8;
La. fig. 10 est une coupe transversale suivant X-X de la fig. 9, représentant la machine à l'arrêt, avec le cliché à sa position d'introduction ou de retrait.
La machine suivant les fig. 1 et 2, comporte
un arbre 1, tourillonnant dans des paliers 2 et 3 solidaires d'un bâti 4, arbre qui peut être entraîné en rotation à partir d'un arbre moteur 5, par l'intermédiaire d'une transmission à vis sans fin 6 et roue hélicoïdale 7.
Sur le bâti 4, est fixé un chapeau semi-cylin-
<EMI ID=5.1>
est alésée au diamètre extérieur du cliché à usiner A.
Sur l'arbre 1 est calé un moyeu 10, qui porte une lame alésante 11, dont la largeur comptée parallèlement aux génératrices du cliché A est égale à celle de la partie utile dudit cliché. Comme on le sait et comme le montre la fig. 2, la surface intérieure de ce dernier est
<EMI ID=6.1>
ne laissant entre elles que des nervures de faible largeur
<EMI ID=7.1>
sante 11, laquelle est fixée, par les vis 12, sur une
<EMI ID=8.1>
sur la fig. 2.
Le moyeu 10 comporte également une bride en
<EMI ID=9.1>
te-outils 13 est fixé au moyen de vis 14. Dans des rainures convenables pratiquées dans ledit porte-outils
13, sont montés- des outils radiaux 15, 16, 17, 18 et
19, immobilisés par des vis 20, et dont le réglage est assuré au moyen de vis 21.
D'autre part, le palier 3 reçoit à sa partie supérieure un support de butée 22, pourvu d'une vis de butée 23, laquelle coopère avec un talon A3 venu de moulage sur la masselotte A4, pour assurer la position longitudinale correcte du cliché lors de sa mise en place sur la machine .
Pour immobiliser le cliché en position transversale, le chapeau 8-9 comporte une réglette horizon-tale de butée 24, qui fait saillie sur la surface intérieure 9 du chapeau et qui s'étend sur toute la longueur de celui-ci, au même niveau qu'une table fixe 25, sur laquelle sera déposé le cliché en vue de son introduction dans la machine. Naturellement, la tranche intérieure 26 de la réglette 24 devra permettre le passage de la lame alésante 11.
L'un des bords longitudinaux du cliché A reposant sur la réglette fixe 24, le bord opposé est immobilisé par une deuxième réglette 27, de même longueur que
<EMI ID=10.1>
soirs 28 qui coulissent dans des guides 29 et 30 solidaires du bâti 4.
La commande des tiges-poussoirs est obtenue, automatiquement à partir d'une came 31, de profil convenable, calée sur l'arbre 1 à l'extérieur du bâti 4, et sur laquelle roule un galet 32 monté à l'extrémité d'une manivelle
33, calée à l'extrémité d'un arbre 34, parallèle à l'ar- bre 1, et �ui tourillonne également dans le bâti 4.
Sur l'arbre 34 en question sont clavetés des doigts 35 qui, par l'intermédiaire de ressorts 36, butés
<EMI ID=11.1>
lèvent é.lastiquement oes dernières lorsque la came 31,' en tournait dans le sens de la flèche (fig. 1), repousse la manivelle 32 vers le bas.
Un ressort de rappel 38, attelé à l'un des doigts 35 maintient le galet 32 appuyé contre la came
31 et, quand le profil de ce lle-ci le permet, abaisse les tiges-poussoirs 28, par l'intermédiaire de collerettes 39, jusqu'à une position telle que la tranche supérieure de la réglette 27 se trouve au niveau de la table 25.
FONCTIONNEMENT.- A la position de repos de la machine, le galet 32 se trouve appliqué contre la partie
<EMI ID=12.1>
poussoirs 28 sont donc à leur position basse et la tranche de la réglette 27 se trouve au niveau de la table 25. L'arbre 1 a alors une position telle que le porte-outils 13 se trouve, avec les outils 11, 15, 16,
17, 18 et 19, éclipsé au-dessous du niveau de ladite ta-
<EMI ID=13.1>
Dans ces conditions, pour introduire un cliché dans la machine, il suffit de le poser sur la table 25 et de le faire glisser sur les réglettes 24 et 27.
La surface cylindrique extérieure dudit cliché étant alors hors de contact avec la surface intérieure 9 du chapeau (puisque le cliché a toujours un développement un peu inférieur à un demi-cylindre), la butée 23 se
<EMI ID=14.1>
te qu'il suffit de pousser ledit cliché jusqu'à la rencontre du talon et de la butée pour que la position longitudinale du cliché soit correcte.
On embraye alors la machine.
L'arbre 1 tourne dans le sens de la flèche (fig.
1) et effectue, depuis sa position d'arrêt, un tour complet puis s'arrête à nouveau. La totalité des opérations
<EMI ID=15.1>
<EMI ID=16.1>
Au cours de ce déplacement, le galet 32, qui se trouvait au début appliqué contre la partie de plus
<EMI ID=17.1>
sement de la manivelle 33 et, en même temps, le relèvement des doigts 35 qui, eux-mêmes, par l'intermédiaire des ressorts 36, 'poussent vers le haut les tiges-poussoirs 28 avec la réglette 27 qu'elles portent et qui, appuyée contre lé bord du cliché, soulève ce dernier de façon à l'appliquer et le maintenir élastiquement contre la voûte 9 du chapeau.
<EMI ID=18.1>
vient d'être dit, assuré l'immobilisation du cliché, la lame alésante vient attaquer la surface intérieure dudit cliché, et abat d'une seule passe la crête des nervures
<EMI ID=19.1>
ment à l'épaisseur voulue,
<EMI ID=20.1>
destinés à opérer la séparation de la masselotte entrent eux-mêmes successivement en action à la suite de la lame alésante.
Dans l'exemple représenté, on a figuré seulement trois outils, 15, 16 et 17, mais il va de soi que leur nombre peut varier suivant l'épaisseur de métal à couper.
<EMI ID=21.1>
15 enlève un premier copeau; l'outil 16 enlève, derrière lui, un deuxième copeau un peu moins large que le pre-
<EMI ID=22.1>
c'est le cas dans l'exemple choisi, ne laisse plus qu'une faible épaisseur de métal à couper par le dernier outil 17.
Comme on le voit sur les figures, tandis que les outils 15 et 16 possèdent un bec coupant a avec lequel ils enlèvent un copeau dans le sens de la marche, à la façon d'un outil de tour ou de raboteuse, l'outil 17 procède
à la façon d'un ciseau à bois, en pénétrant dans le métal
<EMI ID=23.1>
coupée à angle droit.
Les deux outils suivants, 18 et 19, effectuent en deux passes et suivant une méthode connue en elle-même, le chanfreinage de l'extrémité du cliché qui vient d'être
<EMI ID=24.1>
La variante de réalisation représentée sur les figs. 8 à 10, diffère de la machine qui vient d'être décrite, par le fait, que les outils sont fixes au lieu d'être <EMI ID=25.1>
tre fixe comme dans. le mode de réalisation représenté sur les fig. 1 et 2.
Dans ces figures, 40 et 41 désignent respectivement le bâti inférieur de la machine et le chapeau de ce bâti.
Le cliché A est emmanché dans un manchon-support 42 qui peut tourner dans des portées circulaires
43 ménagées dans le bâti et dans le chapeau de la machine, l'entraînement étant assuré par l'intermédiaire d'une transmission constituée par une couronne dentée 44 qui est solidaire du manchon et qui engrène avec un pignon 45, porté
par un arbre 46 tourillonné dans le bâti 40, arbre qui
porte en bout uns roue hélicoïdale 47 actionnée par une
vis sans fin 48 calée sur un arbre moteur 49.
Pour régler le cliché en position longitudinale, on utilise, comme dans le cas précédent, la butée du talon
A3 de la masselotte, contre une vis d'arrêt 23, qui peut être portée par l'extrémité d'un support creux 25 à sur* j face extérieure cylindrique, jouant le même rôle que la ta-
ble plane 25 de la machine suivant fig. 1 et 2.
D'autre part, pour solidariser le cliché avec le j manchon-support 42, ledit cliché est appuyé, par l'un de
ses bords longitudinaux, sur une réglette 50 solidaire
dudit manchon, et il est maintenu dans cette position par .deux leviers-poussoirs à ressort 51-52, articulés autour <EMI ID=26.1>
té de chaque levier-poussoir 51, opposée à celle qui est
<EMI ID=27.1>
<EMI ID=28.1>
travail, rouler sur une came 55 solidaire du chapeau 41 du bâti, ce qui a pour effet d'abaisser le bec du levier-
<EMI ID=29.1>
trait du cliché A.
Le porte-outils 13 est ici fixé sur le bâti 40, et les outils fixes 15, 16, 17, 18, 19 qu'il porte et.qui sont semblables à ceux utilisés dans la machine suivant les fig. 1 et 2, séparent la masselotte du cliché en atta-
<EMI ID=30.1>
comme dans la première machine précitée, ainsi que le montre d'ailleurs clairement la fig. 8.
La lame alésante 11, par contre, doit naturellement être située à l'intérieur du manchon-support, et elle est portée par une traverse 56, passant dans ledit manchon, et boulonnée à ses extrémités sur le bâti 40.
FONCTIONNEMENT.- Les organes de la machine étant dans la position de repos représentée dans la fig. 10, pour introduire un cliché dans le manchon-support 42, il suffit de faire glisser ses bords respectivement sur la réglette
50 et sur les becs des deux leviers-poussoirs 51, lui
<EMI ID=31.1>
<EMI ID=32.1>
Dès que l'arbre 46 commence à tourner, il entraîne le manchon-support 42 dans le sens de la flèche,
<EMI ID=33.1>
abandonne aussitôt la came 55, ce qui permet aux ressorts
52 d'agir sur lesdits leviers dont les becs viennent ap- pliquer et maintenir le cliché contre là surface intérieu- re du manchon-support 42,
Dans sa rotation, le cliché rencontre successivement les outils 15, 16, 17, 18 et 19, qui - observation faite qu'ils travaillent à l'extérieur du cliché et non plus à l'intérieur - opèrent comme dans la première machine, de même que la lame alésante 11.
Après un tour complet du manchon-support 42, les organes sont revenus à la position qu'il occupent sur la fig, 10. A ce moment, les leviers-poussoirs 51 étant abaissés, on peut retirer le cliché complètement terminé.