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" Procédé d'amélioration de la coupe dans les machines à dé- couper la laine cellulosique ".
Dans les procédés exploités en pratique, les fils sans fin pour la production de la laine cellulosique sont découpés soit à l'état acide, soit à l'état désaoidifié, soit aussi déjà à l'état désulfuré et lavé. Il est connu que la régularité des'brins ou mèches diminue dans la mesure dans laquelle le câ- emmêlé ble de filature est tiraillé ou/au cours de son finissage, d'autant plus que les filaments ont été amenés hors de leur parallélisme, endommagées ou même déchirées. Pour cette raison, les laines cellulosiques découpées à l'état acide présentent, en ce qui concerne le brin, certains avantages par rapport à celles découpées après qu'elles ont été partiellement ou totale- ment finies.
D'autre part, le découpage du ruban de fils ayant déjà subi le finissage ou traitement complémentaire offre toutefois un avantage en tant que ce mode de fabrication exige peu d'espace,, peu de main-d'oeuvre et de machines et que les difficultés tenant à la corrosion des appareils sont plus faci-
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les à surmonter.
En général, dans les machines à découper à fonctionnement continu, on procède de telle sorte que le câble est amené au poste de découpage par un courant de liquide ou de gaz et est découpé dans ce courant. Toutefois, ceci a en même temps pour effet, indésirable, que pendant l'intervalle de temps entre deux coupes, toutes les fibres qui ne sont pas parallèles sont redressées par le fluide et que les parties courbes ou les bou- ales éventuelles sont étirées en ligne droite, de sorte qu'au moment de la coupe suivante certaines portions des fibres ont reçu une plus grande longueur, comptée depuis le plan de coupe, que celle désirée.
La disposition décrite ici tend à s'opposer à cet incon- vénient grâce à ce que deux ou plus de deux coupes sont exécu- tées pratiquement dans le même plan de coupe. Si, par exemple, on disposait deux couteaux l'un au-dessus de l'autre et à dis- tance convenable l'un de l'autre sur le disque porte-couteaux rotatif,non seulement tous les bouts de fibres seraient sépa- rés à la longueur convenable du câble nouvellement amené,mais encore les bouts de fibres dépassant l'extrémité du câble,qui sont donc parallélisés et étirés entretemps seront encore cou- pés une fois.
Cette deuxième coupe n'a pas besoin d'être exécu- tée exactement à la distance correspondant à la longueur de brin, mais peut au contraire,pour éviter un polissage ou frot- tement contre la surface de coupe du câble, avoir lieu à une distance jusqu'à 10% supérieure. De cette manière,les fibres trop longues ne seraient que de 10% plus longues que le brin désiré, c'est-à-dire qu'elles avalent une longueur qui ne pro- voque aucune difficulté dans le traitement à la filature.
Utilement, dans cette disposition, le deuxième couteau n'est pas placé exactement d'aplomb sous le premier, mais est au contraire déplacé (décalé) par rapport à lui d'au moins une fraction de la périphérie du disque 'porte-couteaux.
Il est encore conforme à l'esprit de l'invention , que le
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couteau.pour la coupe inférieure soit monté en un autre endroit quelconque de la périphérie du disque porte-couteaux,par exem- ple vis-à-vis du premier couteau, où., en général, un contrepoids doit être placé de toutes façons pour équilibrer le disque por- te-oouteaux. Comme, après une demi-révolution,le câble n'a . avanoé que d'une demi-longueur de brin, le deuxième couteau ne serait pas, dans ce cas, situé plus bas que le premier cou- teau de la longueur totale d'un brin , mais seulement de la longueur d'un demi-brin (éventuellement + 10% ).
Il est évident et conforme à l'esprit de l'invention, que l'on peut aussi prévoir dans le même sens, trois ou quatre oou- teaux, dont les positions doivent être choisies de façon que le disque porte-couteaux soit équilibré, et dont les plans de coupe soient situés à des distances mutuelles telles que les coupes soient effectuées toujours à la même place du câble,le cas échéant avec un supplément allant jusqu'à 10%.
La disposition décrite ici supprime encore un autre défaut des dispositifs de découpage de la laine cellulosique employés couramment jusqu'ici . Dans tous les cas dans lesquels le bout libre du câble doit être coupé, c'est-à-dire dans lesquels,pour des raisons oonstruotives, il ne faut pas prévoir de contre- arête, comme dans une coupe par cisaillement,et dans lesquels. le bout libre ne peut pas être tenu par un dispositif de rete- nue spécial, il existe la possibilité que quelques fibres in- dividuelles échappent à la coupe. Tandis que les fibres à dé- couper d'abord sont encore soutenues dans une certaine mesure par la masse des fibres se trouvant derrière elles .dans le câ- ble, ce n'est plus le cas pour les fibres à couper en dernier lieu. Celles-ci sont maintenues tendues uniquement par le jet de liquide, de vapeur ou de gaz.
Notamment, quand les couteaux se sont déjà un peu émoussés, o'est-à-dire avant la fin de la période après laquelle ils doivent être remplacés,il arrive fréquemment dans ces dispositifs qu'il se forme ainsi des fi- bres trop longues. Ces fibres, elles aussi, sont saisies et dé-
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coupées dans la deuxième coupe ou dans les coupes multiples décrites plus haut.
La disposition décrite ici est particulièrement importante parce que les fibres trop longues sont particulièrement gênan- tes dans le traitement de la laine cellulosique à la fila- ture, tandis que les fibres inférieures à la longueur de brin,6 voulue ou à la moyenne de brin$ désirée ne gênent pas et sont tout au plus écartées comme déchet lors du traitement à la fila- ture. Les bouts saillants qui sont éliminées dans le cas de la coupe double ou multiple peuvent donc soit être travaillés régulièrement dans le fil avec les autres brins soit, au pis- aller, être écartés comme déchet.
En revanche, il y a dispari- tion complète des fibres trop longues,qui nuisent extrêmement à l'opération de filature à cause de la formation des fils caducs dits en allemand " Kracher" ou obligent à adopter de tellement grands écartements des cylindres dans les bancs d'é- tirage des machines de filature, que la parallélisation des fibres dans les différents fils préparatoires et l'uniformisa- tion de ceux-ci en souffrent.
Souvent onhoisi , pour échapper à l'inconvénient exis- tant jusqu'à présent, l'expédient consistant à découper en prin- cipe en brins plus courts que ceux demandés par celui qui fait le traitement. Ceci n'est évidemment qu'un pis-aller, car la longueur de brin moyenne s'en trouve réduite inutilement, de sorte que la qualité du fil produit souffre. En outre, un brin trop court peut aussi obliger à donner au fil un degré de tor- sion défavorable à cause du petit nombre des points d'adhéren- ce des fibres. Tous ces inconvénients sont supprimés par la ooupe double ou multiple décrite plus haut.
Sur la fig. 1 , on a représenté en a le disque porte- couteaux en dessous de ce qu'on appelle l'entonnoir ou trémie de découpage de la machine à découper. La direction d'avance- ment du câble est indiquée par des flèches; avant son intrç- duction dans l'entonnoir, le câble passe à travers un double
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train de rouleaux qui conduit le câble ver.s l'entonnoir de dé- coupage à une vitesse telle que, conformément à la vitesse de coupe du disque rotatif porte-couteaux, on obtienne le brin voulu.
Dans le cas de la fig. la, on a représenté la disposition de deux couteaux presque l'un au-dessus de l'autre; la fig. b représente le même disque porte-couteaux muni de deux couteaux en position opposées, la fig. c représente trois couteaux répartis suivant une disposition symétrique convenable.
Dans l'application du cas b ou c, les disques porte-cou- teaux représentés ici remplaceraient le disque porte-couteaux du cas a.
La fige 2 reproduit des vues en plan des disque parte- couteaux des trois cas a, b et o, dans lesquelles la disposi- tion et la fixation des couteaux dans leur répartition sur la périphérie du disque porte-couteaux est mieux visible.
A la fig. 3', l'opération de découpage pour le cas de la fig. la est reproduite à plus grande échelle. Le oouteau infé- rieur (M de la fig, la) a ici une avance telle qu'il découpe et enlève les fibres trop longues redressées en ligne droite entretemps, avant que le couteau supérieur (M1 de la fig. la) ne commence à couper. A la fig. 3", on a représenté la même opé- ration après le passage complet du couteau inférieur, le cou- teau supérieur ayant maintenant aussi partiquement achevé la coupe.
En comparant les deux bouts de câble des fig. 3' et 3", on reconnaît, sans autres explications, que si'le couteau infé- rieur manquait,les bouts qui dépassent,qui ici ne sont repro- duits que schématiquement, auraient donné lieu à des fibres ils trop longues, tandis que, dans le cas de la fig. 3", ils sont encore enlevées par découpage par le couteau inférieur qui a une courte avance.