Maçonnerie à joints étanches.
Les appareils en forme de tours employés dans l'industrie chimique, tels que les tours de réaction, les tours
de lavage et d'autres, dans lesquels des gaz circulent et des
liquides ruissellent,sont fréquemment construits en pierres
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aux autres. Une semblable maçonnerie est alors ancrée en elle-
même et est par conséquent stable même pour de grandes hauteurs
des tours, sans bandages métalliques. Cet ancrage de la maçonnerie par elle-même peut attendre à une seule direction, dans
le cas de section transversale annulaire de la construction
par exemple dans la direction de la périphérie annulaire; il peut en outre être prévu dans le sens radial et encore dans
le sens vertical de sorte qu'uniquement par les pierres servant à la construction des tours, il existe dans la maçonnerie un ancrage agissant dans toutes les directions.
Ces constructions exigent en outre une maçonnerie étanche dans les joints. Même le mortier étanche au liquide correspondant aux propriétés des pierres est toutefois plus poreux que les pierres de sorte que par le mortier du liquide peut pénétrer dans la maçonnerie. Ce sont avant tout les joints montants qui conviennent particulièrement pour la pénétration du liquide ruisselant contre les parois des tours. Dans ces joints il se forme fréquemment des accumulations de liquide sur le joint dtassise. En particulier, par suite des propriétés hygroscopiques du mortier, il se produit un mouillage de l'ensemble de la texture.
La pénétration de liquide dans les joints montants se fait également en cas de mortier à grande densité. Ceci doit être attribué au fait que lorsqu'on applique le mortier sur les surfaces des pierres, il ne se produit pas une pénétration dans les petites et les plus petites inégalités de la surface des pierres. Entre la surface de la pierre et le mortier il reste de nombreuses cavités tout à fait petites qui permettent un suitement lent des liquides.
Cet inconvénient est évité par la compression du mortier dans les joints, en suite de quoi les inégalités de la surface des pierres se remplissent complètement de mortier.
Une semblable compression du mortier se produit toujours aux endroits où la pierre, lors du placement, est posée sur le joint d'assise et est rapprochée de la pierre voisine pour rendre étanche le joint montant. On ne peut toutefois pas poser de cette manière les pierres de la maçonnerie s'accrochant d'elles-mêmes car leur position est imposée par les parties d'accrochage des pierres, de telle sorte qu'un glissement de la pierre et par conséquent une compression du mortier
n
ne sont pas possibles.
Suivant la présente invention on produit, même dans le cas de ces pierres à. accrochage, une compression du mortier dans les joints dans lesquels lors de la pose des pierres on réalise seulement un glissement parallèle en face de surfaces de pierres voisines, par le fait qu'un semblable joint est soumis, par la pierre voisine ou superposée, à une sollicitation par pression sous l'effet du poids des pierres, éventuellement combiné à une pression exercée lors de l'établissement de la maçonnerie. Cette pression produit une adaptation et une pénétration du mortier contre et dans les inégalités des deux surfaces de délimitation opposées, de sorte que toutes les petites cavités entre la couche de mortier et les surfaces des pierres sont remplies. On coupe ainsi le trajet de la pénétration des liquides.
Suivant la présente invention, les surfaces montantes des pierres accrochées sont disposées obliquement de telle manière par rapport à la surface de l'assise que la pierre posée exerce une pression, par son poids, sur les joints montants avec lesquels elle est en contact.
Dans la cas de pierres s'accrochant les unes aux autres, il y a toujours une limitation pour la pose des différentes pierres ou pour la construction des maçonneries de
ce genre. En général les pierres ne peuvent être insérées que
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lement par le coté de la paroi; on ne peut les faire glisser dans le sens de la longueur de la maçonnerie, Il n'est par conséquent pas possible non plus d'obtenir, pendant la pose des pierres, une compression du mortier dans les joints montants par une poussée sur les pierres. Suivant la présente ingention les surfaces de la pierre formant les joints montante sont disposées avec une obliquité telle que lors de la pose de la pierre dans la direction possible, on peut exercer déjà à la main une pression qui reste alors conservée par le poids de la pierre.
On peut également rendre oblique plusieurs fois les surfaces de joint mais l'obliquité doit toujours se faire dans une position telle que la pierre voisine ou la pierre placée au-dessus exerce une pression sur cette surface. Lorsque dans une section transversale horizontale, il y a des assises de pierres en plusieurs couches, les surfaces opposées des pierres peuvent également être disposées obliquement de la manière indiquée par la présente invention, même lorsque, dans le cas d'assises en plusieurs couches, les joints horizontaux sont décalés en hauteur par couche.
Le dessin représente l'invention à titre d'exemple dans le cas d'une construction de tour annulaire (fig.l) à pierres 1 s'accrochant les unes aux autres/ Dans la section horizontale il y a deux couches de pierres, l'une à côté de l'autre et le joint horizontal d'une des couches est décalé
de la moitié d'une hauteur de pierre par rapport à la couche opposée. La forme de la section transversale des différentes pierres donne un ancrage de la maçonnerie dans le sens radial. Il est toutefois possible seulement de faire glisser chaque pierre par le dessus dans la ou les pierres voisines.
Les fig. 2,3 et 4 montrent une partie de mur de la construction de tour en vue de face, en coupe horizontale et en coupe verticale, en cas d'emploi de la maçonnerie suivant la présente invention. Toutes les surfaces de délimitation des différentes pierres accrochées 1, surfaces qui lors de la pose glisseraient parallèlement aux surfaces de délimitation correspondantes de la pierre voisine, ont une conformation oblique telle que la pierre posée exerce une pression par son poids sur les joints montants qu'elle touche. On produit ainsi également dans les joints montants d'une semblable maçonnerie
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tion de liquide. Pour les joints d'assise, une étanchéité produite de cette manière est superflue car ces joints sont déjà sous pression par le poids de chaque pierre. On obtient donc une construction dans laquelle tous les joints subissent une , charge par pression sous l*effet du poids des pierres.
Comme on peut le voir en particulier dans la surface développée de la maçonnerie de la tour représentée à la.
fig. 2, les joints montants 2 des pierres 1 à accrochage sont placés parallèlement avec l'obliquité sur toute la surface du
joint. Si toutes ces surfaces de joint sont prévues également
avec la même direction, il se produit dans une disposition en
gradins à la manière de joints montants, chaque fois deux
joints l'un au-dessus de l'autre. Il faut d'ailleurs que le
dernier joint montant 3 de la construction de chaque anneau
s'étende en direction opposée pour permettre le placement de
la pierre de fermeture. Ces joints montants 3 sont disposés avantageusement avec décalage par couche l'un par rapport à
l'autre.
Revendications .
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ruissellement de liquide, en particulier pour des appareils
chimiques, caractérisée en ce que dans le cas d'un ancrage
de la maçonnerie produit par les différentes pierres (l) et
existant dans une ou plusieurs directions, les joints montants entre les différentes pierres sont placés sous la charge
de pression des pierres adjacentes ou superposées.