<Desc/Clms Page number 1>
"Prooédé de fabrication de fers ou aciers profilés par soudure électrique"
Ainsi qu'on le sait, la fabrication de fers ou aciers profilés, semblables à ceux fabriqués par laminage, par soudure électrique de fers plats ou de tôles, présente différents avantages et notamment elle permet de fabri- quer des profilés de toutes sections voulues alors que les profilés obtenus par laminage sont limités aux formes et dimensions usuelles*
La présente invention est relative à l'application, pour cette fabrication, du procédé connu de soudure élec- trique, de préférence automatique, sous flux conducteur en poudre, Dans ce procédé, qui permet, comme on le sait, de réaliser de grandes vitesses de production et une grande pénétration de la soudure aveo de moindres déformations des pièces,
l'extrémité de l'électrode en fil métallique est en contact avec ou plonge dans un flux disposé en poudre
<Desc/Clms Page number 2>
sur la pièce à souder, le courant électrique provoquant la fusion de l'électrode*
Dans l'application de ce procédé à la fabrication des profilés, on inclinait jusqu'ici les pièces à souder par rapport à la verticale, de façon que l'électrode soit disposée verticalement comme dans le cas de la soudure des tôles, mais il en résulte une disposition souvent gênante:
La présente invention permet de remédier notamment à cet inconvénient et, en outre, d'exécuter simultanément sur les mêmes pièces plusieurs soudures parallèles*
Suivant la présente invention, on dispose vertica- lement l'un des éléments du profilé et on incline l'élec- trode, par rapport à cet élément vertical, sous un angle inférieur à 45 ; de cette façon, on réalise dans les meilleures conditions la liaison de l'élément vertical et de l'autre élément soudé avec lui, bien que la quantité importante de métal fondu dans l'opération de soudure ait naturellement tendance à s'écouler vers le bas,
En outre, il est préférable, pour améliorer encore les résultats, que la distance entre l'électrode et l'élé- ment vertical reste constante pendant l'opération;
à cet effet on guide la tête de soudure automatique le long de l'élément vertical lui-même; de cette façon, la pro- gression du métal fondu est obligée de suivre tous les écarts que cet élément fait par rapport à la ligne droite, Par exemple, on pressera contre l'élément vertical la tête de soudure, inclinée obliquement, par l'action d'un ressort ou d'un poids passant sur un galet de façon que le galet-guide de la tête de soudure soit constamment en
<Desc/Clms Page number 3>
contact avec l'élément vertical pendant l'opération de soudures
On a remarqué d'autre part Cille plus l'angle entre l'électrode et l'élément vertical est faible, plus l'intensité de courant, qui est par exemple de 20 à 40 ampères par mm2, doit être élevée par exemple, elle est de 30 ampères par mm2 lorsque cette inclinaison est de 30 .
Quant à la tension de soudure, elle doit être aussi faible que possible, d'environ 25 à 30 volts, donc inférieure aux tensions habituellement utilisées dans ce procédé*
Le procédé peut, pour certains profilés, comme les fers à T, être exécuté avec deux têtes de soudure disposées chacune d'un coté de l'âme verticale et fonc- tionnant parallèlement et simultanément; dans ce cas, on évitera, au moyen d'organes convenables. que, à la fin de leur course le long de l'âme, les têtes de soudure quittant l'extrémité de l'âme ne viennent au contact l'une de l'autre du fait de leur rappel automa- tique sur ltâme dont il a été parlé plus haut.
Les figures 1 à 8 du dessin ci-joint représentent schématiquement et à titre d'exemple différentes soudures de profilés conformes à la présente invention.
La figure 1 montre la fabrication d'un profilé à T à partir de deux fers plats* Les deux soudures d'angle intérieur sont exécutées simultanément au moyen de deux têtes de soudure comportant les fils-électrodes 1 et 2 reliés par les mâchoires de contact 5 et 6 à une source de courant, par exemple les deux conducteurs d'un transformateur polyphasé, tandis que la plaque de base 3
<Desc/Clms Page number 4>
est reliée au conducteur mis à la terre du transformateur: L'âme 4 est fixée dans la position voulue par tout dispo- sitif convenable, de préférence au moyen de quelques points de soudure.
On recouvre ensuite les angles entre les plaques 3 et 4 d'environ 5 à 10 centimètres de la poudre à souder, constituée par exemple par un mélange de silicates de la façon connue: Dans les angles, on introduit, à un angle d'environ 35 par rapport à la verticale, les deux électrodes jusqu'au milieu des joints à angle intérieur produits.
On déplace les deux têtes de soudure automatiquement de sorte que les deux soudures d'angle intérieur s'exécu- tent simultanément de chaque coté de l'âme 4, en procé- dant de la façon connue dans le procédé de soudure élec- trique sous flux conducteur en poudre:
Les mâchoires de contact 5 et 6 portent chacune une pince isolante 7 munie d'un galet 8 roulant sur l'âme 4 ; c'est par ce galet que chaque tête de soudure est maintenue.dans la position correcte par rapport à l'âme.
Les têtes de soudure sont suspendues de façon à pouvoir tourner, par exemple autour du point 9, et sont pressées dans la direction des flèches contre l'âme du profilé par des ressorts (non représentés) ou par des organes équivalents.
La figure 2 montre la fabrication d'une poutrelle à double T dans laquelle l'aile supérieure a déjà été soudée.
La figure 3 montre la fabrication d'une poutrelle à double T en soudant simultanément non plus les soudures d'angle intérieur contiguës mais celles qui se font face*
<Desc/Clms Page number 5>
Les figures 4,5 et 6 montrent la fabrication de fers à Z. Les angles entre aile et âme sont droits dans la figure 4 et le support représenté opposé à l'aile à souder contribue à supporter le flux en poudre.
Dans la figure 5, les ailes sont obliques par rapport à l'âme: Dans la figure 6, on exécute deux opérations de soudure, dans chacune desquelles on réalise simultané- ment une soudure normale et une soudure d'angle intérieur
La figure 7 montre la fabrication de joints de tuyauteries, par exemple pour la fabrication de grands récipients ou de gazomètres. Pour pouvoir bien entasser la poudre à souder, il est préférable de disposer pour la soudure, ainsi qu'il est représenté, un support, par exemple en cuivre, qu'on peut faire avancer en même temps que se poursuit l'opération de soudure.
La figure 8 montre, à une échelle plus grande, une soudure terminée d'un fer à T, dans laquelle on voit dans quelle mesure a lieu en général la fusion du métal de base*
Il est à noter que les soudures d'angle intérieur ainsi réalisées ont une surface concave, ce qui, du point de vue statique. est particulièrement favorable, alors que dans la soudure à l'arc habituelle ces mêmes soudures d'angle intérieur ont une surface plus ou moins convexe, de sorte que non seulement on consomme davantage de matière pour soudure, mais aussi que l'angle formé entre la surface de la soudure et la matière de base favorise la formation d'une fissure.