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Machine pour le travail de lames minces.
Les lames minces, utilisées dans les rasoirs raboteurs, sont jusqu'à présent toujours munies, sur une ou sur les deux \ il faces, des inscriptions nécessaires, cette opération se fai- - sant dans un appareil automatique spécial avant l'introduc- tion dans la machine à aiguiser. Les inscriptions sont appli- fluées au moyen de timbres en caoutchouc qui ont préalablement été humectés sur un tampon imbibé d'acide corrodant. Pour éviter que ltacide corrodant déposé sur les laides n'étende pas son effet corrosif - ce qui entraînerait une inscription. qui, dans son ensemble serait brouillée et pleine de taches - les lames timbrées tombent jusqu'à ce jour immédiatement dans un bain de neutralisation.
Après cela les lames doivent de nouveau être séchées. Ceci se fait habituellement par barat- tage; pour cette opération, les lames, placées pâle-mâle en mélange avec de la sciure de bois, sont traitées pendant un certain temps dans un tambour en bols. Au cours du baratta- ge, on endommage toujours un pourcentage plus ou moins élevé de lames. Principalement dans le cas de lames à trous allon- gés on réalise une perte importante par brisure. Après ba-
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rattage on doit de nouveau disposer les lames à la main en files sur des broches.
Elles sont ensuite amenées, sur ces broches, au dispositif d'alimentation de la Machine à aiguiser, où elles sont reprises automatiquement du magasin et déposées, à de faibles untervalles, les unes à la suite des autres, sur le ruban transporteur de la machine à aiguiser.
Le travail effectué selon le mode opératoire décrit ci- dessus est incommode et exige beaucoup de temps. De plus, on réalise beaucoup de casse. Dans 1'ensemble ce procédé est donc très coûteux. Pour la fabrication en Masse d'un sembla- ble article courant, ceci constitue un grave inconvénient.
L'invention a pour but d'obvier à ces inconvénients.
L'invention repose sur le fait que la neutralisation de l'aci- de corrodant ne doit pas suivre/Immédiatement le timbrage et que, d'autre part, le liquide, dont on se sert pour aiguiser, peut également laver les quantités d'acide qui restent adhé- rer à la lame lors du timbrage. Dès lors, l'invention consis- te en ce que l'appareil automatique réalisant la corrosion, est monté sur la machine à aiguiser, de telle façon qu'après timbrage les lames arrivent, sans entreposage intermédiaire, individuellement sur le dispositif distributeur du ruban convoyeur de la machine à aiguiser et y sont immédiatement et successivement mises en place et aiguisées.
A cet effet, on peut disposer, entre l'appareil automatique réalisant la corrosion et la machine à aiguiser, un canal de translation réalisant une courbe à angle droit qui fait dévier les lames, tombant en position à peu près verticale, de telle façon qu'elles parviennent en position sensiblement horizontale sur le ruban transporteur de la machine à aiguiser, ruban qui se meut aussi horizontalement. Le cas échéant, on peut inter- caler, après le canal de translation, un dispositif pousseur saisissant séparément les lames qui tombent et les fait avan-
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cer suffisamment loin pour qu'elles soient prises par le ru- ban convoyeur.
On peut cependant aussi placer, par exemple, entre le dispositif réalisant la corrosion et le ruban trans- porteur de la machine à aiguiser, une roue à alvéole qui re- çoit individuellement dans chaque alvéole, les lames tombant, en position à peu près vertical$, de l'appareil automatique réalisant la corrosion, pour les déposer de .nouveau individuel- lament sur le ruban convoyeur après avoir effectué, par à-coups ; la rotation nécessaire.
Le dessin annexé montre schématiquement, vus de côté, doux-exemples d'exécution de l'invention.
Par l'exécution selon la fig.1, on réalisa, dans l'ap- pareil automatique 1 réalisant la corrosion, dont l'exécution peut être quelconque, l'application des inscriptions sur les lames 2, par timbrage au moyen d'un liquide approprie. Les lames 2 quittent l'appareil automatique effectuant la corro- pion, dans une position à peu près verticale. Par un couloir 3 décrivant une courbe à angle droit, elles sont déviées de telle façon qu'elles s'arrêtent en position sensiblement horizontale au point 21, au-dessus du ruban transporteur 4 de la machine à aiguiser. Par un dispositif approprié, le bord antérieur de la lame 21 est ensuite attiré vers le bas.
Dans la figure on a prévu, à. l'extrémité inférieure 5 du couloir, un orifice d'aspiration 6. Par celui-ai on aspire de l'air au moyen de la pompe raccordée au tuyau 7. De ce fait, l'extrémité antérieure de la lame est attirée vers le bas, de sorte qu'un des rivets entraîneurs du ruban trans- porteur 4 peut s'introduire dans un orifice de oentrage de la lame. En quittant le dispositif distributeur, la lame tombe entièrement sur le ruban convoyeur, par lequel elle est menée, à la façon connue, le long des meules qui effec- tuent l'aiguisage.
Il peut éventuellement être, utile de prévoir, lors du
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chargement des lames 21 sur le transporteur 4, encore un dis- positif d'avancement spécial qui propulse les lames glissant librement vers le bas, de façon à les amener dans le cône d'aspiration des ajutages 6. L'exemple d'exécution figuré montre à cet effet une poulie d'avancement 9 qui, uniquement par ses bords, saisit la lame 21. La poulie 9 est montée sur des tringles 10 et est déplacée périodiquement dans le sens vertical par le levier 11 et la tringle 12. Ce mouvement est avantageusement provoqué par un galet 14 qui roule par dessus des bossages 15 d'un des tambours d'extrémité 16 du ruban transporteur 4.
La poulie d'avancement 9 est donc soulevée chaque fois après la propulsion d'une lame 21, afin que la lame suivante 22 puisse glisser suffisamment loin. Ensuite la poulie 9 s'abaisse à nouveau et pousse éventuellement cette lame 2 2 jusque contre la butée 17.
L'attaque de la poulie d'avancement 9 se fait au moyen de la poulie intermédiaire 18 qui est elle-même mise en mou- vement de rotation par le tambour d'extrémité 16. Pour l'exem- ple d'exécution figuré, on a indiqué des courroies rondes.
La transmission du mouvement pourrait cependant aussi être réalisée de n'importe quelle autre manière.
D'après l'exécution conforme à la fig. 2, les lames tom- bent à peu près verticalement en suivant le couloir de trans- lation 19. S'ous l'embouchure de ce dernier est disposée la roue à alvéoles 20. La roue à alvéoles 20 est mise en mouve- ment de rotation par un dispositif d'avancement, qui doit en- core être décrit avec plus de détails, de telle sorte que chaque lame 2 qui tombe, trouve une alvéole 21 ouverte et tournée vers le haut. Les alvéoles 21 ont une profondeur telle que la moitié seulement de chaque lame 3 puisse s'y loger, alors igue l'autre moitié s'étend au-delà de la périphé- rie de la roue 20.
La roue 20 est alors mise en mouvement
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de rotation par à-coups et les lames 2 sont distribuées, à un endroit propice, au ruban convoyeur 4 de la machine à ai- guiser.
La roue à alvéoles 20 se composa de deux disques montés sur l'arbre commun 22, à une faible distance l'un de l'autre.
Les différentes alvéoles sont alors formées par des encoches 21, sensiblement radiales creusées dans les faces, tournées l'une vers l'autre, des deux disques. On ne saisit donc que les bords des lames reçues. Pour cette exécution de la roue à alvéoles, le ruban transporteur 4 peut se situer un peu en-dessous de l'arbre 22 entre les deux disques 20. La dis- tributioin des lames par la roue à alvéoles 20 au ruban 4 s'opéra alors sur des lames & qui se trouvent dans une posi- tion sensiblement horizontale. Les rivets 8 placés sur le transporteur 4 s'engagent dans les ouvertures de centrage des lames et retirent celles-ci hors de l'alvéole 21 de la roue 20.
Il parait de nouveau indiqué de prévoir, au point de la remise des lames de la roue à alvéoles 20 sur le ruban trans- porteur 4, latéralement à ce dernier, des ajutages d'aspira- tion 6, par lesquels les lames sont attirées vers le bas, tout au moins à l'un des bords, de façon qu'elles parviennent avec certitude dans la zône de mouvement des rivets entrai- neurs 8 du ruban convoyeur 4, pour être saisies et emportées par ceux-ci. Il est utile de commander le mouvement d'avan- cement de la roue à alvéoles 20 à partir de l'appareil auto- matique réalisant la corrosion, afin que chacune des lames'3 qui quitte le dispositif effectuant la corrosion, trouve avec certitude une cellule 21 libre sur la roue à alvéoles 20.
Dans l'exemple d'exécution représenté, l'avance s'obtient au moyen d'un rochet 23 qui s'engage dans une roue à rochet 24 montée sur l'arbre 22. Le nombre de dents de la roue à ro-
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chet correspond bien entendu au nombre des alvéoles 21.
Le rochet 23 est chaque fois avancé par une came 24, ou par un dispositif analogue agissant, par exemple sur un levier double 25, et, une fois libère, il revient en arrière sous l'action du ressort 26, après quoi il s'engage dans le vide de dents suivant.
On peut égale'Lient utiliser, en lieu et place de la roue à alvéoles 20, n'importe quel autre dispositif distributeur qui saisit les lames dans leur chute verticale, pour les dé- poser en position à peu près horizontale sur le ruban trans- porteur 4 de la machine à aiguiser.