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L'invention se rapporte à un appareil de prise de vues photographiques comportant un photomètre électrique monté à l'intérieur, la cellule sensible à la lumière, dite "cellule photoélectrique", de ce photomètre fournissant, sans source de tension auxiliaire, un courant électrique lorsqu'elle est exposée à la lumière.
On a déjà proposé d'intercaler, dans le trajet de rayons traversant l'objectif, des cellules photométriques
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disposées soit directement devant le plan d'image, soit derriè re le verre repoli de l'appareil photographique, en vue de pouvoir déterminer, à l'aide d'un instrument de mesure relié à cette cellule, le temps de pose exact.
Cette disposition offre, par rapport aux photomètres extérieurs à l'appareil, l'avantage d'introduire automatiquement dans le calcul l'ou- verture relative au diaphragme ainsi que l'absorption de l'ob- jectif et, éventuellement, d'écrans montés sur ce dernier, de manière à rendre inutile un tableau de calcul et à éviter les erreurs.
Etant donne qu'au point ,le vue technique il serait é- videmment non rationnel de donner à la cellule les dimensions du champ d'image entier, on a déjà proposé antérieurement, soit dans le brevet allemand n 678.417, de monter à peu de distance derrière l'objectif une petite cellule photoélectri- que mobile de telle façon qu'elle capte sensiblement tout le flux lumineux traversant l'objectif lorsqu'elle ect intercalée temporairement dans le trajet des rayons aux fins de mesure.
Des montages du genre décrit pourraient, en principe, être appliqués évidemment aussi aux appareils réflex. Toute- fois, ils y entraînent l'inconvénient que leur utilisation . produit une diminution passagère de la luminosité de l'image apparaissant sur le verre dépoli pendant l'opération photomé- trique, diminution qui gêne l'accommodation de l'oeil à la luminosité de l'image sur le verre dépoli et que l'on ressent ainsi de manière très désagréable. On a donc essayé déjà de monter la cellule photoélectrique derrière le miroir d'ob- servation des appareils réflex et d'ajourer ce miroir en trame, de manière qu'une partie de la lumière incidente puisse arriver à la cellule photoélectrique.
Cependant, ceci exige une cellu- le photoélectrique de dimensions très grandes, et produit fa- cilement une distorsion de l'image sur le verre dépoli, mais en tout cas une diminution de la netceté ou la production de bords colorés par interférence dans l'image sur le verre dépo- li, de sorte que cette méthode n'a pas pu non plus se répandre pratiquement.
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Tous ces inconvénients sont supprimés selon l'in- vention grâce à ce ue la cellule photoélectrique, montée dans une zone de grand flou derrière l'objectif, comporte des évidements qui laissent passer un flux lumineux suffisant pour assurer même pendent l' opération photométrique un éclairement satisfaisant du verre dépoli. Les évidements correspondants sont de préférence disposés aux bords de la cellule photoélec- trique, afin de conserver l'influence proportionnelle de l'ouverture relative du diaphragme sur le flux lumineux qui vient frapper la cellule photoélectrique.
Le brevet mentionné ci-dessus indique déjà que la concentration de la lumière derrière l'objectif conduit dans les cellules à un rendement photoélectrique particulierement élevé, et que le montage de la cellule directement derrière l'objectif donne une intensité particulièrement élevée des courants photoélectriques. Or des essais ont révélé qu'avec des cellules photoélectriques de' construction récente on peut sans crainte faire passer sensiblement la moitié du flux lumineux envoyé par l'objectif à côté de la cellule sans être obligé d'employer des instruments de mesure plus sensi- bles que ceux en usage jusqu'à présent.
L'application des évideents que l'on vient de décrire n'entraîne donc, dans le cadre de la combinaison selon l'invention, aucun inconvé- nient métrologique. De même, il n'y a aucun inconvénient d'or dre optique et physiologique si la cellule photoélectrique est disposée, de la façon indiquée, dans une zone de grand flou : en effet, dans ce cas la cellule photoélectrique ne projette sur le verre dépoli aucune ombre perceptiole, tandis que des variations de luminosité de l'image sur le verre dé- poli dans un rapport d'environ 1 à 2 n'ont encore aucune influence gênante sur l'accommodation de l'oeil humain. Au contraire, l'invention conduit à une diminution notable des phénomènes de fatigue.
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La figure 1 montre différents exemples de réali- sation de cellules photoélectriques comportant des évide- ments appropriés. La cellule P1 selon la figure la comporte simplement, comme la cellule photoélectrique connue sous la marque "Telefunken", un trou central B à travers lequel passe une partie de la lumière venant de l'objectif 0. Il est vrai qu'avec ]'utilisation de ce genre de cellule photoé- lectrique l'ouverture relative n'est plus introduite propor- tionnellement dans la mesure, de sorte qu'il faut éventuelle- ment munir l'instrument de mesure relié à la cellule d'une table de correction pour tenir compte du diaphragme.
On dis- posera donc de préférence les évidements A de la cellule pho- toélectrique P2 au bord comme le montre la figure lb, ou l'on donnera à la cellule photoélectrique la forme d'une croix, d'une étoile ou le profil P3 que montre la figure lc. On réussit ainsi à obtenir un résultat qui tient automatiquement et parfaitement compte de l'ouverture relative du diaphragme.
Si la cellule photoélectrique se trouve intercalée dans le trajet des rayons, le verre dépoli de l'appareil reflex reçoit sensiblement la moitié du flux lumineux corres- pondant à la position d'écartement de la cellule. Cette quan- tité de lumière suffit largement pour la mise au point du ca- dre et de la netteté de l'image;avec cette quantité de lu- mière, il n'est même le plus souvent pas nécessaire, étant donné le degré de sensibilité des émulsions photographiques actuelles, d'écarter, lors de l'exposition, la cellule photo- électrique du trajet des rayons :
en effet, on sait que la majeure partie de toutes les prises de vue sont faites avec une ouverture réduite de l'objectif, et qu'une réduction de 505 ne correspond pratiquement qu'au passage d'une division à la suivante sur l'échelle dos diaphragmes. Il est néanmoins indiqué de prévoir un déplacement de la cellule photoélectri- que nors du trajet des rayons, à savoir autant que possible
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d'une manière indépendante au déclenchement de l'obturateur, afin de pouvoir rendre l'image sur le verre dépoli plus claire en cas de desoin, par exemple pour des photographies d'intérieur.
L'écartement de la cellule photoélectrique est le mieux réalisé à l'aide d'un dispositif pivotant qui est cou- plé de telle façon avec le levier de manoeuvre du miroir bas- culant de l'appareil reflex que l'abaissement du levier de manoeuvre ait pour effet d'écarter du trajet des rayons, d'abord, la cellule photoélectrique, et ensuite, après avoir surmonté une résistance sensible, le miroir basculant. La fin de ce deuxième mouvement pourra être combinée, de manière usuelle, avec le déclenchement de l'obturateur.
Cn obtient ainsi l'avantage que la mise au point du cadre et de la net- teté a d'abord lieu avec une luminosité diminuée (c'est-à- dire, réduite par l'effet de diaphragme de la cellule photo- électrique insérée) de l'image sur le verre dépoli et, par suite, avec une sensibilité accrue de l'oeil, après quoi il faut, d'une manière analogue à une vraie arme à feu, passer en quelque sorte au "point de pression" immédiatement avant de libérer la détente, où l'écartement de la cellule photo- électrique a pour effet d'accroître la luminosité de l'image sur le verre dépoli dans une mesure telle que, maintenant, les moindres détails, comme par exemple l'expression instan- tanée d'un enfant, sont perçus avec une netteté accrue par l' accomodation précédente de l'oeil,
avant de déclencher dé- finitivement l'obturateur.
La figure 2 montre une vue en plan avec coupe par- tielle d'un appareil reflex selon l'invention. Immédiatement derrière l'objectif 1, muni de la bague de réglage des dia- phragmes 2, le boîtier 3 de l'appareil pourvu d'un obturateur de plaque de construction usuelle contient une cellule photo- électrique 4 établie conformément à la figure 1 et fixée sur
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un levier articulé autour de l'axe d'un pignon 5 engrenant avec une roue dentée 6. Cette roue dentée 6 engrène, à son tour, avec une crémaillère 7 que l'on actionne au moyen d'un bouton-poussoir 3 sollicité par un ressort.
La crémaillère 7 se termine par un poussoir 9 qui peut être articulé de telle façon sur l'axe de basculement 10 du miroir mobile 11 qu'il pc vienne heurter ce miroir mobile pour le faire basculer, de manière usuelle, vers le haut h rs du trajet des rayons qu'a- près que le. cellule photoélectrique 4 ait été tournée d'en- viron 90 autour de l'axe de 5 par l'engrenage 5, 6, 7 et, par suite, écartée du trajet des rayons. Pendant l'enfoncement du bouton 8, on sent une certaine résistance au moment où le poussoir 9 vient s'engager sur le dispositif de basculement du miroir mobile 11.
L'instrument de mesure 12 relié à la cellule photo- électrique 4 est monté avantageusement au bord du champ d'i- mage dans une encoche du verre dépoli 13; il comporte de pré- férence une échelle sur un segment de cylindre sur laquelle' se déplace l'extrémité repliée d'une aiguille indicatrice 14 articulée autour d'un axe parallèle à la ligne a-b.
R E V E N D I C A T 1 CI il S
1. Appareil de prise de vues photographiques du genre "reflex à miroir" comportant un photomètre électrique monté à l'intérieur, la cellule photoélectrique de ce photo- mètre étant disposée entre l'objectif muni d'un diaphragme réglable et le miroir, caractérisé en ce que la cellule photoélectrique (P) montée dans uns zone de grand flou der- rière l'objectif (C) est munie d'évidements (A,B) disposés de préférence au oord et assurant aussi pendant l'opération photométrique un éclairement suffisant du verre dépoli.