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Bobine à noyau coulissant.
Dans les appareils récepteurs radio-électriques à réglage par noyau coulissant, c'est-à-dire ceux où l'on opère le réglage des circuits oscillants en faisant coulisser dans la bobine du circuit oscillant un noyau de fer à haute fréquence, on doit obtenir pour une course donnée du noyau une variation d'inductance déterminée de la bobine. Pour une course identique du noyau, la variation d'inductance qui lui correspond peut présenter de sensibles diffé- rences. Dans la zone des ondes moyennes on doit obtenir, par exemple au moyen d'une course donnée du noyau, une gamme d'ondes de 200 à 600 m., si cependant on se sert de dispersion de bande on doit obtenir au moyen de la même course une gamme de longueurs d'ondes de seulement quelques mètres ou moins encore.
Avec les agencements î connusde bobine à noyau coulissant dans lesquels une partie allant
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toujours en augmentant du noyau entre dans l'espace entouré par l'enroulement de la bobine, on ne peut obtenir ce résultat qu'en utilisant pour le réglage à dispersion de bande deux bobines mon- tées, par exemple, en série dont l'une est invariable et l'autre est constituée par une bobine à noyau coulissant. Cette dernière bobine possède alors une inductance assez faible pour que, pour la course donnée du noyau, la variation de l'inductance totale des deux bobin.- montées en série corresponde à la gamme de longueur d'ondes à cou- vrir.
Il est évident que cette solution est compliquée et qu'il y a donc grand avantage à pouvoir disposer de bobines à noyau coulis- sant à l'aide desquelles on obtient, pour une valeur initiale donnée de l'inductance, une variation d'inductance pour ainsi dire arbitrairement faible, pour une course également donnée du noyau.
Suivant l'invention, on obtient une bobine à noyau coulis- sant de ce genre en la constituant par un ou plusieurs enroulements dont l'inductance va en augmentant, un noyau de fer relativement court étant disposé dans cette bobine de manière à pouvoir se dé- placer tout en restant à l'intérieur de l'enroulement.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de l'invention.
La fige 1 représente deux bobines 1 et 2 qui possèdent une inductance L1 et L2 respectivement et qui sont enroulées sur la même douille de bobine 3. La longueur des deux bobines est égale à 1. Elles sont donc de même longueur. On suppose que l'in- ductance mutuelle est assez faible pour être négligeable. Un noyau 4 en fer à haute fréquence est disposé de manière à pouvoir coulis- ser dans la douille de bobine. Si les deux bobines sont montées en série et le noyau 4 se trouve dans la bobine 1, l'inductance totale du circuit en série est de L1 + L2,
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désignant la perméabilité effective du noyau 4, c'est-à-dire le coefficient qui indique l'accroissement de l'inductance sous l'effet de l'introduction du noyau dans la bobine.
Si., par contre, le noyau 4 se trouve dans la bobine L2, l'inductance totale est de
EMI3.1
i AL-
La variation d'inductance qu'on obtient en retirant le noyau de la bobine 1 et en l'enfonçant dans la bobine 2 est donc de
EMI3.2
ail = LI + L.2 - 11 - IL.2 = (Ll - L;2) ( % 1).
Il en découle que la valeur de la variation d'inductance L dépend de la différence des deux inductances L1 - L2 des deux bobines. En choisissant judicieusement cette différence, on peut donc obtenir une variation d'inductance pour ainsi dire arbitraire- ment faible pour une course donnée du noyau. En général, on dé- sirera obtenir, en plus d'une variation d'inductance déterminée pour une course complète du noyau, une variation déterminée de l'inductance en fonction de l'endroit où se trouve le noyau. On peut y parvenir en disposant entre les bobines 1 et 2 encore d'autre bobines dont les inductances varient suivant une règle judicieuse- ment choisie. En fin d'opération, on obtient ainsi une bobine cons- tituée par un seul enroulement continu à pas variable.
Un mode de réalisation d'une bobine de ce genre est représenté sur la fig.2, un enroulement 3 à pas variable étant disposé sur un cylindre 1 muni d'une embase 2 en matière isolante. Dans la douille de bobine peut coulisser axialement un noyau 4 en fer à haute fréquence.
Le choix du pas de l'enroulement permet d'obtenir une variation d'inductance déterminée en fonction de l'endroit où se trouve le noyau.
RESUME
Bobine à noyau coulissant dont la particularité consiste en ce qu'elle est constituée par un ou plusieurs enroulements à induc- tance allant en augmentant et qu'un noyau de fer relativement court-