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Procédé de fabrication de superphosphate à cristaux fins.
Le procédé de fabrication de superphosphate à cristaux fins, décrit dans le brevet principal, nécéssite l'emploi non seulement de bandes transporteuses de refroi- dissement, mais encore d'un mélangeur travaillant d'une manière discontinue pour brasser la bouillie de super- phosphate, car dans les mélangeurs connus travaillant
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d'une manière continue, la bouillie ne séjourne pas un temps assez long pour qu'elle devienne visqueuse et, en outre, le temps de brassage varie suivant les conditions choisies. La viscosité de la bouillie est influencée par exemple d'une manière importante par la température de l'acide servant à l'attaque, le genre de phosphates traités et l'intensité de l'opération de broyage. Le mé- langeur d'Eirich suffit à remplir les conditions exposées.
La difficulté rencontrée pour réaliser le pro- cédé décrit dans le brevet principal, réside dans une ré- partition continue et régulière sur la bande transpor- teuse de refroidissement de la bouillie de superphosphate, qui tombe d'une manière discontinue.
Il existe déjà, il est vrai, des procédés dans lesquels on évacue le superphosphate au moyen de bandes transporteuses ou de tout autre dispositif analogue. Hais, dans ces procédés, ou bien les conditions que doivent rem- plir les moyens de transport sont foncièrement différentes de celles de la présente invention, ou bien l'appareil de brassage est différent ou bien encore la qualité du produit obtenu est complètement différente de celle que l'on par- vient à réaliser avec le procédé décrit dans le brevet principal.
Si on emploie par exemple un procédé pour rece- voir la bouillie du superphosphate fluide et claire telle que celle que l'on obtient à la sortie des appareils d'at- ta.que normaux utilisés dans la fabrication du superphos- phate, la chambre d'attaque comporte un dispositif, qui consiste en des caisses mobiles à charnières. La série des caisses disposées l'une à côté de l'autre a une langueur de 10 mètres, une largeur de 2 mètres et une hauteur de 0,75 m. Ce dispositif de transport sert non pas au refroi- dissement, mais seulement à l'évacuation de la matière.
Dans un autre procédé, la bouillie de superphos-
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phate est brassée jusqu'à solidification par un dispositif à chaine. Le produit obtenu non poreux tombe ensuite sur une bande transporteuse, qui sert seulement à l'obtention d'un certain degré de solidification plus poussé.
Il a été aussi recommandé d'amener la bouillie de superphosphate dans une turbine mélangeuse à l'état d'émulsion f luide. La turbine mélangeuse provoque suivant son genre et son mode de fonctionnement un mélange intense et une pénétration de l'air pour obtenir le degré particu- lier d'émulsion, ce qui nécessite seulement un séjour très court de la bouillie dans l'appareil mélangeur. Le produit obtenu fortement poreux, tombe sur des bandes transpor- teuses, sur lesquelles la structure poreuse est ménagée même pour la réception sur les bandes transporteuses voi- sines par interposition d'un dispositif de broyage cons- truit d'une façon particulière.
Dans ces trois procédés, on n'attache aucune importance du refroidissement de la bouillie de super- phosphate et on atteint et recherche en aucune manière la désagrégation spontanée de la matière attaquée en poudre de superphosphate finement cristallisée. Même les appa- reils mélangeurs des deux derniers procédés cité,s se dis- tinguent d'une manière fondamentale de celui qui est né- cessaire pour obtenir un superphosphate à cristaux fins.
Dans ces deux procédés, on emploie, contrairement à la présente invention, des appareils mélangeurs agissant d'une manière continue, qui permettent seulement d'une manière très approximative ou même pas du tout, une adap- tation satisfaisante au temps d'attaque, comme indiqué au début.
La présente addition a pour objet un disposi- tif pour la fabrication de superphosphate finement cris- tallisé et représente un autre mode de réalisation de l'objet dédrit dans le brevet principal.
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Conformément à cette addition, on obtient une répartition régulière de la bouillie de superphosphate tombant d'une manière discontinue, en disposant entre le mélangeur d'Eirich et la bande de refroidissement, un ré- cipient qui ne reçoit qu'une quantité limitée de matière: environ 2 à 3 charges du mélangeur.
On doit apporter une attention particulière au maintien de la propreté du récipient intermédiaire, car le pétrissage de la bouillie visqueuse sur les parois pour- rait provoquer bientôt un engorgement. A cet effet,, on a prévu un cadre presseur d'une construction solide, ui se déplace dans deux glissières, enlève par les parois par suite de son mouvement de va-et-vient les restes de super- phosphate et favorise la vidange du récipient intermédiai- re. Par une commande de vitesse réglable, on adapte son mouvement au rythme de travail du mélangeur Eirich.
La tubulure d'aspiration du récipient intermé- diaire est connectée à un ventilateur de manière à évacuer les gaz, qui peuvent se dégager dans le récipient intermé- diaire comme le gaz carbonique, la vapeur d'eau et des gaz contenant de l'acide fluorhydriue.
A titre d'exemple, on a représenté au dessin annexé :
Figure 1, la forme de réalisation la plus simple de l'invention.
Figure 2, le même dispositif coupé suivant la ligne A-B.
Figure 3,, un dispositif de remontée du produit fini avec ses bandes transporteuses et l'arrivée dans la machine de broyage.
La figure 4 représente une autre réalisation du dispositif conforme à l'invention, dans laquelle le fond du récipient intermédiaire est formé par deux tam- bours cylindriques qui tournent en sens opposé vers l'in- @
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térieur. il est avantageux de donner à l'un de ces tam- bours un diamètre suffisamment grand pour que le bord de la tubulure d'évacuation au mélangeur d'Eirich se trouve sensiblement perpendiculaire au bord du tambour. La vites- se de rotation de ce tambour peut être modifiée. Ce tam- bour est monté rigidement. Le second tambour est plus petit et tourne à une vitesse constante. il est, en outre, dé- plaçable horizontalement dans certaines limites de manière à pouvoir modifier l'espace libre entre les tambours.
Ces deux tambours comportent extérieurement une joue. Celle du plus petit tambour est plus petite que celle du grand. La largeur du petit tambour est plus petite que celle du grand de manière ue ses joues soient à l'inté- rieur de celles du plus grand. Les joues des tambours en se recouvrant assurent ainsi l'étanchéité latérale du fond ouvert du récipient intermédiaire qui doit être obtenu quand on augmente l'intervalle des tambours entre certaines limites. Par un choix convenable de la vitesse de rotation du grand cylindre ou de l'intervalle entre les tambours, on peut amener la bouillie visqueuse en quantité convenable .sur la bande transporteuse de refroidissement.
La figure b montre une coupe de la figure 4 sui- vant la ligne A-B.
Les figures 6 et 7, correspondant aux figures 4 et 5, montrent des détails du cadre presseur suspendu dans les glissières.
Le mode de fonctionnement conforme à l'invention peut être expliqué comme suit*
Dans le mélangeur d'Eirich 1, la bouillie de superphosphate obtenue à partir de farine de phosphate brut et d'acide sulfurique, est travaillée d'une manière intense dans un agitateur jusqu'à destruction de la plus grande partie du carbonate. La matière est évacuée dans le récipient intermédiaire 5 par une fermeture du type dit à cloche 2 et par une tubulure 3 reliée rigidement au plan-
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cher du mélangeur d'Eirich et tournant ainsi avec lui.
La tubulure 3 est nettoyée automatiquement par un râcleur 4, monté à l'intérieur. Dans le récipient 5 va et vient un cadre presseur 6 à une cadence dépendant du temps de remplissage et de vidange du récipient inter- médiaire, c'est-à-dire toutes les 4 à b minutes pour main- tenir propres les parois.
La suspension du cadre presseur ui, dans la forme de réalisation représentée figure 1 est la même que celle qui est décrite dans la forme de réalisation conforme à la figure 4, est visible sur les figures o et 7. Il est suspendu dans des glissières et reçoit son entrainement par l'intermédiaire de deux plateaux d'entrainement de course variable. Ces plateaux permettent d'adapter les mouvements du cadre au rythme de travail du mélangeur D'Eirich. Le récipient intermédiaire se vide en 4 à 5 minutes environ.
Bans le dispositif représenté figure 1, le ré- cipient intermédiaire 5 se trouve immédiatement au-dessus de la bande transporteuse de refroidissement 7, dont la vitesse peut être réglée à volonté au moyen d'un moteur à tambour. Le récipient intermédiaire est relié par une tubulure 10 à un ventilateur, qui aspire les gaz qui se dégagent dans le récipient intermédiaire.
Le dosage du superphosphate sur la bande est déterminé par le galet glissant 8 et son contre galet 9.
Les galets sont maintenus propres d'une manière permanente par un râcloir 8.
Le refroidissement du superphosphate sur les bandes peut être augmenté le cas échéant en soufflant l'air ambiant au moyen d'un souffleur.
Le produit fini est remonté par les bandes trans- porteuses et jeté (voir fig. 3) dans la machine de broyage 11, qui est constituée par une couronne de couteaux tour- nant horizontalement et un cône délimiteur se déplaçant
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verticalement. Le superphosphate est ici découpé finement, tombe dans les magasins et achève de se refroidir.
Dans la forme de réalisation représentée figure 4, la bouillie de superphosphate tombant du mélangeur d'Eirich est reçue par les deux cylindres 12 et 13. Le cylindre 12 est monté d'une manière fixe, mais est en- trainé d'une manière variable. Les deux râcloirs 14 et 14a assurent la propreté de leurs surfaces. Le tambour 13 est déplaçable horizontalement, de telle sorte que la distance entre les deux cylindres peut être modifiée suivant les besoins. Les deux cylindres sont munis sur leurs côtés extérieurs d'une joue 15 ou 16, de telle sorte que ces dernières se recouvrent en leur point de contact.
On peut doser la quantité de superphosphate en modifiant la vitesse de rotation du cylindre 12 et en réglant la distance des cylindres 12 et 13.
La matière visqueuse tombe sur la bande trans- porteuse 17, dont la vitesse peut être également modifiée.
La matière est entrainée par cette bande et est égalisée par le cylindre 18 et son contre-cylindre.