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Procédé et dispositif de décortiquage et de nettoyage des tiges de fibres de liber, notamment de lin.
L'élimination des parties ligneuses contenues dans les tiges du liber du lin en paille ou en tige, en vue d'obtenir un liber non détérioré et parfaitement exempt de parties ligneuses, constitue l'un des problèmes les plus importants à résoudre pour mettre cette plante textile non importée à la disposition de l'in- dustrie textile avec le rendement le meilleur.
Bien que la plupart des procédés de traitement s'en tien- nent pour la tige de fibre de liber à l'opération déjà séculaire du broyage ou macquage, suivi de nettoyages effectués dans des machines de nettoyage montées à la suite, telles qu'une grille,:
' mobile à aiguilles avec des battoirs à aiguilles oscillants dispo-
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sés par dessus ou avec une grille immobile de lattes longitudinales comportant des battoirs à aiguilles oscillants qui pénètrent par le bas dans les intervalles, lesquels constituent des dispositifs qui brouillent et endommagent le voile de liber dans sa disposition Ion gitudinale, les propositions n'ont pas manqué pour des dispositifs et des procédés permettant d'obtenir une élimination économique des parties ligneuses contenues dans le liber du lin en paille ou en tige en se basant sur d'autres principes.
A cet égard, on peut considérer comme le plus original le dispositif décrit dans le brevet allemand n . 584. 249 qui obtient une élimination poussée de la partie ligneuse tout en ménageant le liber. Malheureusement, ce mécanisme connu sest révélé toutefois comme trop compliqué dans la pratique. Le personnel qui conduit la machine est astreint à des conditions de travail trop difficiles à réaliser en ce qui concerne l'introduction de la tige dans cette machine, ainsi qu'en ce qui concerne la conduite et l'entretien de la machine.
Le dispositif connu comporte des cylindres avec une divi- sion de la cannelure variant entre 1 mm. et environ 4 mm. et qui augmente au fur et à mesure qu'on se rapproche de la fin de l'opé- ration. Les cannelures des differents cylindres s'engagent exacte- ment par leurs saillies dans les creux les unes des autres, et leurs intervalles vont en diminuant au fur et à mesure qu'on se rapproche de la fin de l'opération. C'est ainsi que dans la paire de cylindres du début, l'intervalle compris entre le sommet des cannelures et le fond de la gorge est de 0,7 mm. par exemple, et dans la dernière paire de cylindres d'environ 0,25mm. Le réglage des intervalles doit être effectué à la loupe.
On prévoit environ 8 à 10 sortes de cannelures réglées différemment, dont les périmè- tres différents nécessitent, du fait que la vitesse périphérique doit être maintenue constante, un système compliqué de réduction ou de démultiplication entre les cylindres, avec une division très
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fine de la denture du mécanisme des roues (module 1). Pour recueil- lir tout choc qui pourrait endommager le liber, les cylindres infé- rieurs sont disposés élastiquement sur des cales en cuir ou en caoutchouc placées sous les paliers des cylindres. Les cylindres supérieurs exigent absolument une commande d'entraînement impérative par les cylindres inférieurs.
L'invention est relative à ces dispositifs et son but est de supprimer l'extrême précision qui est nécessaire dans les machines de ce genre qui sont actuellement connues.
La caractéristique principale de la presente invention consiste en ce que l'on comprime la tige de liber entre une arête métallique obtuse, par exemple en fer, et un support élastique, par exemple en bois, ou bien entre une arête élastique obtuse, en bois par exemple, et un support métallique en fer par exemple, opération dans laquelle la tige est soumise à une empreinte, mais non pas à une détérioration, tandis que la partie ligneuse cassante de la tige subit non seulement une deformation, mais aussi une mo- dification destructive de sa structure, ce qui a pour effet qu'elle se trouve séparée du liber.
A l'aide des dessins joints, l'invention va être décrite en détail d'après un exemple d'exécution.
Sur les dessins, les figures 1 et 2 représentent en une élévation et en une vue en plan l'ensemble du dispositif qui sert à éliminer les parties ligneuses et à nettoyer les tiges de fibre de liber, l'ensemble de l'installation se composant de trois parties qui sont d'abord un dispositif qui sert à séparer les ra- cines d'avec la tige de liber, un second dispositif qui sert à éli- miner ensuite les parties ligneuses de la tige de liber, et un troi- sième dispositif, monté à la suite du précédent, qui assure l'éli- mination des particules les plus fines de matière ligneuse séparées de la fibre mais qui se trouvent encore entre les rubans de la fi- bre.
C'est pour cette raison que le premier dispositif est désigné ci -après sous le nom de coupe-racine, le second est dénommé décorti-
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queuse et le troisième dispositif de nettoyage ou ouvreuse à losan- ges ou rhombes.
Les figures 3, 4, 9, 10 et 11 représentent le troisième dispositif c'est-à-dire l'ouvreuse, tandis que les figures 5, 6, 7 et 8 servent à faire ressortir le mode de fonctionnement du coupe- racine et de la décortiqueuse. Ces figures représentent en détail les éléments suivants:
La figure 3 montre comment se forment les losanges dans le voile de liber au moyen de l'ouvreuse.
Sur la figure 4 est représentée une vue de face de l'ou- vreuse vue en sens contraire de celui du mouvement des tiges de fibres de liber.
La figure 5 représente la cannelure des cylindres du coupe-racine.
La figure 6 représente une paire de cylindres d'empreinte, constituée par un cylindre cannelé et par un cylindre uni. Entre les deux cylindres se trouve la tige de fibre de liber avec ses différentes couches de fibre de liber.
La figure 7 est une représentation graphique du déplace- ment des couches d'une tige de fibre de liber telle qu'il est provo- qué par les cylindres d'empreinte.
La figure 8 montre de quelle façon les différents cylin- dres d'ernpreinte sollicitent les différentes couches de la tige de fibre de liber.
La figure 9 représente à plus grande échelle un détail particulier de l'ouvreuse.
Sur la figure 10, on a également représenté à plus grande échelle une partie de l'ouvreuse vue de devant. Cette figure est destinée à montrer de quelle façon on obtient le mouvement oscillant de l'ouvreuse suivant une direction perpendiculaire au sens longitu- dinal du mouvement de la fibre de liber.
La figure 11 est une vue en plan qui correspond à la fi-
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gure 10.
La figure 12 est une vue de face qui correspond aux figures 1 et 2, le dispositif étant vu dans le sens du mouvement de la tige de fibre de liber.
Les figures 13 et 14 représentent schématiquement la compression des tiges de fibre de liber entre le métal et le bois.
La tige brute est introduite dans le dispositif repré- senté sur les figures à l'état où elle se trouve après le séchage à l'air, c'est-à-dire avec une teneur en humidité d'environ 6 à 10%, et d'autre part aussi étalée et parallèle que possible, sans superposition de couches les unes sur les autres ni croisement, et sans corps étranger, les racines des tiges se trouvant toutes d'un même côté, l'introduction se faisant tout d'abord dans le coupe-racine W. Ce dernier se compose de deux paires 1 et 2 de cylindres qui sont exécutés en fer et qui sont munis de cannelures grossières qui ne pénètrent les unes dans les autres (voir fig. 5) que d'une faible quantité, par exemple d'un huitième de leur hau- teur.
La tige brute bien étalée parallèlement avec les racines toutes tournées du même côté parvient sur la table d'alimentation 30 et est poussée avec les racines tournées vers l'avant vers les deux paires 1 et 2 de cylindres cannelés en fer. La direction de dé- placement des tiges à l'intérieur de l'ensemble du dispositif cons- titué par le coupe-racine, par la décortiqueuse et par l'ouvreuse est représentée par des flèches, ainsi qu'on le voit notamment dans la figure 2.
Comme la partie de la racine de la tige de fibre de liber ne contient, comme on sait, aucune fibre jusqu'à l'hypocodile, c'est-à-dire jusqu'à l'axe du cotylédon et qu'elle casse très faci- lement, au passage à travers la paire des cylindres 1 et 2 du coupe- racine toutes les racines dépourvues de fibre de la tige sont brise- en une seule fois jusqu'à l'axe du cotylédon, et de ce fait on ob- tient pour les cylindres suivants une diminution considérable du
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travail, car, suivant la variété de la fibre brute, la part que les racines représentent dans l'ensemble des parties ligneuses qui doivent être éliminées de la tige représente tout de même entre 10 et 25%.
Dans les différentes tiges, l'épaisseur de la tige est différente. Pour cette raison, il est avantageux d'exécuter d'une façon différente les cannelures des cylindres des paires 1 et 2, de telle sorte que la paire 1 de cylindres ait des cannelures plus grossières et la paire 2 des cannelures par exemple plus fines. Par ce moyen, on obtient que soient également éliminées les racines des tiges relativement fines.
La forme des cannelures est représentée spécialement sur la figure 5. Elle est différente des autres formes de cannelures par le fait que la nervure des cannelures est aussi étroite que possible, afin d'obtenir pour les racines séparées un jeu latéral important. La base ou le fond des intervalles de denture est rond, ce qui évite l'encastrement des racines brisées et en forme de tire-bouchon, qui dans le mouvement de rotation des cylindres sont déversées et tombent à terre. Comme, dans les cylindres du coupe-racine, la division des cannelures est très grossière et que l'engrènement et très peu prononcé (conformément à ce qui a déjà été dit ci-dessus les cannelures s'engagent d'un huitième environ de leur hauteur les unes dans les autres), il est impossible que les cylindres du coupe-racine agissent sur la partie de la tige qui vient à la suite.
Après que les tiges ont été débarrassées de leurs raci- nes par le coupe-racine, elles parviennent dans la décortiqueuse.
Cette dernière est constituée par un certain nombre de paires de cylindres, et dans l'exemple d'exécution on a utilisé six séries de paires de cylindres I à VI, chacune de ces séries contenant à son tour un certain nombre de paires de cylindres. Dans l'exemple d'exécution, ce sont quatre paires de cylindres qui sont contenues dans chacune des séries I à VI précitées, tandis que d'autres paires
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de cylindres supplémentaires peuvent encore être intercalées entre les cylindres précités,.conformément à ce qui sera exposé plus loin. Il y a lieu toutefois de signaler que cette disposition n'a rien d'absolu, et qu'on peut au contraire réduire ou augmenter suivant les besoins le nombre des séries.
Chaque série prise en elle-même peut aussi comporter un nombre moindre ou supérieur de paires de cylindres, et on peut aussi utiliser différentes sortes de cannelures sur les cylindres ; dépend des circonstances.
Dans les séries précitées I à VI de paires de cylindres, on fait de nouveau une différence entre les premières séries et les suivantes. Les premières séries I, II et III sont les paires de cylindres dits d'empreinte, tandis que les séries IV, V et VI sont les paires de cylindres de décortiquage proprement dit. La figure 1 fait immédiatement ressortir qu'il y a une différence entre les paires de cylindres d'empreinte I à III et les paires de cylindres IV à VI de décortiquage, cette différence consistant en ce que dans les paires de cylindres d'empreinte I à III un seul des cylindres de la paire est cannelé tandis que le second cylindre de la même paire est uni, en même temps que dans les paires suc- cessives c'est alternativement le cylindre supérieur puis le cy- lindre inférieur qui est cannelé, et ainsi de suite.
Dans les paires de cylindres de décortiquage des séries IV, V et VI les deux cylindres des différentes paires sont au contraire cannelés l'un et l'autre.
Avant de décrire en détail la décortiqueuse vont être exposées les raisons pour lesquelles cette décortiqueuse comporte la forme et la disposition qui font l'objet de la présente inven- tion. Cette forme et cette disposition ont été adoptées parce que la présente invention est basée sur le fait qu'une tige de liber que l'on comprime entre une arête métallique obtuse (en fer) et un support élastique plus tendre que le métal, en bois par exemple, ne subit aucune détérioration, tandis que les parties li- gneuses fragiles de la tige de liber autour desquelles le liber se
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trouve disposé subissent bien une détérioration. Il en est de même dans le cas où on comprime la tige de liber entre une arête en bois obtuse et un support uni en métal.
Ces deux modes de compression de la tige de fibre de liber sont représentés schématiquement sur les croquis des figures 13 et 14.
La série I comprend les paires 3 à 6 de cylindres. A l'entrée de la tige dans la paire 3 se déroule, pour les diffé- rentes couches des tiges, l'opération qui est représentée graphi- quement sur les figures 6 et 8, cette opération se renouvelant dans les paires de cylindres suivantes, y compris la paire 13 de la série III. Dans la paire 3, le cylindre supérieur est cannelé et le cylindre inférieur uni. Il en est de même dans les figures 6 et 8. Tout d'abord, le tube formé par la tige de liber est aplati, en même temps qu'il se produit du fait de la structure de la tige une fissuration dans le sens de la longueur. Les dents du cylindre cannelé supérieur en fer (division d'environ 1,5 à 2 mm. qui cor- respond à peu près à l'épaisseur de la tige dans la partie de la plante qui porte les fleurs) produisent une empreinte dans la face supérieure de la tige.
Selon ce qui a déjà été dit ci-dessus, le cylindre inférieur qui est en bois est uni, donc dépourvu de can- nelures. Cette paire 3 correspond donc à la figure 13 d'après la- quelle la tige de fibre de liber est comprimée entre une arête métallique et un support uni en bois.
Sur la figure 8 a été représentée schématiquement la façon dont les différentes couches de la tige sont sollicitées. L'écorce fragile (pellicule de chitine) se bombe et s'allonge entre les dif- férentes arêtes de la cannelure, c'est-à-dire dans les intervalles (ou cannelures). Le liber élastique est soumis à la même contrainte.
Les couches supérieures de liber le sont davantage, et les couches inférieures le sont moins. La couche fragile et cassante des partie= ligneuses est encore soumise dans la partie supérieure à une opéra- tion analogue qui va toutefois en diminuant vers le milieu pour
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s'annuler presque complètement. En même temps, la face inférieure de la tige est simplement comprimée par le cylindre uni en bois.
Conformément à ce qui a déjà été dit ci-dessus, dans la seconde paire 4 de cylindres d'empreinte de la série I, le cylindre infé- rieur est cannelé et le cylindre supérieur uni. En conséquence, lorsque la tige pénètre dans la paire 4 de cylindres, les couches sont sollicitées en sens contraire, c'est-à-dire que les couches qui subissaient précédemment un allongement sur la face supérieure sont refoulées maintenant en sens contraire. Lorsque la tige passe alors à travers la troisième paire 5 de cylindres d'empreinte de la série I, le même traitement que celui de la paire 3 de cylindres d'empreinte se renouvelle inais en sens contraire de l'opération qui se produit dans la paire 4 de cylindres d'empreinte.
La face supérieure de la tige est aplatie par le cylindre supérieur uni en bois de la paire 4 de cylindres de compression, et la couche de liber dont la profondeur a été augmentée par les empreintes et dont la longueur a été augmentée en conséquence devrait théorique- ment revenir à la forme et à la longueur initiale. Mais comme les couches qui relient le liber et les parties ligneuses fragiles se sont également déjà ameublies, il se produit des gonflements du liber déjà séparé des parties ligneuses déjà endommagées. Il n'y a aucune difficulté à soumettre au calcul cette opération du dépla- cement des couches de liber et des parties ligneuses, ce déplacement étant représenté graphiquement et très agrandi sur la figure 7.
On aperçoit dans la partie droite de la figure 7 l'importance du dé- placement des différentes couches de la tige.
Les manoeuvres décrites se répètent par conséquent dans le passage à travers les paires de cylindres d'empreinte de la série I. Il y a lieu de signaler que toutes les cannelures de la série I sont de la même finesse et sont établies pour la partie de la tige de la plante qui porte les fleurs.
Ensuite, c'est le tour des paires 7 à 10 de cylindres
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d'empreinte de la série II. Les opérations sont en elles-mêmes, dans le passage à travers ces paires 7 à 10 de cylindres d'em- preinte, les mêmes que dans la série I, sauf que les cannelures ont une division plus grossière (moyenne) et correspondent à peu près à l'épaisseur de la partie moyenne de la tige.
Après que la tige de fibre de liber a également passé à travers cette paire de cylindres d'empreinte, elle parvient dans la série III qui comporte les paires 11 à 14 de cylindres. Ici également se déroule l'opération semblable à celle des séries I et
II qui a déjà été décrite. Dans les paires 11 à 13 de cylindres, la division des cannelures est de nouveau plus grossière et cor- respond à peu près à l'épaisseur de la tige à l'extrémité située du côté de la racine. Dans ce cas, la paire 14 de cylindres est une paire de cylindres unis, dont l'un est également en bois et l'autre en fer. On a prévu la paire 14 de cylindres unis pour faire disparaître toutes lesempreintes et pour augmenter également l'effet du travail dans les paires suivantes de décortiquage.
C'est la raison pour laquelle avant de parvenir dans les paires de cy- lindres de décortiquage proprement dits des séries IV à VI, la ti- ge est d'abord comprimée par la paire 14 de cylindres unis.
Selon ce qui a déjà été exposé ci-dessus, les cylindres cannelés d'empreinte des séries I, II et III sont en fer et les cylindres opposés correspondants en bois ou en une matière élas- tique analogue. La disposition des cylindres en fer et des cylin- dres en,bois est alternée, de telle sorte que le cylindre cannelé d'empreinte en fer constitue tantôt le cylindre supérieur et en- suite le cylindre inferieur, de telle sorte qu'on obtienne d'une manière certaine l'exécution d'empreintes dans les faces latérales de la tige et 1'aplatissement de ces faces (par le haut et par le bas).
On a vu que dans le sens du mouvement de la tige de fibre., de liber la division des cannelures des différentes paires de cy-
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lindres d'empreinte va en augmentant. Par ce moyen, on obtient non seulement que chaque partie de la tige,à savoirla partie qui porte les fleurs, la partie moyenne et l'extrémité située du côté de la racine reçoive desenpreintes d'une .importance qui lui corresponde, mais aussi que les empreintes soient exécutées tou- jours dans une autre partie, de telle sorte que l'opération du décalage réciproque des couches de liber et des parties ligneuses (glissement) devienne de plus en plus intense.
Au passage à travers les paires des cylindres d'empreinte des séries I, II et III, la couche de liber se trouve donc déjà séparée de la couche des parties ligneuses. La couche de parties ligneuses est disposée entre le liber comme les feuilles d'une carte, la tige est aplatie et est fendue dans le sens de la lon- gueur. Le rôle de la paire 14 de cylindres unis a déjà été exposé ci-dessus.
La tige travaillée de cette façon parvient alors dans les paires de cylindres de décortiquage proprement dits qui sont subdivisées en série numérotées de IV à VI. Ces séries comprennent les paires de cylindres 15 à 29, tandis que pour des raisons déter- minées qui seront exposées plus loin on dispose des paires de cy- lindres unis entre les paires de cylindres de décortiquage propre- ment dits. Par différence avec les paires de cylindres d'empreinte des séries I, II et III, dans les paires de cylindres de décorti- quage le cylindre supérieur et le cylindre inférieur sont cannelés l'un et l'autre.
La série IV de décortiquage comprend les paires 15 à 18 de cylindres de décortiquage proprement dit, auxquelles s'ajoute encore une paire 19 de cylindres unis. Dans le passage à travers ces cylindres, les tiges (ou couches) subissent des contraintes d'allongement et de refoulement analogues à celles qui sont re- présentées sur la figure 8 et qui ont été décrites à l'aide de cette figure.
Il y a toutefois une différence qui consiste en ce que l'on courbe (et qu'on ondule) aussi bien la face supérieure que
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la face inférieure de la tige, car on a cannelé aussi bien les cylindres supérieurs que les cylindres inferieurs. Les paires 15 à 18 de cylindres sont cannelées grossièrement, la division de la cannelure correspondant à peu près à l'Épaisseur à l'extrémité située du côté de la racine. On a donc la même cannelure que dans les paires 11 à 13 de cylindres d'empreinte de la série III. Par la forte ondulation, la partie ligneuse fragile séparée du liber se brise, tandis que le liber reste sans être influencé, étant donné qu'il est sans liaison avec la couche de parties ligneuses et qu'il conserve sa forme de bande (faisceaux de liber).
Le dispositif est établi de telle sorte que ce soit,al- ternativement et successivement un cylindre en fer cannelé qui se trouve dans le haut et est en prise avec un cylindre cannelé en bois placé dans le bas, et inversement, tout comme dans les séries I à III.
La différence entre les paires de cylindres des séries I à III et les paires de cylindres de décortiquage des séries IV à VI consiste, ainsi que cela a déjà été exposé ci-dessus, simple- ment dans le fait que, dans les paires de cylindres d'empreinte des séries I à III, c'est soit le cylindre supérieur soit le cylindre inférieur qui est cannelé, et cela en alternant le cylindre cannelé et le cylindre uni , tandis que , dans les paires de cylindre de décortiquage des séries IV à VI, on a cannelé aussi bien le cy- lindre supérieur que le cylindre inférieur.
La division de la cannelure est la même dans tous les cylindres de la série IV, tout comme dans les paires de cylindres d'empreinte des séries I, II et III. Lorsque la tige abandonne les cylindres 15 à 18, elle a déjà perdu une partie considérable de ses parties ligneuses et les tiges parviennent alors, en vue de la sup- pression des ondulations et de l'accroissement de l'effet obtenu par le travail, entre les deux cylindres unis 19 (bois et fer).
Ensuite, elles parviennent dans les paires 20 à 23 de cylindres de décortiquage de la série V.
La disposition et le mode de fonctionnement des paires de
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cylindres de la série V sont les mêmes que dans la série IV, sauf que la cannelure des cylindres est adaptée à l'épaisseur de la partie moyenne de la tige, c'est-à-dire égale à la cannelure des paires de cylindres d'empreinte de la série II. Dans ce cas éga- lement, toutes les cannelures des cylindres de la série V sont i- dentiques entre elles. Les tiges parviennent à nouveau., après avoir passées à travers les paires 20 à 23 de cylindres de décor- tiquage, entre deux paires de cylindres unis 24 (fer et bois) pour obtenir l'effet précité de travail, et ensuite elles parviennent dans les paires 25 à 28 de cylindres de la dernière série VI de dé- cortiquage.
La disposition et le fonctionnement des cylindres de dé- cortiquage de cette série VI correspond également à ceux des séries IV et V. Mais la division de la cannelure est adaptée à l'épaisseur que la tige présente dans la partie qui porte les fleurs, et est donc égale à la cannelure des cylindres d'empreinte de la série I.
Les cannelures de la série VI sont également identiques entre elles.
En dernier lieu, les tiges passent encore une fois à travers une paire 29 de cylindres unis (fer et bois) pour les raisons qui ont déjà été exposées ci-dessus.
En dehors des paires 1 et 2 de cylindres du coupe-racine, on n'utilise que trois espèces de cannelures différentes tant pour les paires de cylindres d'empreinte que pour les paires de cylin- dres de décortiquage, la division de ces cannelures correspondant à peu près à l'épaisseur que la tige présente dans la partie qui porte les fleurs, dans sa partie moyenne et dans la partie située du côté de la racine.
Par conséquent, dans les paires également de cylindres de décortiquage, on fait' correspondre à chaque partie de la tige la cannelure qui convient à son épaisseur. En outre, grâce à la diversité de la cannelure, la tige est à nouveau ondulée chaque fois en d'autres endroits lors du passage à travers les différentes -séries, et on augmente ainsi considérablement l'effet du travail
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obtenu. Bien entendu, on peut aussi introduire additionnellement, et dans certaines circonstances, une quatrième espèce de cannelure (par exemple dans le cas de tiges très fines) lorsque les circons- tances font apparaître la chose comme avantageuse.
Les cylindres supérieurs sont appliqués sous pression contre les cylindres inférieurs par des ressorts 31 dont on peut régler la pression au moyen de vis 32 et de traverses 33 (voir figures 1, 2 et 12). On Voit dans ces figures également la commande d'entraînement des cylindres. Cette dernière est assurée par des courroies trapézoidales. Sur le moyeu de la poulie 34 est monté le pignon conique 35 qui est en prise avec le pignon conique 36 de l'arbre 37 principal de commande. A chaque paire de cylindres cor- respond un pignon conique 36 de ce genre.
Les pignons coniques 36 montés sur l'arbre continu principal 37 sont en prise avec des pignons coniques 38 prévus sur les cylindres inférieurs (voir nota.:. ment la figure 12) et transmettent par des pignons droits 39 montés sur leur moyeu, et par l'intermédiaire des pignons droits 40, le mouvement de commande aux cylindres supérieurs. Il n'est pas néces- saire de prévoir une démultiplication ou une réduction de la vites- se par suite de la longueur différente due à la cannelure du péri- mètre des cylindres cannelés, lorsque les cylindres ont la même vitesse de rotation les uns et les autres. Dans les cylindres d'empreinte, il ne se produit pratiquement aucune augmentation ou diminution du débit.
Dans les cylindres unis et les cylindres de décortiquage, on peut corriger l'augmentation de débit provoquée par l'ondulation en modifiant le diamètre du cylindre, de telle sorte que le débit d'un cylindre au suivant reste constant.
Il y a lieu également de faire observer qu'il n'est pas absolument nécessaire que l'entraînement des cylindres supérieurs s'effectue impérativement, toutefois, cela parait recommandable pour des raisons de sécurité.
L'ensemble de la disposition de l'appareil de décorti- quage est donc aussi simple que possible, dépourvu de complication,
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exempt d'une précision excessive et, par conséquent, d'une conduite moins sensible et nécessitant moins d'attention. L'élimination des parties ligneuses de la tige est parfaite jusqu'au début de la ramification des branches. Dans les ramifications, les parties li- gneuses sont séparées du liber qui est parfaitement intact. De très fines particules de parties ligneuses séparées de la fibre sont en- core logées entre les bandes de fibre. Pour éliminer également ces dernières, on fait passer le liber qui sort des cylindres 29 de la décortiqueuse dans un dispositif servant à parfaire le nettoyage ou une ouvreuse à losanges.
L'ouvreuse à losanges se compose des éléments suivants: elle comprend deuxsangles sans fin qui tournent, à savoir une sangle supérieure 41 et une sangle inférieure 42. Ces deux sangles sans fin tournent dans le sens du mouvement de la fibre de liber à la même vitesse ou à une vitesse périphérique légèrement supérieure à celle de la paire 29 de cylindres et recueillent entre elles le liber débarrassé des parties ligneuses. Le plan d'introduction entre les sangles 41 et 42 se trouve, par conséquent, à la même hauteur que la sortie de la paire 29 de cylindres.
La sangle inférieure 41 passe sur des poulies 43, et à certains intervalles on a fixé par des rivets 45 sur la sangle des barrettes en bois comportant une arête ondulée 44, ainsi que le montrent en particulier les figures 9 et 10.
La sangle supérieure 42 passe sur les poulies 46. Sur cette sangle, on a fixé au moyen de rivets 48, à des intervalles déterminés, des barres en fer 47 en forme de U, et cela de telle sorte qu'elles se trouvent dans le milieu des intervalles des barre' tes en bois à arête ondulée 44 de la sangle inférieure 41, ainsi que le montre la figure 9. Dans les barres en fer 47 en forme de U, on a disposé de façon mobile les barres en bois 50 sur lesquelles ont été placées des aiguilles 49.
Elles sont guidées par les orga- nes 51 de guidage en forme de pinces prévus sur la barre en fer 47 en forme de U, et le mouvement des barres en bois 50 dans les barre
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en fer 47 en forme de U s'exécute transversalement par rapport à la direction du mouvement du liber, comme l'indiquent les flèches (voir en particulier la figure 10). Dans le milieu des barres en fer 47 a été prévu un simple dispositif à ressort oscillant qui est constitué par une contre-équerre 52 qui est fixée par le rivet 53 sur les différentes barres en fer 47.
Dans la barre en bois 50 qui correspond à la barre en fer 47 a été vissée, avec un décalage égal à la longueur du ressort, la cheville 54 dont la partie qui forme une tige ronde peut se déplacer dans le sens de la longueur de la barre en fer 47 de la quantité E (excentricité) dans une boutonnière 55 prévue dans la barreen fer 47. Dans la partie supé- rieure de la cheville 54 est fixée la tige 56 de guidage du ressort, et entre la contre-équerre 52 et la cheville 54 est monté le res- sort 57. Le fonctionnement de ces ressorts 57 sera décrit plus loin.
Grâce à un dispositif approprié, les barres en bois 50 sont amenées à osciller élastiquement dans le sens latéral dans les barres en fer 47, et, ainsi que cela a déjà été dit ci-dessus, suivant une direction perpendiculaire à celle du mouvement du liber, comme l'indiquent également les flèches doubles. Mais les barres en fer 47 ne doivent pas être entraînées simultanément dans des oscillations. Pour empêcher leurs oscillations, les pinces de guidage 51 frottent le long des barres de guidage fixes 58. Sur ces barres glissent également les barres en bois 50 qui dépassent les barres en fer 47 de la quantité E (excentricité) (voir en parti- culier les figures 10 et 11).
D'autre part, les barres en fer 47 sont réglées de façon à limiter verticalement le degré voulu d'en- trée en prise ou de pénétration des aiguilles 49 dans les interval- les des barres à ailette ondulée 44 (figure 9). Les barres à ai- lette 44 de la sangle inférieure 41 glissent également sur des barres en fer fixes 59. Ces dernières sont également disposées en fonction de l'entrée en prise des aiguilles 49. Les barres en bois 50 de la sangle supérieure 42 avancent chacune avec un décalage
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d'une barre des deux côtés des barres en fer 47 de la quantité E (excentricité).
C'est au moyen de la commande d'entraînement suivante que les barres en bois 50 subissent dans les barres en fer 47 un mouvement d'oscillation élastique dans le sens latéral. L'arbre 61 est entraîné par des courroies trapézoïdales 60. Sur cet arbre sont montés des deux côtés (voir en particulier la figure 4) des pignons coniques 62 qui sont en prise avec des pignons coniques 63 des ar- bres verticaux 64. Sur les arbres verticaux 64 sont montés les excentriques 65 qui agissent sur des joues 66 (voir également les figures 10 et 11) et qui provoquent ainsi un mouvement transversal des joues 66. Les joues 66 se déplacent sur des manchons de guidage 67 qui glissent sur les axes 68 qui font saillie et qui sont ceux des poulies supérieures 46 des sangles.
Les excentriques se déplacent en sens contraire et font glisser par conséquent les joues 66 contre les barres en bois 50 qui avancent (voir également la figure 10) et provoquent par ce moyen un mouvement transversal de ces barres en direction l'une vers l'autre. Dans ce mouvement, les aiguilles 49 des barres en bois 50 tirent sur le voile de liber lorsque ce dernier glisse entre les deux sangles 41 et 42, en étirant ce voile dans le sens transversal, de sorte qu'il se forme des ouvertures en losanges, l'axe transversal du losange étant égal au double de la quantité E (excentricité), c'est-à-dire qu'il n'a que quelques millimètres, tandis que l'axe longitudinal du losange est égal à la division des barres. Sur la figure 3 est reproduite la façon dont les losanges se forment.
Les ressorts 57 ont pour but de ramener constamment les barres en bois 50 à l'intérieur des guidages 47 formés par les barres en fer dans leur position initiale.
Comme les excentriques ont un mouvement assez rapide, c'est très souvent que se produit l'ouverture précitée en losange pendant le passage du voile de liber, de sorte qu'à travers les ouvertures formées toutes les fines particules ligneuses peuvent
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tomber vers le bas comme à travers un tamis.
L'entraînement de la sangle inférieure 41 s'effectue au moyen de la poulie 69 à courroie trapézoïdale fixée sur l'arbre 61 et qui est reliée avec la poulie 71 à courroie trapézoïdale sur l'axe 70 (arbre inférieur de sangle). Sur cet arbre 70 est égale- ment montée la roue dentée 72 dont les dents ont une largeur double de celle des dents de la roue 73 avec laquelle la roue dentée infé- rieure 72 engrène. La roue 73 est disposée sur l'axe 68 (arbre supérieur de sangle), et par ce moyen on entraîne la sangle supé- rieure 42. Par suite du¯déplacement transversal précité, il faut que la roue dentée 72 ait une largeur de dent double de celle de la roue dentée 73 qui est en prise avec elle. Le mouvement de l'ouvreuse à losanges est également indiqué par des flèches dans la figure 1.
De cette façon, on obtient la chute des particules li- gneuses les plus petites sans que la structure longitudinale du liber en soit altérée, brouillée ou même endommagée.
L'ensemble du dispositif est d'une disposition claire, l'utilisation des instruments de traitement n'est pas compliquée, de plus le dispositif est assez robuste et il fonctionne sans aucune perte de fibre.
RESUME ------------
La présente invention a pour objet un procédé de décor- tiquage et de nettoyage des tiges de fibre de liber, en particulier du lin, caractérisé par le fait qu'on comprime la tige de liber entre une arête métallique obtuse, en fer par exemple, et un sup- port élastique, en bois par exemple, ainsi qu'entre une arête élastique obtuse en bois et un support métallique, en fer par exemple, le liber élastique subissant dans cette compression des empreintes mais aucune détérioration, tandis que les parties li- gneuses et fragiles de la tige subissent non seulement une modifies.