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"Procédé pour la déphosphoration et la désoxydation simultenéeude l'acier avec réintroduction concomit- tante do manganèse" @
La présente invention a nour objet un procédé d'ob- tention d'aciers à faible teneur en phosphore, assurant en morne, temps une désoxydation et une réintroduction concomit- tante de manganèse, à partir d'aciers tels par exemple que les aciers élaborés au convertisseur basique.
On sait qu'il est relativement facile, d'obtenir au convertisseur Thomas, un acier à faible teneur on phosphore, sans prendre do précautions prticulières, mais ce résultat n'est souvent obtenu q' 'au rrix d'une suroxydation du métal, il est bien connu, on outre, que si dans ce même convertisseur,
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on introduit, on fin d'opération, du manganèse dans le métal,
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en vue par excmrle, d'un traitement ultérieur toi que désoxy- dation en roche par un laitier, il se ^roc'uit une réintroduc- tion importante de phosphore, due à la réduction par le manganèse du laitier resté dans lfnprarcil ou des rarois imbibées de P05. On peut, pour remédier à cet inconvénient, -comme l'a proposé la demanderesse dans son brevet "' n '.' flu 1.
Février 193C# charger dans l'apnereil, en même temps que le manganèse, un laitier contenant une pronortion de PW 0 six1 "isante pour empêcher cette réduction de l'acide phos- phorique.
La demanderesse a déjà proposé d'autre part, un procédé permettant d'obtenir des aciers à teneur faible en phosphore,
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sans conduire en même tonps, à une teneur prohibitive en oxygène, et môme en provoquant une cetaie c'ésoxydation. Ce procédé con- siste essentiellement à traiter l'acier oxydée à l'aide d'un laitier basique non oxydant, on utilisant l'oxyde de fer dissous dans le métal pour oxyder le phosphore et en faisant absorber l'acide phosphorique ainsi formé par la chaux présente dans le laitier.
Mais, ce procédé ne s'applique qu'à des aciers très oxydés et l'abaissement possible du phosphore qu'il permet d'obtenir est limite par la quantité de l'élément oxydante à
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savoir l'oxyde do fer dissous dans lc métal, cette quantité étant toujours inférieure à la saturation dudit oxyde dans l'acier.
Le precédé, objet de l'invention, a pour but de réaliser une déphosphoration de l'acier, quel que soit le dgré d'oxydation de celui-ci, avec introduction simultanée de manga- nèse dans cet acier et désoxydation concomittante, et ceci sans qu'il soit nécessaire de procéder à une addition do manga- @
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nèse métallique.
Ce procède consiste à traiter l'ccier phosphoré par un laitier basique riche en lino et pouvant contonir également de l'oxyde do fer ainsi que d'autres éléments tels que des fluidifiants, en mettant cn oeuvre une quantité de laitier suffisante pour que la proporti on de P2O5 dans le laitier final soit relativement faible, par exemple de l'ordre de 5 %, le rarrort entre les teneurs en oxyde do manganèse et d'oxyde de fer du laitier initial étant d'autant plus grand que l'on vise une teneur finale en manganèse de l'acier plus élevée.
Dans la mise en oeuvre du procède suivant l'invention, la teneur initiale en Mno du laitier employé pour traiter l'acier sera choisie d'autant plus grande, toutes autres choses étant égales, que la quantité do manganèse à réintro- duirc dans la métal sola plus élevée. La quantité de laitier à mettre en jeu sera d'autant plus grande quo l'on cherchera à obtenir une déphosphoration plus poussée ct une réintro- duction plus importante de mangandse.
Pratiquement, si l'on désire obtenir une teneur finale en manganèse assez élevée, par exemple 0,3 %, lo rapport Mno/Feo Feo sera choisi égal ou supérieur à I.
Le traitement s'effectuera de préférence par l'un des procédés bien connus de brassage violent entre métal fondu et laitier, soit par versement violent du mtal sur le laitier, soit par brassage gazeux provoqué nar un soufflage, soit encore par brassage gazeux provoqué par un dégagement gazeux dû à la réaction, ce qui est le cas en particulier quand on traite un métal carburé.
Le Initier rais en oeuvre pourra être charge dans la
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poche ou dans l'appareil où s'effectue la- réaction, soit à l'état fondu, ce qui est en général très avantageux, soit à l'état solide, lorsque, en particulier, la quantité de laitier à utiliser est relativement faible par rapport à la quantité de métal à traiter, ou lorsque le métal renferme un excédent de chaleur suffisant rour fondre le laitier. On pourra, dans ces derniers cas, charger soit un laitier préa- lablement fermé, soit los déments de ce laitier, à l'état préchauffé ou non.
Le procédé suivant l'invention présente l'avantage, comme indiqué de réaliser une déphospheration do l'acier, tout on le désoxydant d'une façon très sensible. En outre, il permet uno réintroduction de manganèse dans le métal en se passant te toute addition de manganèse métallique. Dans le cas du convertisseur Thomas, cette réintroduction de manganèse peut se faire sans crainte do rephosphoration.
Il suffit pour cela, après un premier soufflage normal ayant abaissé la teneur en phosphore à 0,05 % par exemple, de décrasser l'arnareil et de charger comme deuxième laitier, le laitier conforme à l'invention. Après un sursoufflage très court, destiné à mettre en équilibre le métal et le laitier, la teneur en phosphore se trouvera abaissée à la teneur désirable et, on même temps, le métal aura, grâce à la réduction du Mno du laitier, reçu l'addition de manganèse nécessaire : Il se trouvera donc prêt à la coulée sans qu' aucune addition directe do manganèse n'ait été nécessaire.
En dehors des avantages rappelés ci-dessus, qui apportent une simplification considérable notamment dans le procédé Thomas, particulièrement lorsqu'on veut obtenir, partir d'acier Thomas, un métal de haute qualité, le pro-
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cédé présente dans tous les cas, l'avantage considérable de l'économie de manganèse métallique. Il permet l'emploi de minerai de manganèse au lieu de ferro-manganèse et supprime, par là même, la nécessité de fabriquer spécialement ce donnier alliage, ce qui présente un intérêt économique considérable.
Exemple. Un acier Thomas ayant la composition sui- vante :
C = 0,05 % ; Mn = 0,08 % ; P = 0,05 %, et une teneur on oxygène de 0,060 % a été brassé violemment avec 4 % en poids d'un laitier ayant la composition :
Feo 10
Mno 15 %
Cao = 60 %
Sio2 = 5 % le reste étant constitua par des fluidifiants, en particulier par du spath-fluor.
Après traitement, l'acier avait pour analyse :
C = 0,05 % ; Mn = 0,3 % ; P = 0,012 % et une teneur en oxygène de 0,030 %.
La composition du laitier final était approximative- ment :
Feo = 9 %
MnO 7, 5 %
CaO =62 %
SiO2 = 6 %
P205 = 2,5 %