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procédé et installation pour la production du beurre par concentration de la crème.
L'invention se rapporte à un procédé pour la fabrication continue du beurre et a pour but d'adapter le barattage au travail continu dans les laiteries et non seulement de faire des economies d'appareils et de main J'oeuvre, mais aussi d'améliorer la qualite et le pouvoir du beurre de se conserver.
L'invention a pour point de départ la proposition déjà connue de concentrer, par un traitement de
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centrifugation en deux stade., le lait entier qu'il s'agit de baratter, en une crème dont la teneur en entière grasse est si élevée qu'elle est à peu près égale à la teneur en matière grasse deairee dans le beurre achevé. A cet effet, on produit, a partir du lait entier, au cours du premier stade de centrifugation, une crème, d'une teneur
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d'environ 25 à 60 % en matière grasse, qu'on concentre, lu ,:ours du deuxième stage de centrifugation, suivant ses deairs ou suivant les prescriptions, jusqu'à 80 à 85 %.
Mais
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la .atière ainsi produite, qui a une consistance analogue a celle d'un onguent, conduit, - cause de sa viscosité, à des difficultés en ce qui concerne son passage par les sections étroites des machines centrifuges modernes, en parti-
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culier a travers leurs jaquets de disques, airficuites qui rendent moins aisées ou qui peuvent rendre i.n¯ ossibie la raise en pratique du procédé de barattage en question.
La ,.re-. sente invention roi.,ose ici, cO;1!!le principe, de doru.er a la crème, au cours de son traitement au deuxième stade de cen-
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trifugation, zar le reglage de sa teneur en .matière grasse et de sa tefT1-erature, une viscosité qui Garantit, lorsque la pression est convenablement réglée, un libre passage du roduit à consistance d'onguent : travers la machine centrifu-
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De. CU1ffLe la viscosité de la crème croit 2. mesure que s'alève la teneur en matière grasse, on élève sa température pour réaliser un degré de viscosité déterminé permettant encore la fluidité; on règle sur ce degré la ression qu'on exerce sur le produit dans la machine centrifuge.
L'influence sur la viscosité ae la matière à transformer en beurre peut, suivant l'invention, être exercée
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encore de diverses autres faens. Elle est rcalisable par exemple en connexion avec le lavage du rro"uit. S'il parait nécessaire d'éliminer de la crème, de l'albumine et du lac- tose en excès, on ajoutera de l'eau à cette crème après @
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quotut aura quitté le premier stade de centrifugation, i,' agglomération de petits globules gras de beurre qui se pro-
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duit au deuxième stade de la centrifugation augmente tellement la viscosite du produit, qu'il se présente le aanger de formation de grumeaux qu'on doit absolument éviter.
Con-
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formément à l'invention, on agisse a cet e'fate la visco- site de la matière dans une mesure convenable e. cela avant que la crème, qui a subi une première sep ration, soit conduite au séparateur employe pour la concentration. A cet ef-
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t'et, oi, additionne, a cette crème déjà sé.arGe, l'eau ajoutée pour le lavage, tempérée à + 90 f environ, en une qu.-.n- tité egale au moins à 20 % du débit horaire. Le mélange de crème et a'eau a alors la température de + 85 environ. on
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.ourlait bien, sans nuire au ,as.¯ ,ge travers 1......",cLLe centrifuge, permettre une température un peu 1'1.US basse, ,.,ais on devrait alors renoncer à l'effet de.la te. erature elevee dont le resultat est de tuer les germes.
L'application d'une température + 85 environ a donc, suivant l'invention, un
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double but, à savoir, d'une part, ci'abaisser a viscosité et de produire, a une pression déterminée dans le bol ue la machine centrifuge, les conditions convenables de courants, ae tourbillons et de 'ottement a l'interieur des m.Li.ces couches de liquide et, d'autre ,, art, de produire du beurre exempt de ge.:.1es ,athogcnes, car . la ternir, .ure ae + 85. environ la partie de loin 1 ¯ lus consiàérable des gerbes est tuée. On peut aussi a¯,pliquer un cÎlau1'.fage de iongue durée, c'est-.-dire travailler w des .e.7i1¯eratures lus basses et substituer . une tel11. t;lrature elevée une durée plus Iongue de son action, mais ici ..gaIement, on doit tenir compte de la viscosité de la crème.
Au lieu d'agir, par addition d'eau tempérée sur la viscosité de la matière à baratter, on peut aussi l'inflaencer en ajoutant à la crème, après qu'elle a quitté le
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premier stade de centrifugation, clulat7mWi*lr, d'une température suffisamment élevée, par exemple également de + 90 , de façon qu'à la machine centrifuge du deuxième stade on conduise un mélange de crème et de lait écrémé.
De la deuxième machine centrifuge sort alors, comme pro- duit principal, un produit de barattage capable de couler qui contient du lait maigre au lieu de 1' eau qu' elle' con- tenait jusqu'alors, tandis que le sous-produit du deuxiè- me stade de centrifugation est egalement du lait maigre.
Outre l'obtention de conditions de passage sans encombre au cours du deuxième stade de centrifugation, on obtient par l'addition de lait maigre temperé, l'avantage d'un en- richissement du produit de barattage en substances nutriti- ves précieuses, en particulier en albumine. Alors que, jus- qu'à présent, on croyait que ces substances, auxquelles ap- partiennent aussi les sels du lait, nuisent a la conserva- tion du beurre, ,Le nouvelles recherches ont coi-duit au rasai- tat qu'une telle action nuisible n'a pas lieu lorsque ces matières sont contenues a l'état de très fine division dans le beurre.
Cette division fine et par suite le pouvoir de se conserver possède par le beurre enrichi par ces matières nutritives qu'elle implique sont realises précisément par le traitement, sur -Lequel est fondee l'invention, du produit de barattage par des machines centrifuges, par suite du melange extrêmement énergique produit ainsi. On doit voir un autre avantage de l'addition de lait maigre en ce que la machine centrifuge du deuxième stade donne, outre ie produit baratté, du lait maigre'au lieu d'eau et que, de cette façon, on obtient un sous-produit précieux dont le travail subséquent, suivant par exemple immédiatement le barattage, est possible.
Du fait qu'avant le deuxième stade de centrifuga- tion, on ajoute au produit baratté du lait maigre a une température si élevée, il se produit en outre ici et également dans des installations qui le cas échéant, y font suit., un.
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pasteurisation simultanée du produit.
A cet effet, on prend de référmce à l'appareil de -----------
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chauffage servent a la pasteurisation du lait maigre prove-
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nant du premier stade de ecn-Lrifugation le lait :..aigre qu'on veut a jouter. Dans les Installations, usuelles dans ies lai-
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taries et constituées par une section ae réchauffeurs et une section d'echangeurs de chaleur, on prend ae yra:.arence au tuyau de retour conduisant de la section ae r.-;chaUJ.. - eu-.s à la section d'echangeur de chaleur, li quantité de luit maigre qu'il s'agit d'ajouter à le matière à baratter.
Il entre en outre dans le cadre de .L'invention
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de refouler, sous une pression de-ueruinee, à travers je raquet de disques du bol du deuxième stade ue centri1'ugat.':'ol., .Le produit de barattée dont la viscosité a été réJ.ee z¯ar sa Le- neur en matière grasse et sa température.
Pour régler cette pression de refoulement, on monte dans le
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tuyau par lequel la crachine centrifuge du deuxiÈ:1.le stade vacue le produit du barattage, un organe de rei,uction ne section raglé à la main ou auto!;é tiquement. Pour vérifier par après le degré de viscosité et
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four verifier la teneur uniforme en matière grasse au "rocxuit baratté sortant du coiicei.t1<eul., on a dis.ose clans -Le tuyau de décharge, après le robinet e réglage, un viscosimètre dont les indications servel.t régler ce robinet manuellement ou au-t-- L.latia uemen t.
Conformement a l'invention, on peut réviser aussi une viscosité garantissant un passage sans encombre du pro-
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duit de barattage d travers les machines centrifuges, var un réglage de la teneur en olntière grasse et de ld teIllfer.;ture u.8 la crème auxquelles celle-ci peut être concentrée, dès le premier stade de centrifugation, au-aelà ae la teneur la plue éle-
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vée en matière grasse usuelle Jusqu'à présent, qui l-eut âtre portée à 90 % environ, et, à cet effet, afin de rnaintemir la fluidité de la crème, on amène celle-ci, au premier stade de
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centrifugation, à une température relativement élevée qu'on peut porter par exemple jusqu' entre 80 et. 85 @.
Grâce à ces mesures, on .eut realiser des avantages con- sidérables à divers points de vue. A la suite de la concen- tration en matière grasse de la crème au cours au pre- mier stade de centrifugation, il n'y a dans ce.te crène élus qu'un très petit reste de lait maigre. Il s'ensuit que le mélange de la crème très concentrée et de l'eau, qu'on y ajoute lorsque celle-ci qu-tte la première ..a- chine centrifuge, ne contient non plus qu'une faible quantité de lait maigre .
Dans le procède de barattage dont il est question ici, le but de cete addition d'eau est d'expulser du produit de barattage, par rinçage, autant que rossible, les substances qui, le cas échéant, peuvent nuire à la conservation, par exemple l'albumine, le lactose et les sels du lait. Cet effet est accentue considérablement par le procède suivant l'invention, du fait qu'en face de la quantité d'eau ajoutée, quantité qui est egale a celle du mode d'exécution cité plus haut, se trouve maintenant une quantité beaucoup plus
Faible de lait maigre et par suite aussi de ces consti- tuants, et que, par consequent, l'élimination de ces substances par rivage a lieu avec une efficacité accrue.
En outre, les restes inévitables, bien que très faibles, de ces substances arrivent aussi, en un état de dilution déjà beaucoup plus grand que dans le c@s précité, au deuxième stade de centrifugatidn, de sorte que leur effet éventuellement nuisible sur la conservation et la qualité du beurre est diminué considérablement. De plus, on obtient le résultat que la proportion de lait maigre qui se perd avec .L'eau sortant de la deuxième machine centrifuge diminue notablement, de sorte que, de ce point
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aussi, l'économie du procédé de barattage s'améliore.
Mais, comme il a été dit, il y a des indica- tiona que les constituants précités du lait maigre tels que l'albumine, le lactose, les sels du lait, etc., présenta dans le produit de barattage n'exercent pas d'influence nuie sible, lorsqu'ils sont repartis dams un etat de division suffisamment fine dans le produit, ce qui :
precisement est indubitablement le cas dans le trait-ment du produit dans un appareil centrifuge de construction moderne. Cornue, d'une part, ces constituants relèvent la va.Leur nutritive du produit et que, d'autre part, l'addition d'un liquide de lavage ou de ailution exige, en ce qui concerne sa composition er.
sa température, une certaine attention et certains soins our eviter des inconvénients en ce qui con- cerne la qualité du beurre, l'invention vise également à exécuter, avant le deuxième stade de centrifugation, la concentration du lait entier, sans addition d'eau ni de lait maigre, de telle faon que, dans ce cas également, le produit acquière une viscosité qui assur@ son assage sans encombre à travers la machine centrifuge, pour ce motif, l'invention propose de concentrer le lait entier au pre- mier stade de centrifugation à une teneur plus faible en matière grasse, à environ 20 %, et de conduire cette crè- me, sans y raélanger de liquide de dilution, après chauffa- ge entre 85 a 95 environ,
au deuxième stade de centrifu- gation où on le concentre à la teneur désirée en matière grasse. Ce réglage de,la teneur en matière grasse et de la température de la crème garantit un traitement sans encom- bre de celle-ci au deuxième stade de centrifugation, tandis qu'après le premier stade de centrifugation, elle peuten raison de sa teneur encore faible en matière grasse, subir avec avantage un traitement ultérieur avec la plasma natu- rel du lait.
La crame fort concentrée au cours du deuxiè- me stade de centrifugation est transformée en beurre par @
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refroidissement. Des modifications de sa teneur en ma- tière grasse ne sont plus possibles ensuite, de sorte que le réglage de cette teneur en matière grasse doit être achevée déjà avant le refroidissement. Si l'on était forcé, en raison du réglage de la viscosite uu produit, de rester, pour la teneur en matière grasse, au-dessous de la limite désirée ou prescrite, on pourrait, suivant ce que propose l'invention dans des cas pareils, attein- dre la teneur cherchée en mtière grasse par vaporisa- tion ou évaporieation d'une qu ntité appopriee d'eau du produit de barattage.
A cet effet, on conduit le produit, après sa sortie du deuxième stade de centrifugation, dans une cuve à laquelle ou eut faire un apport supple- mentaire de chaleur ou dans laquelle on eut L'aire agir sur la surface du produit de barattage une enceinte ou règne une basse pression, Pour accélerer l'opération d' evaporation, on peut remuer le produit de barattage ,.en- dant son séjour dans la cuve;
on peut régler la vitesse d'evaporisation par le changement du aegre de agression @e l'air, Comme la quantité d'eau évaporée dépend de la duree du séjour du produit de barattage dans la cuve ou a lieu l'evaporation, on peut, par cette durée deterrai- ner d'une façon simple le niveau de la teneur en eau des@- rée en interrompant l'evaporation a rès un sejour, dont la durée depend des circonstances qui se présentent. ; cet effet, on peut decharger, de la cuve servant a l'evaporation, le produit de barattage chaud et fluide, en remplir des emballages grands ou petits, par exemple, des barils à beurre ou des emballages pour consommateurs et le laisser refroidir dans cet emballage;
mais on peut aussi soustraire, par refroidissement, de la chaleur à cette cuve servant à l'évaporation et laisser s'y figer le
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produit de bara ttage .
On peut aussi arrêter l'eveporation en recouvrant la cu- ve précitée ou directement le produit de barattage ou en introduisant de l'air sous pression dans cette cuve.
Comme ie degré d'evaporation du produit de barattage dépend de la durée de son séjour dans la cuve, l'invention permet a'une façon simple de produire, par le nouveau procédé, du beurre d'une teneur déterminée en eau et par conséquent de rendre le présent procède utili- sable dans le travail rratique.
L'invention s'étend en outre à une installa- tion pour la mise en oeuvre du procédé. Ce qui suit décrit en détail cette installation en se referont au aessin an- nexé.
Le premier stade de séparation est résigne par A, le deuxième par B et la cuve pour le traitement fi- nal par C. Entre le premier et le second stade de centri- fugation se trouve le récipient 1, pour le traitement pre- liminaire, récipient dans lequel a lieu le mélange avec l'eau, compte tenu de la teneur en matière grasse, de la température et de la quantité, et, par suite le réglbge de la viscosité du produit. Le dispositif de pressage 2 refoule dans le séparateur ( concei.treur ) B, le molaire qui a su- bi le traitement prealable. Dans son tuyau de décharge 3 est monté un robinet de réglage 4, qui, pour engendrer la pression nécessaire dans le bol de l'appareil de concentration, est réglé à la main ou est réglé automatiquement Par le viscosimètre 5.
Le produit de barattage arrive alors dans la cuve d'évaporation c. Celle-ci est entourée d'une enveloppe 6 et est pourvue d'un agitateur 7, monté à pivotement, à la façon connut, et pouvant de ce fait être mis hors contact avec le produit de barattage qui se trouve dans la cuve C. L'enveloppe 6 est pourvue de raccordement*,
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reliés à un tuyau 8 d'un agent de chauffage et à un tuyau 9 d'un agent réfrigérant. Elle possède en outre un tuyau de décharge 10. Comme on l'a indiqué en pointille sur le dessin, on peut placer sur la cuve d'évaporation C un dô- me 11 étanche à l'air, pourvu d'un raccord 12 pour un ap- pareil à faire le vide ou un appareil compresseur d'air.
Pour modifier la vitesse d'évaporation, onpeut pourvoir l'appareil à faire le vide d'un organe régulateur pour le degré de dépression de l'air. On a .-revu sur le tuyau 13,
14, une tubulure de remplissage 15 pour decharger le beur- re dans ce grands barils, sinon, ce tuyau 13, 14, conauit le produit plus loin, à un dispositif de remplissage 16 constitué par exemple par un transporteur sans fin. Les morceaux de beurre 17 emballés à la façon usuelle aans le commerce peuvent elors être conduits plus loin, comme on le voit à titre d' exemple sur le dessin, à une chambre frigorifique 18.
REVENDICATIONS.
1. Procédé de fabrication du beurre par concentration de la crème par une opération de centrifugation en deux sta- des, caractérisé en ce qu'on donne à la crème lors du traitement, au cours du deuxième stade de centrifugation, par le réglage de sa teneur en matière grasse et de sa température, une viscosité qui, pour un réglage convenable de la pression, garantit un passage sans encombre à travers la machine centrifuge du produit, août la consistance est celle d'un onguent.