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APPAREIL A RECTIFIER.
Faisant l'objet d'une demande de brevet déposée en
EMI1.1
Allemagne le tÉ avril 1942.
±1:. J - - - - - - -
La reotifioation des meules se fait jusqu'ioi à l'aide soit de diamants, soit de molettes de rectification rotatives en matière suffisamment dure.
Un diamant a, surtout au début de son emploi, par suite du tranchant de son arête naturelle, une action d'arrachement très prononoée si bien qu'une meule rectifiée avec ce diamant a un mordant trop brutal. On sait que l'action est meilleure quand l'arête de travail est quelque peu émoussée: c'est ce qui se produit pratiquement lorsqu' un diamant neuf est déjà en service depuis quelque temps/1
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Lorsque, par suite d'un service plus prolongé, l'usure est plus prononcée, l'action du diamant est moins bonne, car, plus celui-ci s'use, plus il opère par écrasement.
Les molettes à rectifier rotatives connues travaillent en produisant moins d'arrachement par suite de leur action de roulement, mais, par suite de la surface de contact pratique trop grande nécessitée par leurs dimensions,.ne pénètrent pas assez dans la surface de la meule et ne sont, en outre, à cause de leurs dimensions et de l'encombrement de leur support, utilisables que dans une mesure limitée.
D'autre part, la rectification à l'aide de molettes rota- tives peut se faire avec une largeur de passe notablement plus grande que ce n'est le cas avec un diamants
La présente invention se propose la réalisation d'un appareil à rectifier qui réunit les avantages de l'arête de diamant quelque peu émoussée avec ceux de l'action de roulement d'une molette rectifieuse. A cet effet, on a recours à une molette de diamètre suffisamment petit pour que son action, par suite du caractère accentué de sa courbure, se rapproche de l'action de l'arête de diamant idéale, si bien que l'on réalise une surface moins brutale de la meule tout en conférant à celle-ci un bon mordant.
Comme de plus la petitesse de la molette, dont le diamètre peut descendre jusqu'à quelques millimètres, rend possible une réalisation peu encombrante du support, on peut, avec l'appareil suivant l'invention, travailler des places de pièces à traiter que l'on ne pouvait atteindre avec les molettes connues. On peut, par exemple, donner au support une largeur de 10 mm et même moins.
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La petite molette peut être constituée: 1) par une matière résistant bien à l'usure; 2) par une matière de résistance moindre à l'usure, métal- lique par exemple, servant de liant ou de matière de base, parsemée ou garnie de grains de diamant ou d'un autre corps dur: 3) par une matière dure servant de liant ou de matière de base, parsemée ou garnie de grains de diamant ou d'une matière plus dure; 4) par des matières ou mélanges de matières de dureté différente, alternant par oouches ou par secteurs,
Pour augmenter les qualités du mordant, on pourra avantageusement donner à la molette en matière dure une structure poreuse.
La nouvelle molette est, en de nombreux cas, supé- rieure au diamant. Elle peut fonctionner d'une manière ininterrompue, être totalementutilisée et elle communique, depuis sa mis.e en servioe jusqu'à sa mise au rebut, à la meule une qualité de surface toujours égale, tandis qu'un diamant doit être souvent changé de monture, laisse un coeur inutilisable et d'après le degré d'usure d'une arrête, donne à la meule une surface inégale.
L'invention s'étend également au mode de montage et de support de la petite molette*
Les dessins annexés montrent plusieurs formes de molettes de rectification conformes à l'invention, ainsi que de palieurs et de montures pour de telles molettes.
Les figures 1 et 2 montrent un support avec sa molette, respectivement en élévation latérale et en plan.
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La figure 3 représente un support particulièrement étroit.
Les figures 4 à 17 montrent diverses formes de paliers.
La figure 18 représente un mode particulier de liaison entre la molette et son axe.
La figure 19 montre un autre palier avec possibilité de réglage et étanchéité à la poussière, et les figures 20 et 21 montrent des modes de réa- lisation de molettes fortement agrandies.
Suivant les figures 1 et 2, la petite molette de rec- tification 1 est fixée sur un axe 2 qui est muni à cha- cune de ses extrémités d'une pointe de pivotement 3. Le support est réalisé à l'aide d'un corps en forme de four- chette 4 qui est porté par un support, par exemple un cône normal 5. La fourchette 4 présente une partie amovible 4a, en forme de couvercle, qui est fixée sur elle à l'aide de vis 7, et renferme, aussi bien dans le corps que dans le couvercle, une.creusure semi-cylindrique pour recevoir les corps de palier 8 et 9 des pointes 3. Les deux paliers renferment, à leurs extrémités, des cuvettes coniques 8a 9a (figures 4 et 5) adaptées aux pointes 3.
Pour permettre un montage sans jeu, le corps 9 est en forme de boulon dont l'écrou est constitué par le bras de fourchette et la par- tie de couvercle correspondants. Le palier 8 forme cheville lisse. Pour le maintenir contre toute rotation, il est prévu un support 10, qui, par une partie recouée à angle droit, prend sous la fourchette 4 et est fixé par l'une des vis 70 Le support 10 reçoit, dans une fente 11 ménagée à son extrémité, la partie correspondante, faisant saillie
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vers l'extérieur et aplatie en oonséquence, du corps de palier 8. Il est de préférenoe en acier à ressort et con- fère par suite au palier 8 une certaine souplesse dans sa direction longitudinale.
Si l'on serre le corps de palier 9 en forme de vis suffisamment pour que, par l'axe 2, le corps de palier 8 soit quelque peu poussé vers l'extérieur en surmontant la tension du support élastique 10, on obtient ce résultat que, même après une certaine usure des paliers, la petite molette repose sans jeu dans sa monture. Le corps de palier 9 peut, au lieu de former vis,être également constitué par un cylindre lisse avec ressort de butée.
Dans le mode d'exécution de la figure 4, l'élastici- té du montage est obtenue à l'aide d'un ressort à boudin 110 agissant sur le corps de palier 8.
Pour rendre l'appareil utilisable dans le plus grand nombre de cas possible, il est recommandable de rendre la fourchette-palier de la molette aussi oourte et aussi étroite que possible, Plus la molette fait saillie hors de la fourchette et plus sont étroites les parties de celle-ci qui l'encadrent de oôté et d'autre, plus sont vastes les possibilités d'emploi, par exemple pour la rec- tification ou l'établissement de meules profilées dont la surface de travail comporte des creux.
On peut dans ce rapetissement aller suffisamment loin pour que le support puisse être réalisé avec les dispositifs utilisés pour la tenue des diamants*
Une diminution de la largeur par rapport au mode d' exécution représenté en figures 1 et 2 est, dans oertains cas, rendue possible par le raccourcissement aussi bien de
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l'axe 2 que des corps de palier 8 et 9, ainsi qu'on le voit en figure 3, où, par ailleurs, l'un des paliers 8 est sup- posé avoir une section transversale rectangulaire, la lame de ressort 10 agissant sur lui étant engagée dans la surface latérale du bras de la fourchette. La largeur peut ainsi être réduite jusqu'à la valeur du plus grand diamètre du cône 5.
Une certaine diminution de la largeur est déjà ob- tenue par une réalisation à angle relativement obtus des pointes et de leurs cuvettes dans les paliers 8 et 9, ainsi que cela est représenté en figure 6.
Au lieu d'une pointe on peut, d'ailleurs, dans cer- tains cas, utiliser aussi une surface sphérique 13, comme on le voit en figure 7. Dans le mode d'exécution de la fi- gure 8, le montage se fait à l'aide d'une bille 12 qui pénètre dans les surface de palier correspondantes de l'axe 2 et du palier 9.
Naturellement on peut aussi, ainsi que cela est re- présenté en figures 9 et 10, inversement munir le corps de palier 9 d'une pointe 123 et l'axe 2 de la molette de cu- vettes correspondantes 102. Enfin, éventuellement, on pour- rait utiliser un palier à coronne de billes suffisamment petite, ainsi que cela est représenté en figures 11 et 12.
Sur la figure 11, l'axe 2 présente à son extrémité une partie 2a de plus petit diamètre qui est entourzée par une couronne de billes 14, se déplaçant dans un palier annulaire 15 ménagé dans le corps 9, tandis que, en figure 12, l'axe 2 pénètre par sa pointe 3 dans la couronne de billes 14.
On pourrait encore imaginer d'autres dispositifs de palier et en particulier d'autres formes de paliers à poin-
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teso C'est ainsi que, en figure 13, par exemple, la pointe 3 en forme de cône coopère avec une surface de palier con- vexe 16, ou que (fig. 14) une pointe convexe 3 coopère avec une surface de palier oonique 17.
La figure 15 montre un système de palier cylindrique rigide avec des tourillons 2a sur l'axe 2 et une douille Sa dans le palier 8. En figure 16, au contraire, la douille est portée par l'axe 2 et le tourillon par le palier 8.
Enfin, suivant la figure 17, la molette de rectifica- tion 1 tourne librement, avec une douille interposée la, sur l'axe 50, fixé dans le support, par exemple entre une surface de butée 51 constituée par un épaulement de l'axe et un anneau vissé 52.
Comme matière constitutive de l'axe 2 et des paliers ou des cuvettes de palier, on peut citer des métaux durs, tels qu'un alliage cuivre-gluoinium, des pierres précieuses' ou semi-préoieuses telles que saphir, agate ou analogues, c'est- à-dire des corps durs appropriés, qui ne sont sujets à aucune usure notable et ne nécessitent aucune lubrification. Mais en tout cas, par suite de la construction élastique, de la possibilité de réglage, ou de ces deux caractéristiques à la fois, de l'un au moins des paliers, il est tenu compte d'une usure quelconque qui pourrait se produire. On peut aussi dans oertains cas faire tourner un métal dur contre du bronze, un alliage cuivre-glucinium ou un autre corps analogue.
L'axe peut être fixé dans la molette par soudure. Comme il n'y a pas à transmettre de couple de rotation, la fixa-/)
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tion a besoin d'être seulement assez résistante pour qu'une rupture ne puisse pas intervenir lorsqu'il se produit des efforts de pression perpendiculaires à l'axe et dans le sens de l'axe* Aussi, dans certains cas, la soudure peut- elle être remplacée par un dispositif d'accrochage, tel que celui qui est représenté en figure 18. Dans ce mode d'exécution, l'axe est en deux parties 20 et 21 qui présentent chacune une pointe 3. La partie 20 comporte un filetage femelle et la partie 21 un filetage mâle 22. Les deux par- ties présentent de plus chacune un bourelet 23,24, présentant des encoches opposées 25,26, pour l'introduc- tion d'un outil.
En enfonçant les deux parties 20,21 dans l'alésage de la molette et en les vissant énergiquement l'une dans l'autre, on peut fixer la molette aussi solide- ment que cela est nécessaire pour réaliser une liaison parfaite avec son axe*
Ce mode d'exécution permet de plus un montage de la molette dans une fourchette très étroite, sans qu'il soit nécessaire de diviser les bras de la fourchette ou l'un d'eux. Il suffit de munir les bras de fourchette 34,35 de trous assez grands pour qu'on puisse y introduire les deux parties d'axe 20,21 entre lesquelles est maintenue la molette. Lorsque l'axe est ainsi assujetti dans la molette, on introduit le corps de palier 30 dans le trou du bras 35, on amène le ressort 36, qui le maintient également contre toute rotation, dans la position représentée et on le fixe avec la vis 37.
Enfin on visse le corps de palier 29 dans le bras 34.
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La figure 19 représente également un mode d'exécution à très faible largeur. Dans ce cas, l'un des bras 44 est solidaire du cône 5 et l'autre bras 44a peut basouler autour d'un goujon 45. Pour régler l'écartement des paliers 88, 88a introduits d'une manière inamovible dans les extrémités des bras, on utilise des vis 46,47 disposées de part et d'autre du goujon 45. Le support 48 de la molette 1 présente de chaque gôté des saillies annulaires 49 formant collets qui pénètrent avec un certain jeu dans des rainures annu- laires correspondantes 50 ménagées sur la face intérieure des bras 44 et 44a. Grâoe à cette disposition, toute pé- nétration de poussière de meulage dans les paliers @ est impossible et en même temps, sans lubrification, est assurée une libre rotation sans usure.
Le nouvel appareil à rectifier présente des avantages particuliers pour la rectification de meules ayant un profil fortemment prononcé, comme on en trouve par exemple dans les machines à ébarber sans pointes. Jusqu'ici, il était nécessaire dans ce cas de recourir à des diamants naturels ayant une longueur d'environ 6 mm et un poids d' environ 2 oarats. Or de tels diamants sont rares et coûteux.
Avec le nouvel appareil on obtient le même effet avec une molette contenant un demi-carat de grains de diamant 'de faible valeur. Avec des molettes à profil effilé on oblique, comme représenté en figures 20 et 21, on peut réaliser des profils de meules qui ne pouvaient pas être obtenus jusqu' ici avec un diamant.