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Palier à coussinet articulé à bague de graissage fixe sur l'arbra
Les paliers de transmission réalisés jusqu'à présent ont . toujours été conçus en partant du principe que plus la portée ¯du coussinet est grande par rapport au diamètre de l'arbre, plus grande est l'évacuation des calories dans l'unité de temps et partant plus basse est la température de régime, mieux est réalisée la sécurité de fonctionnement.
Cette conception est basée sur une double erreur,
Les connaissances actuelles du phénomène du graissage en régime hydrodynamique permettent en effet d'affirmer que la quantité de chaleur développée par le frottement passe par un minimum pour une valeur de la pression spécifique qui dépend de la viscosité de l'huile et du nombre de tours, mais qui est toujours relativement très élevé pour les nombres de tours normaux utilisés dans les organes de transmission.
D'autre part il est possible d'établir que la quantité de chaleur dissipée dépend de la surface extérieure du palier et non de la surface, du coussinet* Dans ces conditions la température de régime s'établit à un niveau d'autant plus bas avec une huile dont la, oourbe de viscosité est donnée, que le rapport longueur-diamétre
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est relativement faible, de l'ordre de 1,5 et souvent moins, et non a et 2,5 comme on le voit réalisé dans la plupart des paliers de transmission.
Les rapports 1,8 - 2 et 2,5 et même 3 et 3,5 que l'on rencontre fréquemment sont dictés le plus souvent d'ailleurs par d'autres considérations que des considérations théoriques. C'est le mode de graissage qui fixe un rapport-,longueur-diamètre, minimum voisin de 2.
En effet: l.- avec le graissage par bagues flottantes, la disposition avec rotule centrale implique le dédoublement des bagues; or le logement de ces bagues exige inévitablement un rapport de l'ordre de 2 et plus
2. - avec le graissage par bague fixe sur l'arbre, le placement au centre de cette dernière conduit à un dédoublement du coussinet dont chacune des parties présente généralement un rapport longueur-diamètre plus grand que l'unité :
l'adoption d'un rapport longueur-diamètre plus petit que l'unité pour chacune des parties, présenterait d'ailleurs au point de vue du graissage hydrodynamique même, un vice congénital : l'amincissement de la couche d'huile par suite de l'écoulement latéral excessif de celle-ci-
Suivant la-présente invention, la réalisation du rapport optimum 1,5 et moins,est obtenue par l'adoption d'une bague de graissage latérale, cette bague étant disposée en forme d'entonnoir de manière à ramener l'huile vers le centre et à réaliser l'encombrement minimum du palier puisque par cette ' disposition, le diamètre du corps dans le plan de fixation de la bague sur l'arbre peut être fortement réduit.
Toujours suivant l'invention, cette conception est complétée par l'emploi d'un racloir susceptible de suivre
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le mouvement de la bague.Un racloir fixe nécessiterait non seulement des jeux extrêmement faibles de l'ordre de 1/10 mm. et moins pour obtenir un débit aux plus petites vitesses de rotation, et l'emploi de jeux aussi faibles serait un défaut capital avec une bague placée latéralement puisque celle-ci doit suivre les déplacements de l'arbre résultant de la variation d'orientation de sa fibre moyenne.
C'est pourquoi à la conception de la bague latérale à forme d'entonnoir doit s'ad joindre pour faire corps en quelque sorte avec elle, le / raoloir articulé agissant par son propre poids de façon à établir le circuit continu toutes les vitesses entre le réservoir inférieur, le haut du coussinet, le coussinet puis le réservoir et cela sans réaction anormale du racloir et partant sans usure de celui-ci*
Toutes les objections que l'on pourrait faire à une telle solution seront écartées en donnant une forme arrondie à l'arête de contact du racloir* Cela élimine toute possibilité d'accrochage même dans le cas d'une légère discontinuité au joint de la bague (normalement en deux pièces) et toute usure de contact, étant donné que la formation du film sous le racloir est assurée et que comme pour le coussinet normalement alimenté,
l'usure est totalement nulleL'expérience a montré au surplus que l'arrondi ne nuisait pas pratiquement au débit qui reste largement suffisant àtoutes les vitesses.
Avec les rapports longueur-diamètre aussi faibles que ceux préconisés selon l'invention, la répartition uniforme de la pression est certainement facilitée; cette répartition ne peut toutefois être assurée de façon constante dans un palier de transmission pour lequel on ne peut exiger une finesse de montage très grande, que par l'articulation du coussinet ;
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une telle disposition évite non seulement tout rodage, mais permet l'utilisation de pressions spécifiques élevées dont la réalisation est nécessaire pour atteindre le minimum du coefficient de frottement que cette invention prétend résoudre.
Les dessins ci-annexés indiquent l'un des modes de réalisation de l'idée inventive.
La fig.1 représente en élévation une coupe longitudi- nale effectuée à travers la demi-portion supérieure d'un palier de transmission avec coussinet normalement en une pièce, monté latéralement au support.
Le coussinet 1 porte le racloir articulé a qui vient au contact avec les génératrices supérieures de la baue en @ .entonnoir 4 fixée sur l'arbre,/canalise par le bec 5 l'huile enlevée à cette dernière, vers le centre creux 6 du support du racloir , lequel est en relation avec le haut du coussinet.
L'emploi d'un raoloir articulé sollicité par son propre poids vers la position de contact avec la bague de graissage, .permet non seulement,dans le cas présent envisagé,de s'affran- chir de tolérances d'usinage trop étroites, mais d'avoir la certitude que le contact existe en tout état de cause, même lorsqu'aucune ouverture pratiquée dans le support ne permet de se rendre compte du fonctionnement, comme cela peut être le cas dans certaines applications..
La fig.2 fournit une coupe longitudinale en élévation d'un palier de transmission avec coussinet en deux pièces. à rotule sphérique, le racloir 3 étant porté cette fois par la 'bague 3b venue ,de fonte avec le couvercle 3 du palier.
Le racloir articulé dans ce cas, ne permet pas seulement de s'affranchir de tolérances d'usinage trop étroites, mais bien de suivre les déplacements de l'arbre autour du centre de la rotule, sans aucune réaction anormale.
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L'invention ne se limite pas au mode de réalisation décrit, mais elle s'étend à toute réalisation entrant dans l'esprit des revendications suivantes.
REVENDICATIONS.
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