<Desc/Clms Page number 1>
"Perfectionnements apportés aux machines à cylindres destinées aux traitements. mécaniques du caoutchouc et des matières analogues".
La présente invention est relative à des perfectionne-. ments apportés aux machines à cylindres destinées aux traitements mécaniques du caoutchouc et des matières plastiques analogues. tels que l'écrasage, le laminage, le pétrissage ou malaxage, le calandrage, etc., cest-à-dire tant aux machines dont les cylindres sont actionnés à la même vitesse que de celles dont les cylindres doivent tourner à des vitesses différentes pour produire un étirage de la matière plastique.
Dans les machines connues de ce genre, la réduction de vitesse entre le moteur de commande et le premier cylindre est réalisée au moyen d'une série de petits pignons et de grandes roues dentées à denture généralement coulée, les petits pignons étant parfois taillés au lieu d'être coulés, parce que leur denture risque beaucoup plus de se crevasser que celles des grands engrenages.
D'autre part, dans toutes ces machines connues, le module des roues dentées, c'est-à-dire le rapport entre le diamètre de roue et le nombre des dents,est relativement grand, étant supérieur à 20 et généralement égal à environ 22 à 24.
<Desc/Clms Page number 2>
or, on sait que ces machines, telles qu'elles sont réalistes actuellement, sont soumises à des vibrations excessives et à des chocs brusques, surtout quand elles tournent à vide, ce qui, outre le risque de rupture des roues dentées, entraîne une usure rapide de celles-ci, des cylinares et des paliers ae ceux-ci.
La forte usure des cylinares, dans le cas de roues dentées à grand module, est due au fait que dans ce cas les cylinares ont tendance à s'arrêter, ce qui provoque un frottement très élevé,
Selon l'invention, on a constaté qu'on peut remédier à ces inconvénients en choisissant un petit module pour toutes les roues dentées de l'engrenage intercalé entre le moteur et un des cylindres. De préférence, ce module sera voisin de 13 et, en tous cas, inférieur à 20. Dans le cas d'un petit module, le nombre de dents en prise est augmenta et, par conséquent, les vibrations sont'réduites.
Toutefois, comme à un faible module correspond une faible épaisseur des aents, le danger de crevassement des roues aentées à petit module est plus grand que pour celles à grand module. pour cete raison, on adoptera, de préférence, pour le dispositif de commande selon l'invention, toutes ues roues taillées.
D'autre part, dans le cas de grandes roues, on ne peut pas aim¯nuer très fortement le module et partant l'épaisseur des dents, parce que l'effort tangentiel est trop grand. pour parer à cet inconvénient, on emploie, selon l'invention, un réducteur de vitesse comprenant uniquement des petites roues dentées.
Certes, de tels réducteurs à petites roues dentées mais à grand module sont connus dans d'autres industries, mais dans le cas demachines pour l'ouvraison du caoutchouc dont les cylinures tournent à des vitesses périphériques différentes, il y a un effet supplémentaire.
En effet, le cylindre qui a la plus grande vitesse périphérique a une tendance à grimper: sur l'autre. De ce fait, il augmente l'usure au chapeau des paliers, or, lorsqu'il y a un peu d'usure, inévitable dans le cas de ces machines, les effets des vibrations et les chocs s'amplifient, Il en résulte que les dents se rompent et que les cylindres s'usent davantage.
<Desc/Clms Page number 3>
Dans un réducteur de vitesse à roues dentées, de préférence taillées, à petit module et à faible rayon, selon l'invention, le rendement est supérieur à celui que l'on obtient avec de grandes roues dentées coulées à grand module. Ce rendement passe en effet à 96%, alors qu'il était de 65% dans le deuxième cas. Il en résulte évidemment une diminution de la consommation du courant électrique utilisé pour l'actionnement du moteur.
Selon l'invention, pour diminuer encore davantage les vibrations,, on adopte pour le réducteur, de préférence, des roues dentées à denture hélicoïdale, parce que cela augmente la-surface de contact et régularise le couple.
Selon une autre particularité de l'invention, dans le cas des dentures obliques, on donne, de préférence, de façon connue en soi, aux dents des roues placées sur un même arbre, des inclinaisons parallèles pour équilibrer les poussées axiales.
L'engrenage réducteur de vitesse des machines selon l'invention est monté de préférence dans un carter à bain d'huile d'une manière connue en soi pour les réducteurs employés dans d'autres branches de l'industrie.
Toutefois, dans le cas du caoutchouc et des matières plastiques analogues, cette disposition est particulièrement avantageuse, car l'atmosphère des locaux de ce genre d'industrie est chargée de poussières, notamment de talc, qui viennent se mêler au lubrifiant consistant que lion doit employer pour les roues dentées des réducteurs de vitesse utisés dans cette industrie, lesquels ne sont pas enfermés dans un carter à bain d'huile lubrifiant par barbottage.
Il se forme ainsi une pâte, qui use les roues et que l'on doit enlever tous les jours pour la remplacer par de la nouvelle graisse,
Un autre perfectionnement selon l'invention consiste à accoupler l'arbre de sortie du réducteur de vitesse directement à l'arbre du cylindre qu'il doit actionner, au lieu que -comme dans les machines connues- la roue dentée de sortie du réducteur engrène avec une grande roue dentée calée sur l'arbre dudit cylindre
Cet accouplement direct peut s'opérer au moyen de deux plateaux dont l'un, par exemple celui 'qui est calé sur ltarbre de sortie du réducteur de vitesse, présente des broches engagées dans des forures correspondantes de l'autre,,
<Desc/Clms Page number 4>
lesdites forures étant chacune garnies intérieurement, de la manière connue en soi, d'un manchon en cuir ou en une matière souple analogue,
pour empêcher des chocs brusques de se produire au démarrage, au chargement et à l'arrêt de la machine.
Un autre objet de la présente invention consiste en des perfectionnements apportés spécialement aux guides qui, dans les machines auxquelles l'invention se rapporte, servent à régler la longueur de la fente ou intervalle entre les cylindres d'écrasage, de calandrage, etc.,par lequel le caoutchouc ou autre matière peut passer, et partant la largeur ae la bande de matière sortant de la machine considérée.
Dans les machines antérieures au type envisagé ici, on devait utiliser une barre pour desserrer les guides à la main indépendamment l'un de l'autre et les mettre à la largeur voulue, ce qui nécessitait pratiquement l'arrêt de la machine ou au moins sa rotation à vide. pour faciliter la manoeuvre des guides et la permettre à tout moment, ceux-ci sont, selon l'invention, montés mobiles sur un support commun dont l'actionnement provoque le emplacement simultané des guides en sens inverse.
Selon une forme de réalisation particulière, les guides présentant chacun un trou taraudé à pas opposés l'un par rapport à l'autre, dans lesquels est vissée une barre commune filetée à pas opposés entre son milieu et chacune de ses extrémités, lesquelles sont supportées dans des paliers, eux-mêmes portés par le bâti de la machina,. pour faciliter la rotation de la barre filetée, il est prévu, à au moins une extrémité de la barre un volant à main calé sur elle, Il est évident qu'au moyen de ce volant, qui peut facilement être manoeuvré latéralement, on peut provoquer d'une seule main le déplacement réciproque simultané des deux guides et, par conséquent, le réglage de la longueur de fente accessiblo à la matière à traiter.
D'autres détails et particularités avantageuses de l'invention apparaîtront au cours de la description des dessins ci-annexés, qui représentent, à titre d'exemple seulement, un laminoir à caoutchouc selon l'invention.
La fig, 1 de ces dessins est une vue en élévation latérale de ce laminoir.
La fig. 2 est une vue en plan, à angle droit par rapport à la fig. 1, au réducteur de vitesse utilisé dans le
<Desc/Clms Page number 5>
laminoir de la fig, 1.
La fig. 3 est une vue de détail, à plus grande échelle, et après coupe longitudinale et brisure de l'accouplement, entre le réducteur de vitesse et le laminoir proprement dit ou entre le moteur de commande et le réducteur de vitesse.
La fig. 4 est une vue en perpective des cylindres du laminoir avec leurs guides perfectionnés. sur la fig.l 2 désigne un moteur électrique qui, par l'intermédiaire d'un engrenage réducteur de vitesse logé dans un carter à bain d'huile 3, actionne un cylindre 4 (représenté à droite sur la fig. 4) du laminoir 5. ce cylindre 4 transmet son mouvement au deuxième cylindre 6 du laminoir, de la manière connue, par l'intermédiaire d'une roue dentée (non représentée) calée sur l'extrémité opposée (à droite sur la fig. 1) de son arbre 7 et engrenant dans une roue dentée de diamètre différent (pas davantage représentée) calée sur l'arbre 8 du cylindre 6.
Ces deux roues dentées, dont la différence de diamètre assure une différence entre les vitesses périphériques des cylindres 4 et 6, sont d'ailleurs logées dans un carter à bain d'huile 9.
Entre le moteur 2 et le réducteur de vitesse 3, il est prévu un accouplement 10 à plateaux loe, lob, et entre le réducteur 3 et le cylindre 4 du laminoir, un deuxième accouplement 11 à plateaux 11a, llb,
Les plateaux de ces accouplements sont calés sur leurs arbres respectifs et l'un de ces plateaux présente des broches 12 engagées dans des manchons de cuir 13 logés dans des troue correspondants de l'autre; il en résulte un amortissement des chocs au démarrage, au chargement et à l'arrêt de¯ l'installation.
Le mécanisme d'engrenage du réducteur de vitesse comprend six roues cylindriques à denture hélicoïdale taillée,, savoir : le pignon 14 calé sur J'arbre d'entrée 15 du réducteur, arbre sur lequel est calé le plateau 10b (fig.l) ; la roue dentée 16 engrenant avec le pignon 14 et calée sur l'arbre de sortie 17 du réducteur, arbre sur ' lequel est calé ke plateau llb (fig,l); le pignon 18 et la roue dentée 19 montés sur le même arbre 17 et engrenant respectivement avec la roue dentée 20 et le pignon 21 calés sur ltarbre 22, monté fou dans les parois avant et arrière du carter 3.
Toutes ces roues ont un petit module, c'est-à-dire
<Desc/Clms Page number 6>
un module inférieur à 20 et, de préférence, voisin de 13. jolies ont en outre un diamètre relativement faible, ce qui permet ae diminuer le nombre de dents pour un même module et de donner par conséquent à celles-ci une plus grande épaisseur.
La aenture ae chaque roue a été soigneusement étudiée et corrigée, c'est-à-dire que les addenda normaux ont été augmentés et les dedenda normaux diminués de manière à avoir une ligne d'engrènement maximum et une marche régulière et aouce.
L'angle de pression sera évidemment choisi le plus favorable possible et l'inclinaison adoptée sera suffisante our tirer profit de la denture hélicoîdale, mais pas trop forte pour ne pas créer de poussées axiales importantes . En outre, il est prévu, selon une autre par- ticularité de l'invention, un dispositif de guidage perfectionné pour le caoutchouc ou autre matière plastique analogue vers la fente entre les cylindres 4 et 6.
Ce dispositif comprend deux guides 23 et 24 cintrés vers l'intérieur et dont le bord inférieur s'avance en pointe entre les cylindres 4 et 6, aont il épouse d'ailleurs la forme. Ces guides peuvent coulisser sur des glissières ou barres de guidage 25, 26 fixées au moyen d'écrous dans des supports 27, 28 posés dans des rails de guidage 29, 30 fixés au bâti au laminoir.
Dans des trous 31, 32 taraudés à pas opposés aes guides 23, 24 est vissée une barre 33 qui est filetée à pas opposés entre son milieu et chacune de ses extrémités'* ces extrémités sont passées à travers les supports 27, 28, respectivement sans y être serrées et portent un écrou ou un collet au delà de chacun de ces supports contre la face verticale extérieure de ceux-ci, pour empêcher le déplacement longitudinal de la barre 33, tout en permettant sa rotation sur elle-même. pour faciliter cette rotation, il est calé un volant à main, tel que 34, sur au moins une des extrémités de la barre 33.
On comprendra fucilement que lorsqu'on fait tourner cette barre, les guides 23 et 24 sont rapprochés ou éloignés l'un de l'autre selon le sens de rotation du volant 34. Il en résulte, suivant le cas, une diminution ou une augmentation de la longueur de la fente prévue entre les cylindres 4, 6 pour le passage du caoutchouc chargé uu-aessus de ces cylindres et par conséquent une
<Desc/Clms Page number 7>
diminution ou une augmentation de la largeur de la bande de caoutchouc qui sort du laminoir.
Il est bien entendu que le laminoir représenté comprend également le dispositif habituel permettant de régler la largeur de la fente entre les cylindres, par rapprochement de ceux-ci. Toutefois, comme ce dispositif, de même que d'autres accessoires, ne fait pas partie de l'invention, il n'a pas été représenté,' pour ne pas surcharger inutilement les dessins.
D'autre part, il est évident que l'invention n'est pas exclusivement limitée à la forme de réalisation représentée et que bien des modifications peuvent être apportées dans la forme, le nombre.. et la disposition de certains des éléments intervenant dans sa réalisation, à condition que ces modifications ne soient pas en contradiction avec l'objet de chacune des revendications suivantes.
REVENDICATIONS
1. Dispositif de commande pour les cylindres ou rouleaux des machines destinées aux traitements mécaniques du caoutchouc et des matières analogues, tels que l'écrasage, le laminage, le pétrissage ou malaxage, le calandrage, etc., qui comprend un engrenage ou système de roues dentées réducteur de vitesse intercalé entre le moteur et un des cylindres, c a r a c t é r i s é é en ce que toutes les roues de cet engrenage ont un petit module, c'est-à-dire inférieur à 20 et, de préférence, égal à 12-12.