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Procédé de fabrication de récipients, tels que seaux, bidons, pots laitiers et similaires.
La présente invention concerne les récipients pour liquides, solides, corps pulvérulents, etc., affectés aux usages les plus divers, mais qui présentent cette caractéristique commune de reposer sur le sol, non pas directement par leur fond, mais par l'intermédiaire d'un pied, ou ceinture, ou cercle, bordant le fond.
Cette ceinture destinée à protéger ce fond contre les chocs, par exemple contre le choc des cailloux ou aspérités du terrain, était généralement jusqu'ici constituée par un feuillard, particulièrement dans les articles de laiterie, tels que les seaux à traire, ou autres, les bidons,.les cruches, les pots, ou encore, les brocs à vin, les arrosoirs, les seaux à charbon, seaux de toilette, poubelles, etc, tous ustensiles usuellement fabriqués en fer blanc ou en tôle galvanisée, peinte, étamée, émaillée, etc...
Les circonstances économiques et la raréfaction de ces métaux ont conduit la Demanderesse à étudier la fabrication d'articles de ce genre en aluminium.
Toutefois, si l'application de l'aluminium à la fabrication de récipients du type considéré ne soulevait pas de difficulté pour ce qui concerne le corps de l'ustensile, lequel peut être obtenu facilement par emboutissage, il nten était pas de même pour l'exécution du pied.
A cet égard, il a déjà été proposé d'emmancher et de fixer par voie de soudo-brasure ou de soudure autogène, sur la périphérie du fond,' un cercle rapporté: Ce procédé laisse toutefois à désirer, car, d'une part, il nécessite certaines passes individuelles sur chaque article pour'ajuster convenablement le cercle sur le fond, et d'autre part, il évite diffici-
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lement la présence, entre ces éléments, d'infractuosités ou d'interstices dans lesquels l'eau et des dépôts d'impuretés peuvent s'accumuler, non sans préjudice pour l'exécution d'un parfait nettoyage.
Une autre solution connue consiste à rapporter sur une zone cylindrique de la paroi bordant le fond, un anneau en aluminium coulé, comportant un repos ou nervure interne pourla périphérie du fond du seau. Pour réaliser cet assemblage, on est fréquemment dans l'obligation de rectifier préalablement au tour l'anneau coulé, ce qui constitue un obstacle sérieux à une fabrication économique, par grandes séries. De plus, en vue de renforcer la liaison, plusieurs points de soudure doivent être effectués et cette opération complique encore la fabrication.
Par ailleurs, dans ces procédés, la soudure fait perdre au métal ses qualités d'écrouissage et de trempe : le recuit qu'elle occasionne est contraireà la dureté du métal. @
Ces diverses solutions connues n'ont pour effet pratique que d'éloigner plus ou moins le fond du récipient du sol sur lequel il est appelé à reposer, mais elles sont loin de, donner une protection suffisante à ce fond, soit contre les chocs (cailloux), soit contre les agents chimiques oxydants et qui sont nombreux surtout dans l'article de laiterie (sol de ferme);
il est bien connu qu'un récipient du genre seau, broc, poubelle, arrosoir, etc., périt le plus souvent par le fond.'
La présente invention permet d'éviter ces inconvénients et de réaliser la fabrication de ces objets sans procéder à des façonnages spéciaux pour chaque article et sans effectuer aucune soudure.
Dans son principe fondamental, l'invention consiste à rapporter, sur le fond du corps du récipient;, un double fond embouti et continu, en ce sens qu'il ne présente pas une forme annulaire, sa partie centrale étant, au contraire, conservée et venant s'accoler contre le fond du corps de l'ustensile, cependant que le pied ou cercle de protection est venu, par emboutissage, avec cette partie centrale, en une seule opération.
Ce procédé offre les avantages suivants : - L'objet possède un double fond protecteur qui lui permet de mieux résister aux chocs et agents chimiques extérieurs et qui favorise sa conservation et sa durée.
- La fabrication est simplifiée et accélérée parce que l'on travaille sur deux éléments emboutis, présentent chacun un diamètre bien déterminé, ce qui exclut toute difficulté et toute reprise ou phase de travail complémentaire pour l'assemblage.
- Quoique la quantité de métal utilisée soit très peu supérieure à celle que nécessite un pied en feuillard, la résistance de l'article est notablement plus grande car celui-ci possède, par la section triangulaire de la partie formant pied, , une rigidité considérable.
- L'absence de soudure laisse intacte la dureté du métal On pourra donc utiliser, pour le corps de l'ustensile, un métal aussi dur que possible,- en tenant compte, naturelle-
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ment, des sujétions de l'emboutissage,- par exemple un métal à demi-écroui ou plein écroui dans le cas de l'aluminium.
Le corps est protégé par le métal, plus dur, du fond rapporté.
Le procédé caractéristique de l'invention est illustré sur le dessin annexé qui montre, dans le cas d'un seau à lait, à titre d'exemple non limitatif :
Fig. 1, une vue en coupe axiale verticale du récipient à double fond répondant à l'invention.
Fig 2 à 5, des vues partielles, en coupe axiale, pour les diverses phases du procédé. '
Sur ces figures, le corps, embouti en une seule pièce, du récipient, est référencé, la, pour sa paroi latérale, et 1b, pour son fond. Le double fond rapporté'est référencé, Sa¯, pour le pied, correspondant au cercle habituel en feuillard, et 2b, pour la partie centrale'qui est accolée au propre fond du corps du récipient, et qui en épouse la forme, plane ou légèrement incurvée, en constituant, par suite, un renfort continu sur toute la surface de ce fond.
Pour fabriquer un tel récipient, le corps la - 1b étant préalablement embouti, - mais pouvant aussi être agrafé ou.soudé, sans sortir du cadre de l'invention,- on emboutit une cuvette, 2, (fig. 2),qui formera Ye fond rapporté, sous la forme d'un rebord ou pied, 2a, raccordé à une partie centrale, 2b. L'opération s'exécuté facilement sur l'alumi- nium au moyen d'un mandrin,3, la cuvette étant avantageusement centrée sur un plateau, 4.
L'élément obtenu (fig. 3) est rapporté sur la face externe du fond 1b du corps de récipient et coiffe ce fond, comme le montre la figure 4. Au moyen d'une molette, 5, on exécute sur la partie en contact des flancs, la et,2a, un cordon de-sertissage, 6, qui assure'l'assemblage définitif des deux parties embouties.
L'ustensile ainsi constitué est facilement/mettoyable.
On ne sortira pas du cadre de l'invention en employant un autre procédé de fixation d'un fond du même genre, par exemple : fixation par rivetage, frettage, soudure électrique, autogène ou autres, etc.,.
De même, dans certaines applications de ltinvention, lapartie centrale, 2b, du fond rapporté pourra, au lieu d'etre plane et en vue de son renforcement, présenter des nervures concentriques, radiales ou autres.
L'invention s'étend aussi à la fabrication de tous récipients au moyen de tous métaux appropriés,' notamment le fer blanc, laiton, tole sous toutes ses formes, etc.., par application dudit procédé.