<Desc/Clms Page number 1>
SYSTEMES DE SYNCHRONISATION DE DEUX ARBRES TOURNANTS
ELOIGNES.
La présente invention concerne des systèmes de synchronisa'-' ' @ tion de deux arbres tournants éloignés,-.la liaison entre les deux arbres étant établie par fil du par radio. De tels'sys- tèmes peuvent notamment trouver des applications dans 'les ap- pareils de transmission télégraphique.en fac-similé.
Dans les transmissions de ce genre, il est connu d'employer un courant de synchronisation émis en même temps que le courant porteur des signaux d'image; dans ce cas le courant de synchro-, nisation est à fréquence très'basse, par exemple 100 à 300 pé- riodes par seconde, pour se prêter à'la commande'd'un moteur pho- nique calé sur l'arbre du moteur principal et servant à régler la vitesse;
le courant porteur des signaux d'image doit être à fréquence beaucoup plus élevée-, par exemple jusqu'à 6. 000
<Desc/Clms Page number 2>
périodes, pour obtenir une transmission rapide avec une bonne définition. le but de la présente invention est de prévoir un système de synchronisation utilisant pour règler la vitesse du moteur du récepteur un courant à la même fréquence que le courant porteur d'image.
Ses principales caractéristiques seront exposées en relation avec les dessins annexés, dans lesquels :
La figure 1 représente un courant porteur d'image modulé dans le cas de transmission des demi-teintes;
La figure 2 représente un courant porteur d'image modulé dans le cas de la transmission sans demi-teintes;
La figure 3 représente le courant de la figure 1, avec super- position d'un courant minimum;
La figure 4 représente le courant de la figure 2, avec super- position d'un courant minimum;
La figure 5 représente un circuit de réception du courant por- teur d'image; et
La figure 6 représente un circuit de règlage de vitesse du mo- teur du récepteur.
Il est connu que presque tous les systèmes de télégraphie en fac-similé utilisent la modulation d'un courant alternatif com- mandée par la luminosité variable des points de l'image à trans- mettre, image qui est explorée au moyen d'une cellule photoélec- trique suivant des lignes parallèles serrées. Suivant que le sys- tème est destiné à transmettre des demi-teintes ou seulement des traits en noir et blanc, le courant modulé se présente sous la forme de la figure 1 ou de la figure 2. Dans les deux cas le cou- rant porteur s'annule complètement, soit pour les noirs, soit @ pour les blancs, suivant que la transmission se fait en négatif ou en positif.
Dans un système mettant en oeuvre des caractéristiques de 1' invention, le courant porteur n'est jamais complètement annulé, @ il doit subsister un courant minimum. Ceci est obtenu facilement au transmetteur en ajoutant au courant modulé un faible courant
<Desc/Clms Page number 3>
de valeur constante et en phase avec le courant modulé, ce cou- rant peut être produit, soit par une cellule photoélectrique re,- cevant un peu de lumière interrompue à la même fréquence que la' cellule principale, soit par la cellule principale elle-même en ajoutant à la lumière interrompue ou non envoyée par les points de 1'image une petite quantité de lumière constante, interrompue s'il y a lieu à la même fréquence-, soit par un petit générateur tel qu'un générateur homopolaire entraêné par le moteur,
le cala- ge étant tel que le courant soit exactement en phase avec le cou- rant porteur d'image, soit par tout autre procédé découlant du système employé pour la production du courant porteur modulé.
Les figures 3 et 4 représentent respectivement les mêmes cou- rants porteurs que ceux des figures 1 et 2 auxquels on aajouté le courant minimum nécessaire pour la synchronisation. On-voit aisément qu'en retranchant suivant le pointillé la partie con- stante minimum du courant porteur, au moyen dtun circuit présen- tant un seuil de transmission, on retrouve les courants porteurs d'image sans modification*
Au poste récepteur, figure 5, le courant porteur arrivant par les fils 1 et 2 sert d'une part à commander l'appareil imprimeur d'image', après que la partie constante du courant porteur a été supprimée par un circuit de transmission à seuil TS.
D'autre part le courant porteur est appliqué à travers un transformateur 3 à la grille d'une lampe amplificatrice 4;,le rapport de trans- formation est' tel que la lampe, 4 est saturée pour le minimum du courant porteur ; une résistance 6 de plusieurs mégohms annule presque complètement le courant de grille pour les signaux dé- passant le minimum, de sorte que ceux-ci ne sont pas affaiblis et l'impression, de l'image n'est pas troublée. Le courant ampli- fié fourni par la lampe 4 a donc une amplitude sensiblement con- stànte, quelle que soit la valeur du courant porteur reçu; il sert à commander à travers une grande résistance 22 un circuit résonnant à grande efficacité 5. La tension développée aux bornes
<Desc/Clms Page number 4>
du circuit résonnant 5 est sensiblement constante et sinusoïdale.
Elle est appliquée à la grille d'une seconde lampe 7 et celle-ci fournit alors au moyen du transformateur 8 un courant alternatif d'une valeur sensiblement constante et de la même fréquence que le courant- porteur. C'est ce courant qui va être utilisé pour la synchronisation; mais, ainsi qu'il a été dit au commencement de la description, ce courant est à fréquence trop élevée pour qu' il puisse être utilisé directement pour la synchronisation et un artifice doit être employé pour abaisser la fréquence. Un grand nombre de moyens connus peut être utilisé dans ce but; le dispositif de la figure 6 mettant en oeuvre certaines caractéristiques de l'invention donne un moyen particulièrement simple qui convient bien à un appareil télégraphique.
Pour obtenir une fréquence basse, on fait interférer le courant porteur avec un courant produit localement par un générateur entraîné par le moteur à régulariser ; on obtiént ainsi un courant d'une fréquence égale à la différence des fréquences et ce courant sert alors à régler la vitesse du moteur.
Le courant fourni par le transformateur 8 arrive par deux fils 9 et 10 à un modulateur 11, constitué par exemple par un redresseur'en pont à oxyde de cuivre ou à sélénium, qui reçoit d'autre part le courant produit par un générateur homopolaire formé d' une roue dentée 12 fixée sur l'arbre du moteur 13 et un induit 14. Tout autre circuit de modulation, tel que ceux comportant des lampes à plusieurs grilles, peut être utilisé.
On sait que dans ces conditions, il nait des courants de fréquences égales à la somme et à la différence des fréquences de deux courants. Si par exemple la fréquence porteuse est de 3.000 périodes p.s. et celle du générateur 13 de 2.800 périodes p.s., on aura entre les fils 9 et 10 les fréquences 200, 3.000 et 5.800. Un circuit 15, résonnant à la fréquence 200, est relié aux fils 9 et 10 à travers une grande résistance 16 ; est le siège d'une oscillation entretenue à la fréquence 200; les autres
<Desc/Clms Page number 5>
fréquences sont éliminées. Une lampe 17 (ou une-série de lampes) sert à amplifier ce courait et le transformateur 18 délivre le' courant de synchronisation à 200 périodes par seconde.
C'est ce courant qui va servir à régler la vitesse du moteur- -
Un grand nombre de moyens sont connus pour asservir la vitesse d'un moteur à la fréquence d'un courant alternatif*.
On peut par exemple utiliser un moteur phonique formé d'un in- ducteur 19 et d'une roue dentée 20 palée sur-l'arbre du moteur 13. Le moteur 13 est réglé à la vitesse approximative qu'il doit avoir au moyen du rhéostat 21 et le moteur phonique augmente ou diminue un peu sa vitesse'pour l'amener à correspondre exactement à la fréquence du courant porteur d'image qui est fonction de la vitesse du. moteur du transmetteur.
Il n'est pas nécessaire alors que la vitesse du moteur du transmetteur soit réglée avec une extrême précision, le moteur du récepteur 1e suivra exactement car toute variation de la fréquence du courant porteur se tra- duit par une variation dans le même sens du courant de synchro- nisàtion qui agit sur le moteur du récepteur-
Il est essentiel, pour obtenir une stabilité de marche, que le courantde modulation produit par la génératrice 14 soit d'une fréquence inférieure à celle du courant porteur: En effet, dans ce cas une diminution de la vitesse du moteur 13 entraîne un abaissement de la fréquence de modulation et par suite la diffé- rence des fréquences augmente et le moteur 'phonique 19 - 20 tend à accélérer.
Au contraire, si. la fréquence de la génératrice 14 était supérieure à celle du courant porteur, par exemple si elle était de 3.200 périodes par seconde, la fréquence de battement serait encore de 200, mais une diminution de vitesse du moteur 13 ferait diminuer la fréquence de battement et le moteur phonique 19-20 tendrait à ralentir le moteur; il en résulterait un décro- cbement du moteur phonique.
Le système qui vient d'être exposé ci-dessus peut s'appliquer
<Desc/Clms Page number 6>
à l'asservissement d'un moteur à un diapason. Il suffit d'envoyer sur les fils 9 et 10 le courant alternatif engendré par le diapason suivant des procédés connus.
Bien que l'invention ait été décrite dans le cas d'un exemple particulier de. réalisation, il est clair qu'elle n'y est en rien limitée mais au contraire susceptible de nombreuses modifications et adaptations sans sortir de son domaine.